Un autre islam en vue, Orlando oblige !

Publié Par Farhat Othman, le dans Religion

Le chaos peut-il augurer d’un autre islam ? Tolérant et nullement homophobe, soufi pour l’essentiel, comme du temps de Bourguiba en Tunisie.

Par Farhat Othman.

Ne nous y trompons pas ! Le chaos actuel dans le monde est, malgré tout, de bon augure ; car il a toujours été à l’origine de tout nouveau monde. N’est-ce pas ainsi que commence l’univers selon la Bible ? Un tel tohu-bohu ne précède-t-il pas l’origine des dieux dans la mythologie ?

Un coup de grâce à l’antéislam salafiste

On est bien au début d’une ère nouvelle, pour le monde, mais aussi et surtout pour le monde musulman qui se dessine en Tunisie. Car un autre islam y est possible, renouant avec la foi des Lumières qu’il fut et reniant l’horreur actuelle, ses turpitudes et ses crimes.

Une telle noirceur est d’abord dans les mentalités ; et c’est sur celles-ci que l’action est à faire en premier et en urgence. Le meilleur levier en l’objet est la loi.

En Tunisie, on estime que la loi civile doit refléter la loi éthique. Ainsi, en matière d’homophobie, cause du drame atroce d’Orlando, la loi qui a permis le crime doit être abrogée afin d’abolir ses effets, le crime lui-même est ses auteurs.

Car les criminels ne se recrutent pas seulement parmi les délinquants et les désaxés ; ils se retrouvent dans les rangs des élites, notamment politiques, religieuses, juridiques, philosophiques, culturelles et médiatiques.

Ainsi, au nom d’une foi frelatée, ils inventent une licence pour tuer et donnent bonne conscience aux tueurs dont on contrôle ainsi le cerveau puis les actes par un discours de haine et d’exclusion supposé d’origine divine. Et l’Occident a longtemps fermé les yeux sur de telles turpitudes.

Pourra-t-il désormais continuer ainsi alors que le ver est désormais dans son propre fruit ? Le ratio avantages-inconvénients ne lui étant plus favorable, doit-il continuer à charger l’islam des turpitudes des siens quand il est moins coupable sinon totalement innocent de ce que font ses adeptes, partenaires privilégiés et alliés de choix de l’Occident ?

Est-il sain et payant de fermer encore les yeux sur les lois homophobes en terre d’islam, toutes ou pratiquement d’origine coloniale et donc occidentale ?

Surtout, doit-on continuer à assurer sécurité et pérennité de régimes supposés régis par l’islam dont ils font une lecture manifestement fausse, comme en matière d’homophobie ainsi que le démontrent nombres de recherches récentes crédibles ?

Après le terrible drame de la ville de Floride, les choses ne seront assurément plus comme avant. Une réplique juridique du 11 septembre semble fatalement lancée et arrivera assurément assez vite à terme au moins en Tunisie où la société civile est très active, où la question occupe régulièrement l’actualité la plus brûlante.

Le coup de grâce à porter à l’islam salafiste prétendument triomphant, cet antéislam, viendrait donc d’Orlando comme une passe magique digne de Walt Disney, implanté d’ailleurs chez les Orlandais.

L’autre islam soufi

Il existe même déjà en Tunisie un projet de loi ayant des chances d’aboutir, étant consensuel et ne déplaisant pas trop au chef du parti islamiste.

Celui-ci est d’ailleurs entré dans une dynamique qu’il ne contrôle plus depuis son dernier congrès. Quand il croit pouvoir continuer à louvoyer et à tenir son habituel double langage, il se retrouve piégé par ses propres engagements bidon transformés en impératifs catégoriques par les tragiques événements.

Cela semble devoir être le cas déjà avec l’égalité successorale entre les sexes, un projet de loi étant en discussion au parlement ; ce sera probablement aussi le cas pour l’homophobie avec le projet précité.

Si la terre d’islam est donc aujourd’hui tohu-bohu, et la ténèbre à la surface de l’abîme, il est bien un feu sous la cendre, celui qui fut jadis lumière, participant même des Lumières d’Occident. Il s’agit de cette lecture soufie de la foi islamique. Or, le soufisme n’a jamais été homophobe et nombre de ses saints sont considérés des mariés de Dieu comme le saint marocain Ibn Hamdouche.

Cet islam irrigue les veines populaires de l’islam au Maghreb, faisant sa nature à la fois libertaire et hédoniste. Plus que jamais, ces deux traits sont incarnés par la figure du différent absolu qu’est l’homosexuel. Un être sensuel qui condense d’ailleurs la sensualité populaire maghrébine à fleur de peau, cette érosensualité qui fait peur à l’islam institutionnel et aux autorités instituées qui ont toujours eu la hantise de perdre le contrôle d’une société déjà assez turbulente.

Ce sera probablement une telle effervescence anomique des rues tunisiennes qui plantera la banderille mortelle devant venir achever la honte homophobe sur ses terres, ouvrant la voie de l’émancipation pour le Maroc et le reste de ce monde d’islam chaotique où il n’est plus de vie.

Car un souffle de liberté, à peine perceptible certes mais avéré, souffle aujourd’hui sur la terre maghrébine ; les soufis diront qu’il a même forci grâce au renfort des âmes innocentes d’Orlando, venues à l’appel des soufis du Maghreb en lutte contre l’avancée salafie, l’antéislam venu d’Orient.

En effet, la Tunisie, en pilotage providentiel depuis quelque temps, croit de plus en plus que Dieu y est appelé à revitaliser sa foi, la ressortir de son désert, sa confusion axiologique, son néant actuel, disant que la lumière soufie y soit. Et elle sera !

Trop de vies se sont sacrifiées, entend-on dans les cercles soufis, pour que Dieu ne leur donne pas justice en abolissant la cause et l’effet de l’oblation de leur âme à la cause, cette lecture erronée d’un islam défiguré et rendu homophobe quand il ne l’a jamais été.

C’est une telle révolution qui est en cours en terre d’islam, à partir de la Tunisie appelée à être alors bel et bien l’exception qu’on veut y voir. Car un autre islam est non seulement possible, mais en marche en Tunisie, Orlando oblige.

  1. Juste une question, comme ça, avant de s’aventurer à commenter cet article :

    Sur ce site, est-il permis de citer le Coran et les hadiths ? Du texte original, rien que du texte original, hein !

    Parce que sinon, pas temps à perdre.

    Tenez, sur le site ouèbe du Figaro, on peut citer sans aucun problème les passages les plus hards de l’Ancien Testament : le Livre des Nombres, le Lévitique, etc. Du texte, rien que du texte… Mais que l’on s’avise de citer les passage hards, bien plus nombreux, d’un certain autre livre saint, du texte, rien que du texte toujours: c’est mission impossible !

    Alors… ?

    1. J’ai déjà essayé ici, commentaire modéré et non publié. Alors que je ne faisais que citer un article assez rigoureux expliquant les fameux versets annulés ou révoqués du Coran, sources à l’appui.
      Refais le commentaire quelques heures après : même traitement.
      No comment…

    2. Mission impossible ? Se placer en victime de la pensée unique devient presque désuet. Honnêtement qui n’a jamais entendu ou lu quelqu’un cite les passages hards du Coran ? D’ailleurs la rethorique est toujours la même :  » regardez ces gens sont violents, c’est dans les textes, dans leur ADN… ». Bon regardons maintenant en arriere et on réalise que personne n’a besoin d’un texte pour se mettre sur la tronche. Si on regarde les guerres de religions, le casus belli se limitait parfois a communier sous une unique espèce ou les deux…

      Je reviens à l’article : je realise que vous n’opposez pas Soufisme et Salafisme uniquemenent mais insistez également sur le fait que le soufisme a imprégné le Maghreb et le salfisme l’Orient. Pourquoi glisser sur ce terrain’ ?

      1. Bonjour Cedonc
        J’oppose soufisme, seul vrai islam, et salafisme, islam judéo-chrétien. Et ce en général.
        Ensuite, je note la vitalité au Maghreb du soufisme, islam populaire et instituant, et la léthargie motifère de l’islam institué en Orient du fait du salafisme.
        Et c’est hic et nunc.
        Amitiés

        1. Ouai, alors là, qu’est-ce que le vrai Islam, le vrai Christianisme ou le vrai Judaïsme, les 3 monothéismes étant divisés en plusieurs courants et sectes ?

          1. @ FC
            Ma conception du vrai est psychosociologique, celle de la perception populaire.
            Il y a un islam instituant, populaire soufi, et un islam institué, officiel et contesté.
            Je dis que l’islam soufi est le plus proche de l’esprit d’origine.
            En tout cas, c’est ainsi qu’il est perçu populairement et confirmé historiquement.

    3. « Du texte original, rien que du texte original, hein ! »

      Voilà ce qu’il ne faut surtout pas faire, pour le Coran pas plus que pour la Bible, car la lecture des textes saints demande un savoir-faire qui n’est pas à la portée du 1er venu. Pour les explications de texte il y a des spécialistes, que tous ceux qui se prétendent pieux devraient respecter et écouter. Les textes, ils les ont lu et médité pendant des années, parfois en version originale, ce qui révèle des surprises parait-il.

      Le « texte original » c’est bon pour les salafistes et autres dangereux fondamentalistes. Ces gens sont bien trop fainéants pour écouter les docteurs de la foi. Deux versets bien hardcore, avec une traduction foireuse et une interprétation maison niveau café du commerce et c’est parti pour le massacre. Ce n’est pas la foi ou la doctrine qui intéresse ces gens, juste le pouvoir qu’ils espèrent en tirer. Notez que les Chrétiens ont longtemps fait de même avec des méthodes similaires. La Bible est une mine pour qui veut y trouver des justifications divines à ses crimes.

      1. En fait, ce qu’il ne faut surtout pas faire, c’est de laisser s’exprimer toute personne sentie comme contradicteur potentiel.
        C’est plus simple, et pis comme ça, on peut rester entre soi.
        PS : toutes mes réponses – lesquelles n’ont rien d’insultant, d’injurieux, ni de près ni de loi, sont désormais bloquées.
        Voilà ce qu’il faut surtout faire !

    4. D’expérience, ici quand tu critiques l’idéologie et ses conséquences, si c’est le nazisme, le communisme ou le socialisme, aucun problème. Avec ou sans texte à l’appui ton commentaire passe assez systématiquement. En revanche, si tu dis quoi que ce soit contre l’Islam en répétant les mêmes arguments que ceux utilisés contre les « ismes » précédents, avec ou sans texte à l’appui tu es assez souvent censuré. C’est pas systématique mais presque.

      Sur contrepoint, les champions de la défense de la liberté d’expression, ça ne passe pas. Moi je trouve cela assez amusant, parce que je ne suis aucunement un blanc catho effrayé par la religion ou le groupe ethnique de l’autre. D’une part je suis athée et j’ai le même discours avec certains éléments totalitaires du catholicisme. D’autre part, et plus important, je suis métis, en l’occurrence, je viens à moitié d’Afghanistan.

      Je n’arrive pas à savoir si c’est parce qu’ils n’ont pas envie d’entendre quelques vérités sur ce qu’est l’Islam, ou si c’est qu’ils ont peur que, le site étant français, ils soient poursuivis devant les tribunaux en raison des règles pénales françaises cumulée à la velléité des gardes chiourmes de la bonne pensée, du genre SOS racisme, LICRA et autres associations du même genre

      Note que c’est sur tous les sites pareil. Tu vas sur les observateurs.ch, un site orienté UDC en Suisse, si tu abondes dans leur sens sur un point particulier ton message passe. Là tu peux matraquer l’Islam et pas qu’un peu, aucun problème. Par contre, si tu va contre ce qu’ils pensent, par exemple sur le mariage homosexuel ou l’adoption par les homosexuels, sur la religion catholique, etc, là tu es censuré.

      1. @Libertarien : « C’est pas systématique mais presque. »

        La règle de modération de Contrepoints est pourtant simple et régulièrement rappelée.

        Les commentaires critiques de l’islamisme sont publiés sur Contrepoints s’ils sont argumentés.

        En revanche, tous les commentaires à caractère xénophobe, raciste, islamophobe ou antisémite, de même que les appels à la haine et les propos gratuitement insultants, ne sont pas tolérés sur Contrepoints, sont modérés et peuvent déclencher des bannissements.

  2. Tiens donc, j’ignorais que c’étaient les colons qui avaient écrit le Coaran

  3. Ou avez vous lu que les soufis ne sont pas homophobe.citez vos sources car le soufisme c est l islam et l islam condamne l homosexualité

    1. Cher Sofiane,
      Un article ne peut pas tout dire ni tout citer.
      Vous trouverez sur mon blog et dans mes livres amples réponses à votre interrogation.
      Il faut en finir avec ce mensonge colporté sur une religion qui n’est pas homophobe.
      Bonne lecture !

  4. L’Occident assiste sans le savoir à la lutte mortelle pour l’Islam de demain entre les anciens et les modernes « FITNA » . La violence des islamistes n’est-elle pas le signe qu’ils mènent un combat d’arrière-garde sans espoir ?
    Qu’en pensez-vous ?

    1. Cher broono,
      C’est effectivement un combat de la dernière chance pour les tenants de l’ordre périmé, toutes tendances confondues.
      Et la nuit, tous les chats sont noirs.
      On est en train de fermer une parenthèse, celle de l’ordre de la Modernité, pour ouvrir une nouvelle, celle de la Postmodernité.
      C’est d’ailleurs le sens étymologique du terme époque, une parenthèse.
      Les turpitudes actuelles, et elles vont continuer encore un temps, viennent du fait qu’on est dans un no man’s land.
      C’est bien après le pic de la crise que la guérison ou la mort advient.
      Or, la mort est aussi une naissance !
      Amitiés

      1. J’ai lu avec intérêt que le salafisme était « un Islam Judéo-chrétien ».
        Mais je n’ai pas compris. Ce serait intéressant d’avoir une explication.

        1. @ archiduc
          J’en ai parlé dans d’autres billets ici, dans nombre d’autres ailleurs et dans ma trilogie chez L’Harmattan sur les Tabous qui défigurent l’islam.
          Vous trouverez aussi des développements sur mon blog.
          En un mot, ce sont ce qu’on appelle les « israilyet » littéralement les judaïcités qui ont par trop influencé l’oeuvre jurisprudentielle, la quasi-totalité des jurisconsultes ayant eu l’imaginaire et l’inconscient judéo-chértien, ainsi que relevé par Ibn Khaldoun.

  5. Excellent article qui réchauffe le cœur dans les océans de haine ou nous baignons.

    Hommes de tolérance, ne baissez pas les bras.

    1. Oui, un bel article comme la plupart des articles de M. Othman. Cependant, M. Othman est une voix fort isolée. Malheureusement.

    2. La tolérance commencerait par laisser s’exprimer les contradicteurs, sans recourir au procédé assez minable consistant à laisser certains messages et non d’autres.
      C’est un avatar de la Pravda, ici ?

  6. On peu gloser éternellement sur « un autre islam », s’il est évident qu’il existe une multitude de courant non extrémiste mais disparates.
    Mais la plus grosse minorité, la plus riche, la mieux organisée, est la la plus influente reste celle des suppôts des saoudiens et des frères musulmans. et ces 2 frères ennemis font la pluie et le beau temps idéologique.

    La réalité de l’islam classique qu’ils défendent ne fait pas de doute.
    On peu aussi citer les textes vifs les plus importants de l’islam à propos des « sodomites » et du « peuple de Lot »

    Le Coran
    29:29
    29:30
    29:31
    http://quran.com/29

    Les hadiths rapportant les actes et propos de Mohammad, partie intégrante de la révélation, il est en islam le « bon exemple » normatif a suivre !
    http://sunnah.com/tirmidhi/17/40
    http://sunnah.com/abudawud/40/113
    http://sunnah.com/urn/1268790

    Cet « autre islam », s’il apparait mettra au moins 200 ans à le faire.

    1. Cher Patrick,

      Je n’invente rien, vous savez !
      Car, justement, cet islam existe déjà, et c’est le plus ancien, le plus proche des origines, le seul islam vrai dans les mentalités nons viciées par l’islam judéo-chrétien: c’est le soufisme. Quant à moi, je l’écris : I-slam
      La multitude des courants est même un signe de bonne santé; n’est-ce pas le principe de la démocratie?
      Si elle fait problème, c’est qu’il n’y a pas de démocratie en terre d’islam.
      Et vous savez pourquoi ? Cela n’a nullement une cause exclusivement interne.
      C’est bien évidemment l’impérialisme qui empêche le peuple, soufi en son essence, de s’exprimer.
      Regarerz donc ce qui se passe en Tunisie : qui impose la carte islamiste, une autre fausse lecture de l’islam ?
      Regardez le régime wahhabite : qui maintient en survie artificielle cet antéislam ?
      La physique quantique nous a appris qu’il n’y a que fausse réalité réduite à ce qu’on voit et ce qu’on veut (ou croit vouloir) voir; or, cela n’est pas le réel qui échappe au principe réducteur de réalité.
      Le réel est invisible à qui ne sait voir qu’avec ses yeux et une raison nullement sensible, un positivisme obsolète.
      Il y a déjà un temps que Weber a conseillé d’user de Verstehen
      Aujourd’hui, bien plus que de sociologie compréhensive, il nous faut une politique compréhensive; c’est ce que je qualifie de poléthique.
      S’agissant de vos citations, revenez donc à mes écrits pour la réfutation méthodique, j’y ai consacré trois essais, dont un en arabe.
      De larges extraits sont sur mon blog en accès libre.
      Et arrêtez de répéter des âneries sur les hadiths, car il n’y en a aucun dans les deux seules recensions authentiques, celles de Boukhari et Mouslem.
      Tout le reste est de l’affabulation.
      Il est vrai maintenant qu’on fait dire et faire dire à l’islam ce qui n’est pas de l’islam; cela n’est pas pour surprendre; n’a-t-on pas pris des libertés avec le message du Christ dont le message qui était d’amour total est devenu une haine absolue?
      Allons, allons, regardons la poutre dans nos yeux avec de chercher à dénoncer la paille dans celles de notre prochain qui est notre propre image, ne l’oubliez pas!
      En tout cas, c’est ma conviction, car mon humanisme est total.
      Et plus que jamais, en postmodernité, on ne peut plus dire ni faire n’importe quoi, même si la tentation est grande de jouer au faussaire.
      C’est cela être juste de voix et de voie, ma seule prétention.
      Bonne réflexion, mon ami.

      1. dans l’ordre de la qualité présumée de la chaine de transmission, les hadiths que j’ai cité sont dans les recueil 4-5-6 des 6 faisant référence.
        1-Sahih al-Bukhari
        2-Sahih Muslim
        3-Sunan an-Nasa’i
        4-Sunan Abi Dawud : http://sunnah.com/abudawud/40/113
        5-Jami` at-Tirmidhi : http://sunnah.com/tirmidhi/17/40 grade Hasan (bon)
        6-Sunan Ibn Majah : http://sunnah.com/urn/1268790 grade Hasan (bon)

        Par ailleurs ils s’accordent parfaitement avec les versets du coran que j’ai aussi cité, et qu’un musulman ne peut par définition pas mettre en cause puisque sa transmission est supposée parfaite.
        http://quran.com/29

        « Et arrêtez de répéter des âneries sur les hadiths, car il n’y en a aucun dans les deux seules recensions authentiques, celles de Boukhari et Mouslem. »

        Vous voulez mon avis d’agnostique ?
        Vous ne pouvez PAS gagner contre les musulmans classiques (se referant aux textes et auteurs classiques) en vous battant sur LEUR terrain, c’est un combat perdu d’avance.

        La seule position tenable est claire pour un musulman réformiste, est d’être coraniste, de rejeter la tradition des hadiths comme étant intégralement frelatée par les califes, celles de Boukhari et Mouslem comprises.
        Au moins cela vous donne une marge d’interprétation plus grande.

        Ou d’assumer un déisme de culture musulmane, ce sera bien plus convaincant, mais ça vous regarde…

        1. @ Patrick,
          Vous répétez ce qui se veut vérité scientifique et qui ne l’est plus pour cause de fait polémique.
          Or, le Coran et l’islam en général se veut science.
          S’agissant de la Sunna, vous savez que nombre de penseurs la rejettent dans la mesure où elle contredit le Coran qui doit être interprété selon ses visées.
          Ce qui est un effort humain et doit donc être continu. Un hadith le prévoit même à chaque début de nouveau siècle.
          Pour ma part, je ne retiens que les deux Sahihs, et encore les hadiths présents simultanément dans les deux; leur interprétation obéit à la même règle d’interprétation.
          Vous savez, la vérité se gagne sur son propre terrain.
          Je crois à la science du Coran, et c’est dans cette science que l’anomique aujourd’hui sera canonique demain, comme le canonique hier est devenu anomique aujourd’hui.
          Pour cela, l’islam a déjà fait sa révolution mentale; il lui reste à l’épiphaniser.
          Ayant été une modernité avant la lettre avec le soufisme, il ne sera que postmoderne aujourd’hui; il sera alors la foi de son temps!
          Je l’orthographie i-slam, et c’est l’islam populaire débarrassé de ses scories superficielles.
          Amitiés

  7. Cher ami,
    je vous dirais la même chose : « je ne peux partager votre façon de voir les choses. »
    J’entends bien que ce que vous dites est à partir d’une « analyse historique, basée sur des faits, des écrits (non uniquement musulmans), de l’archéologie, comme cela a été fait pour le christianisme primitif, il y a plus de 70 ans). »
    Il n’empêche que cela demeure une « conception ».
    Tout s’interprète, vous le savez bien, y compris la science historique.
    Je fais pareil, c’est donc conception contre conception.
    La mienne a par rapport à la vôtre le mérite de relever d’une raison sensible et non cartésienne devenue de nos jours cartésiste.
    Car la science de l’homme ne peut plus être tout juste empirico—positiviste, elle doit tenir compte aussi des symboles humains, du culturo-symbolique et du sens du transcendantal, souvent négligés par les scientifiques positivistes.
    Ce que vous donnez comme exemples confirme, au reste, ma méthode et non la vôtre.
    Ce que je fais et que vous ne faites pas, c’est une analyse qui n’est pas désincarnée, déconnectée des réalités aussi bien passées que dans ses manifestations actuelles. L’historicité n’est pas absente chez moi, mais elle est organique.
    Ce n’est donc pas une question d’esprit scientifique, mais de méthode la plus adaptée; la mienne se situant dans le prolongement du nouvel esprit scientifique et anthropologique de Bachelard et de son disciple Durand.
    Et elle est de notre temps postmoderne.
    Amitiés

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