Comment rendre les Français confiants en l’avenir

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Comment rendre les Français confiants en l’avenir

Publié le 15 avril 2016
- A +

Par Nicolas Beyls.
Un article de Trop Libre

Les manifestations contre le projet de loi porté par Myriam El Khomri sont le symptôme d’un manque de confiance face à l’avenir. Mais cette défiance, très coûteuse, n’est pas une fatalité : des réformes sont possibles !

En 2012, trois économistes, Yann Algan, Pierre Cahuc et André Zylberberg, se sont penchés sur le pessimisme français dans La Fabrique de la défiance. Selon eux, notre mal-être est dû à notre manque de confiance et de coopération. Mais cette défiance n’est pas un héritage culturel intemporel. Elle est le produit d’un cercle vicieux qui n’existe nulle part ailleurs : hiérarchie, statuts et exclusion s’entretiennent mutuellement.

Les auteurs opèrent un parallèle intéressant entre notre système éducatif et le monde professionnel. Tout commence à l’école, véritable « machine à trier ». En France, l’enseignement y est vertical : il privilégie la restitution des connaissances au travail en groupe. L’École française permet ainsi de distinguer une minorité de bons élèves, mais elle est source d’angoisse et d’humiliation pour les autres. Cet élitisme se retrouve dans le monde de l’entreprise car le classement scolaire détermine la place dans la hiérarchie sociale.

Modèle éducatif dépassé

rené le honzec français confiantsCe fonctionnement élitiste et hiérarchisé est néfaste. Il est source de stress, de frustration mais aussi de conflits. Les auteurs montrent ainsi que le haut degré de conflictualité des rapports entre maîtres et élèves se retrouve dans les relations entre salariés et managers. Surtout, la défiance a un coût économique important. Les Français ont appris à l’école à obéir aux consignes de leurs professeurs et ne sont pas formés au travail en groupe. Une fois dans le monde de l’entreprise, ils sont peu autonomes car ils comptent surtout sur les ordres de leurs supérieurs. Ce fonctionnement vertical ne posait pas de problème dans les économies d’imitation d’après-guerre, très standardisées. En revanche, il s’agit d’un handicap dans les économies modernes d’innovation. La coopération et l’initiative sont primordiales, or les salariés français n’y ont pas été formés.

Mais les auteurs sont résolument optimistes. Pour eux, la confiance n’est pas un héritage mais se construit. Ils proposent plusieurs réformes pour briser le cercle vicieux de la défiance :

–       Au préalable, ces réformes exigent l’exemplarité des pouvoirs publics. Il faudrait pénaliser les conflits d’intérêt et interdire le cumul des mandats.

–       L’École est la mère des réformes. Il faudrait rendre l’enseignement moins vertical et plus interactif, ne plus évaluer les élèves à tous les âges et mieux former leurs professeurs.

–       Au niveau de l’entreprise, un dialogue social plus serein permettrait aux employés de mieux s’adapter aux nouvelles méthodes de management. Une coopération accrue améliorerait la productivité. Or le syndicalisme français n’est pas à la hauteur car il est coupé de sa base et son financement dépend des pouvoirs publics. Il faudrait accroître la représentativité des syndicats français, mais aussi leur indépendance et leur transparence.

–       Le marché du travail français est très segmenté, à l’instar du système éducatif. Les plus éduqués sont aussi les mieux protégés car ils parviennent à obtenir un statut, sous la forme d’un CDI ou d’un poste de fonctionnaire. À l’inverse, les élèves en échec scolaire sont condamnés à enchaîner des emplois précaires. Les auteurs prônent un contrat unique de travail, qui mettrait fin à cette polarisation injuste entre insiders et outsiders. Ces trois économistes ont d’ailleurs pris position en faveur de la “Loi Travail”.


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  • Depuis que l’on rend l’enseignement plus interactif et que l’on évalue moins les élèves, le niveau n’a pas cessé de baisser!

  • Nous reprendrons confiance quand Hollande et sa clique auront pris leurs cliques et leurs claques ! Les bouffons ça suffit. La preuve : que 3.000.000 ont regardé cette « con-férence »

  • ***********
    « Comment rendre les Français confiant en l’avenir ? », cette rengaine.
    ***********
    Solution proposée : s’occuper de l’École (c’est une solution très originale, ça !), s’occuper des politiciens (et ça aussi, c’est du jamais vu), s’occuper des syndicats (pure innovation).

    En gros, s’occuper de l’absence de recours face à l’arbitraire ?

    Donc regardons De Gaulle : deux fois au pouvoir, peu suspect de sympathie marxiste, malgré les occasions n’a jamais rien fait contre les marxismes (donc il a fait pour par contrecoup), a laissé le pouvoir au PCF en 46 (création de … l’Éducation Nationale, de la Sécurité Sociale, l’ENA, renforcement des Syndicats,..), et en mai 68 il laissa le gauchisme de la rue en rajouter une couche et se barra en courant. Pourquoi ?

    C’est bien gentil de vouloir réformer l’écolita, les politicos, les syndicalus, mais pourquoi ne pas l’avoir déjà fait quand on pouvait le faire ? Telle est la question qui devrait venir en premier !

    Donc, résumons : nos problèmes viennent d’une peste de l’immobilisme (née je pense de la prégnance de l’idéologie marxiste) ET du renoncement ou de l’abandon ou simplement de l’ABSENCE des agents qui pourraient régler ce problème. Raccourci : d’où la conversion de beaucoup à l’UE, dont ils estiment qu’elle les sauvera mécaniquement de leur immobilité (alors que l’UE n’est rien qu’une couche supplémentaire et ne fait qu’éloigner la résolution du problème), ou le recours au copiage-sur-les-voisins (« modèle suédois », allemand, anglais, étazunien, etc.., « Regardez comme leur jardin est bien taillé! »).

    Mais il n’empêche que le cœur de notre problème est la prégnance du marxisme. Cette idéologie « cliquet » se synchronise avec nos lois et décrets qui sont eux-mêmes des lois « cliquet » corsetant nos vies publique et privée. Cela nous étouffe (songez aux loyers à très bas coûts dits « loi 1948 », jamais directement abrogés quand le pays était reconstruit depuis belle lurette !) Cette masse de règlementation protéiforme forme un handicap indu qui dégoûte de l’avenir tout entrepreneur car à quoi bon (élaborer plutôt que consommer) si l’œuvre d’une vie est balayée par des truqueurs qui pondent par mégarde ou malveillance un oukase populiste/de copinage ? (cf les bonnes entreprises/universités/régions, gérées avec attention mais dont la force publique vient arbitrairement ponctionner les comptes pour les transférer aux entités « en difficulté » souvent mal gérées par idéologie) C’est le dilemme historique du nœud gordien : à quoi bon fabriquer un obstacle ingénieux, une œuvre ambitieuse, si on peut le contourner ou si on la laisse être foulée aux pieds ? Est-on condamné à se rendre incontournable avant de se lancer dans un plan ambitieux ? Sans doute ! (Voyons ça comme une base d’opération legit)

    Mais quelle que soit la méthode les Français auront « repris confiance en l’avenir » quand ils pourront mettre enfin un pas devant l’autre.

  • Tout a fait d’accord avec vous, La coopération et l’initiative sont primordiales, or les salariés français n’y ont pas été formés…. LeS Americains eux savent cooperer,,, ils apprennent A L’ECOLE COMMENT TRAVAILLER EN GROUPE, SOCIAL( CONSTRUCTIVISM.). J’AI APPRIS A TRAVAILLER EN GROUPE AUX ETATS UNIS, PAS EN FRANCE. je conseille de lire le livreLa fabrique de la défiance, Livre de Poche,

  • Les commentaires sont fermés.

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