Drogues : de plus en plus de « saisies record »

Drogues Credit Eric Constantineau (Creative Commons)

Derrière le nombre de saisies en matière de drogue, l’échec de la politique répressive ?

Par Le Parisien Libéral.

Drogues Credit Eric Constantineau (Creative Commons)
Drogues Credit Eric Constantineau (Creative Commons)

Avez-vous remarqué comme on assiste, en matière de drogue, à un nombre croissant de « saisies record » ?  42,7 tonnes de cannabis en Méditerranée il y a un an, 420 kilos de cocaïne à Orly, 2 tonnes (!) de cocaïne au large de la Martinique en avril dernier, etc.

Le bon sens pousserait en première approche à se féliciter de ces saisies. Après tout, de la drogue saisie, c’est de la drogue non consommée (enfin, tant que les policiers ne se servent pas dans les scellés …), et de la drogue non consommée, ce sont des gens qui n’abîment pas davantage leur santé, des familles qui connaissent un répit, des drogués qui cessent momentanément de commettre des actes de délinquance pour se procurer de l’argent, etc.

Simplement, les économistes ne parlent pas pour autant de bonnes nouvelles. Ils se disent plutôt que si les saisies record augmentent, c’est que les quantités en circulation augmentent. D’ailleurs, ne remarque-t-on pas qu’elles ne concernent plus uniquement la Seine-Saint-Denis ou Marseille mais se situent aussi désormais en Ardèche ou à Brest ?

La lutte contre les stupéfiants et drogues illicites a beau faire partie du storytelling gouvernemental, peut-être que l’échec de ces politiques devrait conduire à envisager des alternatives, comme, d’une manière ou d’une autre, la légalisation.

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