L’État-providence et les inégalités sociales, une relation symbiotique

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L’État-providence et les inégalités sociales, une relation symbiotique

Publié le 15 mai 2015
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Par Ferghane Azihari

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Otto von Bismarck – Bundesarchiv, Bild 146-1990-023-06A / CC-BY-SA [CC BY-SA 3.0 de], via Wikimedia Commons

«  La puissance de l’État est une puissance de concentration. […] La propriété […] est une puissance de décentralisation. » – Pierre Joseph Proudhon

« Qu’est-ce donc que l’État au sens sociologique ? Il est, entièrement quant à son origine, et presque entièrement quant à sa nature pendant les premiers stages de son existence, une organisation sociale imposée par un groupe vainqueur à un groupe vaincu, organisation dont l’unique but est de réglementer la domination du premier sur le second en défendant son autorité contre les révoltes intérieures et les attaques extérieures. Et cette domination n’a jamais eu d’autre but que l’exploitation économique du vaincu par le vainqueur. Aucun État primitif dans toute l’histoire universelle n’a eu une origine autre. » – Franz Oppenheimer

La liberté individuelle, une force de décentralisation

L’économie de marché promue par la liberté individuelle est dénoncée comme un vocabulaire politique au service des puissants. Les corporations à la tête de l’appareil d’État ont effectivement tout intérêt à maintenir la confusion en la matière. C’est au contraire en comprenant le fonctionnement de la puissance publique que l’on réalise que loin d’être une force de justice redistributive, elle n’existe que pour officialiser les inégalités afin de satisfaire des intérêts catégoriels. La « social-démocratie » est donc l’imposture mise en place par les conservateurs pour s’assurer de la docilité des classes subordonnées. L’imposture consiste à solliciter l’État pour lui demander de réduire (ou de maintenir à un niveau « acceptable ») des inégalités et autres injustices qu’il se plaît en réalité à institutionnaliser. Bien évidemment, l’intérêt de l’opération pour les élites réside dans le fait que l’énergie mobilisée pour la réduction des injustices est à la fois inférieure mais plus visible que celle mobilisée pour les officialiser. De plus, celles-ci ne perdent rien à ériger un système dans lequel la redistribution étatique dont « bénéficient » les classes subordonnées entretient la consommation de biens et de services produits par les mêmes oligarchies qui jouissent de monopoles octroyés par la puissance publique. C’est ainsi que l’État providence national moderne s’attache à entretenir le sentiment de dépendance des administrés vis-à-vis des administrateurs à la solde des intérêts catégoriels.

Dépendance sentimentale d’une part. C’est le rôle du nationalisme que de « sublimer » les populations en mobilisant tout un arsenal idéologique, « l’identité nationale », pour imposer sa prééminence sur les autres formes d’appartenance collective tout en la confondant avec la pratique du pouvoir. Ce faisant, l’État entretient l’identification de la société à la bureaucratie nationale et développe à son profit une allégeance unilatérale et exclusive sinon principale. Dépendance économique d’autre part puisque les classes subordonnées oublient qu’elles le sont grâce aux différents dispositifs administratifs de redistribution et autres réglementations plébiscitées par les politiciens soi-disant au service des plus fragiles. C’est pourquoi, rappelle Zaki Laïdi, la gauche s’est très longtemps opposée au dirigisme et à la propriété publique des moyens de production de peur de compromettre les classes dominées avec les oligarchies avant de se rallier avec la droite à l’économie administrée. Sans doute est-il opportun de citer quelques phrases du père de l’État-providence à l’européenne,  le très conservateur Otto von Bismarck, pour illustrer les énonciations précédentes. Voici ce que celui-ci déclarait notamment à propos de la protection sociale étatique :

« Mon idée était de persuader – ou devrais-je dire de corrompre – la classe prolétarienne pour qu’elle voie en l’État une institution sociale érigée pour elle et veillant à son bien-être. »1 « Celui qui a une pension pour ses vieux jours est bien plus content et beaucoup plus facile à manipuler que celui qui n’a pas une telle perspective. Considérez la différence entre un domestique privé et un domestique de la chancellerie ou à la cour ; ce dernier tolérera bien davantage, parce qu’il attend une pension. »2 « Je considérerai que c’est un grand avantage quand nous aurons 700 000 petits retraités tirant leur annuités de l’État, en particulier s’ils appartiennent à ces classes qui, autrement, n’ont pas beaucoup à perdre dans un soulèvement et croient à tort qu’ils peuvent réellement gagner beaucoup par celui-ci. »3

L’État-providence, en s’érigeant en vecteur principal de l’inclusion sociale et de la solidarité au détriment des mouvements spontanés – car il n’y a rien qu’une association constituée dans un marché libre ne puisse pas faire au moins aussi bien qu’une administration – est donc apparu pour contrer les velléités libertaires de la classe ouvrière afin de conforter la domination de l’oligarchie d’État. Ce n’est sans doute pas pour rien que la protection sociale étatique, en France, a pris un tournant décisif sous Vichy, et qu’elle a été prorogée par le Conseil national de la résistance probablement animé par la volonté de « restaurer » la légitimité des pouvoirs publics qui s’étaient rendus coupables des crimes les plus odieux de l’histoire de l’humanité.

Face à l’État-providence oligarchique, le libre-marché

Il est dans ces conditions nécessaire de combattre deux phénomènes, discours et autres impostures propagés par les détenteurs du pouvoir politique qui maintiennent volontairement l’institutionnalisation des injustices, des inégalités et la servitude de la majorité pour vivre au détriment de celle-ci.  La première imposture est cette idée saugrenue propagée par les dirigistes « de gauche » – les idiots utiles des oligarchies4 – que les plus faibles et l’égalité sociale doivent être protégés… en concentrant le pouvoir entre les mains d’une petite nomenklatura. Cette proposition a étrangement les faveurs de l’imaginaire collectif malgré ses aspects manifestement contradictoires. La seconde imposture concerne le détournement de la puissance publique par les élites économiques pour s’octroyer des avantages en réduisant les libertés individuelles de l’ensemble de la société tout en vantant les vertus du libre-marché, ce qui permet aux dirigistes de droite ainsi qu’aux « libéraux » auto-proclamés de légitimer les inégalités existantes et l’ordre social actuel alors qu’ils ne sont que la résultante des agressions perpétrées par l’État et ceci depuis son apparition. Ces faux libéraux sont sans doute les adversaires les plus redoutables de la doctrine libérale. En faisant précéder les faits par des mots, ils entretiennent auprès du public l’illusion de la liberté et de l’égalité quand elles n’existent pas. Ce discours est pratique. Il permet d’entretenir l’illusion d’un ordre social juste pour obtenir la docilité de ceux qui n’ont pas la possibilité d’y tirer leur épingle du jeu. Ces « libéraux » ne sont donc que des conservateurs qui cherchent à dissiper le sentiment légitime d’une servitude officialisée pour conforter leur contrôle social.

Plusieurs intellectuels ont voulu connaitre les principales distorsions de marché entretenues par la puissance publique qui maintiennent les fortes pressions hiérarchiques dans les structures productives, lesquelles seraient la cause d’une injuste répartition des richesses. Benjamin Tucker est l’un d’eux. Il est l’une des principales figures de l’anarchisme individualiste. Bien que sympathisant de la cause ouvrière, il rétorquait aux socialistes pro-État que le marché pouvait être fécond et profitable à tous sans relever de l’exploitation à condition d’abolir tous les privilèges issus de la puissance publique. Les inégalités ne sont donc pas le fruit d’un ordre social permissif mais de libertés bridées et dénaturées par un État au service d’intérêts catégoriels. Il identifiait ainsi quatre principaux dispositifs monopolistiques nuisibles. Le premier concerne les monopoles intellectuels consacrés par les brevets. Le deuxième concerne la redistribution de biens immobiliers arbitrairement accaparés au profit de ceux qui ont les bonnes connexions politiques, et leur protection via des titres de propriété injustement octroyés. Le troisième concerne le monopole de l’émission de la monnaie et du crédit. Le dernier concerne enfin les monopoles consacrés par les différentes barrières douanières. Selon Tucker, c’est en éliminant ces quatre principaux monopoles que le pouvoir des élites politico-économiques se dissoudrait en rendant la déconnexion travail/contrôle/propriété plus difficile. Il est donc nécessaire de pointer du doigt les phénomènes politiques, sociaux et économiques pour dénoncer les contradictions et autres impostures véhiculées par l’État-providence et les élites à sa tête afin de réhabiliter l’idée que la liberté individuelle est le meilleur moteur d’une juste répartition des richesses. C’est l’entreprise à laquelle j’entends m’atteler dans une série d’articles à venir.

  1. O. von Bismarck, Gesammelte Werke 1924/1935, volume 9, pp. 195-196.
  2. Cité dans A.J.P. Taylor, Bismarck : The Man and the Statesman, p. 203.
  3. Discours du 18 mai 1889, cité dans David Kelley, A Life of One’s Own: Individual Rights and the Welfare State (Washington, D.C.: Cato Institute, 1998), p. 39.
  4. Quoique certains dirigistes qui s’autoproclament de gauche, comme Arnaud Montebourg, se vantent de favoriser la cartellisation de l’économie.
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  • Merci M. Azihari, de rappeler ainsi avec clarté quelle grande escroquerie intellectuelle se cache derrière « l’état-providence » et que ses prétentions de redistribution des richesses ne sont qu’un leurre pour exploiter et prolonger la misère.

  • Stéphane Boulots
    15 mai 2015 at 17 h 39 min

    Tout à l’envers … et en plus vous sombrez dans la théorie du complot. Je ne sais pas par quel bout commencer..

    Peut être devriez vous lire Tocqueville, ca vous éclairerait sur les relations entre liberté et égalité, entre égalité de condition et de droit et sur les problèmes générés par la démocratie sans contre pouvoirs.

    Ce ne sont pas les ‘conservateurs’ qui sont à l’origine des inégalités, c’est exactement l’inverse, c’est l’absence de contre pouvoirs (aristocratiques pour Tocqueville, philosophiques pour Platon, etc…) dans la démocratie qui favorise la tyrannie de la majorité, tyrannie qui réduit les libertés en mettant en place des privilèges et qui par propagation crée les inégalités.

    Le mythe de la non-spécialisation des rôles sociaux (que j’appelle l’effet Coluche : celui selon lequel n’importe quel SDF peut devenir président de la République), ce mythe qui est derrière l’argument ‘normal’ de notre président, c’est ce mythe qui tend à établir une société d’égalité de condition.

    Mais comme ce mythe est un fantasme, la société se réorganise pour re-spécialiser les gens, par le jeux de privilèges qui deviennent des inégalités.

    L’impôt progressif est un privilège (une loi différente selon les gens) – résultat : le patron qui a la possibilité de le faire, diminue le salaire de ses employés pour payer ses impôts.

    Tout privilège, toute discrimination, positive ou négative est toujours détournée au profit de celui qui en subit le plus les conséquences. Toujours : tout handicap évident est ou devient un avantage.

    • Ferghane Azihari
      15 mai 2015 at 19 h 50 min

      Théorie du complot ? Où ça ? Relater des discours qui font état du fait que l’Etat-providence n’a servi qu’à enfumer les classes subordonnées, cela relève du complotisme ?

      • Stéphane Boulots
        15 mai 2015 at 21 h 33 min

        « En faisant précéder les faits par des mots, ils entretiennent auprès du public l’illusion de la liberté et de l’égalité quand elles n’existent pas. Ce discours est pratique. Il permet d’entretenir l’illusion d’un ordre social juste pour obtenir la docilité de ceux qui n’ont pas la possibilité d’y tirer leur épingle du jeu. Ces « libéraux » ne sont donc que des conservateurs qui cherchent à dissiper le sentiment légitime d’une servitude officialisée pour conforter leur contrôle social. »

        Vous prêtez des intentions cachées aux conservateurs, qui avanceraient masqué en ‘libéral’ pour tromper les gens … cela s’appelle un complot.

        Revenons à l’histoire : les ‘conservateurs’ comme vous dites sont à l’origine du libéralisme en France, mouvement à l’origine initié par une partie ‘indépendantiste’ de la noblesse, du clergé et du tiers état.

        L’idée de l’abolition des privilèges vient du duc d’Aiguillon, seconde fortune de France après le roi.

        A l’époque de la création de l’Etat providence et du capitalisme (XIX°), les Orléanistes et à plus forte raison les légitimistes se sont battus contre l’Etat providence, seuls les bonapartistes ont ‘cédés’ sur les revendications sociales qui ont suivi 1848 et étendu ainsi leur électorat vers la gauche ‘socialiste’ de l’époque.

        De nouveau Tocqueville est un bon repère de cette époque.

        Suite à cela, oui il s’est mis en place un ‘socialisme de droite’ basé sur l’Etat régalien, mais celui-ci est réactionnaire et ni conservateur, ni libéral : il est contre la gauche et non pour la droite.

        Le libéralisme (et les conservateurs) n’a jamais prôné l’égalité de condition, mais l’égalité de droits : les deux étant même considérés comme complétement antinomiques : l’égalité de condition détruisant la liberté.

  • cet article est bon. Ce qui me gêne dans cet article c’est la tendance qu’a l’auteur de diaboliser les méchants conservateurs et la droite. Comme si tous les conservateurs étaient favorable à l’état providence et au capitalisme de connivence. Dois je rappeler qu’aujourd’hui, les plus ardents défenseurs de l’état providence sont les progressistes ?? Certes, je suis totalement d’accord il y a des conservateurs favorable à l’état providence tout comme il y a des progressistes défavorable à l’état providence. On voit que la propagande gauchiste marche très bien en France, l’auteur comme bcp de francais est persuadé que la gauche est le bien et la droite le mal qui protège les puissants et les méchants patrons. Alors que c’est totalement faux, on peut être de droite et avoir de profondes convictions morales. Je sais que la droite francais est composé de carriéristes cyniques oeuvrant juste pour eux et que la droite francaise est dénué de toute idéologie mais ce n’est pas le cas de toutes les droites.
    Avant, à gauche, il y avait des libéraux. Cela dit cela fait bien longtemps que la gauche est composé en grande partie de socialistes. 80 % des collabos venaient de gauche. lisez l’historien simon epstein. Les cadres du régime de vichy venaient essentiellement de gauche.
    Il aurait été intéressant de rappeler que l’état providence c’est créer surtout à cause des guerres et non pas des luttes sociales ainsi de rappeler le rôle du nazisme dans la création de l’état providence.
    L’auteur a oublié quelque chose d’essentiel: l’état providence sert aujourd’hui les politiciens à se faire réélire. la redistribution de richesse est le synomyme de clientélisme. Grace à l’état providence, les politiciens donnent de l’argent à leur électeurs, c’est une manière d’acheter leurs voix pour les prochaines élections. voilà pourquoi il est très difficile de mettre fin à l’état providence
    En lisant, l’article, j’ai l’impression que l’état providence est une création des conservateurs ce qui est totalement faux. Même si certains conservateurs comme Bismark ont participé à sa création

    • Si je comprends bien, vous êtes opposé à l’auteur qui se dit « libéral de gauche » parce que vous êtes « libéral de droite », lui « progressiste » et vous « conservateur », au lieu d’y trouver un but commun libéral, non représenté actuellement ni à droite ni à gauche, les 2 étant pour le pouvoir politique, et pour des alliés administratifs, économiques et sociaux qu’ils vont utiliser pour confirmer leur pouvoir!
      Alors 1° si vous ne vous entendez pas avec vos « amis » libéraux, il n’y a aucun espoir à attendre!
      2° qui vous dit que l’auteur n’est pas conservateur: pourquoi irait-il chercher ses références chez des « momies » qui n’ont pourtant rien connu de ce qu’est devenu le monde!

      Se référer, sans critique, aux propos d’un théoricien disparu depuis longtemps, simplement parce que quelques unes de ses formules font mouche, c’est bien gentil, mais ça n’explique pas pourquoi l’Alsace fonctionne différemment du reste de la France! Soit le système alsacien est meilleur, soit il est moins bons, mais le choix aurait pu être fait pour tout le pays depuis longtemps! Alors? diviser pour régner?

      Il y a aussi un problème pour toute la population: le scrutin qui réunit le plus de votes exprimés est l’élection du président qui, élu, est quasi inamovible, comme si toute la France voulait confier son sort à un seul homme! Pour Ch. De Gaulle, passe encore: c’tait un dictateur qui décidait seul mais démocratique car quand il n’a pas été approuvé (par-dessus la têtes des godillots de l’assemblée nationale) par « le peuple », il a quitté le pouvoir!

      C’est bien tout le système français qui est dépassé pour ce temps présent mais le pouvoir hésite puis renonce chaque fois à changer ce système si confortable pour l’oligarchie et ses alliés ou aliénés! Puis les « veaux » suivent en râlant!

    • Ferghane Azihari
      15 mai 2015 at 19 h 46 min

      Loin de moi l’idée de blâmer les libéraux de droite. Mes propos, dans la partie que vous évoquiez, visaient les dirigistes de droite qui s’emploient à légitimer l’ordre social actuel alors qu’il ne découle nullement d’un système de libre-marché.

      Je vous ferais également remarquer que les dirigistes de gauche ne sont pas mes amis non plus. Simplement ces derniers ne font que prospérer sur une rhétorique qui se réclame fallacieusement de la liberté individuelle pour mieux en dénaturer le contenu.

    • Ferghane Azihari
      15 mai 2015 at 19 h 48 min

      Sur la création de l’État-providence, en France du moins, je ne pense pas que Pétain et De Gaulle étaient des progressistes dans l’âme :p Ce qui ne veut pas dire que la gauche dirigiste n’a aucune responsabilité dans l’enfumage des Français. Mais cela fera l’objet d’autres articles.

      • Stéphane Boulots
        17 mai 2015 at 16 h 13 min

        Comme les communistes n’ont aucune responsabilité dans les goulags ou la révolution culturelle …

        Ce qui est absolument génial avec le ‘camp du bien’ c’est à dire la gauche, c’est que c’est toujours la faute des autres …

  • Le fait que l’Etat soit le garde-chiourme de certaines inégalités est entièrement vrai. C’est ce qu’on retrouve chez Bourdieu ou Debord. Rien de nouveau donc. Le problème dans votre article c’est que vous effectuez un sophisme : l’Etat conserve ou produit des inégalités. Supprimons l’Etat. Il n’y aura plus d’inégalités (mis à part les inégalités légitimes, etc). Mais ce raisonnement est faux. Bien sûr que l’Etat est producteur ou conserve des inégalités mais ce n’est pas pour autant qu’on peut en déduire logiquement qu’en le supprimant on supprimera les inégalités. On peut très bien penser que bien que producteur ou conservateur d’inégalité, l’Etat réduit les inégalités comparativement à son inexistence. Sans donner mon point de vue, je pense que c’est plutôt là-dessus que vous devriez réfléchir : montrer que le marché ne produit pas d’inégalités ou produit des inégalités légitimes. «

  • Bonjour
    ‘Les inégalités sociales ne sont pas une fatalité. Elles relèvent de politiques publiques assumées’

    Hummm..
    Le libéralisme ne lutte pas contre les inégalités sociales, mais est pour l’égalité en droit, contre l’arbitraire en particulier de l’état.
    Le libéralisme n’a rien à dire sur la richesse inégale des gens.
    On demande à l’état d’être neutre et de surtout pas avoir de ‘politiques publiques assumées’.

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