La réforme des collèges et les carabistouilles de Najat Vallaud Belkacem

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Najat Vallaud-Belkacem (Crédits Ségolène Royal, licence Creative Commons)

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La réforme des collèges et les carabistouilles de Najat Vallaud Belkacem

Publié le 11 mai 2015
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Ah mais c’est tout de même fort de café, ça non mais dites des fois un peu ! Puisque Najat vous dit qu’il va y avoir une réforme des Collèges qui dépote du géranium, c’est bien qu’il va y avoir cette réforme, non mais ! C’est pourquoi, à l’occasion d’un entretien dans le JDD, elle a assez clairement expliqué que ceux qui s’y opposaient étaient des imbéciles (et toc, dans les dents) et qu’en réalité, le problème, c’est la passivité (et paf, dans le lard). Ben oui.

Vous le savez, on a déjà abondamment évoqué la question : l’actuelle excuse au ministère de l’Éducation Nationale s’est mis dans la tête de réformer la façon dont on déstructurait le savoir au Collège pour le déstructurer encore un peu plus.

Les élites, les parents d’élèves, les élèves, les professeurs et une part croissante des élus se sont assez vite rendus compte qu’on sabotait les dernières parcelles d’enseignement au Collège, et la grogne n’a donc cessé, assez logiquement, de s’amplifier. Et toujours aussi logiquement, la ministre s’est mise à trépigner vigoureusement, d’abord en distribuant de l’anathème à ceux qui osaient critiquer sa belle réforme (certains en prirent ombrage, à raison d’ailleurs), puis en tentant l’échappatoire « Mais non, vous avez mal lu et des gens font rien qu’à bobarder », dont la pertinence et le bénéfice communicationnel laissent songeur.

mini najatIl faut dire qu’elle n’y va pas avec le dos de la cuillère. Après avoir raillé les pseudo-intellectuels, et s’être pris une volée de bois vert dans la presse, elle réitère pourtant avec toujours le même argument du « Z’avez rien lu, bande de moules » :

J’ai trop de respect pour les intellectuels pour admettre que certains d’entre eux puissent ainsi, au mépris de toute rigueur, commenter des textes et des projets sur la base de on-dit et sans avoir pris la peine d’y jeter un regard.

Sauf que les remarques formulées sont assez bien étayées, bien documentées, et pas toujours issues de quidams inconnus. Et comme la ministre sait que cette tactique ne durera qu’un temps, elle en appelle aux habituelles momies socialistes qu’elle époussette rapidement pour les exhiber vigoureusement :

À chaque réforme scolaire, les esprits s’échauffent. Rappelez-vous Jules Ferry rendant l’école publique obligatoire, Jean Zay prolongeant l’âge de cette obligation ou René Haby instaurant le collège unique…

Kof kof kof, oh là là, ce gros nuage de poussières méphitiques m’empêche un instant de respirer.
Kof.
kof.
kof.

Ah oui, vraiment, l’école de Jules Ferry, si bonne et si nécessaire qu’il a fallu la rendre obligatoire (les socialistes aiment toujours les idées si géniales qu’il faut les imposer). Et le collège unique de Haby, idée si géniale qu’elle ne fut copiée nulle part ailleurs, que voilà une franche réussite du nivellement par le bas !

Et en attendant que la poussière des vieux épouvantails de gauche retombe, Najat en profite pour expliquer que sa réforme va, en cadeau bonus, se concentrer sur l’accompagnement des élèves histoire de les sortir de la léthargie pardon la passivité dans laquelle un enseignement trop complexe les plonge à l’arrivée au Collège :

Le problème, c’est la passivité de nombreux élèves dans le collège (…) Beaucoup d’entre eux, malgré les efforts inlassables des professeurs, ne participent quasiment jamais.

school you have to fail at somethingEh oui, décidément, le problème, c’est que ces petits mammifères mous qui viennent en cours deviennent rapidement incapables de lever le doigt pour poser des questions, pardi ! Et la seule explication valable, c’est que les cours sont mortels comme un jour de pluie à Dunkerque. Non, vraiment, cela n’a aucun rapport avec la fragmentation permanente des cours et des matières en petites bouchées rigolotes à avaler. Cela n’a rien à voir avec la multiplication des matières périphériques aux savoirs en relation lointaine avec l’informatique amusante, la poterie, l’expression corporelle, le bricolage, le coloriage, le découpage, le collage, les visites « éducatives », les séances de cinéma, de théâtre, la musique, le sport, les activités sociales bouillonnantes, auxquelles on ajoutera les journées de grève, d’absence pour maladie, pour remplacement, pour accident, les ponts ou les horaires variables. Cela n’a rien à voir avec la diminution effective du nombre d’heures par matière de base (français, mathématique, sciences, histoire, géographie) et l’augmentation stratosphérique de tout le reste. Non. Rien à voir. Si l’élève s’ennuie, c’est parce qu’il n’y a pas assez de fun dans son enseignement.

Il y a 40 ans et plus, il y avait moins de rejet de l’école de la part des élèves et des parents. Ces derniers n’étaient pas impliqués de façon permanente dans la vie de l’école et les premiers avaient une chance raisonnable, vérifiable et vérifiée, de savoir lire, écrire et compter en fin de scolarité obligatoire. Depuis, les réformes se sont succédé, à un rythme soutenu. Les exigences ont été multipliées. L’implication des élèves s’est éparpillée sur un nombre croissant d’objectifs, pendant que celle des parents s’est trouvée tous les jours plus mobilisée. Le collège est soi-disant devenu unique. Le constat est accablant : ça ne marche pas, les réformes introduites jusqu’à présent ont été globalement très négatives.

Il faut donc en rajouter, en faire plus, aller encore plus loin dans la fragmentation des cours et des savoirs, dans le mélange des genres, dans la perte d’autorité, dans la distribution de bisous et de diplômes en carton. Youpi ?

À bien y regarder cependant, le principal souci de cette réforme n’est pas tant l’énième refonte des programmes, les modifications encore une fois drastiques de contenu et d’horaires, les coupes plus ou moins heureuses ou habiles dans certaines matières. Non, le principal souci, c’est que cette réforme semble voulue par le Chef de l’État lui-même (en tout cas, pour le moment). Autrement dit, l’épine dans le pied de Najat n’est pas que sa réforme passe de moins en moins auprès de ceux qu’elle concernera à la rentrée 2016, mais bien que derrière elle, le Chef de l’État persiste à lui apporter son soutien, de façon répétée, bruyante et presque joyeuse.

Et alors que la grogne monte aussi bien dans les rangs de l’opposition que dans les rangs de la majorité, ainsi qu’auprès des profs eux-mêmes, électorat normalement favorable aux socialistes, on comprend qu’il va y avoir un petit souci. En effet, les options ne sont pas très nombreuses : la ministre et le président peuvent continuer malgré tout à porter la réforme à bout de bras, en n’y rien touchant. Avant même de pouvoir constater les dégâts auprès des élèves, ceux en termes d’électorat risquent d’être importants. Alternativement, et c’est l’option la plus probable, ils font mine de reculer sur quelques points et diluent la réforme (comme toutes les autres du quinquennat Hollande, à l’exception notable du mariage homosexuel) et peut-être arriveront-ils ainsi à modérer les dommages électoraux… On se rappellera cependant l’inflexibilité (de façade) de la ministre au sujet de la réforme des rythmes scolaires, et on peut donc parier à une nouvelle embardée de l’Éducation Nationale dans quelques mois.

najat vallaud belkacem - keine ausnahme

Il est de certains ministères comme d’une bataille de tranchées : on s’y jette sans trop savoir ni pourquoi, ni pour combien de temps et on sait qu’on a de bonnes chances d’y laisser sa peau.

À l’Éducation Nationale, la pauvre Najat sera donc sacrifiée : pour le bilan de Hollande en fin de quinquennat, il faut absolument des réformes tangibles à présenter. Celle du mariage aura tellement clivé les Français qu’elle n’est plus présentable qu’au débit. Les bricolages régionaux, coûteux et inachevés, sont trop anecdotiques pour être retenus. Les petits aménagements de la loi Macron, même si on passe outre leurs brouettées de crispations, ne seront pas jugées suffisantes. La réforme du Collège devait permettre de gommer celle des rythmes scolaires, catastrophique. On comprend pourquoi elle est maintenant propulsée comme une opération inéluctable.

Mais encore une fois, on ne voit pas par quelle pirouette grotesque elle pourra être portée au crédit du président et de son équipe : à l’exception d’une poignée de pédagos en roue libre et des membres du gouvernement, tous les acteurs de l’Éducation Nationale (parents, enseignants et élèves) sont maintenant vent debout contre cet infâme brouet gluant d’idéologie.

Et si l’échec de la ministre et de son mollasson de président n’est pas encore totalement garanti, celui des élèves français tributaires de cette réforme est en revanche assuré.

Ce pays est foutu.
—-
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  • « Etre né sous l’signe de l’hexagone,
    C’est vraiment pas une sinécure,
    Et le roi des cons, sur son trône,
    Il est francais, ça j’en suis sûr »

    • Car comme le diraitsi bien l’causeur
      c’est pas pasque najat pedale
      que pour autant dans la semoule
      on peut pas lui rentrer dans l’lard

    • Najat observe qu’en 2015 les enfants s’ennuient,
      H16 rétorque qu’il y a 40 ans, ce n’était pas ainsi,
      J’ajoute qu’en 1975, les enfants n’étaient pas les mêmes.
      Qu’en sera-t-l en 2035 avec le Grand Remplacement.

      • Le paramètre essentiel, c’est que les enseignements, les enseignants et les méthodes n’étaient pas les mêmes. Les enfants étaient différents, mais ils le sont tous, d’années en années, depuis des siècles et des siècles.

        • « ils le sont tous, d’années en années, depuis des siècles et des siècles ».
          Oui, je me rappelle même cette remarque d’un prof :
          « Jamais je n’ai eu une si mauvaise classe ! ».
          Mais, je ne puis imaginer où on s’en va !
          j’ai en mémoire la remarque de Richard Millet
          « j’avais de plus en plus de la difficulté à dire nous »

  • Mouai comme d’habitude H16 (sur l’éducation) je vous trouve trop conservateur. Vous nous dites qu’en effet les enfants s’ennuient et votre solution c’est d’augmenter le nombre d’heures de cours ennuyeux (Francais, maths, histoire,…)… Alors mon esprit n’est pas simpliste pour autant, je ne pense pas non plus que c’est en réduisant l’ennui qu’il disparait, mais en changeant la méthode d’enseignement et surtout déceler l’origine de l’ennui.

    Bien sur si en histoire tout le monde se déguisait en américain, francais, russe et nazi, qu’on mettait des chars en carton dans la classe, on s’ennuierai moins… mais la n’est pas l’essentiel du problème, il y a aussi ce monologue professoral… encore une fois H16, bien sur que la participation est un révélateur de l’ennui des élèves. Soit tous les élèves ont 20/20 et a ce moment, la participation a 0 peut etre compréhensible, mais ce n’est pas le cas. La participation est nulle et les notes vont avec. Donc plus il y a d’échanges, d’interactivité dans un cours, plus vous accentuez l’interet des enfants.
    Vient donc le « comment ». En effet voir que 345×786 sur un papier n’offre que très peu d’interet, mais glissez-y un 10 barrettes de shit a 30€ (désolé je connais pas les chiffres) et vous obtiendrez rapidement le résultat. Et d’un autre coté, en effet, qu’un élève puisse devenir prof d’histoire à la sortie du collège ne sert pas a grand chose, les élèves connaissent par coeur la seconde guerre mondiale, a croire que la France s’est fabriqué en 6 ans entre 39 et 45. Par contre aucun ne saura pourquoi il faut payer x euros aux impots, pourquoi la TVA est a 20% et certains a 2% comme les journaux,… bref pourquoi ces taxes et ou tout cela va, pourquoi une entreprise travail a 68% pour l’etat, et donc qu’en bon pays ultra-néo-libéral-extremiste l’entreprise travail 32% pour elle… donc personne n’est la pour leur expliquer ou part ces 68%. Bref il y a un paquet de sujet plus interessant, plus enrichissant, et plus bénéfique que de passer 50% de son temps à regarder dans le rétroviseur, et par conséquent si on remplacait 80% des cours d’histoire par des cours qui leur permette de se construire tout irait beaucoup mieux.
    Idem connaitre le subjonctif du participe passé du futur imparfait du verbe avoir, va énormément servir les adultes en devenir…. pour s’inscrire à l’académie Francaise, mais pas beaucoup plus. Donc oui on peut très clairement réduire le nombre d’heures de maths, de Francais, d’histoire,… pour les remplacer par des cours moderne et donc adapté à la vie active.

    Maintenant en effet, la Najat ne fait pas cela, va juste voir qu’elle va rajouter 1 heure de jenesaispasquoi donc supprimer 1h d’histoire… alors qu’ils faudrait surtout voir quoi supprimer dans ces matières et donc réduire les heures pour les remplacer. Mais on ne va pas trop en demander aux ministres… tout de meme.

    • Les élèves s’ennuient à l’école certainement mais en même temps l’école n’est pas une garderie de chnouff, elle est censée instruire (non pas éduquer) l’élève. L’éducation a le plus gros budget de l’Etat (46 milliards) pour arriver à un résultat minable. On peut certainement faire mieux avec moins. Mais avec nos socialistes l’important n’est pas d’instruire mais bien éduquer l’élève pour en faire un mouton bien docile et pas trop réfléchi.

  • Et pendant ce temps-là, « l’école à la maison » progresse bien. Rien d’anormal quand regarde les problèmes de niveau des profs, violence, drogues, et de vivre -ensemble.

    • L’article de Brigheli cité en référence des « z’intellectuels » fustigées par la ministre se termine par :

      « À propos, où sont inscrits vos propres enfants ? »

      Gouvernements après gouvernements, réformes après réformes, l’avenir des enfants semble bien être le facteur négligeable dans les réformes de l’EN. Et bien sur ceux qui sont inquiets pour l’avenir de leurs enfants n’ont d’autre choix que l’enseignement privé ou à domicile.

      l’EdNat est foutue, comme la France et l’Europe. Il y a vraiment des coups de pieds au c. qui se perdent …

    • @ breizh06 et @ h16

      Désolé, je ne suis pas Français.

      Qu’en est-il de l’enseignement privé?
      Prix abordable?
      Organisation souvent « confessionnelle »: « catho », protestante, juive, musulmane?
      Des « laïcs » en organisent-ils?
      La qualité a-t-elle été « objectivée » supérieure?(meilleure réussite au bac, par exemple).

      Franchement, votre pays me désole un peu! La « formation » est pourtant le « nerf de la guerre » pour l’avenir, non?

      • Le privé est très abordable si c’est une école sous contrat avec l’état, beaucoup moins abordable s’il est hors contrat. Les écoles privées sous contrat n’ont pas vraiment de confessions (la laicité oblige sauf pour certaines écoles)

        • Le privée sous contrat moyen n’est pas mieux que le public d’un quartier normal et moins bon que le public d’un quartier riche.

          Si vous voulez aider vos gamins : louer ou acheter un studio dans un très bon quartier et court circuité ainsi la carte scolaire. Du bon privée sous contrat coute très cher là où le bon public est payé par tout le monde y compris ceux qui n’y ont pas droit.

      • quand j’ai fait mon choix, j’ai remarqué que la scolarité d’un an pour un enfant me coûtait moins que la perte de un jour de mon salaire pour garder cet enfant pendant un jour de grêve.

      • la bonne formation…et tout est dans le « bon »…

    • Oui enfin, l’école à la maison, c’est surtout pour des questions religieuses. Par contre ça donne des résultats assez catastrophiques.

      • C’est vous qui le dites. .

      • Faux, l’instruction à la maison peut être tout à fait bénéfique dans les premières années. D’ailleurs, des écoles privées se créer (ce sont des parents et enseignants qui assurent les cours). Le résultat est simple à vérifier : l’enfant sait il lire, écrire, compter en CE2, la réponse est oui. D’ailleurs je doute que Belkacem mette ses enfants dans le public ou alors c’est une école avec un très bon niveau.

      • J’ai été un peu court..

        En cherchant sur le Wikipédia Français (qu’on ne peut pas soupçonner d’être réactionnaire) on trouve « . Enfin, une raison importante du choix de cette forme d’éducation est souvent une méfiance par rapport au système d’éducation institutionnel. »

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Instruction_%C3%A0_domicile

  • Quelqu’un qui traite d’imbéciles ceux qui ne sont pas d’accord avec lui n’est qu’un crétin.
    Et on commence à en avoir quelques uns au gouvernement.
    Mais ce n’est pas ce qui m’inquiète le plus. Cette dame, n’ayant aucune compétence dans l’enseignement (le fait d’avoir fait Science Po n’est pas un critère suffisant), se trouvant bombardée à la tête du ministère de l’Education Nationale, ne peut pas avoir découvert toute seule toutes les âneries qu’elle prépare.
    Alors, voici la question, qui ?
    Et je ne vois rien d’autre que tous les parasites que nous entretenons à grands frais dans ce ministère, depuis les apparatchiks socialistes jusqu’aux syndicats « engagés’, comme ils disent, en passant pa les chercheurs-enseignants qui ne cherchent en fait qu’à ne rien foutre, pas trop difficile d’ailleurs puisqu’ils n’ont que 4 h par semaine de travail. Si on peut dire, car personne ne contrôle personne, même quand on arrive à savoir, pas toujours, où ils sont.

    • « Quelqu’un qui traite d’imbéciles ceux qui ne sont pas d’accord avec lui n’est qu’un crétin.
      Et on commence à en avoir quelques uns au gouvernement.
      Mais ce n’est pas ce qui m’inquiète le plus. »

      Excusez-moi, mais je crois que là, vous vous trompez!

      Quand des politiciens font des reproches à l’adversaire sans l’insulter, c’est de bonne guerre, entre adversaires … qui se retrouvent à la « buvette » de l’assemblée nationale, après la pièce jouée le mercredi, quand la télé est là, à boire un verre, entre collègues, copains comme cochons!

      Mais c’est bien quand des adversaires politiques sont capables de s’asseoir à la même table et à finir par collaborer, bon gré, mal gré, pour « laisser passer » un texte qui, après des discussions de « marchands de tapis, finissent en consensus (compromis), texte qui peut répondre à un besoin très important et urgent, pour tirer le pays d’un très mauvais pas! Et si cela ne peut même plus se produire, là, il faut vraiment s’inquiéter!

      Laisser « crever » le pays pour montrer qu’on a raison et l’autre, tort, c’est comme la CGT, à Amiens qui laisse fermer l’usine de pneus plutôt que de « finasser », même pour survivre 6mois ou un an, non?

      Bien sûr, dans des pays où les coalitions, plus « chèvrechoutistes », certainement, sonthabituelles, ce genre d’ « arrangements » est fréquent! Pragmatisme: « Faut qu’on avance! ».

      Aujourd’hui, c’est bien la France qui ferait bien d’avancer! Et personne, dans tous ceux qui le peuvent, ne sera de trop pour contrer (ensemble, avec ceux qui veulent) le « complot » (c’est pour rire!), en tout cas les forces qui , volontairement ou pas, détricotent et détruisent la « France ».

      À votre avis?

    • « Quelqu’un qui traite d’imbéciles ceux qui ne sont pas d’accord avec lui n’est qu’un crétin »

      Sens-tu l’aspect quelque peu récursif de ta phrase dès lors que tu n’es pas d’accord avec elle?

      • Ha! HA! tout à fait, cela promet un débat bas de plafond !

        • qu’ils fassent des réformes si ils veulent mais qu’à un moment où un autre on entende..ah ben on a eu peut être foiré …

          donc une réforme pourquoi pas..mais quel est sont but? et comment sera elle évaluée…sinon avec une éducation collective ou la comparaison est difficile ( ok c’est pire qu’avant mais si k’on l’aurait pas fait ça aurait été encore plus pire!) un ministre de l’éducation ne peut jamais avoir tort…

  • Au-delà des diverses contestations, il est évident que ce qui est insupportable à la ministre et à la plupart des socialistes, c’est que certains élèves réussissent et d’autres non. Autrement dit, au fondement de toutes les réformes depuis 30 ans, il y a le refus que les enfants soient différents, aient différentes possibilités intellectuelles, des milieux familiaux différents… Que cela plaise ou non, ces différences sont la réalité et c’est leur refus qui pousse à niveler le système scolaire par le bas: plutôt que de libéraliser les méthodes pour s’adapter aux différents publics, on baisse les exigences. Démarche typiquement socialiste : au déni de la réalité s’ajoute l’instauration de l’utopie sous la contrainte.
    NVB aurait-elle un compte à régler avec le système scolaire, elle qui a échoué deux fois au concours de l’ENA ? C’est une clé de lecture qu’on n’a pas entendue… Et qui est corroborée par le fait qu’elle traite Alain Finkielkraut ou Luc Ferry de « pseudo-intellectuels ». Voilà qui signe une certaine jalousie !
    Et il faut ajouter que lorsqu’elle qualifie le jargon du CSP de « technique » alors qu’il s’agit d’un langage technocratique (c’est-à-dire qu’il est utilisé non pour se faire comprendre, mais pour assurer un pouvoir), c’est que l’on est à un niveau d’incompétence grave.

    • bonjour Huger, c’est ce que je serine depuis belle lurette ! Il existe bel et bien des différences de possibilités intellectuelles selon les origines des populations .Affabulateur qui prétendra le contraire !

    • En même temps, Alain Finkielkraut et Luc Ferry, ils en tiennent une bonne couche, on peut pas lui en vouloir pour ça.

  • Sur le sujet de l’éducation, il faut parler des 400 free school créées en Angleterre sous le gouvernement Cameron (source : experts BFM)

  • Les Pédagogues Anglais ont toujours été en avance : je me souviens de « Libres enfants de Summerhill »

  • La classe dirigeante dispose, pour ses enfants, de lycées réservés.
    Il ne faut pas que les lycées pour gens ordinaires puissent former des élèves capables de passer les concours de l’ENA et leur faire concurrence.

  • Arme de mon bac avec mention, premier trimestre au RU: 40% de « charite ». Explication du professeur: « Frenchie, tu sais tout. Largement plus que les autres. Mais moi, je ne sais toujours pas si tu sais reflechir ». Pur produit de l’EN, aucune tete ne doit depasser. C’etait il y a 20 ans…EN: un gros machin ou il faut exceller dans l’art de regerber, avec la bonne vision historique et sociale, of course. C’est le symbole France.

  • « Le problème, c’est la passivité de nombreux élèves dans le collège (…) Beaucoup d’entre eux, malgré les efforts inlassables des professeurs, ne participent quasiment jamais. »
    On raconte (G.K. Chesterton, in « St Thomas du Créateur ») que le même St Thomas était surnommé « le bœuf muet ». Il ne participait pas : il réfléchissait…
    http://www.amazon.fr/gp/product/2856523250/ref=as_li_tl?ie=UTF8&camp=1642&creative=19458&creativeASIN=2856523250&linkCode=as2&tag=liborg-21&linkId=HGJQKXYTF3OZ2E7E

  • « Ah oui, vraiment, l’école de Jules Ferry, si bonne et si nécessaire qu’il a fallu la rendre obligatoire »

    h16, l’école est obligatoire jusqu’à 15 ans dans la plupart des pays de l’OCDE. C’est aussi la faute de ce Ferry ?

    • Ça ne répond pas à l’argument. Si c’est si bon et nécessaire, pourquoi la rendre obligatoire ?

      Faire une connerie seul ou à 12 ou à 25, ça reste faire une connerie.

      • Posez vous plutot la question : pourquoi l’intégralité du monde développé (et d’ailleurs une bonne partie du monde tout court) a-t-il institué l’école gratuite et obligatoire ?

        • Pour que les gamins n’aillent pas à la mine de charbon ❓

        •  » gratuite  » admettons , c’ est le résultat qui compte
           » gratuite  » non c’ est un investissement
          investir 10 pour en retirer 5 , investir 5 pour en retirer 10 , etc ….
          ces affaires de sous c’ est scandaleux vraiment

        • En france l’école n’est pas obligatoire, c’est l’instruction qui est obligatoire (contrairement à l’Allemagne).
          D’ailleurs c’est la loi Guizot qui a permis aux petits français d’avoir accès à l’école.
          J Ferry n’a fait que rendre obligatoire ce qui était déjà organisé, et de rendre gratuite la scolarité mais elle l’était déjà pour la moitié des familles.

        • l’école « gratuite »… elle est bien bonne celle-la… et les profs sont payés a coup de « félicitation », les écoles construites par des bénévoles qui trouvent des matières premières dans la nature, et le ministère de l’éducation organisé par une armée de bénévole soucieux de l’interet commun…
          « C’est gratuit, c’est l’Etat qui paye » comme dirait notre Chef a tous, le Patron comme on dit…

  • encore l’école … mais , l’école est foutue depuis le jour où on a mis le chauffage central dans les classes et permis aux élèves de regarder par la fenêtre . supprimons tout cela par une grande réforme…
    moi aussi je peux être ministre !
    toutes ces reformes ont un mérite et un seul , l’école change aussi vite que les éleves changent de classe et cela leur apprend à s’adapter , n’est ce pas ça la première fonction de l’école ?

  • Article très bien écrit, merci,

    Pour commenter cependant ce dernier, certains commentaires et surtout la passivité des jeunes à l’école dont il est souvent question, je dirais simplement et cela s’en m’attarder :

    Pour tout et partout vous voulez retirer la discipline vivez donc tout simplement sans maintenant avec les conséquences et arrêtez de chercher des excuses médiocres à tous vos soucis.(final)

    Cordialement,

    • Je tenais à m’excuser pour une faute qui s’est glissée dans mon commentaire précédent, merci le correcteur automatique mais cela reste tout de même ma faute, je n’y ai pas porté attention. (S’en = sans).

  • L’ennui est que si on demande aux parents de la génération 35-40 ans,promotions bacheliers à 80 pour cent, de protester contre la suppression des « Lumières » en histoire,littérature,philosophie, ils pensent qu’il ne faut pas s’énerver pour si peu,Mme Najat n’ayant pas,à leur connaissance, imposé la suppression des ampoules dans les salles de classe…

    • Les parents de 40 ans, bacheliers au début des années 90, c’est 35% de bacheliers, pas 80.

      Et ceux de 40-45 ans sont probablement la génération au niveau scolaire le plus élevé que le monde ait connu (enfin, en maths et en physique au moins)… Donc les plus effondrés face à la « baisse de niveau ». Mais ils ont été autant que les autres formés à l’étatisme bêlant, à la confiance aveugle dans la « démocratie » (élective et représentative, tant qu’à faire) pour apporter progrès et tout et tout…

      Cela dit, il ne reste pas grand monde n’ayant pas été élevé dans ce moule, ça remonte au moins à 1946…

  • Les commentaires sont fermés.

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