Comment rémunérer les productions intellectuelles dans un marché libre ?

Les privilèges intellectuels ne sont pas l’alpha et l’oméga de la rémunération des talents et des innovations.

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Comment rémunérer les productions intellectuelles dans un marché libre ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 6 avril 2015
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Par Ferghane Azihari

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Suite à mon billet traitant du rapport Réda publié le 23 mars 2015 par Contrepoints, j’ai été surpris par deux principales tendances que l’on pouvait retrouver dans le flot de commentaires. La première est celle qui consiste pour les libéraux auto-proclamés à me taxer de collectivisme autoritaire quand ils ne sont pas d’accord avec ma volonté de mettre fin à une institution aussi liberticide que la propriété intellectuelle qui, rappelons-le, n’est point un phénomène social spontané mais une notion qui n’existe qu’avec l’implication active du monopole de la violence légale. Mais cette volonté de renverser les rôles n’est pas le plus important. Le plus étonnant tient à ce qu’une grande partie des libéraux n’envisagent pas que l’on puisse innover en matière de rémunération des productions intellectuelles sans privilège. Cet article a ainsi l’ambition de dresser quelques perspectives quant à la rémunération des productions culturelles dans un marché libre. Il ne peut se résoudre à penser que l’inventivité et la créativité de la société civile ne se résument qu’à un artifice bureaucratique liberticide.

La propriété intellectuelle c’est le vol

Rappelons tout d’abord très brièvement pourquoi la propriété intellectuelle est effectivement une forme de vol légal perpétré avec le soutien actif de la puissance publique. Au passage, je voudrais faire une petite remarque aux dirigistes en faisant remarquer qu’une production intellectuelle tombe « paradoxalement » dans le domaine public lorsqu’elle cesse d’être protégée par l’État, preuve qu’il est peut-être temps pour eux d’admettre que ce dernier n’est pas l’ultime garant du « bien public » mais qu’il est trop souvent, pour ne pas dire constamment, l’instrument au service d’intérêts catégoriels par définition élitistes.

C’est exactement le cas de la « propriété intellectuelle ». Elle ne peut pas revêtir la même légitimité que la propriété privée classique pour la simple et bonne raison que l’usage des productions intellectuelles n’est pas exclusif contrairement à celui des biens meubles et immobiliers. Pour reprendre l’exemple de mon précédent billet, si vous prenez mon portable, je ne peux plus l’utiliser tandis que si vous ré-utilisez une de mes chansons, je l’ai toujours à ma disposition. Dans ces conditions, si je prends la décision de vous interdire d’utiliser une de mes chansons, ce serait une agression manifeste vis-à-vis de votre liberté individuelle.

Cependant les commentaires que j’ai pu lire ne s’attachaient pas tellement à discuter de cet aspect pourtant fondamental de la propriété intellectuelle. Ils se concentraient davantage sur l’aspect exclusivement utilitariste en propageant l’idée saugrenue que les productions intellectuelles seraient presque inexistantes sans  privilège bureaucratique. C’est à se demander comment nos civilisations respectives ont pu progresser et donner lieu à d’abondantes productions intellectuelles et artistiques avant que ce dispositif ne se mette en place.

Rémunérer les productions artistiques dans un marché libre

La rémunération des artistes qui produisent des œuvres susceptibles d’être dématérialisées (littérature, musique) pose la question de l’utilité des intermédiaires comme les éditeurs. Ce métier avait son importance quand les coûts de diffusion des œuvres culturelles étaient colossaux compte-tenu de la densité des matériaux requis pour imprimer par exemple des livres en milliers d’exemplaires. La situation était plus ou moins similaire pour les disques. Mais à l’heure où le numérique fait la part belle aux productions culturelles dématérialisées qu’il est possible de copier de manière illimitée sans que cela soit coûteux, on peut désormais se poser la question de l’utilité des maisons d’édition.

N’est-il pas possible d’imaginer par exemple que les écrivains puissent mettre en place un système innovant pour diversifier la rémunération de leur talent via l’organisation de conférences-lectures, de cafés littéraires, de salons, via des plateformes numériques sur lesquelles les fans prendraient soin de s’assurer de la pérennité des activités de l’artiste via des dons, ou encore via la publicité ? Ne peut-on pas émettre les mêmes idées pour les musiciens à la différence près que l’on remplacerait les conférences par des concerts ?

Rémunérer les innovations industrielles dans un marché libre

Les dirigistes favorables à la propriété intellectuelle formulent les mêmes objections s’agissant des innovations industrielles. L’argument phare consiste à dénoncer le phénomène qui ferait qu’un entrepreneur innovant se ferait immédiatement copier par un concurrent qui n’aura pas eu besoin d’investir en recherche et développement.

Cette énonciation est bien évidemment fantaisiste. Tout d’abord, rappelons qu’un inventeur ne se suffit jamais à lui-même en ce que l’innovation s’inscrit toujours dans un processus cumulatif. Réserver un droit exclusif à l’exploitation d’une idée n’a dans ces conditions aucun sens. Ensuite, bien malin celui qui prétend pouvoir copier une innovation le lendemain de sa mise sur le marché. La réalité tient à ce que le  premier à mettre une innovation sur le marché jouit naturellement d’un avantage compétitif. Et quand bien même cet argument serait valide, on pourrait aisément remédier à ce phénomène en étant moins dans l’entre-soi pour promouvoir plus de coopération entre les différents acteurs de la société civile : commerçants, industriels, consommateurs, universités, banques, assurances (notamment dans le domaine pharmaceutico-médical) afin d’amortir les coûts de recherche et faire profiter à toute la société des innovations qui résulteraient de ce travail intellectuel.

Conclusion

Cet article ne prétend pas lister avec exactitude les modes de rémunération des artistes et inventeurs de demain. Car il est tout simplement impossible de prévoir les innovations que pourrait mettre en place une société libre. Je me suis attaché à donner quelques exemples que l’on peut aujourd’hui aisément imaginer afin de tenter de montrer aux plus sceptiques que les privilèges intellectuels ne sont pas l’alpha et l’oméga de la rémunération des talents et des innovations.


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  • Bonjour
    La propriété c’est le vol.
    Je doute de votre libéralisme lol
    Un liberal pas de gauche

    • C’est sur que quand on enlève des mots, c’est facile de faire dire ce qu’on veut à l’auteur. « La propriété intellectuelle [un droit artificiel créé par l’Etat et qui relève purement du droit positif] c’est le vol », c’est déjà plus libéral.

  • Je vois dans la rémunération de la création intellectuelle telle qu’elle se fait aujourd’hui l’expression d’un gros problème de confiance. Le créateur veut faire payer le spectateur à l’entrée plutôt qu’à la sortie, lui faire acheter chat en poche, parce qu’il croit que l’autre, si on lui laisse le choix, ne le paiera pas. Il faut reconnaître aussi que le spectateur abuse facilement en oubliant de verser sa contribution après si on ne la lui demande pas avant, même quand il a été satisfait. La disparition de la pratique de donner un pourboire, une libéralité dit-on aussi parfois, tient de la même évolution. Il est grand temps de ramener la paiement de la création à une honnête manifestation d’appréciation, et non à l’achat d’un bien de consommation. Pourquoi n’achèterait-on pas un livre au coût de fabrication, et ne verserait-on pas soi-même les droits d’auteur en fonction du plaisir qu’on aura pris à la lecture ? Après tout, c’est bien un peu comme ça que fonctionne Contrepoints !

    • Parce que la science économique nous enseigne qu’il existe ce que l’on nomme des « passagers clandestins » (free rider) qui vont regarder le film, écouter la musique ou lire le livre et ne vont pas payer. Et tout cela c’est un manque à gagner pour l’auteur.

      • Et combien parmi ces free rider n’auraient pas regarder le film, écouter cette musique et lu ce livre s’il n’avait pas été disponible gratuitement ? A votre avis qui gagne à la fin ? Ce son les producteurs d’œuvres culturelles qui voient mécaniquement leur public s’agrandir.

        Eh puis comme indiqué, c’est aussi à eux de trouver d’autres moyens de rémunération que le simple achat d’un support physique ou dématérialisé. Les musiciens ont les concerts et c’est souvent là qu’ils gagnent le plus.

  • Encore une fois, un article qui se base quasi exclusivement sur une réflexion philosophique par nature limitée à l’intelligence de son auteur. Non pas que son auteur soit bête (il ne l’est pas) mais que sa connaissance concrète du milieu qu’il prétend analyser est à l’évidence, limitée.

    Je ne connais pas spécialement le milieu de la création artistique donc je ne vais pas m’étendre sur le sujet. D’autres le feront mieux que moi. On ne peut décemment pas parler de quelque chose qu’on ne connaît pas, à partir d’une simple matrice à idées…

    En revanche, s’agissant du milieu de la production industrielle, du droit des brevets et du droit des marques, je me permets de relever une idiotie : les contrefacteurs ne seraient pas capables de copier un produit « instantanément »…A l’heure où nous parlons, il n’y a plus besoin de reverse engineering pour pouvoir copier un produit hein..L’avantage compétitif (en gros, l’avance) du premier suffirait à le rémunérer…C’est du grand n’importe quoi quand l’avance correspond à la release (et encore, à condition de n’avoir pas teasé avant). Et même sans teasing, l’auteur a-t-il entendu parler d’espionnage industriel ? Et encore une fois il ne s’agit que de l’aspect « brevets » de la chose. Quid du droit des marques ? Encore une fois on nage dans l’amateurisme le plus total. L’auteur a-t-il déjà travaillé dans le commerce ?

    Il me semble qu’une grande partie des commentaires liés à son dernier article lui reprochait de ne rien dire de la volonté évidente des contrefacteurs d’induire en erreur le consommateur. Là encore il n’en est pas question. Ne pas protéger la propriété des créateurs n’a rien de libéral. On nage dans le collectivisme le plus total et il suffit de lire le dernier paragraphe de l’article pour s’en convaincre…Enfin, à moins de vivre dans un autre monde (celui des livres d’école ?) l’Etat a un rôle à jouer pour un bon paquet de temps encore ! Défendre la liberté et la propriété (les droits naturels) en fait à l’évidence partie ! La réflexion de l’auteur ne tient (très abstraitement) que si l’Etat n’existe pas ou plus puisque de son point de vue, tout ce qui émane de l’Etat n’est que privilèges…L’Etat n’est pas le mal absolu. Il l’est lorsqu’il est trop gros, trop puissant, trop corrompu. Un Etat limité à la bonne et due protection de la liberté et de la propriété n’est pas le mal absolu.

    Je pense que l’auteur est un bon philosophe, mais qu’il est trop jeune et trop inexpérimenté pour pouvoir se positionner sur le sujet de manière cohérente. L’auteur récite son dogme d’anarchiste de gauche mais comme tout dogme, il est limité. Lorsque les contre-arguments concrets arrivent, il n’y a d’autre solution que de répéter le dogme, inlassablement, en espérant qu’un jour, des solutions arrivent toutes seules. Et bien non, dans la réalité ça ne se passe comme ça. En attendant que le marché réagisse (s’il réagit), il y a des fermetures d’entreprises et des gens qui avaient investi se trouvent volés de leur propriété.

    Quant à invoquer l’histoire lointaine pour expliquer qu’on peut très bien vivre sans propriété intellectuelle, c’est juste drôle :
    -le rythme des innovations était vraiment plus que faiblard jusqu’à la révolution industrielle (peut-on y voir un lien ?)
    -le libre échange n’existait pas
    -la mondialisation non plus
    -l’Etat de droit non plus
    Revenons donc au Moyen Age !

    • Une peu de demi-mauvaise foi. D’où vient la valeur d’une marque ? Celle qui fait que je suis prêt à payer. S’agit-il de frais de développement de ses produits pour satisfaire toujours mieux ses clients et accumuler ainsi un précieux capital confiance ? Ou de dépenses marketing uniquement destinées à développer la notoriété, l’image de marque, à grand renfort de stars grassement payées par exemple ?

      La différence c’est que, dans le premier cas, si j’achète un faux, c’est moi qui suis trompé.

      • Créez une entreprise avec un produit innovant puis quand un concurrent aura copié vos produits et mis votre nom dessus en les vendant moins chers (vu qu’il aura juste a profitez de vos efforts sans bourse déliée) revenez nous voir avec votre compte de résultats avant et après l’installation de ce concurrent et puis on vous expliquera à nouveau.

        • Pff quand j’achète une rolex à 50 € je sais parfaitement que c’est une fausse et Rolex n’a rien perdu car je n’aurais jamais acheté une montre à 40 000 €. Ceux qui ont les moyens d’acheter une vrai Rolex n’achète pas de copie.
          Maintenant vendre un produit X en le faisant passer pour une produit Y c’est tout simplement de la tromperie et doit être condamné. Pas besoin de l’intervention de l’état pour ça, la justice est tout à fait suffisante.

          • Oui Adèle tu mélanges tout. Vendre sous le nom d’un autre c’est de la tromperie.

            @ Khemas : la copie pure et dure ne mène pas au succès. Ca prouve bien que le premier entrant a un avantage etr qu’il le conserve. Melitta existe toujours alors que son filtre à café d’origine (1908) n’est plus utilisé et c’est l’innovation premanente qui lui a permis de se maintenir.

            Et c’est bien parce que copier ce n’est pas si facile, il faudrait pouvoir aussi copier les méthodes de fabrication, la métallurgie, etc… On le voit aussi au niveau de ces start-up qui sont rachetés des milliards de dollars et à un niveau plus hexagonale blablacar : s’il fallait copier ça couterait moins cher et rien n’est breveté et pourtant la boîte passe de main en main et c’est qu’il y a aussi un savoir faire qui lui est tellement difficile à copier que certains préfèrent acquérir la boîte directement.

            Si la copie était si facile il y aurait un fabricant chinois de 1er rang mondial dans les réacteurs d’avion. Un réacteur c’est physiquement copiable et pourtant il n’y en a pas même si le nouvel entrant n’aurait à entendre certains aucun besoin de R&D : pensez donc au prix de vente que pourrait avoir celui qui n’aurait pas eu à supporter 100Mds de coût de développement… et pourtant ça n’existe pas.

            • Vous nous citez quelques exemples de success story, mais pour combien d’entreprises innovantes ayant fermé ? Vous nous parlez de produits extrêmement complexes, mais la propriété intellectuelle n’est pas censée que protéger les plus gros. Vous nous parlez de brevets, je vous parle de propriété intellectuelle au sens large, y compris la contrefaçon qui, si on suit la logique de l’auteur, peut être légitimée, la marque et son éventuelle image difficilement acquise faisant partie de la catégorie des biens immatériels.
              La propriété est un tout. On ne peut pas toucher à l’un des éléments sans fragiliser l’ensemble. Ce n’est pas parce que certaines entreprises ayant subi d’énormes préjudices s’en sont, malgré tout, sorties, que le préjudice est en soi acceptable…
              Comme je vois la chose, l’auteur est en train de mettre un ver dans le fruit. La proximité de son « mouvement » avec le socialisme n’y est sans doute pas étrangère.

              • Oui certes pour l’auteur, mais oublions l’auteur…

                Bien noté que les brevets – selon vos dires – n’auraient pas permis de sauvegarder des entreprises innovantes, rhoooo…

                Une étude INSEE qui vaut ce qu’elle vaut mais qui a le mérite d’avoir étudié le coût de l’imitation aussi bien financier qu’en temps ainsi que le temps de propagation de l’information dans divers secteurs mais aussi de mettre en exergue que publier un brevet c’est informer ses concurrents et affecter des dépenses en documentation et en juridique, dépenses qui seraient plus productives en R&D ou marketing.

                https://www.epsilon.insee.fr/jspui/bitstream/1/21019/1/estat_1994_275_8.pdf

                • Vous ne comprenez pas et confondez deux notions de droit :

                  -les brevets et leur défense coûtent un bras que ne peuvent pas se permettre un tas d’entreprises pourtant innovantes. Les brevets sont souvent déposés par de grosses structures pour des produits ayant eu des budgets RD extrêmement importants. Ces budgets justifiant alors le dépôt de brevet. Pour simplifier beaucoup, le brevet n’est un outil intéressant que pour les grosses entreprises ou en tout cas, les entreprises ayant levé beaucoup d’argent pour leur projet.

                  -La marque, le logo, les dessins n’ont besoin que d’être déposés. C’est l’outil de prédilection pour une entreprise (petite, moyenne ou grosse) qui cherche à se protéger des contrefaçons pures et dures (marque, logo), ou des produits tellement proches qu’on pourrait les qualifier de copies 1/1 (dessins identiques).

                  Que ce soit en matière de brevets ou de marque, la Chine fait ce que bon lui semble, avec des moyens de copie de plus en plus élaboré (imprimantes 3D high tech permettant de copier instantanément à peu près n’importe quoi par exemple). Elle s’évite ainsi tout le travail de design, de conception, de RD. Elle s’arroge des droits sur des produits finis pour un coût proche de zéro. C’est catastrophique.

                  Alors non, la solution n’est pas de baisser les bras face à ce constat, parce que dès lors, à terme, il n’y a pas de compétitivité possible dans les pays où la main d’oeuvre est chère, mais de forcer la Chine et les pays producteurs de contrefaçons à reconnaître ces droits, dans le cadre d’accords internationaux.

                  Alors oui, la dernière défense pour les entreprises innovantes, en France et en attendant, c’est que l’Etat fasse l’un des seuls trucs pour lequel il est utile et défende notre propriété intellectuelle au moins sur le territoire, en empêchant les contrefaçons et autres copies 1/1 d’entrer. Il y a vraiment du boulot pour la DGDDI et la DGCCRF…Malheureusement, au lieu de dégraisser l’EN, les CT, la DGFIP et les milliers d’autres endroits peuplés de fonctionnaires inutiles, l’Etat dégraisse ce type de directions, alors qu’il s’agit d’attributions régaliennes par nature.

                  Avec une telle philosophie, qui je l’espère ne se généralisera pas, j’ai bien peur qu’un jour, plus rien ne soit ni produit, ni imaginé en France, au plus grand bénéfice d’autres pays actifs en terme d’innovation…

                  • Khemas, bien avant leur défense, les brevets coûtent un bras en temps et en argent.

                    Je ne confonds pas des notions de droit, c’est une partie de mon métier… ou alors il faut que je raccroche les gants. Brevets ou modèles, c’est de l’imitation, et pure et dure dans certains cas, d’inspiration dans d’autres.

                    Lol pour le plus d’état… pour faire respecter des privilèges… on sait comment ça finit.

                • « dépenses qui seraient plus productives en R&D ou marketing. » …. ah mais dans votre système sans propriété intellectuelle de toute façon se serait vite vu, commeil n’y aurait plus de revenus (puisque plus de licence et copie possible par concurrents) il y aurait plus d’argent à dépenser en R&D ou marketing…

                • Quant à votre étude, elle a plus de 20 ans ! Et porte sur des périodes encore plus lointaines. Croyez-moi, les méthodes ont fortement évolué. Il est à la fois extrêmement plus rapide et moins coûteux de copier qu’avant…

                  Sincèrement, renseignez-vous sur l’évolution des imprimantes 3D industrielles (je ne parle pas des joujoux grand public).

                  • Bah si cette étude te plaît pas, trouves-en une autre qui la contredit puisque c’est à celui qui conteste de prouver.

                    Et les imprimantes 3D, faut demander à l’état de les interdire ? Vivez avec votre temps svp.
                    Y a des moments faut faire un reset dans votre logiciel et faire un upgrade.

          • Certes, mais si vous êtes non pas Rolex, mais au contraire le fabricant de montres innovant, mais petit et fragile, et que c’est Rolex qui vous pique votre innovation ?

            • @Dominique
              « Certes, mais si vous êtes non pas Rolex, mais au contraire le fabricant de montres innovant, mais petit et fragile, et que c’est Rolex qui vous pique votre innovation ? »

              Dans ce cas Rolex n’existe plus depuis longtemps.

              Sinon ce n’est pas le même marché donc la même clientèle et le luxe ne se caractérise pas par l’innovation mais par les matériaux et le snobisme.

      • Je dirais que c’est un ensemble de choses dont font partie tout ce que vous citez, avec effectivement une importance évidente du marketing qui est en soi un investissement lourd, très risqué, indispensable. On aime ou on n’aime pas mais le fait est qu’un budget marketing est obligatoire dans un plan commercial, ou alors on ne commercialise rien à grande échelle. Le monde est ainsi. Les stars, on va dire que 1% d’énormes entreprises peuvent se les payer. Ce n’est donc pas représentatif de la dépense marketing moyenne.

        Ce qui me dérange dans votre raisonnement, c’est que vous êtes en train de juger de ce qu’est un « bon » investissement et que vous ne reconnaissez pas au consommateur final la capacité de juger de ce qui est bon pour lui.

        • Moi je fais ça ? C’est autant hors de mon pouvoir que de mes intentions. D’ailleurs quand le consommateur final n’a pas envie de payer le triple pour une qualité qui ne le vaut pas à ses yeux, il achète une copie. C’est sa manière de faire une quenelle à ceux qui le prennent pour un pigeon.

          • Ca, c’est que fait le consommateur incohérent, qui reconnaît l’image de marque du produit mais ne veut pas en payer le prix. Ce que fait le consommateur intelligent qui ne reconnaît pas que l’image de marque d’un produit justifie son prix, c’est de ne pas acheter ou acheter autre chose. En tout cas pas une contrefaçon.

            • Vous appuyez exactement au bon endroit ;).

            • Tout ce que vous voulez mais maintenant c’est vous, cher ami, qui jugez ce pauvre consommateur.

              • Je ne vois pas où vous voulez en venir (certainement loin, loin)…

                Quand vous dites que dans un cas vous vous êtes trompé (quand la marque a construit son image sur des critères donnés pour acceptables) et dans l’autre c’est la marque qui vous trompe (quand elle abuse de marketing), d’une part cela veut dire que la liberté de choix du consommateur n’est pas totale dans le deuxième cas, et que ça justifierait la violation des droits de propriété du producteur (le marketing relevant d’une forme de coercition mentale que vous discernez mais d’autres pas) et d’autre part cela veut dire que certains consommateurs, plus bêtes, ayant besoin d’une éducation à l’achat mais dont vous ne faites certainement pas partie, auraient besoin d’un marché parallèle constitué de contrefaçons reflétant la valeur réelle d’un produit.

                Vous franchissez là une barrière qui sépare de manière assez évidente le libéralisme du socialisme.

                • Khemas

                  Effectivement ce n’est pas le prix qui doit déterminer le droit de copier ou pas mais il n’y a pas besoin de légiférer, c’est le marché qui s’en charge. L’Oréal sait qu’il doit maintenir le prix de ses produits courants à un maximum de 30% au dessus des autres mais pas plus, sinon les consommateurs vont le fuir, certes pas pour des produits contrefaits mais des produits moins chers par rapport au résultat escompté.

                  Usuellement si un producteur met des prix trop élevés ça justifie l’arrivée d’un nouvel entrant pour partager la manne mais c’est impossible légalement s’il y a une protection intellectuelle et donc ça justifie doublement la contrefaçon. Tout le monde convient que la victime de la contrefaçon est le client… et c’est ce qui arriverait si on me vendait des chips machin-trucs sous le nom de Pringles et que c’en est pas. Mais quand ce client achète une Rolex ou un sac Longchamp 50E ce client n’est pas une victime.

                  Quant au fabricant qui serait victime de la contrefaçon, tout au plus cherche-t-il à éviter que 50% de la population se balade avec une Rolex au poignet car c’est – entre autres – la rareté qui fait le prix.

                  L’AppleStore a eu du succès en mettant la chanson à moins d’$1. A ce prix là, disons que la moitié des gens ne veulent pas se casser la tête à copier et que ça valide le modèle économique.

                  • Les victimes de la contrefaçon sont par ordre d’importance :

                    – le producteur : manque à gagner et perte de confiance dans la marque
                    -son réseau de distribution : perte de confiance dans la marque et baisse de l’intérêt marginal à référencer le produit face à un autre produit mieux protégé.
                    -le consommateur final, que je place en dernier parce que dans de nombreux cas, il sait très bien qu’il achète une contrefaçon. C’est même de plus en plus courant, car malgré tout, les articles de ce type font des émules et la mauvaise foi n’a plus de limites.

                    Pour le reste rien ne légitime la contrefaçon et vous vous contredisez entre le premier et le deuxième paragraphe (ou alors y’a un truc que je ne pige pas). Qu’un produit protégé soit trop cher et le concurrent n’a qu’à innover à son tour. Les produits ont la valeur que les gens lui donnent. Si les gens ne veulent pas acheter à un prix donné, qu’ils n’achètent pas mais par pitié, arrêtez de nous dire qu’il n’y a pas d’autre solution que la contrefaçon. Des solutions, il en existe plein. Vendre autre chose, innover à son tour, changer la donne, appuyer sur d’autres récepteurs marketing, etc etc. Les marketeurs (dont je ne suis pas) ont une imagination débordante en la matière !
                    Comme vous le dites bien, le marché s’autorégule et les marques savent à peu prêt jusqu’où elles peuvent aller sans que les consommateurs aillent voir ailleurs. Nul besoin de légitimer le vol pour ça.

                    • Vous prenez trop à coeur le sujet. Je ne défends pas la contrefaçon, je l’explique. Justifier n’est pas légitimer.

                      Je me suis acheté il y a 2 ans pour $260 dans un magasin d’aéroport une valise de cabine Longchamp parce qu’elle était pratique et que je pense que c’est de la bonne qualité par rapport à l’usage que j’en fais. Ca ne me serait pas venu à l’idée d’acheter une contrefaçon mais ça pourrait en être une, je ne suis pas un spécialiste mais le prix est équivalent dans la boutique Longchamp sur internet (225E).

                      Pour moi la 1ère victime est le client et c’est ce qui nous différencie. C’est quand même fort de café de dire que si je me fais avoir, la victime sera le fabricant, puis le revendeur ! Surtout que je saurai à un moment ou à un autre que je me suis fait avoir et que je n’irai donc pas faire porter la responsabilité de la mauvaise qualité d’un produit de contrefaçon au fabricant propriétaire de la marque qui n’y est pour rien.

                      Quand je dis que la contrefaçon se justifie ça ne veut pas dire que je l’approuve : on peut comprendre, concevoir quelque chose sans pour autant en être un adepte : je conçois que l’on puisse être homo ou <socialiste, euh… non, pas socialiste…

                      La justification de la contrefaçon est exactement la même que celle de la contrebande.

                      La contrefaçon est la rançon du succès et participe à l’aura de la marque. Une marque non contrefaite… hum ! Le problème est de marquer le produit avec la marque d’origine, c’est de l’escroquerie, sinon ça reste de l’imitation.

                    • @gameover
                      « je n’irai donc pas faire porter la responsabilité de la mauvaise qualité d’un produit de contrefaçon au fabricant propriétaire de la marque qui n’y est pour rien. »

                      Ouf. Il manquerait plus que ça.

                      Vous devriez allez militer dans une association de consommateurs ils sont comme vous : contre la propriété intellectuelle et veulent mettre en place un truc bien collectiviste : la licence légale. Régalez vous: http://www.quechoisir.org/document/loi-creation-et-internet.pdf c’est ça le futur qui nous pend au nez avec toute ces débilités anti-propriété intellectuelle. La france quoi… le pays où on est libéral quand on lutte contre la propriété intellectuelle et quand on s’assois sur le travail d’autrui.

                    • Effectivement je prends le sujet à coeur, étant donné que j’y ai affaire tous les jours et que je comprends très bien à quoi peut aboutir une prose comme celle de l’auteur. J’avoue que voir une partie de mes concitoyens prendre fait et cause pour quelque chose qui, au fond, est indéfendable, ça me révulse. Surtout quand ça repose sur des considérations philosophiques peut être cohérentes très abstraitement, mais à condition de vivre dans un Monde alternatif, n’attendant que ça. L’économie réelle (pour reprendre un terme à la mode sans la même connotation idiote) ce n’est pas ça.

                      On demande aux entreprises d’innover (puisque délocaliser est très mal perçu) mais en même temps, on se dit que si ce type d’idéologie se généralise, qu’est ce qui nous restera ? Et bien moi je vous le dis. C’est l’expatriation, ce que bon nombre de gens que je connais ont choisi ou envisage sérieusement de faire. La production made in France n’étant plus qu’un argument marketing, si le reste disparaît, je vous le demande, qu’est ce qui reste ?

                      Croyez-moi, il y a peu de chances qu’une valise de cabine Longchamp achetée dans un aéroport soit une contrefaçon. Les circuits par lesquels passent les contrefaçons sont des circuits bien spécifiques et débouchant sur un type particulier de consommateur. Le plus souvent le consommateur est au courant. Ce n’est pas représentatif. La plupart des contrefaçons sont vendues en temps que telles. On vend la reconnaissance et l’imaginaire de la marque au coût de production en visant des gens qui n’auraient pas les moyens de s’offrir le produit original.

                      J’ai souvent entendu ce type d’arguments : la contrefaçon popularise la marque, renforce son aura…
                      Là encore croyez-moi, aucun producteur ne souhaite se faire copier. L’effet sur le réseau de distribution est dévastateur et le préjudice est faramineux…D’autre part, comme quelqu’un l’a dit, les stratégies de développement commercial de bon nombre de marques repose sur la stimulation de la demande (marketing, community management, etc) mais la maîtrise de l’offre, pour entretenir la rareté, qui participe à la valeur et à l’image de marque. C’est le droit le plus strict du producteur. Le contrefacteur ne fait pas que voler le produit du producteur. Il vient aussi détruire son plan commercial et bénéficie de la RD, du marketing d’un autre. C’est un vrai freerider…

                    • @Khemas la mentalité de ce pays est effectivement devenue inquiétante.

                    • Effectivement, c’est assez flippant…On est pas encore tous morts mais des histoires pareilles y contribuent. Heureusement, un jour l’auteur bossera…Peut-être même qu’il devra faire autre chose que d’écrire des trucs abstraits..Et avec un peu de chance il pourra mettre ses idées à l’épreuve de la réalité. Et alors il rejoindra le camp des « conservateurs ». En toute bonne foi socialiste bien entendu.

                    • Adèle dit « Ouf. Il manquerait plus que ça. »

                      Cette remarque sur la resposnsabilité de la mauvaise qualité éventuelle de la contrefaçon n’avait que pour but de dire que le fabricant dépositaire du modèle imité ne subissait aucune détérioration de son image et on peut d’ailleurs se rendre compte que ce n’est pas le cas.

                      Economiquement, pas plus car l’acheteur de la Rolex a 50E ne l’aurait pas acheté 30,000E.

                      Personne ne dit qu’Adidas, Gucci ou Rolex c’est de la m…. donc il n’y a pas atteinte à l’image.
                      Si les fabricants font semblant de lutter contre la contrefaçon c’est juste pour que l’on voit un bulldozer écraser des centaines de montres… ce qui renforce la marque. Tout cela est piloté par le service marketing (véridique) et on convoque les caméras et les photographes.

                    • Le rétablissement de la confiance dans la marque est primordial. J’espère pour votre entreprise que vous n’avez pas de position stratégique car vous semblez assez peu au fait des impératifs commerciaux de base.

                      Au delà de ça, si vraiment la contrefaçon ne nuisait pas au producteur, croyez vous vraiment qu’ils perdraient leur temps et leur argent à protéger leurs oeuvres, à déclencher des alertes contrefaçons, à essayer de rétablir la confiance dans le réseau de distribution ? Vous croyez vraiment à ce que vous dites lorsque vous énoncez que la contrefaçon est une sorte d’hommage au producteur ?!

                      Comme l’auteur, vous parlez à l’évidence de ce que vous ne connaissez pas, à sortir des études vieilles de plus de 20 ans alors que la contrefaçon est en plein boom, qu’elle bénéficie à plein des dernières technologies, et que derrière, c’est l’un des piliers du libéralisme qui est menacé. Le manque à gagner du à la contrefaçon est colossal et vous êtes d’une mauvaise foi sans pareil, à vous contredire de post en post. A un moment vous ne défendez pas la contrefaçon, et après si. On a vraiment du mal à vous suivre…

                    • @ Khemas

                      Ce n’est pas une perte de temps que de traquer la contrefaçon pour ces marques car il arrive même que la contrefaçon arrive jusque dans les réseaux de distribution : il y a eu des précédents dans les parfums et les sacs. Il faut garder la confiance du consommateur, un peu comme Microsoft qui met une étiquette hologramme sur ses CD ou les ordis pré-installés : si vous venez chez nous vous êtes sûrs d’acheter l’original. Ca renforce le réseau de distribution officiel et dans ce sens je trouve que leur restriction à vendre à leur réseau uniquement est fondée.

                      Un pilier du libéralisme est menacé… on dirait du Valls !

                      Pour qu’il soit menacé il faudrait que le libéralisme ne soit pas 6 pieds sous terre depuis plus d’un siècle, on ne menace pas un mort ou presque.

          • Ca, c’est que fait le consommateur incohérent, qui reconnaît l’image de marque du produit mais ne veut pas en payer le prix. Ce que fait le consommateur intelligent qui ne reconnaît pas que l’image de marque d’un produit justifie son prix, c’est de ne pas acheter ou acheter autre chose.Rien ne justifie la vente ou l’achat d’une contrefaçon ou d’une « copie » (sans le consentement du créateur) hormis la volonté de s’accaparer une partie de la propriété de ce créateur.

            Après, vous pouvez le tourner dans tous les sens, mais il me semble que le commentaire qui précède prétend définir ce qu’est un investissement méritant une pleine propriété, le marketing outrancier n’en faisant pas partie (par exemple lorsque des stars sont employées). Si je vous suis bien, certaines marques, lorsqu’elles agissent selon un modus operandi que vous jugez conforme à une éthique à définir, pourraient perdre leur droits et d’autres, non…C’est assez étrange comme raisonnement. En tout cas ça n’a rien de libéral.

        • Une différence notable existe entre les artistes et de nombreux scientifiques. Bien souvent, ces derniers sont employés par un contrat de travail et il arrive que ce contrat prévoit que toute découverte réalisée dans le cadre de ce contrat de travail sera d’office la propriété de l’employeur (j’ai systématiquement eu cette clause dans mes contrats de travail). Par cette clause, ce dernier s’arroge d’emblée la propriété de toute découverte réalisée par ses employées, même si la découverte tient du hasard. Les scientifiques revendent à l’avance leur capacité intellectuelle à un prix fixe. Les artistes font l’inverse, ils créent gratuitement puis s’associent à un promoteur.

          Pour revenir à la discussion sur la protection des découvertes, on peut quand-même relever que le dépôt de brevet n’est pas la panacée. En effet, déposer un brevet revient à publier urbi et orbi les détails de votre découverte bien avant qu’elle ne soit mise en production. C’est le meilleur moyen de servir les contrefacteurs sur un plateau.

          • « C’est le meilleur moyen de servir les contrefacteurs sur un plateau. »

            Oui, ou de faire peur aux nouveaux entrants quand on sait que 99% des brevets ne soutiennent pas la nouveauté ou l’antériorité mais qu’il vous faudra quelques millions de dollars pour le prouver.

            • 99% des brevets ne remplissent pas l’exigence de nouveauté ! Quel scoop. J’ai hâte de lire l’étude.

              • Adèle… preuve que tu ne connais rien au domaine mais qu’il faut absolument que tu nous fasses part de ton opinion… ce qui est ton droit bien sûr….

                Un truc qui aurait dû te mettre la puce à l’oreille c’est que seul 45 à 50% des « maintenance fees » sont versées à l’USPTO pour la 3ème période…. ce qui veut dire que déjà plus de la moitié des brevets n’ont plus aucune valeur pour leurs possesseurs ! (en 2012 c’était 60% mais c’est uniquement dû au fait que le tarif allait augmenter de 54% et qu’on peut anticiper son versement de 6 mois)

                Sinon il y a aussi des études du genre de Schoenmakers Duysters 2010 qui eux considèrent que c’est presque 100%.

                • Les frais de brevets ne sont pas payés effectivement quand l’invention ne dégage pas des revenus supérieurs aux frais de brevet.

                  Rien d’étonnant dans le fait que toute invention n’a pas nécessairement un marché.

                  Tout le monde le sait. Il ne suffit pas d’être inventeur pour être riche. Il faut des clients qui payent pour dégager une marge.

                  • Et un raisonnement équivalent aurait dû te conduire à dire que tu peux bloquer un marché si tu as les moyens mais curieusement tu as choisi l’autre supposée de l’alternative.

    • « On ne peut décemment pas parler de quelque chose qu’on ne connaît pas, à partir d’une simple matrice à idées »
      Bien sur qu’on peut le faire er heureusement encore sinon comment expliquer que l’on donne autant de pouvoir à l’état alors que celui ci n’a aucune espèces d’expérience de chacune des vies citoyens du pays qu’il est chargé d’administré. L’action politique est toute entière basé sur l’application de principes généraux s’appliquant à des cas particuliers.
      D’ailleurs une grande part des problème de la société actuelle réside dans cette volonté d’expertise à tout les étages. Les lois, le droit se doivent d’être simple et compréhensif pour tous et de faire appel des notions universelles sinon il est évident que nous entrerons (nous y sommes déjà) dans la dictature des experts et des technocrates qui sous prétexte de complexité s’arrogeront tous les pouvoirs.
      Il est essentiel de retourner au fondamentaux au contraire.
      Qu’est ce que le vole? c’est privé une personne d’un bien donc une idée ne peut être volé, copier n’est pas un vole non plus.
      Ai je besoin d’utiliser la force pour exercer mon activité? si oui alors celle ci est illégitime donc la possession de brevet et la propriétés intellectuelle est illégitime.
      Si définir un vole ou la légitimité d’une action réclame 3000 pages de réglementation alors à coup sur on peut dire que cette « définition » ne sers qu’a rendre légitime ce qui ne l’est pas.
      Pas besoin d’être un expert en meurtre ou en torture pour savoir que tuer ou torturer est condamnable

      • Laurent,

        Je suis d’accord avec vous, les lois ont besoin d’avoir une portée générale pour être acceptables. Elles doivent être simples et compréhensibles par chacun dans l’idéal. Garantir la propriété, cela me semble suffisamment simple et universel, pas vous ?

        Pour le reste, à vouloir faire simple, vous faites simpliste. La propriété intellectuelle ce n’est pas que des idées qui volent, planent et atterrissent où bon leur semble. C’est la défense d’un droit naturel à disposer des fruits de son travail (temps passé à la développé, investissement en argent dans la RD, etc etc). Les investissements ne sont pas aussi directs que dans le cas de l’accès à la propriété classique mais le raisonnement est le même.

        Nous ne sommes pas en train de voter une loi mais en plein débat d’idées. Donc si je vous suis bien, pour débattre d’idées, pas besoin d’expertise ? Mieux, il vaut mieux n’avoir expertise en la matière ?

  • Cher Ferghane,

    Ce qui vous avez été reproché c’est l’amalgame que vous faisiez entre protection des idées et propriété intellectuelle, étant entendu, que cette dernière ne protège pas les idées.

    « Sur le fait que la propriété intellectuelle ne peut pas revêtir la même légitimité que la propriété privée ».

    Vous faite de nouveau un amalgame en mettant sur le même plan la propriété classique au sens de l’article 544 du code civil et la propriété intellectuelle. Les droits d’auteur sont des droits exclusifs. Ce n’est pas de la propriété au sens du code civil. Votre raisonnement est biaisé.

    De même, il est est complètement faux que de dire que la propriété serait fondée sur l’exclusivité. Que dire des servitudes ? De passage, de vue, de puisage, de désenclavement, etc.. Ne suis plus propriétaire si ma propriété est grevée d’une servitude ? Bien sur que non. La notion de propriété ne cesse donc pas d’exister lorsqu’elle n’est plus exclusive, si vous remontez au droit romain vous verrez que la propriété a toujours été grevée de servitude et donc que la notion d’exclusivité est une sorte de hoax juridique . Votre raisonnement appel donc moultes réserves.

    Ensuite je vous invite à lire les travaux de John Locke. Ce dernier a théoriser l’existence d’un droit naturel à s’approprier les fruits de son travail. La démonstration de ce libéral notoire est claire et connue de tous inutile de s’y appesantir. Je pense qu’il est donc hasardeux de parler de légitimité de la propriété intellectuelle sans évoquer ces travaux fondateurs et le cas échéant être en mesure de les invalider.

    Prenez connaissance de cette petite vidéo et de ce qui est dit sur la propriété. C’est la théorie de locke. https://www.youtube.com/watch?v=muHg86Mys7I .

    Votre article est anti-libéral au plus haut point. Je vous assure que vous n’êtes pas dans la philosophie libérale.

    Mon temps, ma liberté, mes efforts/talent = droit naturel de propriété.

    Par ailleurs, vous seriez propriétaire d’une autoroute et décideriez de mettre un péage pour rentrer dans vos investissements je pourrai vous répondre, si je suis votre logique, que je n’ai pas a payer car que je roule dessus ou pas pour vous ça ne change rien. Je ne vous dépossède de rien à roulant sans payer au péage.

    Idem pour un logement que vous refusez d’occuper ou de louer. je pourrai m’y installer car je ne vous déposséderai de rien.

    On peut aller très loin avec vos raisonnements collectivistes.

    La seule chose finalement dont je vous priverai dans le cas de la route ou de l’immeuble c’est de revenus (ticket de péage ou loyer).

    Idem en droit d’auteur.

    Certes en copiant vous ne privez pas l’auteur de son usus mais vous le privez de son fructus et aussi dans une certaine manière de son abusus. Vous le privez des fruits de son travail et attaquez le libéralisme de front. 



    Vous dites qu’il n’y a pas de lien entre la production intellectuelle et la propriété intellectuelle. Avez-vous des études ?

    La mise en place du système des brevets par exemple est directement corrélée avec la révolution industrielle et l’accélération du progrès depuis 200 ans à une vitesse qui est sans équivalent dans l’histoire des civilisations. L’URSS a tenté de mettre en place une propriété intellectuelle «collectiviste ». Résultat ce pays autrefois puissance technologique a décroché. Les pays-bas avait tentés de supprimer le brevet ils y sont vite revenus après la catastrophe que cela a failli produire.

    Voici la vérité des faits. Les pays qui déposent le plus de brevets sont les plus riches de la planète.Les pays où les droits d’auteur sont les mieux respectés sont ceux qui ont la plus riche production dans ce domaine.N’inversez pas la réalité. Ce ne sont pas les pays sans système de brevet et droit d’auteur qui aujourd’hui innovent et créés le plus.

    La fin de votre article est drôle. Un petit coté « Le monde est mon village ».

    Amitiés libérales.

    • Répétez encore plus souvent que vous êtes libérale, peut être qu’on vous croira

    • « Mon temps, ma liberté, mes efforts/talent = droit naturel de propriété. »

      Donc une prostituée a le droit de faire son travail comme elle l’entend. Ravi de voir que nous sommes d’accords.

      Vous avez cru que le libéralisme était un espèce d’étalage où on pouvait prendre ce que l’on voulez. Et c’est bien pour cela que vous n’êtes pas libérale pour un franc.

      • Je me suis déjà expliquée sur la notion du consentement lorsqu’il s’agit de vendre son corps. Je vous renvoi au débats des libéraux sur l’esclavage volontaire. Il y a débats chez les libéraux . Sachez le au moins.

        • Je vous avez répondu. Et j’attends toujours votre réponse.

          La prostituée n’est pas vendre son corps, c’est le louer. Exactement comme le manoeuvre sur un chantier ou le balayeur de rue. Donc à moins de considérer tout travail comme un esclavage volontaire : votre argument ne vaut pas tripette.

          Sachez le : http://www.wikiberal.org/wiki/Prostitution

          • Louer ou vendre excusez moi mais la nuance est subtile. Dans les deux cas c’est un acte de disposition sur un corps assimilé à une marchandise.

            Ce n’est pas comme le manoeuvre justement. Car ce que met à disposition le manoeuvre c’est sa force de travail, la prostituée elle elle met à disposition son corps en tant que tel. Elle peut certes en faire un travail mais l’objet de la « prestation » c’est le corps en tant que tel ce qui soulève des problèmes d’éthique et liberté complexe à démélér.

            Je ne dis pas que l’une ou l’autre de nous à raison. Je dis que c’est plus complexe qu’il n’y parait et que votre haine du féminisme ne doit pas vous conduire à un aveuglement libéral sur ces sujets.

            • Le corps de la prostituée n’est pas plus assimilable à une marchandise que le corps du manoeuvre ne l’est. Sauf pour celles et ceux qui vivent par le dogme du féminisme totalitaire.

              La prostituée comme le manoeuvre met à disposition de son employeur son corps et sa force de travail. La nature du travail est intrinsèquement la même. Dans les deux cas, on a des individus qui effectuent une tâche physique sans nécessité intellectuelle. Cela est à rapprocher du travail à la chaine qui loue son corps pour qu’il soit utilisé tel un robot. Le travail à la chaine doit il être interdit ?

              La seule problématique éthique soulevée par vos interventions est celle de savoir qui vous pensez être pour tenter de limiter le droit d’autrui à agir selon son gré alors que ses actions ne lèsent aucunement votre propre liberté.

              Ma défiance vis-à-vis du féminisme totalitaire est à rapprocher de celle que j’ai envers les extrémistes religieux de tous poils et autres collectivistes. Vision que je partage avec tous les libéraux.

        • La/le prostitué(e) vend son corps ? Pourquoi l’a-t-il/elle donc encore après une prestation ?

          Adele, tu fais honneur à Audiard.

    • Depuis quand corrélation vaut-il causalité sans plus ample analyse ?

    • Vos exemples ne tiennent pas deux secondes, les routes s’usent à force de rouler dessus, les appartements occupés se dégrades. Quand vous payer un péages ou un loyer vous payer pour l’entretiens de la route et de l’appartement. Les idées ne s’usent pas, copier une chanson ne dégrade pas l’original, un procédé peut être copié voir même amélioré à l’infini sans dégradation. le monde réel et le monde des idées et des concepts sont différents il est absurde de vouloir leur appliquer les mêmes règle.
      Les industries sans brevets sont celle qui innove le plus et vous trouverez plusieurs étude démontrant que les brevets sont un frein à l’innovation. Notamment une étude très détaillé sur la machine à vapeur qui n’a pratiquement pas évolué durant les 20 ans du brevet (son détenteur ayant passé sont temps à faire condamner ceux qui essayait d’innover dans le secteur) puis dès le brevet expiré on à assisté à une explosion des capacités et des amélioration. En gros l’humanité à perdu 20 ans d’innovation à cause du brevet.
      De plus déposer des brevets est maintenant devenu un jeu de celui qui en déposera le plus. Les pays qui dépose le plus de brevet sont tous simplement les pays qui ont toujours beaucoup innovés même lorsque les brevets n’existait pas (correlation n’est pas causation)

    • Adèle, répétez des bétises ça n’en fait pas des vérités :

      « … je n’ai pas a payer car que je roule dessus ou pas pour vous ça ne change rien. »

      Si ça change. Les utilisateurs de cette autoroute recherche la rapidité et le péage crée la rareté qui permet cette rapidité. Tu sembles être comme Ségolène qui veut mettre les autoroutes gratuites le dimanche, ce qui serait complètement contreproductif puisque l’autoroute perdrait de l’intérêt.

      D’autre part, tu uses la route (voir tribologie-wiki) et tu profites de l’investissement et de meilleures conditions de sécurité (patrouilles, aire de repos, caméras, téléphone) sans vouloir en payer le prix. No free lunch.

      Je ne vous dépossède de rien à roulant sans payer au péage. »
      Tu es donc rentré sur la propriété d’autrui sans autorisation ou tu ne respectes pas le contrat. puisque c’ést écrit « autoroute à péage » et qu’en prenant le ticket tu as accepté les termes du contrat.

    • Adèle bis

      « La mise en place du système des brevets par exemple est directement corrélée avec la révolution industrielle et l’accélération du progrès depuis 200 ans à une vitesse qui est sans équivalent dans l’histoire des civilisations. »

      Corrélation ne veut pas dire causalité. C’est la machine à vapeur qui a engendré cette révolution industrielle et ce sont justement les brevets qui ont bloqué son évolution pendant 50 ans de 1800 à 1850 (environ hein) car les brevets des seconds entrants ont bloqué le développement des premiers entrants et inversement… résultat, on a perdu 50 ans.

      Le système optique qui fait fonctionner les essuie-glaces automatiquement en cas de pluie existait depuis plus de 20 ans quand il a enfin été implémenté dans les voitures… libre de droit… oin a perdu 20 ans au minimum (sachant que d’autres systèmes existent depuis 50 ans mais brevetés aussi à leur époque).

      • Pour la machine à vapeur : Je doute que les brevets ont bloqué son évolution car les brevets de perfectionnement sont permis par le système de brevet.

        pour les autres système d’essuis-glace : je doute car toute invention inexploitée 3 ans expose son inventeur à des licences obligatoires.

        http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006069414&idArticle=LEGIARTI000006279480

        • Non tu ne peux pas utiliser une base de brevet à l’oeil même si tu as apporté une amélioration, tu sors d’où toi ?! Tu dois avoir une licence.

          Toi qui est friande de nous mettre des articles que tu n’as pas compris :

          Article L613-15
          Le titulaire d’un brevet portant atteinte à un brevet antérieur ne peut exploiter son brevet sans l’autorisation du titulaire du brevet antérieur ; ledit titulaire ne peut exploiter le brevet postérieur sans l’autorisation du titulaire du brevet postérieur.
          ___________
          Sinon l’article que tu cites, c’est le refus de licence qui est pénalisé, ce n’est pas la licence qui serait accordée à un prix prohibitif. Et même si la licence est accordée par un tribunal ça ne fait pas obstacle au versement des droits de la licence, car le problème est là.

          • J’ai jamais dit à l’oeuil (et puis quoi encore, je ne suis pas une parasite moi). Et pour les licences obligatoires ne soyez pas vexé comme un pou au point de devenir de mauvaise foi.

            • Sauf que tu viens juste de nous prouver que tu ne connais rien à l’histoire de la machine à vapeur qui est le premier gros fail de l’histoire des brevets. Heureusement que certains inventeurs n’ont pas été trop regardant dans l’utilisation de leurs brevets dont le français qui a découvert les chaudières tubulaires sans qui il n’y aurait pas eu de locomotives.

              Tu as la chance d’avoir toutes ces infos sur internet, documente-toi.

    • Rouler sur une route l’use et la place occupée par une voiture ne peut l’être par autre chose. On ne peut absolument pas comparer une route dont on peut être légitimement propriétaire avec des pensées qui ne s’usent pas et ne peuvent pas être occupées.

    • « Votre article est anti-libéral au plus haut point. Je vous assure que vous n’êtes pas dans la philosophie libérale.  »

      Je crois qu’on est nombreux à se moquer de savoir si c’est libéral ou non.

  • Le chapitre : « Rémunérer les productions artistiques dans un marché libre » est assez révélateur d’une vision pour le moins simpliste de la société.
    Il y a des éditeurs, comme il y a des artistes car, chacun ses compétences et, au delà de cette évidence, produire une œuvre, fusse-telle dématérialisée ne suffit pas à sa diffusion. Pour cela il faut des circuits, des relais, des contacts divers, bref du lobbying. Il existe bel et bien des artistes qui ont émergé via You Tube notamment mais, passé le coup d’éclat, il est impératif pour eux de se rattacher à un éditeur qui seul va garantir leur diffusion.
    En résumé, l’art, c’est du business et cette composante relève rarement de la compétence (voire la volonté de faire !) des artistes par trop occupés à la production de leur œuvre… et même la, ma vision est trop pure car, de nos jours, beaucoup « d’artistes » émergement dus système plus qu’ils s’en sont extrait.
    Pour vous en convaincre, observez tous ces groupes musicaux, ces artistes, ces écrivains, dont certains sont des icônes planétaires depuis des décennies. Tous ont un éditeur, alors qu’on pourrait croire qu’ils pourraient s’en passer, du moins vous avez tendance à le supposer.
    Estimez que votre réflexion est la même (rapprochement osé mais hélas réel) que la théorie du genre, les femmes et les hommes seraient différents car ayant subit le moule sociétal, en fait ils sont différents car la nature la voulu ainsi et que cela garantie la perpétuation de l’espèce.
    Le reste de votre « billet » est de la même veine, hélas.

    • « Tous ont un éditeur, »

      Non.

      • Allons y, faisons la liste de ceux qui en ont ou pas et surtout de ceux connus. Vison binaire et sans nuance, comme votre réflexion, très certainement issue de l’école autrichienne, éditrice du petit guide rouge de la pensée économicolibérale. Le monde n’est pas qu’économique, heureusement, et l’auteur comme tant d’autre, notamment dans le chapitre relevé, se fourvoie dans cette impasse. Comme ça, c’est plus clair ?

    • Comme vous le souligné les choses sont en train de changer et les éditeurs sont sur le grilles. sans la protection étatique ils auraient disparus depuis longtemps pour être remplacés par les googles et consorts. dans le monde d’internet les éditeurs tels qu’ils opèrent actuellement sont un anachronisme c’est un peut comme si des agriculteurs avaient refusé de lâcher leur bêches pour passer au tracteur sous le simple prétexte qu’une partie d’entre eux allaient forcément se retrouver au chaumage.

  •  » si vous prenez mon portable, je ne peux plus l’utiliser tandis que si vous ré-utilisez une de mes chansons, je l’ai toujours à ma disposition. »

    Si vous prenez mon innovation sans avoir participé à l’investissement qui a permis de la mettre au point, vous la vendrez à un prix moins élevé que moi, m’excluant de facto du marché.

    • C’est à la fois très simple et très vrai.

      • Pourquoi alors des gens vont au cinéma pour voir de suite le dernier film alors qu’il leur suffirait d’attendre un peu pour le voir sur une chaîne cryptée ?

        Il y a tout simplement une prime au premier entrant qui peut largement rentrer dans ses fonds.

        • Sauf que sans prorpriété intellectuelle comme tout le monde pourrait diffuser le film dans un cinéma sans rémunérer l’auteur et même gratuitement j’ai un peu de mal à voir où serait sa prime ?

          • Pour diffuser le film, il faudrait déjà l’avoir, c’est donc que l’auteur nous l’a donné ou vendu. À lui de bien le vendre.

            • Très bien il faudra mettre des DRM alors. Voilà vers quoi mènent les super idées anti-propriété intellectuelle.

              • Non Adèle, c’est parce qu’il respecte le contrat.
                Mais des DRM perso je n’ai rien contre. Il faut juste informer le client qu’il achète un produit sur lequel il y a un DRM qui va l’empêcher d’utiliser le produit à sa guise.

                • Vous n’avez rien contre les DRM et vous êtes contre la propriété intellectuelle soit disant illégitime. Mais alors dite moi après tout vos longs développements c’est quoi la légitimité de vos DRM ?

                  Sans rancune 😉

                  • Je ne suis pas contre la propriété intellectuelle, je dis que ça n’existe pas et que c’est un privilège accordé par l’état.

                    Si je vends un CD de musique que vous ne pouvez écouter grâce à la protection que de 17h à 19h les lundis pairs des mois ayant 5 lettres c’est mon droit. C’est votre droit de l’acheter ou pas si l’on porte cette limitation à votre connaissance, que vous l’acceptez et ça s’appelle un contrat.

                    Mais si vous mettez des DRM sur votre musique et que je peux en trouver une version sans DRM je l’utiliserai comme je veux puisqu’il n’y a pas de contrat entre nous.

                    Le libéralisme Adèle ce n’est pas un supermarché où tu prends uniquement ce qui t’arrange.

                    • Tu n’as pas le monopole du libéralisme et il y a autant de libéralismes que de libéraux. Il y a seulement certaines limites à ne pas franchir : celles qui séparent le libéralisme du socialisme. Le droit de propriété en fait partie.
                      Assez drôle d’entendre ce genre de rhétorique, je cite « le libéralisme n’est pas un supermarché…ce qui t’arrange ». C’est pourtant ce que tu fais en acceptant une partie de la propriété et pas une autre, au motif idiot que certains biens sont immatériels. Comme si les droits de propriété intellectuelle n’avaient coûté ni temps, ni énergie, ni argent.

                      Toujours cette mauvaise foi servant à justifier des comportements immoraux… Qu’y a-t-il de si difficile à comprendre dans le fait que les gens qui copient, clonent, contrefont volent ceux qui créent ? Lorsqu’on bénéficie des investissements en RD et/ou en marketing d’un autre pour sortir un produit moins cher, comment se justifier ? Les copieurs sont simplement des personnes qui profitent du travail d’un autre, et l’évincent du marché. Tu ne peux t’arroger de droits sur la propriété d’un autre sans son consentement. Inutile d’abuser de vos éléments de langage et de déformer le sens réel du mot privilège. L’Etat est dans son rôle lorsqu’il protège la propriété des uns et des autres. Il ne s’agit pas d’un privilège, étant donné que tout le monde peut avoir accès à la propriété, encore plus facilement lorsqu’elle est intellectuelle. Le contraire, c’est le pays des petits poneys (où j’ai malheureusement l’impression que beaucoup de jeunes lecteurs de Contrepoints vivent).

                    • Khemas, c’est le mot « propriété » qui pose problème et vous vous enfermez dans cette bulle de verre avec ce mot.

                      Comment pouvez vous appeler « propriété » quelque chose que vous perdez après un certain temps sans l’avoir vendu ou cédé ? C’est juste un droit accordé par l’état. Ce n’est pas parce que j’appelle ma voiture Ferrari qu’elle en aura les caractéristiques : les mots ont un sens et un droit accordé par l’état est un privilège. Et un privilège conduit à un monopole et est lié au capitalisme de connivence

                      D’autre part c’est bien vous qui vous contredisez puisque vous dites ou semblez dire que la copie vaut l’original alors que ce n’est pas le cas, quand bien même il s’agirait d’un CD de musique ou d’un livre : ce n’est pas le même produit, ce n’est pas le même prix et c’est pour cela que c’est une imitation.

                      Vous aurez d’ailleurs remarqué que certains consommateurs se préoccupent d’acheter des produits équitables (ce qui est une connerie, mais passons) et c’est donc bien qu’ils se préoccupent des autres caractéristiques du produit que celles qui sont apparentes.

                      Un grand pas dans les droits d’auteur et modèles a été fait il y a quelque temps par la CE concernant les pièces détachées de carosserie automobile et – il semble que ça vous soit passé sous le nez – ainsi l’aile que vous remplacez sur votre voiture (que vous avez payée une fois) vous pouvez l’achetez ailleurs, vers un autre fournisseur si bon vous semble. Réfléchissez un peu et vous vous rendrez compte que le carossier ne faisait rien d’autre quand il réparait une voiture, il recopiait la forme sans verser de droits d’auteur.
                      J’ai fait la même chose il y a 6 mois en imprimant en 3D (c’est formateur) la porte de mon sèche linge vieux de 20 ans et qui avait explosé et d’après vous je n’aurais pas le droit ? Et si mon voisin me demande la même je n’aurais pas le droit de lui en vendre une ?

                      Vous êtes en train de défendre les fabricants de bougie à l’ère de l’électricité.

                    • « les gens qui copient, clonent, contrefont volent ceux qui créent ? »

                      Les moines copistes étaient donc des voleurs. Sans eux, personne ne lirait La guerre du Péloponnèse ou Hérodote.

                      Ils ne volent personne. En l’absence d’un contrat précis avec l’auteur, ils font ce qu’ils veulent de leur achat.

                      L’imprimerie n’a pas tué la création littéraire, les photocopieurs non plus, la cassette n’a pas tué la création musicale, le mp3 pas plus.

    • Comment pouvez-vous estimer la part de ce que vous avez consenti comme efforts qui irait dans la valeur de votre invention ? Prenons la pénicilline, ça vaut une boite de Pétri usagée, ou bien ça vaut la formation d’un scientifique, un labo, les 1000 boites neuves utilisées sans qu’on ne s’aperçoive de rien, etc. ? Les innovations ne résultent pas des investissements, avec une sorte de correspondance un pour un. Vous pouvez découvrir quelque chose avant d’avoir investi, comme ne jamais rien trouver malgré des millions dépensés. Mais quand vous innovez, personne ne prend votre innovation. C’est vous qui la mettez sur la table, en distinguant artificiellement une part que vous pourriez louer et une autre conserver pour empêcher votre voisin de faire sa copie. Mais comme c’est tiré par les cheveux, vous faites appel à l’état pour imposer les clauses de votre choix au contrat avec votre voisin. Ca n’est pas du libéralisme…

        • Adèle ter

          Tu nous l’as déjà sorti dans le précédent article en remplaçant ici « méthodes » par « découvertes ». Tu lis les réponses parfois ?

          http://www.contrepoints.org/2015/03/23/201894-rapport-reda-vers-labolition-de-la-propriete-intellectuelle-en-europe#comment-1077521

          Tu regarderas l’article 3 de ton lien qui énoncent les exclusions à l’article 2.

          Ainsi la théorie de la relativité d’Einstein n’est pas brevetable en soi, mais les techniques de GPS qui appliquent cette théorie le sont.

          • Vous créez un problème. Vous me l’imputez. Vous me posez une question et faite la réponse. C’est génial. Il parlai de découvertes, je suis désolée, je le cite : « Vous pouvez découvrir quelque chose avant d’avoir investi »

            • Découvrir a de multiples significations et MichelO dit bien à l’opposé « ne jamais rien trouver ».

              On ne découvre pas que des choses cachées. On peut découvrir un nouveau vaccin… et il n’existait pas avant.

              Vous nous ressortez le même argument qu’il y a une semaine. Point barre. Sans rien avoir appris.

              • Je pense qu’il important d’expliquer à des personnes qui trouvent que la propriété intellectuelle trop étendue de leur expliquer qu’elle ne protége pas les idées, les concepts, les méthodes, les découvertes, les formules etc…

                L’argument est très dérangeant pour des opposants à la propriété intellectuels.

                Je le comprends .

                • Avant d’expliquer il serait surtout important que tu comprennes toi-même.

                  On peut breveter des méthodes de fabrication. je te renvoie à ce que t’a déjà dit un intervenant dans un commentaire de l’article précédent déjà cité ici. Ainsi par exemple il existe un brevet pour une méthode de fabrication des écrans incurvés.

                  D’autre part ce qui est vrai en france ne l’est pas au niveau des US où l’étendue des brevets est plus grande.

        • J’attends avec impatience le brevet de féminisme sectaire faussement libéral d’Adele. Ecrire tant de bétises méritent un brevet et un prix Nobel. Vraiment.

      • Mais raisonnement votre vaut aussi pour la propriété privée, et vous ferez bien appel à vos droits et à l’état pour la protéger.

  • A part pour les idéologues et les lobbyistes, pourquoi le problème serait-il le même pour un produit de marque, un procédé industriel, une oeuvre artistique et un algorithme logiciel ?

  • Décidément, l’utopie libertarienne est un jeu de gamins naïfs qui feraient mieux d’écrire des fictions que de s’essayer au sérieux d’essais aussi court soient-ils. Je ne suis pas sûr que ce Monsieur survivrait dans le modèle de société « libre » qu’il appelle de ses voeux et qu’il prend pour l’Eden, alors qu’il ne s’agit que de la jungle.

    • Il est pas libertarien il est je cite « anarchiste mutualiste et individualiste « . Une sorte de proudhonisme je dis bien une sorte.

      • Il était socialiste… mais ça c’était avant !

        Le domaine des droits intellectuels est un vrai sujet et c’est dommage que l’auteur sous-tendu par une idéologie socialiste, n’a que peu d’arguments développés dans son article.
        Les commentaires, même s’ils s’égarent un peu de temps en temps, sont nettement plus intéressants tant qu’ils ne sont pas dogmatiques.

        L’article aurait pu être l’occasion de faire un vrai bilan de l’activité intellectuelle et de son impact économique (surtout), politique, social…. etc…

    • Je préfère vivre dans la jungle que dans une prison, et vous?

      • Faut voir quel type de prison…Si c’est celles dans lesquelles sont logés les copains…Après, il n’y a de « jungle » ou de « renard libre dans le poulailler libre » que dans les esprits socialistes qui, il est vrai, ont du mal avec l’autonomie ainsi que la libre disposition de soi. Et puis comme ils n’ont pas spécialement confiance en leur prochain, ça n’aide pas à avoir l’esprit tranquille.
        Non, il vaut mieux décider pour les autres, comme on n’est plus intelligent qu’eux. C’est un peu comme l’homme (ou la femme) qui prétend dicter aux uns et aux autres ce qui leur appartient vraiment et ce qui ne leur appartient pas.

    • Il y a 2 modèles de structures non organisées : la jungle où chacun lutte contre chacun sans règle, et le bazar où chacun établit des relations 2 à 2.

      Cela ne prouve pas que le bazar est efficace. Mais d’un autre côté, un système trop et mal organisé a vite fait de se transformer en jungle. Car malheureusement il est très difficile d’assurer la convergence et la stabilité de systèmes complexes. Il est donc nécessaire de faire simple et être prudent quand on modifie un système – c.a.d. tout le contraire de ce que font les politiciens.

    • Je pense bien au contraire qu’il ferait mieux que survivre : il prospérerait. Et vous aussi d’ailleurs.

      Cette jungle, cet enfer qu’on vous fait craindre, n’existent pas. On vous en menace juste pour que vous ne voyiez pas que vous vivez sous les fers et que la jungle, c’est ici, maintenant.

  • Généralement je ne suis pas trop d’accord avec vous (et je vous trouve en effet souvent un poil socialiste/constructiviste).

    Par contre je suis tout à fait d’accord avec le présent article.

    En effet la propriété intellectuelle sous quelque forme que ce soit (brevet, droits d’auteur, etc.) c’est du vol. C’est un « monopole légal » basé sur la violence. Qui plus est, même en supposant que la propriété puisse être définie pour une « oeuvre de l’esprit » et non seulement pour un objet physique aliénable, il faudrait que nos « ayants droits » puissent prouver que 100% de ce qu’ils entendent protéger est d’eux et d’eux seuls. Hors sans Bach point de Mozart, donc il sera très difficile de trouver un seul détenteur réel d’un « droit d’auteur » ou d’un « brevet ».

    Pour rigoler un peu en rapportant ces domaines à un autre domaine que je connais mieux, la recherche fondamentale, pas un article n’est publié sans une bibliographie de dizaines d’articles. C’est à dire que pas un travail de recherche fondamentale (le truc le plus « disruptif », le plus « innovant », le plus « création intellectuelle » pure, en bref) n’existe sans une dizaine au moins d’ancêtres reconnus. Et si l’on est sérieux on prendra (implicitement) les travaux cités dans les travaux cités. Et ceux qu’eux même citent, etc.

    Et « étrangement » (si l’on en croit les défenseurs du droit d’auteur et du brevet), dans ce domaine, pas de pénurie de travail et d’invention (même si le coté réellement disruptif est en berne à cause du principe de peer review, mais ça va très probablement changer rapidement et c’est un tout autre problème) alors que les auteurs n’ont pas le droit sur leurs œuvres et même souvent payent l’éditeur de la revue pour qu’il publie et acquière les droit d’exploitation sur le travail en question. Mes étudiants doivent payer pour lire mes travaux, alors que j’ai payé pour les publier… Et pourtant je continue à chercher.

    Le seul droit de l’auteur, c’est l’autorité (la reconnaissance qu’il est en effet l’inventeur de telle ou telle chose, le compositeur de telle ou telle œuvre) ! C’est le seul compatible avec le droit naturel.

    • La cavalerie est enfin arrivée, merci mes amis ! J’en étais à réviser Kinsella pour tenter de produire un argumentaire potable mais vous avez fait le boulot, merci.

      J’ajouterai quelques éléments jurisprudentiels. L’indemnisation des victimes de contrefaçon se fait sur des bases pour le moins contestables, outre le renversement de la charge de la preuve. Ainsi le fait de réclamer une indemnité égale au montant de la licence que le propriétaire de la marque aurait réclamé si on le lui avait demandé est un raisonnement tout de même assez tortueux.

      • J’ajoute que j’estime navrant de tirer à vue sur l’auteur de l’article au prétexte qu’il ne serait pas un libéral pur jus, définition bien hasardeuse dans tous les cas. Sous réserve d’inventaire du reste de ses options philosophiques, je trouve à la croisade de Ferghane contre le Leviathan et sa « bureaucratie liberticide » un petit air bien sympathique.

        • Sauf que son idéologie conduit à la fameuse notion de ‘licence légale’ qui pour le coup donne le pouvoir à l’état et plus aucun aux auteurs.

      • Demander au juge le prix qu’aurait payé le voleur si il avait demandé l’autorisation et donc payé la licence c’est très très tortueux. Moi je trouve ça logique.

        Inversement de la charge de la preuve ? Pas en droit d’auteur en tout cas. C’est à vous de faire la preuve de l’originalité. En propriété industrielle c’est effectivement différent en raison d’un titre de propriété industrielle et c’est à vous de démontrer que le titre n’est pas valable. Mais c’est pareil pour la propriété de votre terrain. Vous aurez juste à me mettre sous le nez votre titre de propriété et se sera à moi de démontrer qu’il n’est pas valable.

        • T’es pas au Far West Adèle, un titre de propriété ça prouve juste qu’à un certain moment tu as été propriétaire mais certainement pas que tu l’es encore…. y a d’autres moyens pour le savoir.

        • Bien sûr. Sauf que le prix qu’aurait payé l’utilisateur s’il avait eu à payer la licence sur un marché libre est, dans le cas des mp3 et des films… exactement zéro dans l’immense majorité des cas. Donc faire payer le « pirate » sur cette base est 1° un déni de droit, et 2° un mensonge éhonté.

          C’est pas que ça gêne les étatistes. En général ils ont subi leur hontectomie complète dès l’enfance.

    • Clap clap cap … c’est bien connu les auteurs et inventeurs vivent de reconnaissance, d’amour et d’eau fraiche. Ils ont pas de loyer, pas de salaires à payer, ils mangent pas

      • Et puis, si le créateur n’est pas rémunéré, la création ne va-t-elle pas tout simplement disparaître? Il suffit tout simplement au créateur de ne pas rendre sa création publique.

      • Les auteurs qui ne sont pas assez talentueux pour vivre de leur travail peuvent bosser à côté. Ou bien trouver un mode de rémunération plus intéressant. Typiquement, le feuilleton dans un journal.

      • « C’est bien connu les auteurs et inventeurs vivent de reconnaissance, d’amour et d’eau fraiche. »

        Pour les inventeurs c’est exactement le cas. A part l’inventeur du vélo à grimper aux arbres, les inventeurs sont salariés de grandes entreprises. Ils ne perçoivent rien sur leurs réalisations passées et ne conservent leur boulot que dans la mesure où on espère qu’ils auront d’autres bonnes idées, ce qui est une reconnaissance de leurs capacités à défaut de la reconnaissance du service rendu.

        L’inventeur qui fait fortune est un mythe. Bill Gates n’a rien inventé, même pas le marketing qui a fait sa fortune.

        • Pour les auteurs, on peut se demander si la seule chose qui les protègent du système et des requins n’est pas la nécessité de « l’image ». On ne vend pas un disque « Sony Music » mais un disque de Untel qui a un public, ce qui oblige les producteurs à leur verser des droits. Les auteurs ne vivent donc pas de leurs oeuvres mais de la vente de leur image.

        • Encore heureux ils sont payé pour ça. Si ils sont pas d’accord ils ont qu’a se mettre à leurs comptes vos inventeurs salariés au lieu de signer un contrat de travail. Rien ne y empêches.

          • Commentaire typiquement conservateur. Un salarié d’une entreprise qui a breveté tel ou tel concept n’est pas en position de se mettre à son compte quand on lui interdit d’exploiter l’idée à laquelle il a contribué.

            Pour que les relations employeur/employé soient équilibrées, il faut justement supprimer toutes les interférences étatiques qui favorisent les monopoles en nuisant à la libre-concurrence.

            • Les concepts ne sont pas brevetables mais bon je chipote sur les mots … pour vous la propriété intellectuelle est un vaste tout à idées.

              Disons pour le reste que se serait bien que vous preniez connaissance du régime spécifique pour les inventeurs salariés : http://www.inpi.fr/fr/brevets/deposer-un-brevet/qui-peut-deposer/l-inventeur-est-un-salarie.html et des conventions collectives applicables etc….

              Juste comme ça… .

              Et puis quoi de plus normal que de payer quelqu’un pour inventer (y compris quand il trouve pas) pour que quand il trouve il se barre et vous laisse sans rien.

              • Adèle tu as une drôle de conception de la coopération des hommes entre eux :

                – pas de droits d’auteurs = pas d’oeuvres
                – pas de brevets = pas d’inventions

                … et donc pour continuer sur la lancée je suppose que :
                – moins d’impôts = moins de solidarité
                – moins d’état = plus de vols et de viols
                – moins de lois = on va tous mourir

            • @ Ferghane

              « Commentaire typiquement conservateur. Un salarié d’une entreprise qui a breveté tel ou tel concept n’est pas en position de se mettre à son compte quand on lui interdit d’exploiter l’idée à laquelle il a contribué.

              Pour que les relations employeur/employé soient équilibrées, il faut justement supprimer toutes les interférences étatiques qui favorisent les monopoles en nuisant à la libre-concurrence. »

              Ah, c’est être conservateur que de respecter un contrat ?

              • C’est être conservateur que de considérer les rapports de subordination actuels (le salariat) comme normaux et fondés quand le marché libre est une fiction.

                • Arghhhh… le salarié obligé de signer un contrat de travail pour louer sa force de travail au grand patronat mondialisé.

                  Visiblement, vous n’avez pas compris pourquoi des gens gagnent 6,000E quand d’autres en gagnent 1,500 et que les conditions d’un contrat ça se discute quand on a moyen de les discuter.

                  • Je comprends pourquoi le libéralisme est si mal compris dans ce pays. Ce courant est dévoyé par des milliers d’imposteurs tels que vous qui légitiment l’ordre social actuel alors que celui-ci est le fruit des agressions perpétrées par l’Etat vis-à-vis du marché.

                    Le système actuel s’apparente à un marché truffé de monopoles, d’oligopoles, et de privilèges octroyés plus ou moins discrètement par la puissance publique. Le libéralisme n’est appliqué nulle part. Dans ces conditions, oui, il faut déplorer les subordinations actuelles.

                    Les libéraux auto-proclamés tels que vous sont, je crois, bien plus dangereux pour la cause libérale que le terrorisme intellectuel des dirigistes. En faisant précédé les faits par des mots, vous entretenez l’illusion d’un ordre social juridiquement égalitaire pour obtenir la docilité de celles et ceux qui n’ont pas la possibilité d’y tirer leur épingle du jeu.

                    Vous n’êtes qu’un conservateur.

                    • Bonjour
                      C’est bien une réaction d’un libéral de gauche, c’est à dire plus de gauche que libéral.
                      Les gens de gauche sont du coté de la vérité de la moral, du BIEN.
                      Je suis libéral point barre.

                    • En faisant précéder* les faits par des mots, vous entretenez l’illusion d’un ordre social juridiquement égalitaire pour obtenir la docilité de celles et ceux qui n’ont pas la possibilité d’y tirer leur épingle du jeu.

                    • le salariat existe parce que les agents économiques, les gens quoi, ont une aversion pour le risque généralement assez élevée pour les sommes et décisions importantes.
                      Le salariat est une assurance : vous êtes payé tous les mois pareil même si le business ne va pas trop bien, même si les clients ne sont pas au rendez vous, même si vous avez un coup de « moins bien » dans votre productivité. Vous renoncez à une part de votre liberté (mais vous pouvez quand même démissionner rapidement et à bas cout, en général) et à la possibilité d’avoir des « windfall » (effets d’aubaine, gains exceptionnels, etc.) en échange de la stabilité (locale) de vos revenus.

                      Après, libre à vous de créer votre business rien ne l’interdit, surtout avec le statut d’auto-entrepreneur c’est facile et pas trop couteux au moins au début. Étrangement, les gens qui le font sont rarement des salariés pressés de quitter l’oppression (et la sécurité) mais des chômeurs pour qui le rapport risque/gains est très différent : peu à perdre beaucoup à gagner.

                      Décréter qu’un type de contrat (qui a émergé naturellement, sans intervention publique, dans toutes les sociétés organisées) n’est pas libéral, ça ne me semble pas un comportement très conforme au libéralisme. Par contre c’est sûr que le salariat passant en général par les relations hiérarchiques ne forme pas facilement des « citoyens libres ». C’est pour ça qu’une part des founding fathers avait un temps penser l’interdire dans la constitution US. Mais ils ont réalisé que cette interdiction était un mal pire que celui qu’elle devait combattre.

                  • J’ai trouvé une petite citation qui vous convient parfaitement :

                    « Les libertariens vulgaires qui défendent le capitalisme utilisent le terme « marché libre » dans un sens équivoque : ils semblent avoir du mal à se souvenir, suivant le moment, s’ils défendent le capitalisme existant réellement ou les principes du marché libre. Donc, on obtient l’article passe-partout standard de The Freeman argumentant que les riches ne peuvent pas s’enrichir aux dépens des pauvres, parce que « ce n’est pas la façon dont fonctionne le marché libre » – en supposant implicitement qu’il s’agit d’un marché libre. Lorsqu’ils sont poussés à étayer leurs arguments, ils vont à contrecœur admettre que le système actuel n’est pas un marché libre et qu’il comprend beaucoup d’interventions étatiques au nom des riches. Mais dès qu’ils pensent qu’ils le peuvent, ils vont tout de suite défendre la richesse des entreprises existantes sur la base des « principes du marché libre » ».

                    Kevin A. Carson

                    • Ferghane, vous en êtes où là ?

                      Je parle de contrat de travail entre personnes ayant donné leur accord volontairement et vous me renvoyez à la régulation étatique omniprésente, ce qui n’est pas un scoop. Strawman : vous inventez un personnage fictif en lui prêtant des idées et intentions qu’il n’a pas.

                      Ce sont bien les réglementations émises par vos anciens amis qui bloquent entre autres le marché du travail et empêchent de faire figurer certaines clauses dans les contrats de travail.

                      Je vous rappelle que vos anciens amis nous ont pondu les 35h, le smic, la sécurité sociale, les syndicats et instances représentatives du personnel et leur financement par les contribuables et salariés, des formalités très complexes d’embauche et de licenciement…. et un code du travail de 3kg

                      Que l’on ne soit pas dans un marché libre c’est ce que nous dénonçons ici à longueur de commentaires et j’ai bien dû encore parler ici de capitalisme de connivence.

                      Comme gilib, je n’ai pas besoin moi de rajouter un mot avant ou après libéral pour lui donner un sens.

                      Etre traité de libertarien vulgaire par un socialiste est un plaisir de fin gourmet.

                    • « Je parle de contrat de travail entre personnes ayant donné leur accord volontairement »

                      C’est bien ce que je dis. Vous ne pouvez pas parler de capitalisme connivence d’un côté et réfuter le caractère oppressif du système salarial actuel en même temps. A moins que votre commentaire ironique sur le salariat n’avait pas l’intention de réfuter ce fait.

                    • « Vous ne pouvez pas parler de capitalisme connivence d’un côté et réfuter le caractère oppressif du système salarial actuel en même temps. »

                      Caractère oppressif du système salarial : oui pour ce qui est du niveau de cotisation qui pénalise le salaire net, oui pour certaines atmosphères oppressives dans certaines entreprises qui sont sur le fil à cause des charges mais non sur la protection excessive dont bénéficie le salarié dont un salaire minimum pour les non-qualifiés qui cannibalisent les salariés qualifiés et cela n’encourage pas les salariés à se former.

                      Il y a un parallèle à faire entre cette surprotection du salarié et celle du locataire, l’une pénalise l’offre d’emploi et l’autre pénalise l’offre de logement et dans les deux cas les aides, exonération de cotisations d’un coté, aides au logement de l’autre, essaient de corriger les conséquences induites par ces protections… mais c’est habituel en socialie de s’attaquer aux conséquences au lieu d’éliminer les causes.

                      Oui, mon commentaire était ironique et réfutait globalement ce caractère oppressif du salariat… le chomeur l’est certainement plus (oppressé).

                    • Le caractère pléthorique du droit du travail n’est que la partie émergée de l’iceberg. Ce n’est généralement que de la cosmétique pour permettre à l’Etat d’acheter les travailleurs en leur faisant croire qu’il est une institution sociale érigée pour leur bien être.

                      Il y a bien plus à dire sur les règlementations qui favorisent les oligopoles et par conséquent les hiérarchies dans les structures productives. Si l’on estime au contraire estime que le salariat est en grande partie le fruit d’interférences étatiques et qu’il a vocation à s’effriter dans un marché libre, alors on peut pas légitimer cette forme de rapport social.

                    • Ah Ferghane, je ne sais pas si vous avez vraiment travaillé en tant que salarié un seul jour de votre vie pour sortir de telles inepties qui ont un relent de marxisme-léninisme qui n’est pas étranger à votre parcours… mais pour ce qui est de la fibre entrepreunariale, c’est sûr que vous ne l’avez pas avec de telles idées, sauf à vous trouver un job lié aux subsides de l’état. Tout est donc la fôte du Grand Kâpital…

                      Voir le commentaire de Franz du 8 avril 20 h 48 min un peu au dessus.

                      Et pour le compléter, la majeure partie des relations de travail (les grandes entreprises ne représentent que 30% de l’emploi salarié) se passent dans des entreprises micro, petites ou moyennes qui n’ont rien à voir avec des oligopoles et comme dit Franz, elles sont le fait de gens qui ont *choisi* d’être salarié pour diverses raisons mais qui n’ont rien à voir avec le capitalisme de connivence mais plus avec la notion de risk-reward.

                      Ainsi, même dans les métiers de l’artisanat il y a plus de salariés que de patrons et ça n’a pourtant aucun rapport avec la distribution de marchés publics, et peu de salariés sautent le pas, sauf comme le dit Franz, lorsqu’ils y sont acculés.

                      Et c’est pareil dans d’autres pays plus libéraux tels l’Australie. On y trouve certes plus d’entrepreneurs mais c’est en premier lieu parce que si là-bas on embauche un salarié indépendant (contractor) on n’est pas suspecté de faire du salariat déguisé et aussi parce qu’il est plus facile de s’établir à son compte ($500 maxi), que vous ne cotisez pas si vous ne faites pas de chiffres d’affaires, qu’il n’y a pratiquement pas de cotisations « sociales » vu que la fiscalité est bâti sur le revenu des personnes physiques : pay as you go.

                      Ainsi dans ces pays une entreprise ne peut pas être en déficit à cause des taxes puisque celles-ci sont assises sur le résultat et non sur des éléments déconnectés (salaire, chiffre d’affaires etc). Ca aurait pu être le cas des auto-entrepreneurs en france mais à peine 5 ans après son lancement on en est à 6 lois modificatives du statut et 13 décrets (bonjour l’instabilité législative) la CFE est due même en absence de CA et le taux de cotisations n’a fait qu’augmenter et de nouvelles contraintes pesées sur ces A-E.

      • Ca tombe bien, comme je le disais « inventer  » et « autorer » c’est mon métier (comme celui de tous les chercheurs, qui sont dans le même régime de « droits d’auteur inversés »). Et je vis « très » bien (enfin, de façon plus que correcte et je sais que je pourrais gagner plus en partant dans une fac US ou en allant faire du conseil et accroitre la monétisation de mes inventions. Qui me valent un bon salaire en attendant.

        Pas de raison que ça soit différent pour les « artistes » d’autant que leurs prestations d’invention sont diantrement moins « importantes »… Après tout le salariat (temporaire et précaire parfois) n’a guère empêche Bach, Mozart, Lully ou Rameau de composer des œuvres qui en remontent (et remonteront encore longtemps) à Jay-Z ou 50-cents, tout en gagnant sur toute leur vie bien moins que ces pitres n’empochent en un an.

        Un compositeur pourrait être salarié d’une maison de disque/organisateur de concerts, qui se rémunérerait par la distribution financée par la pub de musique « gratuite » et l’organisation de concerts (ça c’est pas reproductible à cout zéro donc ça peut se vendre, cher même. Au contraire, le prix asymptotique en concurrence pour un bien reproductible est le cout marginal. Zéro pour un mp3, un film etc.)

    • Remettre en question la propriété intellectuelle revient à remettre en question la propriété privée : « tout ce qu’il a tiré de l’état de nature, par sa peine et son industrie » : que la production soit physique ou intellectuelle … ne change rien.

      Dire que ‘C’est un monopole légal basé sur la violence’ est un non sens complet : c’est à l’Etat de respecter les droits naturels, pas l’inverse.

      Par contre, que l’Etat fasse payer les brevets et qu’il agisse de façon monopolistique pour faire respecter un droit naturel, en partant du principe que sans lui, le vol serait légal, oui ca c’est clairement du vol et de l’escroquerie.

      « Payez à l’Etat pour que l’Etat vous permette d’être libre » c’est en gros ce que nous vend l’Etat.

      La propriété intellectuelle est de la propriété privée, la protection de la propriété intellectuelle par l’Etat, de façon monopolistique et arbitraire, ca c’est du vol.

  • « promouvoir plus de coopération »
    La coopération, c’est l’échange. Encore faut-il avoir quelque chose à échanger. Si quelqu’un possède l’idée de l’inventeur sans avoir à reconnaître les efforts nécessaires à son apparition, pour quelle mystérieuse raison devrait-il coopérer avec ce dernier ? A cause de sa bonne mine, avenante et sympathique ? Sans rien à échanger, il n’y a plus de coopération possible et sa promotion relève du slogan de principe, vide de toute réalité, du même ordre que le fameux vivrensemble.

    « Cet article ne prétend pas lister avec exactitude les modes de rémunération des artistes et inventeurs de demain. »
    La déception est à la hauteur d’une impatience qui n’était pas feinte, au vu du titre alléchant.

    • Ça s’appelle un joint-venture et c’est un des rares cas de dérogation qui existe au droit de la concurrence. Ça existe déjà.

    • Moi le café littéraire m’a totalement convaincue. On pourrai faire un café invention. Un café production cinématographique. Un café biotechnologie. Un café topographies semi-conducteur, Un café etc… Comme à libération … http://www.lexpress.fr/actualite/medias/le-cafe-liberation-un-exemple-de-la-diversification-des-journaux_1321998.html . Les cafés c’est bien c’est chaleureux.

      Quel beau futur les gens payerait selon leur bon vouloir … si ils ont aimé. ça tombe bien je tombe souvent sur des navets au cinéma. Les free riders (e.g passagers clandestins) ça n’existe pas les gens aiment payer ce qu’ils peuvent avoir gratuitement. C’est bien connu.

      • Les mecs préfèrent aller draguer en boîte. Ca crée donc un manque à gagner pour les prostitutées.

      • Ca tombe bien je viens de faire un café-« théorie des tests optimaux à la Neyman Pearson » avec trois de mes doctorants… C’était très bien et je serai payé pour ça. (Bon, sur la fin mon café était froid… dommage).

        On appelle ça un « workshop »officiellement, mais c’est pour faire pédant.

      • Les free riders, ça existe. Ce sont très souvent des enfants : ils mangent la nourriture payée par leurs parents, regardent la télé payée par leurs parents, jouent aux jeux vidéos payés par leurs parents. Sachant qu’ils regardent des films/jeux/livres payés par d’autres, faut les mettre à l’amende ?

  • Je trouve tout cela très intéressant pour ma part 🙂

  • Les commentaires sont fermés.

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