Dieudonné : le Conseil d’État, juge du fait

Il y a un an, le spectacle de Dieudonné constituait un tel danger que la censure préalable était justifiée. Aujourd’hui, il relève de la liberté d’expression. Pourquoi un tel revirement du Conseil d’État ?

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Dieudonné : le Conseil d’État, juge du fait

Publié le 11 février 2015
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Par Roseline Letteron.

Dieudonné credits Onde Eksyt (CC BY-NC-ND 2.0)
Dieudonné – credits Onde Eksyt (CC BY-NC-ND 2.0)

 

Le 6 février 2015, le juge des référés du Conseil d’État a confirmé l’ordonnance rendue par le tribunal administratif de Clermont-Ferrand. La veille, ce dernier avait, suspendu l’arrêt du maire de Cournon-d’Auvergne interdisant le spectacle de Dieudonné dans sa commune. En suspendant l’arrêté d’interdiction, le juge des référés du Conseil d’État permet donc au spectacle de se dérouler normalement.

La décision du 9 janvier 2014 : la censure

Qu’on le veuille ou non, la décision est interprétée comme un retour en arrière par rapport à la première ordonnance, celle du 9 janvier 2014. Cette décision avait alors suscité une agitation médiatique sans précédent.

Contre toute attente, le Conseil d’État avait, à l’époque, accepté la suspension du spectacle en s’appuyant sur une interprétation particulièrement extensive du concept de dignité employé dans l’arrêt Commune de Morsang-sur-Orge du 27 octobre 1995. Cette interprétation extensive figurait dans la circulaire Valls du 6 janvier 2014 incitant les préfets et les maires à interdire le spectacle de Dieudonné.

Dans son ordonnance du 9 janvier 2014, le juge des référés du Conseil d’État avait donc admis la légalité d’une telle mesure, dès lors que le spectacle contient

des propos de caractère antisémite, qui incitent à la haine raciale, et font, en méconnaissance de la dignité de la personne humaine, l’apologie des discriminations, persécutions et exterminations perpétrées au cours de la Seconde Guerre mondiale.

C’est donc en appréciant le contenu d’un spectacle qui n’a pas encore eu lieu que le juge admettait son interdiction préalable, c’est-à-dire sa censure.

Un tel raisonnement constituait une remise en cause radicale de la célèbre jurisprudence Benjamin de 1933, celle sur laquelle s’est construit le régime juridique des libertés publiques. Il repose sur un principe simple. Chacun est libre d’exercer sa liberté, sauf à rendre des comptes devant le juge pénal si une infraction pénale est commise. L’interdiction préalable ne peut être licite qu’exceptionnellement, lorsqu’il n’existe pas d’autre moyen d’assurer l’ordre public.

En janvier 2014, le Conseil d’État, ou plutôt le juge unique des référés, avait écarté cette jurisprudence libérale, préférant l’interdiction préventive d’un spectacle, alors même que la menace pour l’ordre public semblait modeste, ou à tout le moins gérable par le recours à des forces de police.

La décision du 6 février 2015 s’inscrit dans un tout autre contexte, presque un mois après des évènements tragiques ayant montré que la liberté d’expression, même l’expression la plus provocatrice, est un élément de l’État de droit. « Je Suis Charlie » n’était pas seulement un slogan mais aussi l’affirmation d’un attachement à la liberté d’expression.

Le problème du juge était de prendre la décision inverse de celle de janvier 2014, sans pour autant désavouer la première. L’exercice est pour le moins périlleux. Heureusement pour le Conseil d’État, les médias sont cette fois demeurés à l’écart du débat et la décision du 6 février 2015 a pu être rendue à petit bruit.

Résurrection de la jurisprudence Benjamin

Sur le fond, l’ordonnance constitue une forme de résurrection de la jurisprudence Benjamin. L’ordonnance affirme ainsi, à propos de la liberté d’expression

que les atteintes portées, pour des exigences d’ordre public, à l’exercice de ces libertés fondamentales doivent être nécessaires, adaptées et proportionnées. »

Pour parvenir à ce résultat, il exerce le contrôle de proportionnalité issu de l’arrêt Benjamin, et estime que l’interdiction pure et simple du spectacle était disproportionnée, l’ordre public pouvant être garanti par d’autres moyens.

Il est vrai que les motifs invoqués par le maire se présentent comme une liste improbable mélangeant arguments juridiques et discours idéologique. On y trouve ainsi des références aux poursuites pénales dont fait l’objet Dieudonné, mais il reste acquis que le fait d’être poursuivi pénalement n’interdit pas de s’exprimer sauf si un juge d’instruction prend une ordonnance en ce sens.

Sont également invoquées pêle-mêle la « cohésion nationale « , les « valeurs républicaines » voire l' »émotion » ressentie par la population après les attentats de janvier, principes sympathiques mais dépourvus de contenu juridique.

Enfin, le maire insiste sur le fait que les forces de police ne peuvent être employées pour assurer l’ordre public dans sa commune car elles sont mobilisées par le Plan Vigipirate. Peut-être, mais le maire de Cournon n’a aucun lien juridique avec le dispositif Vigipirate. Il lui appartient seulement de demander des forces de police supplémentaires s’il en a besoin pour assurer l’ordre public sur le territoire de sa commune, ce que, manifestement, il n’a pas fait.

Disparition de la dignité

Et la dignité ? Elle est aussi invoquée par le maire qui mentionne que le spectacle « comporte des propos portant atteinte à la dignité humaine ainsi que le geste et le chant dits « de la quenelle« .

L’argument est cette fois totalement identique à celui qui avait été déterminant dans la décision du 9 janvier 2014. La lecture de l’arrêt du 6 février 2015 montre que le juge des référés ne l’écarte pas. Il l’ignore purement et simplement. Sur ce point, la décision de 2015 marque bien un revirement par rapport à celle de 2014. La jurisprudence Commune de Morsang-sur-Orge n’est tout simplement pas pertinente pour apprécier la légalité de l’interdiction, alors même que c’est elle qui avait fondé la décision de 2014.

Le Conseil d’État, comme il sied au Grand Augure, ne se justifie pas. Il se borne à ne pas mentionner la dignité parmi les motifs de la décision. De fait, il n’explique pas par quel raisonnement il parvient à la solution inverse de celle qu’il avait choisie en 2014. L’ordre public en particulier n’était pas davantage menacé en janvier 2014 qu’en février 2015 et il faut bien reconnaître que le spectacle de Dieudonné, et pas davantage son interdiction, n’ont jamais suscité d’émeutes. Quant au contenu du spectacle, il n’a pas changé. C’est seulement l’interprétation du Conseil d’État qui a évolué.

L’appréciation souveraine du juge

Le malaise est bien présent, comme en témoigne le communiqué de presse publié le même jour.

Il y est mentionné que l’ordonnance de référé de février 2015 est prise

au vu de tous ces éléments, qui caractérisent une situation différente de celle qui avait donné lieu à des interdictions au mois de janvier 2014.

La « situation est différente« , voilà donc l’explication du revirement. Les commentateurs devront se contenter de cette explication.

Ils se réjouiront certainement que le Conseil d’État ait renoué avec les principes libéraux qui dominaient sa jurisprudence depuis plus de 80 ans. Les causes du revirement restent cependant obscures. Certains penseront que le juge suit les vents dominants. Il y a un an, le temps était à la censure, imposée au nom d’un ordre public bien proche de l’ordre moral. Aujourd’hui, le temps est au libéralisme avec un « esprit du 11 janvier » mettant l’accent sur la liberté d’expression.

La décision incite surtout à prendre acte de l’existentialisme du Conseil d’État. Pour reprendre la formule de Léo Hamon en 1932, il est avant tout juge du fait. La Haute Juridiction se comporte souvent davantage comme un administrateur que comme un juge. C’est son appréciation des faits qui conditionne la décision, appréciation souveraine qui peut varier à l’infini.

Il y a un an, le spectacle de Dieudonné constituait un tel danger pour la dignité de la personne et l’ordre public que la censure préalable était justifiée. Aujourd’hui, le spectacle de Dieudonné, aussi détestable soit-il, relève de la liberté d’expression et doit donc être autorisé. Nul doute que le Conseil d’État aurait pu faire l’économie de la décision de janvier 2014, mais le revirement d’aujourd’hui est une bonne nouvelle pour l’État de droit. Or c’est précisément l’une des beautés de l’État de droit de bénéficier aussi à Dieudonné.

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  • En complément, je vois deux choses supplémentaires pouvant expliquer ce revirement du conseil d’etat :

    1) Il ne s’agit pas du même spectacle. Le spectacle censuré en janvier 2014 s’intitulait « le mur » tandis que celui de février 2015 s’intitule « la bête immonde ». Il n’y a donc pas lieu d’appliquer par défaut les mêmes dispositions et raisonnements que l’année dernière. L’année dernière, il s’agissait bien de censurer un spectacle, pas un artiste. La décision de cette année n’a donc rien à voir avec celle de l’année dernière puisqu’on n’y juge pas les mêmes choses. Et donc potentiellement, il pourra y avoir un nouveau procès lors de son prochain spectacle, après tout ils n’ont visiblement que ça a faire .

    2) Quelques mois avant la première représentation de son dernier spectacle, Dieudonné a fait parvenir une copie intégrale des propos qu’il souhaite y tenir à la police et au ministère de l’intérieur, afin de demander si dans le spectacle des choses pouvaient potentiellement se trouver illegal.
    Il aurait été ridicule de condamner des propos tenus sur scène, alors même que plusieurs mois auparavant le ministère de l’intérieur était informé de la tenue de ces propos et n’y trouvait rien à redire.

    Du reste, je me réjouis de cette décision de justice, qui n’était pas gagnée d’avance sachant que Manuel Valls a été aperçu au conseil d’état 1h avant le fameux procès. Indépendance de la justice, tout ça…

    • « 1) Il ne s’agit pas du même spectacle. Le spectacle censuré en janvier 2014 s’intitulait « le mur » tandis que celui de février 2015 s’intitule « la bête immonde ». Il n’y a donc pas lieu d’appliquer par défaut les mêmes dispositions et raisonnements que l’année dernière. L’année dernière, il s’agissait bien de censurer un spectacle, pas un artiste.  »

      Vous mettez exactement le doigt là sur le noeud du problème, et vous validez dans le même temps la « thèse » de Dieudonné.
      Tant que le spectacle s’appelle « Le Mur », et tourne en dérision les juifs, il est interdit.
      Alors que dans « La Bête Immonde », il se fout de la gueule des noirs, là c’est tout à fait toléré.
      En france: Juifs > Noirs

      Bravo à Dieudonné pour avoir montré aussi brillamment le 2 poids 2 mesures classique qui sévit en france. Sans crier au complotisme, il n’y a que les aveugles et les endoctrinés pour ne pas voir la différence de traitement quand on touche à un sujet protégé par tel ou tel lobby, ou telle ou telle association.

      Que l’on soit d’accord ou non avec Dieudonné, que l’on apprécie ou non ses spectacles, ou que l’on suive ses élucubrations débiles, il faut bien le dire, sur Facebook (nouvel ordre mondial, illuminatis blabla), il a quand même parfaitement prouvé que certaines communautés sont moins critiquables que d’autres.

      • « tourne en dérision les juifs »

        On en tient un bon, là.

        • Ça reste de l’humour, quoi que vous puissiez en penser.
          (Dieudonné, premier vendeur de spectacle en france… ça en fait un paquet d’antisémites dis donc…)

          Il n’y a aucune raison de traiter différemment untel ou untel parce que ses ancêtres ont souffert par le passé, sinon on ne rigolerait plus d’aucun sujet.

          • Non, je ne crois pas.

            Dieudo n’est pas un humoriste c’est un propagandiste.

            • J’ai pas l’impression quand je vais à ses spectacles que les gens qui se marre en se tenant les côtes à mes côtés soient venus pour écouter de la propagande mais si on a dit à la TV que c’était un propagandiste, ça doit sûrement être vrai

            • Humoriste : Auteur dont la production écrite ou visuelle est destinée à faire rire.

              On est pile poil dans la définition, Dieudonné est bien un humoriste. En témoignent les milliers de gens prêts à le payer, pour rire, justement.

            • Je suis pas un grand fan de Dieudo, mais je trouve votre propos arbitraire: Dieudo est pas le seul humoriste à faire de la politique ou a en avoir fait. Quand Coluche s’est présenté à la présidentielle, il était propagandiste? Il me semble bien que qu’on le décrit toujours comme un humoriste.

              Par ailleurs, une personne n’est pas humoriste ou propagandiste. Pepe grillo, ce sale rouge, en Italie, est un clown quand il fait des spectacles, et un propagandiste quand il fait de la politique. On est ce qu’on fait. Le mur se veut clairement être un spectacle…

          • On certes a le droit de rire de tout. Si toute blague qui pourrait froisser qui que ce soit était automatiquement censuré, cela reviendrait à ne plus faire d’humour du tout.

            Mais je doute que ce soit à cause de ses sketches que Dieudonné M’Balla est controversé. Car il faut aussi regarder ce qu’il dit à côté, dans un contexte sérieux.

            Il avait explicitement fait part de son soutien au Hamas, mouvement terroriste prônant la haine des juifs, fait des alliances avec le réactionnaire Alain Soral, soutenu Farida Belghoul dans son combat contre un projet pédagogique destinés à enseigner l’égalités entre les femmes et les hommes… Et quand il faisait tout cela, ce n’était pas lors d’un skètche, mais dans la vrais vie.

            Si les mêmes blagues avait été faite par d’autres, cela n’aurait pas fait autant de polémique. Alors M’Balla n’est pas fasciste en raison du contenu de ses spectacles, mais est fasciste pour d’autres raisons, donc fasciste quand même.

            L’interdiction des spectacles posent problème sur la liberté d’expression, mais cela ne remet pas en cause l’évidence selon laquelle cet individu est raciste.

            M’Balla faisait il y a 20 ans le même type de blagues sur les juifs il y a 20 ans, sans qu’il n’ait eu de problème de réputation. Il est donc absurde de dire que ceux qui le qualifient actuellement de facho seraient des rabats-joies qui ne supporte pas l’humour.

        • Et merci de confirmer mon propos, à savoir que l’humour sur les juifs est plus condamnable que l’humour sur les noirs 😀

          • On reprend.

            Vous avez déjà vu quelqu’un condamné pour s’être moqué des rabbins?

            Pour avoir critiqué le Talmud?

            Pour avoir critiqué les agissements de l’état d’Israël? (le comportement hein pas le droit à l’existence)

            Qui? Quand Où?

      • Vous pouvez y ajouter  » atlanto-talmudo-sioniste » pour faire bonne mesure ( le terme est d’Alain Soral son « ami « ).Vous monterez de cette facon la réalité de la pensée de cet « artiste ». Au fait merci au Conseil d’état pour avoir permis à cette frippouille de s’exprimer.Aux Francais de juger…

  • Je suis surement bête, mais quelqu’un peut-il enfin m’expliquer comment peuvent coexister les termes d’anti-racisme et d’anti-sémitisme.

    Soit on admet que la notion de race n’a pas de sens, car il n’existe pas de frontière franche entre les différents groupes humains, soit on définit un groupe humain particulier et spécifique, donc une race, qui peut être susceptible de subir des traitements eux-mêmes spécifiques (que ne pourraient jamais subir d’autres groupes humains identifiables).

    Donc soit l’anti-racisme a du sens, soit c’est l’anti-sémitisme qui implique donc aussi les notions d’anti-noirs, d’anti-aryens, d’anti-asiatiques (cf. « Les foumis jaunes » d’Edith Cresson), les anti-arabes, les anti-roms … Et s’il y a des « anti », cela veut aussi dire qu’il y a des « pro » !

    Enfin, il me semble qu’il faudrait aussi arrêter de faire la confusion entre racisme et xénophobie. L’un étant une théorie pseudo-scientifique permettant de justifier les pires actes, l’autre étant un réflexe primaire.

    Excusez moi d’être un peu à coté de l’article, mais il s’agit aussi de notions de droit et j’aimerai être éclairé à ce sujet.

    • En fait je pense que le problème vient non pas de s’il existe des races ou non mais de la façon dont on considère la notion d’égalité. Je m’explique :

      En France, on a culturellement tendance à définir l’égalité au sens mathématique du terme (ce qui suppose, si on suit le raisonnement, l’existence de notion de supériorité et d’infériorité). L’erreur est là il me semble.
      Le concept de race ne sert pas à grand chose. Les gens sont tous différents. Un noir est différent d’un blanc, un musulman est différent d’un chrétien, un gros est différent d’un maigre. MAIS le fait que ces différences existent ne suppose pas qu’il existe des relations de supériorité ou d’infériorité. Dit on qu’une carotte est supérieure à un chou ou qu’un cocker est supérieur à un berger allemand? Cela n’a aucun sens. Pas plus qu’il n’y a de sens à dire « un noir est supérieur à un blanc » ou l’inverse.

      Du coup, si cela a un sens de parler de « la race noire » ou « la race blanche » ou « les hommes » ou « les femmes » ou toute autre, cela ne sert pas à grand chose si ce n’est à se borner à dire que les gens sont différents.
      Le fait de dire, par exemple, que statistiquement les noirs courent plus vite ou que les asiatiques ont un sexe plus petit, ou autre, n’a aucune autre portée que ces simples statistiques et n’impliquent aucune relation de supériorité ou d’infériorité.

      Or, les associations anti racistes ou anti-antisémitisme nous disent : « le racisme, c’est mal » et « tous égaux ».
      Du coup, on a l’impression qu’il devient criminel de dire « mais on est différent sur ça et sur ça » alors que ça n’a aucune implication autre que ce simple fait.

      Le combat contre le racisme nous dit aujourd’hui « nous sommes tous égaux ». Je pense au contraire que le combat contre le racisme/antisémitisme devrait plutôt dire « nous sommes tous différents, acceptons nos différences et ne nous considérons pas supérieurs ou inférieurs à autrui ».
      L’égalité, dans les faits, se fait en droit, pas ailleurs. Du coup, j’ai tendance à considérer raciste le fait de faire des lois d’exception au profit de telle race/communauté. La loi devrait être la même pour tous, c’est lorsque la loi commence à faire des distinctions entre des communautés/religions/races qu’il y a lieu de se poser des questions.

    • Il parait que les « races » c’est pour les chiens (espèce créée par génie génétique) qui ont été sélectionnés pour leur pureté (encore du génie génétique), qu’il ne faut pas parler de races humaines.

      Comme si les couples n’étaient pas auto sélectionnant.

      On parle de « peuple Juif » et non d’ethnie juive, c’est un peuple assez homogène génétiquement mais il n’y pas de gène juif.

      • juifs maghrébins séfarades, juifs caucasiens ashkénazes, juifs noirs d’Ethiopie..
        « assez homogène génétiquement.

        On en tient un bon là !

      • Tu as réussi a condenser 3 erreurs factuels dans si peu de phrase :

        – « peuple homogène » j’en rajouterais pas, azerty a été clair.

        – « il n’y a pas de gene juif » le judaisme est la seule communauté ou tu ne peux pas dire cela, quelqu’un est juif que dans 2 conditions soit sa mère est juive, soit il se’est converti… 99% des juifs ne sont pas des convertis, et donc la majorité absolu sont de mère juive, donc de gène juif et cela depuis très longtemps. (il y a les autorevendiqués mais ne le sont pas)

        – les chiens n’ont pas été « créé » mais croisé entre eux… a aucun moment qui que ce soit a chercher la pureté de la race, car pureté ne veut rien dire, puisque 100% des chiens sont des croisés, leur origine commune est le loup et c’est le seul pure race et encore, le loup s’est aussi mélangé entre sous-race de loup… donc la pureté… un… hier on cherchait a transformer les chiens pour en faire des chiens d’utilités et de travail, d’ou les croisements, aujourd’hui très peu de croisement sont effectués aboutissant a etre inscrit au LOF… mais personne ne cherche la pureté dans les races de chiens.

        • Hmmmm Je ne partage pas le point 2.

          Un gène, c’est physique. Le fait que le judaisme ou d’autres choses (la nationalité française par exemple) se transmette des parents aux enfants n’a rien de physique, ce ne sont que des règles de communauté/religion.
          On nait français si on a des parents français, pourtant il n’y a aucune question de gènes là dedans sauf à dire qu’il existe un gène français que je serais bien curieux de pouvoir voir.
          Si demain la france dit « la nationalité s’obtiendra seulement si vous êtes nés sur place » ou « la nationalité s’obtiendra en échange de xxx € », alors il en sera ainsi. Aucune question de gène là dedans. Idem pour le judaisme, ce sont de simples règles que la communauté choisit pour fonctionner.

          • Julien,
            Tu ne peux pas comparer la nationalité (qui est un processus politique) à ce que je parle. Pour etre plus clair, la seule manière de remonter de manière sure à tes ancètres, est de prendre l’ADN (mitochondrial) de la mère et de le comparer avec toi. Donc le gène juif existe puisque je peux affirmer qu’un vrai juif (donc de mère juive), a son arrière arrière +x grand mère (par exemple) qui est juive, je ne peux pas faire de même pour les chrétiens, les musulmans, ou les athés.
            Ce peuple s’est construit sur ce processus, juif est une religion, mais aussi un peuple, ce peuple est normalement indissociable avec la religion (meme si c’est de moins en moins vrai, puisque certains se revendiquent juif, alors que leur mère ne l’est pas). On ne peut dire cela d’aucun autre peuple, et d’aucune autre religion.
            Il pourrait exister un gène francais si la France donnait aux gens la carte d’identité francaise qu’a ceux qui ont une mère francaise… mais aucun pays ne le fait à part, dans une petite mesure (puisqu’on ne parle pas d’exclusivité mais de garantie) Israel en l’occurence avec la loi du retour, qui stipule que tout juif de mère juive peut etre garanti d’etre accueilli en Israel, mais tout israelien n’est pas juif car ce n’est pas exclusif.
            Bref on s’en fou en fait c’est pas le débat lol

    • Au départ l’objectif était d’assurer les mêmes droits ( éviter toute discrimination) à tous les citoyens quelle que soient leurs races, religions, ethnies etc…Les progrès de la génétique montrent bien qu’il existe des différences selon les populations ( fréquence de certains allèles présents sur le chromosome Y ou sur l’ADN mitochondrial par ex) mais cela ne doit pas avoir des conséquences sur les droits des personnes.On ne doit pas avoir peur de constater des différences, y compris sur le plan génétique. Il est d’ailleurs possible que la médecine des années 2050 s’adapte aux différentes génotypes.Les lois étaient faites pour protéger les minorités mais force est de constater que ce sont parfois les minorités qui ont le comportement le plus raciste ou discriminatoire: c’est un moyen de se défendre et de garder ses spécificités .Ainsi,certains juifs ou arabes recruteront plus facilement des juifs ou arabes car ils ressentent une plus grande proximité ou sympathie avec les personnes de leur peuple.La frontière est donc assez étroite pour juger de ce qui est raciste ou ne l’est pas . Les comportements communautaristes ne sont pas réprimés alors qu’ils sont discriminatoires.D’un point de vue pragmatique, il faut accepter le fait que l’on puisse aimer ou pas tel ou tel peuple à partir du moment où il n’y a pas de violence et pas d’actions qui nuisent aux autres.Les lois doivent donc être dépoussiérées et revues pour tenir compte du fonctionnement réel de nos sociétés.

  • Les races n’existent pas, les civilisations oui. Une civilisation qui, par exemple, pratique les sacrifices humains n’est pas, à mes yeux, égales à celle qui ne le fait pas.
    Si j’ai le droit d’aimer le Vietnam et pas le Cambodge, la Hongrie et pas la Bulgarie….etc; j’ai par
    contre obligation d’aimer ce que l’Etat décrète être une chance, un enrichissement….sous peine de dénonciation dans le quotidien (du soir) délateur d’Etat.

    • Tu l’aimes la civilisation qui relache un agresseur car elle n’a pas de place en prison, au mépris des victimes et des futurs victimes ? tu l’aimes la civilisation qui pratiquait la peine de mort, donc le « sacrifice humain », il n’y a que 30 ans ? tu l’aimes la civilisation qui part en guerre contre tout le monde tout le temps partout ? tu l’aimes la civilisation qui ne cumule pas les peines, si bien qu’une victime de viol n’a pas droit à la justice si l’auteur a tuer une autre personne ? Tu l’aimes la civilisation qui condamne a 10 ans de prison une femme qui a tuer son mari qui avait violer a plusieurs reprises ses filles ? Tu l’aimes la civilisation qui condamne a 5 ans de prison dont 1 ferme, quelqu’un qui tue des mecs qui venait de le sequestrer chez lui ? Bref tu penses notre civilisation supérieure aux autres qui condamnent les actes car nous, nous ne condamnons pas les actes ?

  • Quand vous aurez compris que Dieudonné manipule par ses sorties « racistes » l’opinion publique ainsi que tout le système politique vous aurez fait un grand pas en avant.

    Je ne connaissait rien de Dieudonné et il a fallu cette cabale pour que je visionne ses spectacles et que je le lise …. si la publicité n’avait pas été orchestrée par les faiseurs d’opinion de notre régime politique je serais toujours dans l’ignorance …

    Maintenant j’ai ma propre opinion et je n’ai pas besoin que « ON » me dicte ce que je dois en penser.

    • N.B. j’aurais dû dire « politico-judiciaire »

    • Dieudonné ne manipule personne. Il fait des spectacles, qui font marrer des gens qui acceptent de le payer pour se marrer. A la fin du spectacle, les gens rentrent chez eux dans la joie et la bonne humeur. Et baste, faut pas voir plus loin que ça. Là dedans, personne n’est contraint. Les gens qui vont voir ses spectacles le font de façon libre et consentie.

      Ou alors, on considère que toute personne qui fait des videos sur youtube et s’exprime en public manipule ledit public. Mais alors quelle difference avec un conférencier qui va donner son point de vue, argumenté, sur des faits? Il nous manipule lui aussi?

      • Dieudo ne serait donc pas un complotiste vecteur de haine?

        lol

        • Il n’est jamais que le vecteur que vous chacun le laisse être sur sois même. Moi j’aime pas les censeurs, je trouve que ce sont des gens méprisants et vils, et qu’ils semblent tous avoir le même but: nous asservir. Je suis complotiste et vecteur de haine?

          Et puis les complotistes ca ne manque pas. Pourquoi Dieudo plus que les autres? Quand Hollande dit qu’il n’aime pas les riches, on ne lui fait pas un procès que je sache…

        • Pour vous probablement, si vous décidez de le voir ainsi.

          Maintenant, dans les faits, il me semble que Dieudonné a lancé et réitéré des appels à la paix. On a connu plus hard de la part de vecteurs de haine..
          Complotiste, pareil, tout dépend de ce qu’on appelle un complotiste. Quelqu’un qui refuse d’avaler les avis ambiants par défaut sans réfléchir est-il un complotiste? Dans ce cas, tout intellectuel digne de ce nom est complotiste.

      • Là je suis d’accord

  • « … Il y a un an, le spectacle de Dieudonné constituait un tel danger pour la dignité de la personne et l’ordre public que la censure préalable était justifiée. Aujourd’hui, le spectacle de Dieudonné, aussi détestable soit-il, relève de la liberté d’expression et doit donc être autorisé »

    Autrement dit, le Conseil d’Etat a la constance d’une girouette

    Et que vient faire le jugement de l’auteur sur le côté « détestable » du nouveau spectacle de Dieudonné ??

  • Chère Roseline,

    C’est toujours un plaisir de vous lire.

    Avec vous celui d’en donner aux hyménoptères touche le génie (Si, si)

  • La raison du revirement @ Ron Swanson me semble peu crédible ou alors le C E tombe ds un piège étant donné que
    il devrait délibérer , juger à chaque nouveau spectacle ! un sacré pouvoir pour le show man

  • Les merdias valets des gouvernement, ont jugé que quelques mots sont terribles, UMPS avec leurs merdias serviles qui envoyaient leurs milices descendre les noirs de la grotte d’Ouvéa, comme on tire les pipes à la foire, canaques sans importances, crimes vites oubliés, jamais condamnés ; c’est sûr, avoir approuvé de tuer des noirs, pour ces membres imminents c’est pas grave, ce qui est grave et condamnable, ce sont les mots du noir.

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Pour rappel, l’État de droit repose sur quatre piliers : la sécurité juridique, les droits et libertés fondamentaux, le principe de légalité, la hiérarchie des normes.

De plus, il repose sur deux principes : la séparation des pouvoirs et le rôle du juge comme garant de la légalité.

Un bilan sur l’état d’urgence de 2015 devrait être tiré : il n’a été d’aucune utilité pour lutter contre le terrorisme. De plus, la banalisation des mesures d’urgences est inquiétante pour les libertés publiques. L’état d’urgence devient un outil de g... Poursuivre la lecture

Le 24 mai, suite à la guerre en Ukraine, la Hongrie a instauré par l’intermédiaire de son Premier ministre Viktor Orban, un second état d’urgence, à la suite d’un premier état d’urgence dans le cadre de la pandémie du coronavirus. La Hongrie, démocratie illibérale, passe d’un état d’urgence à un autre sans que cela semble inquiéter sa population. Pire, elle semble réclamer cette sécurité excessive, portant atteinte à ses libertés fondamentales. Une forme de banalisation de l’état d’urgence a apparemment envahi ce pays.

Ce constat n’est... Poursuivre la lecture

Mesdames et messieurs les Français, vous avez les félicitations de Antonio Luis Santos da Costa, de Pedro Sánchez Pérez-Castejón et d’Olaf Scholz, et vous ne serez donc pas sanctionnés par Ursula von der Leyen comme de simples pays africains.

Dans un mouvement tout à fait inédit sur le plan diplomatique, les chefs des gouvernements socialistes du Portugal, de l’Espagne et de l’Allemagne ont exercé leur « devoir d’ingérence » en intervenant dans les élections démocratiques d’un autre pays de l’Union Européenne (UE), et pas des moindres,... Poursuivre la lecture

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