La critique anticapitaliste et ses sophismes

Quelles sont les fautes de raisonnement les plus fréquemment associées à la critique du capitalisme ?

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La critique anticapitaliste et ses sophismes

Publié le 2 décembre 2014
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Par Hadrien Gournay

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La critique anticapitaliste est souvent émaillée de sophismes, de pétitions de principe, de procès d’intention, d’attaques sur la personne. De manière plus fondamentale, l’ensemble des arguments développés est en général totalement inadapté à la démonstration rationnelle de la thèse soutenue. La dernière série d’Arte en est, dans certains cas, une illustration involontaire particulièrement éloquente.

C’est pourquoi, nous proposons de répertorier les fautes de raisonnement les plus fréquemment associées à la critique du capitalisme. Elles sont certes innombrables mais un examen attentif permet de les regrouper dans des catégories assez larges et en nombre suffisamment modeste, du moins en ce qui concerne les plus fréquentes, pour permettre un exposé qui ne soit pas une interminable litanie.

Ces critiques se divisent principalement en deux groupes : certaines portent sur des faits relevant d’un mauvais fonctionnement du marché, les autres procèdent par amalgame entre capitalisme et certaines formes d’oppression, telles l’esclavage.

Critiques des défauts du marché

Le plus souvent, les anticapitalistes dénoncent certains aspects critiquables des économies de marché, dont les crises, le chômage ou la pauvreté sont les exemples les plus marquants. Leur erreur est de croire qu’ils ont apporté suffisamment d’éléments de preuve de la défaillance du capitalisme en établissant la réalité de ces maux et en les dénonçant. Ce faisant, ils négligent deux questions préalables à une telle conclusion.

Ils oublient tout d’abord de vérifier si le remède envisagé ne serait pas pire que le mal, c’est-à-dire, si l’état de l’économie, aussi insatisfaisant soit-il à leurs yeux au regard de la situation idéale qui leur sert d’étalon de mesure, ne serait pas le meilleur possible en pratique ?

Ensuite, ils ne cherchent pas à savoir si les réglementations et les diverses interventions de l’État seraient à l’origine du problème. Cette attitude provient du préjugé selon lequel un ordre spontané serait toujours moins efficace qu’un ordre construit, voire systématiquement « anarchique », c’est-à-dire désastreux dans leur esprit. Le sophisme adopte alors la marche suivante : « Les étrangers sont vraiment des criminels. En effet, nous voyons que de nombreux crimes ont été commis en France ces dernières années. Or, ils n’ont pu être commis par les Français qui sont bons et honnêtes contrairement aux étrangers qui sont des criminels. Donc tous les crimes récents ont été commis par des étrangers, ce qui prouve bien que les étrangers sont des criminels. » Le raisonnement exposé ici imite des procédés logiques en les falsifiant puisque la conclusion est introduite au cours de la démonstration. C’est de cette manière que le marché est condamné, sans examen, une fausse évidence servant de preuve.

Il existe, en sens inverse, un argument puissant pour étudier attentivement la possible responsabilité des interventions publiques dans les défaillances des économies de marché. En effet, les défenseurs de ces interventions, s’ils les jugent insuffisantes, considèrent aussi qu’elles sont absolument indispensables et que, sans elles, la situation serait largement pire. Si cette dernière opinion est la partie controversée de la question, elle implique néanmoins que ces interventions ont des effets considérables. Aussi, poser la question des conséquences néfastes des interventions publiques et de leur rôle dans des défaillances attribuées paresseusement au fonctionnement libre du marché est parfaitement légitime.

Ces deux types d’erreurs n’en forment en réalité qu’un seul : le refus pur et simple d’envisager les vices de conception des interventions publiques en est le point commun.

Lorsque le marché est réellement libre, mais ne peut évidemment résoudre tous les problèmes affectant l’humanité, les anticapitalistes se rendent coupables du premier genre d’oubli. Lorsque les réformes voulues par les anticapitalistes ont été appliquées et donnent les résultats que l’on peut en attendre, ils pratiquent le deuxième.

Les questions ainsi négligées sont nombreuses. Les anticapitalistes ne se soucient pas de connaître l’effet d’un salaire minimum sur l’emploi des moins qualifiés, du contrôle des loyers sur l’offre de logement ni des politiques de crédit facile sur la formation de bulles qui se résolvent immanquablement en crises majeures. Ils ne se demandent pas plus si redistribuer les richesses peut réduire la production totale plus rapidement que la part de cette production dont les pauvres bénéficient ne s’accroît. Ils ne s’interrogent pas sur la situation des personnes qu’ils prétendent défendre si l’ordre capitaliste était purement et simplement renversé.

Nous ne nous prononçons pas sur la réponse qu’une démarche scientifique ou simplement le raisonnement rigoureux de l’honnête homme pourrait donner à ces questions. Nous soulignons simplement le fait qu’elles ne sont même pas posées.

Amalgame du marché et d’autres réalités

Une autre forme des critiques anticapitalistes consiste à associer au libre marché des actes et des pratiques que les libéraux considèrent totalement opposés à leurs valeurs : capitalisme de connivence, corporatisme, privilèges voire, pour des pratiques plus anciennes et plus odieuses, esclavage et servage. La réaction, parfaitement sincère des libéraux est d’affirmer haut et fort : « Ce ne sont pas nos valeurs ! Ce n’est pas le libéralisme. Nous avons toujours été opposés à cela ! ».

Or, il faut comprendre que les anticapitalistes sont parfaitement cohérents de leur point de vue. Ces derniers considèrent, en effet, ni plus ni moins le libre marché comme l’expression des intérêts cyniques des capitalistes et plus largement des « puissants », parfaitement assimilables en cela à l’esclavage ou au système des privilèges, la différence résidant simplement dans le fait que, suivant le contexte, telle ou telle forme d’oppression sera plus ou moins adaptée aux intérêts des classes dominantes ou aux risques de réaction des classes populaires. Pour les mêmes raisons, la défense intellectuelle du libre marché, l’idéologie libérale, n’est dans leur esprit que le masque hypocrite pris par l’égoïsme de classe pour duper le plus grand nombre. L’intérêt des capitalistes en faveur de l’économie de marché serait la preuve de la fausseté de la défense du capitalisme.

S’il est utile de comprendre le mode de raisonnement anticapitaliste sur ce point, il n’en reste pas moins que le procédé utilisé ne prouve aucunement la nécessité de sortir du capitalisme.

Notons tout d’abord que les anticapitalistes se contentent de supposer que les défenseurs du capitalisme ont un intérêt personnel immédiat à sa préservation mais n’apportent aucune preuve ni d’un conflit d’intérêt, ni d’une mauvaise foi quelconque de leur part. Le milieu social d’origine des principaux penseurs libéraux n’était pas nécessairement différent de celui des grands théoriciens de l’anticapitalisme. Les intellectuels libéraux ne sont presque jamais cités et lorsqu’ils le sont, leur pensée est grossièrement déformée. Les récents reportages d’Arte en ont donné une récente illustration en caricaturant les écrits de Smith et de Hayek.

Mais surtout, cette mise en cause des intentions des défenseurs du capitalisme n’est ni nécessaire ni suffisante pour en valider la critique. Elle n’est pas suffisante parce que même si c’était dans leur intérêt que les capitalistes ont élaboré cette philosophie sans penser aux masses, cela ne signifierait pas que le capitalisme est sans utilité pour celles-ci.

Permettez-moi de vous en donner une preuve concrète. Vous lisez ce texte au moyen de divers supports (ordinateur ou tablette, moteur de recherche) vous permettant d’avoir accès à internet. Ces dispositifs vous ont été fournis par d’imposantes sociétés capitalistes motivées par la recherche du profit (au choix Microsoft, Apple, Google etc.). Elles n’ont certainement pas été guidées par des sentiments philanthropiques. Néanmoins le fait que vous me lisiez indique que vous consommez leurs produits et services. Vous n’avez donc pas opposé la recherche de votre propre intérêt à celui que ses firmes faisaient du leur. Si vous êtes convaincus du principe contraire, vous devriez renoncer à accéder à internet mais aussi à échanger pour vous vêtir, pour vous loger ou vous nourrir et fabriquer de vos propres mains tout ce dont vous avez besoin. Le fait est que, comme vos choix en témoignent, l’intérêt qu’une personne a pour une chose n’est pas toujours opposé à celui d’une autre personne. L’intérêt des capitalistes pour l’économie de marché ne réfute pas l’idée qu’il serait au service de l’ensemble de la population.

Cette mise en cause des intentions des capitalistes n’est pas nécessaire à l’inverse parce que le capitalisme pourrait être un très mauvais système alors même que ses promoteurs auraient eu les meilleures intentions du monde. Porter la question sur les intentions des défenseurs du capitalisme pour en valider la critique n’est tout simplement pas adapté à la question posée.

L’amalgame dénoncé ici prend un tour un peu différent et particulièrement spécieux quand il repose sur une assimilation entre la recherche du profit de l’entreprise capitaliste et celle de l’esclavagiste, du seigneur médiéval ou d’autres exploiteurs. Parfait sophisme qui conduirait à prohiber tout acte sexuel librement consenti puisqu’il suppose (entre autre) tout comme le viol la recherche du plaisir sexuel !

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  • excellent article qui a le mérite d’être clair. Il est toutefois fort surprenant de trouver des bobos anti capitalistes ,imitant les Socialistes qui eux gravissent les échelons assurant ainsi leur bien être financier grâce à la classe ouvrière
    Car plus capitalistes que ces bobos on ne peut trouver mieux

    • Marianne, « article qui a le mérite d’être clair ».
      Je ne conteste pas la bonne volonté de l’auteur mais :
      pour la première partie, le sophisme est douteux …
      pour la deuxième partie, la démonstration n’est pas satisfaisante.
      En particulier « l’intérêt qu’une personne (…) n’est pas toujours opposé à celui d’une autre »; d’une manière générale, on pourrait essayer de remplacer « personne » et voir ce que cela donnerait en employant « classe » ou plutôt « groupe social » (pour éviter un terme trop nettement connoté !

      Cela dit, je suis plutôt libéral mais corrigé de ses excès (en gros social-démocrate) !

      • On est libéral ou on ne l’est pas. Le capitalisme véritable, à ne pas confondre avec le capitalisme de connivence des social-démocraties, est l’application pur et simple du libéralisme dans la sphère économique.

      • Bonjour René,

        De quels excès parlez-vous? C’est quoi un social-démocrate, concrètement?
        Et oui l’intérêt d’une classe n’est pas toujours opposé à celui d’une autre. Seule la classe politique a horreur de la concurrence.

      • Koris,
        Vous n’ignorez pas que que la liberté a cette caractéristique d’offrir des possibilités aux mains de tirer profit des faibles (« le renard libre dans le poulailler libre »).
        Cela dit, je comprends qu-on peut toujours objecter que les « corrections apportées » peuvent aussi nécessiter des ajustements.
        Evidemment, ce processus est sans fin, tant « l’homme est un loup pour l’homme ».
        Je souscris à votre point de vue sur la « classe politique a horreur de la concurrence » (surtout quand elle a le culot de s’étiqueter « socialiste »).

        AlpineGG, « l’application pure et simple du libéralisme dans la sphère économique ».
        C’est la pureté que j’évoquais. Mais je comprends votre point de vue.

        • Ci-dessus « aux malins de tirer profit des faibles ».
          Au fait, je me classe « socialiste » (mais à la Péguy !) et pas de gauche.
          Un fou en quelque sorte.

        • Le renard libre dans le poulailler libre est un sophisme:
          http://www.contrepoints.org/2014/11/15/188321-le-liberalisme-cest-le-renard-libre-dans-le-poulailler-libre

          Par ailleurs, il n’y a pas de liberté sans responsabilité ni respect de la propriété privée (donc on n’est pas libre de tuer par exemple).
          Tirer profit des faible? C’est à dire? Le grand patron avec un gros cigare qui se gave pendant qu’il paie ses salariés au smic? Si c’est cette vision que vous décrivez, d’un elle est extrêmement rare (une grand majorité des patrons ne sont pas millionnaires), de deux, vu ce que l’État vous prend sur votre salaire, c’est lui l’exploiteur.

          « L’Homme est un loup pour l’Homme » est également un sophisme. Car si l’on prend cette logique, pourquoi met-on les pires loups à la tête de l’État?
          Est-ce que votre patron vous a mis le couteau sous la gorge, ou mc do, apple, samsung? Est ce qu’on vous a obligé à marché d’une certaine manière, manger d’une certaine manière sous peine de torture?
          Vous devez confondre avec le « capitalisme de connivence » où ce n’est pas l’innovation qui permet de développer une entreprise mais sa relation incestueuse avec les pouvoirs publics (avantages, monopoles…). En tant que libéral, je combats farouchement ce genre de système.

          Bref oui certains humains sont mauvais. Le libéralisme ne prétend pas le contraire, ne promet pas le paradis avec des fleuves de miels et des licornes.
          Pour ma part, je décide ou non de travailler avec vous: c’est le principe de contrat libre et consentant qui régisse les systèmes libéraux.

          Prenez le cas de la Nouvelle-Zélande, ce n’est pas un paradis, mais l’État a réussit à se réformer et à laisser autant de liberté que possible aux individus. Ces derniers se sont donc regroupés pour former la société civile pour remplacer avec un grand succès ce que l’État a laissé.

        • Cher Koris,
          vous me semblez absolument convaincu.
          Deux remarques
          1. nous n’avons pas la même définition du sophisme.
          2. vous faites référence à la liberté entre contractants.
          Et « pas de liberté sans responsabilité ».
          Mon point de vue se bornait à constater que l’égalité effective n’existe pas, mais cela n’en remets pas en cause le principe.
          Bref, mon raisonnement se basait sur l’idée chrétienne de protection des faibles;
          évidement, il y a tant de loups qui clament la défense de cette vertu à leur seul profit … j’ai entendu votre conclusion « l’État (…), c’est lui l’exploiteur ».
          Je suis en effet dans l’erreur en croyant des choses telles que :
          « Le principe de la vraie démocratie est la communauté d’obéissance librement consentie à une supériorité d’intelligence et de vertu. » (Bergson).
          Vous avez compris que pour la « supériorité de vertu » on est loin.

      • @ René

        « l’intérêt qu’une personne (…) …on pourrait essayer de remplacer « personne » et voir ce que cela donnerait en employant « classe » ou plutôt « groupe social »…  »

        Non l’intérêt du groupe ne peut pas primer sur l’intérêt d’un individu car ça conduit à la privation de liberté ou l’expropriation, ce qui est pareil. Désolé mais avec de telles idées vous n’êtes pas libéral mais ça n’est pas une insulte, vous êtes certainement très fréquentable.

        • @ gameover,

          Merci pour ma fréquentabilité.
          En effet, je ne suis pas un « libéral », de même que je me sens de moins en moins « socialiste ». Mais je pense -peut-être à tort- que « l’intérêt du groupe doit primer sur l’intérêt de l’individu », mais les expériences récentes en politique me font douter : tant j’observe le comportement des « prétendus socialistes » !

          • « l’intérêt du groupe doit primer sur l’intérêt de l’individu ».
            Pensée collectiviste. La liberté de l’individu est aliénée au profit d’un groupe. On sait où mène ce genre de manière de voir l’Homme !

  • le marché a des imperfections mais comparer le marché à un état parfait est erroné. l’administration a aussi des imperfections. or si on étudie les imperfections du marché et les imperfections de l’administration on se rend compte que le marché a moins d’imperfections que l’administration. c’est pour cela qu’il faut une administration limité.

  • « Quelles sont les fautes de raisonnement les plus fréquemment associées à la critique du capitalisme ? »

    Je vais un peu dévier du sujet mais selon moi le questionnement initial ne vient pas d’une faute de raisonnement mais de constat. Ainsi pour les anticapitaliste nous vivrions moins bien depuis au moins l’avènement du Capitalisme industriel. A partir de là ils cherchent les preuve qui viendront soutenir leur théorie que je qualifie volontairement de réactionnaire. Ainsi même lorsque les faits immédiats leur donne tort, ils expliqueront que c’est une prospérité illusoire et que nous sommes condamnés à chuter plus bas encore. C’est une raisonnement circulaire impossible à contredire avec simplement l’exposition des faits. De plus nous sommes loin de vivre dans l’utopie ou un système capitaliste idéal, ce qui rend le débat encore plus compliqué et donc pas grand chose pour combler le vide idéologique et le romantisme des idées anti-libérales.

    Pour convaincre un anticapitaliste, encore faut-il qu’il accepte la possibilité d’avoir tort sur tout. Ca demande un effort sur son égo et devient une chose presque impossible pour les « intellectuels » médiatiques et engagés qui peuvent perdre jusqu’à leur travail et amis dans cette affaire, comme l’expliquait très bien Jean-François Revel.

    • L’anticapitalisme se nourrit de l’émotion plus que de la raison. C’est pour cela que ses partisans sont très durs à convaincre avec des chiffres, des données, des raisonnements cohérents.

      C’est un peu comme le racisme.
      Je connaissait quelqu’un qui me disait que les arabes étaient de parfaites ordures. Peu après il m’avoue qu’il avait été tabassé par des arabes car il ne croyait pas au coran.
      Je lui demande donc comment aurait-il réagit face à ces même connards mais blanc et laïcs?
      Pas de réponse…

      • De fait le racisme c’est aussi un biais cognitif primaire, une sorte d’instinct de survie face à la nouveauté réelle ou perçue. On se met dans une position de défense et on désigne des bouc-émissaires ainsi que des totems qui nous représente et nous protège. Le monde a changé et il continue de le faire. La pensée raciste ne l’accepte pas et veut revenir à un état antérieur jugé meilleur.

        Oui, c’est un peu comme l’anti-capitalisme. Sauf que l’anti-capitaliste n’est pas aussi stigmatisé qu’ un raciste de nos jours. L’anticapitalisme est plutôt perçu comme de la rébellion bienveillante tandis que le racisme est synonyme d’une ignorance malveillante. L’être humain est naturellement comme cela, il donne plus d’importance aux intentions qu’aux faits qui en découlent. De là vient notre empathie mais aussi une part de notre aveuglement et notre faiblesse à se faire manipuler par autrui (ou soi-même).

      • Techniquement « les arabes sont tous des ordures » est une expression xénophobes, et non raciste. On a un peu tendance à mettre le mot « racisme » à toute les sauces de nos jours.

        • Étant donné que la personne qui prononce cette phrase se considère d’un niveau au-dessus des ordures, non c’est clairement raciste comme phrase.

          • Pour que le propos soit un propos raciste, il nécessite comme présupposer la séparation de l’espèce humaine en « race » et une hiérarchisation de ces races, la race dite « blanche » étant historiquement considéré comme la race « supérieure » (la théorie étant né en Europe).

            Ce n’est pas le cas ici. Ce genre de phrase est comparable à « les rosbeef sont tous des cons, les arabes tous des voleurs ou les grecs tous des PD ». C’est un raisonnement non pas raciste (on ne parle pas d’une race mais des habitants d’un pays ou appartenant à une culture particulière) mais xénophobe (on considère l’étranger, quel qu’il soit, inférieur en se basant sur un stéréotype quelconque). Cette pratique xénophobe est vieille comme l’humanité, alors que le racisme est une théorie « scientifique » datant du XIXème siècle.

            Pour que cela soit du racisme, le discours devrait plus ressembler à: « la race arabique est génétiquement pourrie jusqu’à la moelle ».

            Les mots ont du sens, il est malheureux que tant de gens l’oublient.

  • Pas trop d’accord avec l’article car il ne permet pas de fournir une panoplie de réfutations simples même s’il en aborde peut-être les aspects, mais c’est confus et donc même pas sûr.

    Pour les anticapitalistes, il y a 2 mondes seulement : les capitalistes et les anti-capitalistes donc les défauts relevés sur le système à l’oeuvre sont ceux du système capitaliste. Pour un peu les inondations seraient un problème du capitalisme alors qu’au contraire un monde 100% capitaliste essaierait de mettre le capital à l’abri des caprices de la nature. Malheureusement les assurances n’ont pas beaucoup de latitudes pour moduler le risque ou participer aux travaux permettant de le diminuer (ne serait ce qu’en fournissant un avis).

    Les anticapitalistes, comme beaucoup, ne savent pas faire la différence entre les causes et les conséquences et donc ne relient pas les conséquences au problème qui les a générées. Ainsi pour eux l’optimisation fiscale est une des conséquences du capitalisme alors qu’elle est une conséquence de la sur-imposition. Il est d’ailleurs facile de montrer que cette optimisation fiscale se développe proportionnellement avec le taux d’imposition des citoyens.

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