Le libéralisme, c’est la loi du plus fort

Publié Par Alain Cohen-Dumouchel, le dans Philosophie

Contrairement aux idées reçues, ce sont les dirigistes, gaullistes ou socialistes, qui dérégulent le libre fonctionnement des marchés par leurs règlementations pléthoriques, et favorisent ceux qui détiennent un pouvoir de nuisance, c’est-à-dire les plus forts.

Par Alain Cohen-Dumouchel

Les dirigistes gaullistes et socialistes sont au pouvoir depuis 60 ans et arrivent encore à faire croire aux Français que les idées libérales, pourtant très minoritaires, sont la cause du déclin dont ils sont responsables. Pour ce faire, les dirigistes ont fabriqué un libéralisme fantasmagorique, une espèce de fourre-tout idéologique dans lequel ils mélangent la loi de la jungle, le règne de la violence, « le renard libre dans le poulailler libre », l’enfer de la dérégulation, etc. Bref, ils nous dressent le portrait d’un ultra-libéralisme « sauvage » fondé sur la loi du plus fort.

La caricature a assez duré. Il est temps de dénoncer ces idées reçues sur le libéralisme et de montrer au grand jour la mauvaise foi du pouvoir en place.

Le libéralisme, c’est la loi de la jungle

Absurde. Le libéralisme prône la liberté de faire tout ce qui ne nuit pas à la liberté d’autrui associée à la responsabilité de ses actes. Les Libéraux privilégient toujours le consentement, l’accord contractuel de gré à gré et ils sont résolument opposés à l’emploi de la force. Le libéralisme concerne donc par essence des individus doués de raison et capables d’assumer une responsabilité.

Or les animaux et les plantes de la jungle ne raisonnent pas et ne connaissent pas de limite autre que la satisfaction de leur besoins. Il n’y a ni droit, ni contrat, ni responsabilité dans la jungle. La comparaison est donc absurde.

Il est en revanche un mouvement politique qui prône la suprématie de l’ordre naturel sur l’ordre humain : c’est l’écologie. Les écologistes admirent beaucoup la Loi de la jungle et les équilibres « naturels » qui en résultent.

Le libéralisme, c’est le règne de la violence

Écran de fumée. Ceux qui utilisent le plus cette invective à l’égard de la pensée libérale sont les socialistes qui, au nom de la « justice sociale », utilisent la coercition et le dirigisme comme base de leur système politique.

Or la philosophie libérale en plaçant la liberté, la responsabilité et surtout le consentement individuel au sommet des valeurs politiques est fondamentalement non violente. Les libéraux veulent des échanges pacifiques sans frontières ni contraintes tandis que les étatistes érigent des barrières et cultivent le patriotisme économique, quand ils ne poussent pas les peuples à s’entretuer au nom de la Nation.

Contrairement à ce qu’affirment les socialistes pour justifier leur interventionnisme autoritaire, la concurrence n’est pas la loi du plus fort mais celle du mieux offrant. Le marché n’est pas une arène mais le lieu d’échanges volontaires dans lesquels chaque partie trouve son compte.

Il est intéressant de constater que, dans les démocraties dirigistes, l’État devient l’objet de toutes les revendications puisqu’il est la source principale des concessions, avantages, privilèges et protections que chaque groupe de pression peut obtenir au détriment des autres.

Mécaniquement, l’État providence est amené à distribuer ses faveurs aux plus influents, aux plus rusés ou aux plus violents. Il incite aux blocages et aux réclamations musclées, seuls moyens d’obtenir une amélioration de son sort dans une société qui condamne le contrat et le consentement mutuel.

La description d’un libéralisme « violent » est donc un écran de fumée destiné à dissimuler le rôle essentiel de la brutalité dans la société étatiste.

Les libéraux veulent déréguler

Faux. L’emploi du mot dérégulation (supprimer les règles) à la place du mot dérèglementation (supprimer des règlementations) est tout à fait caractéristique de la désinformation dirigiste. Cette confusion volontaire est suffisamment subtile et perfide pour que certains libéraux ne protestent pas avec véhémence lorsqu’on les accuse de vouloir « déréguler ».

La régulation voulue par les libéraux nait de la loi de l’offre et de la demande, et de la concurrence économique ou intellectuelle entre individus libres et responsables. Contrairement aux idées reçues c’est une régulation forte et très contraignante qui bouscule les rentes de situation et récompense ceux qui rendent le plus de services aux autres.

Les libéraux ne sont donc pas contre la régulation en revanche ils sont très méfiants vis-à-vis des règlementations excessives et centralisées, marques de fabrique du dirigisme économique ou moral.

Ce sont les interventionnistes qui faussent la régulation naturelle au moyen de  réglementations pléthoriques : subventions, incitations, concessions, privilèges, monopoles, d’un côté, barrières douanières, protections, blocage des prix de l’autre.

En taxant les uns, pour favoriser les autres, en incitant à ceci et en interdisant cela, ce sont eux qui dérégulent le marché en favorisant le plus influent, le plus malin ou celui qui détient un pouvoir de nuisance.

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  1. Tout cela remet les choses à leur place, c’est salutaire ! Cependant je pense que beaucoup de gens ont compris cela, et le nie volontairement puisque ce qu’ils veulent c’est leur domination, pas l’égalité des chance ni la justice. Les socialistes les premiers !

  2. Contrepoints est un site de vulgarisation de la science économique au moyen de papiers liés à l’actualité avec un regard à la fois amusé et bienveillant. Site infiniment plaisant, souvent passionnant.
    Il y a pourtant quelque chose que je trouve contradictoire :

    Les libéraux savent se moquer des bisounours écolos festifs et care, et démonter le totalitarisme sousjacent qui veut faire le bonheur des gens par la rééducation.

    Je trouve que les libéraux sont, eux-aussi, des bisounours économiques, avec la main invisible et le postulat d’un homme bon et raisonnable.

    Sans entrer dans la caricature du renard et du poulailler, quelle place occupe dans votre vision du monde :
    La concurrence déloyale ?
    L’immigration prédatrice ?
    Elles sont niées ?

    1. « Je trouve que les libéraux sont, eux-aussi, des bisounours économiques, avec la main invisible et le postulat d’un homme bon et raisonnable. »

      Sauf que ce postulat … n’existe pas. La main invisible, c’est un machin qui n’est plus utilisé, du tout, depuis des centaines d’années. Et nulle part les théories économiques libérales ne partent du principe d’un homme bon et raisonnable. Tout comme la concurrence pure et parfaite. Ca n’existe pas.

    2. La concurrence est déloyale lorsqu’elle s’attaque au concurrent de façon clairement répréhensible (casser ses machines, voler ses biens, tuer ses employés…)
      Mais ça n’a rien de déloyal de proposer mieux, ou la même chose pour moins cher, et en général c’est justement ce genre de chose parfaitement régulières qui sont appelées « déloyales »

      Je ne sais pas ce que c’est que l’ « immigration prédatrice » … Je comprend immigration (des gens qui franchisse une ligne imaginaire vers moi) et je comprend prédatrice (un genre de voleuse voire tueuse), mais le lien entre les deux m’échappe : en particulier je vois mal en quoi le fait d’être de la même nationalité que moi peut excuser la prédation exercée contre mon portefeuille

    3. Comme le font remarquer les autres commentateurs il n’y a pas du tout de postulat d’un Homme « bon » dans le libéralisme. Il y a certes le postulat d’un Homme raisonnable (ce qui distingue l’Homme de la Nature et des animaux) ou tout au moins « le mieux à même de juger ce qui est bon pour lui ».

      Sur l’Homme « bon » c’est même le contraire, les libéraux considèrent l’Homme tel qu’il est (Nature Humaine) et prônent un système dans lequel un Homme même cupide, désagréable et misanthrope fera du bien aux autres. Un système dans lequel règne la loi du mieux offrant est forcément altruiste (sauf accident).

      C’est bien le dirigisme qui a besoin de supposer que le pouvoir est exercé par des Hommes vertueux, bons et raisonnables et que, ces « clercs » travaillant pour l’intérêt de tous, ils sont de surcroit altruistes.

  3. Bisounoursisme libéral :

    « Les Libéraux privilégient toujours le consentement, l’accord contractuel de gré à gré »
    « Le libéralisme concerne donc par essence des individus doués de raison et capables d’assumer une responsabilité ». (votre article)

    Votre libéralisme en matière de circulation des personnes est aussi bisounoursique que l’ écologisme care et « responsable ».

    Le mot responsable est très surévalué.

    Voyez :
    Liste de métiers ouverts à l’immigration extra-européenne, Journal 0fficiel, cosigné Lagarde et Hortefeux
    http://www.immigration-professionnelle.gouv.fr/sites/default/files/fckupload/arrete_18_janvier_30(1).pdf

    « Technicien de la vente à distance.
    Attaché commercial en biens intermédiaires et matières premières.
    Cadre de l’audit et du contrôle comptable.
    Informaticien d’étude.
    Informaticien expert.
    Marchandiseur.
    Responsable d’exploitation en assurances.
    Mécanicien d’engins de chantier, de levage et manutention et de machines agricoles.
    Opérateur de formage du verre.
    Pilote d’installation de production cimentière.
    Conducteur de machine de fabrication des industries de l’ameublement et du bois (et matériaux associés).
    Façonneur bois et matériaux associés (production de série).
    Technicien de méthodes-ordonnancement-planification de l’industrie.
    Dessinateur-projeteur de la construction mécanique et du travail des métaux.
    Dessinateur de la construction mécanique et du travail des métaux. »
    Etc etc, il y en a une bonne centaine

    Qui pense sérieusement que l’Afrique peut nous pourvoir en responsables d’exploitation en assurances ? En technicien de méthodes-ordonnancement- planification ? Il n’y a pas d’industrie pour ainsi dire en Afrique, et encore moins de formation dans les secteurs technologiques pointus.
    Par contre, les pôles-emploi devraient pouvoir reconvertir des chômeurs vers ces offres si les universités s’attachaient à créer des filières concrètes et professionnalisées au lieu de former des psychologues dont on ne sait que faire ou pour lesquels on doit ensuite inventer des postes (ah les cellules psychologiques…) ou des emplois aidés bidons.

    1. Arrêtez d’instrumentaliser l’Afrique et les africains (avant-hier les juifs, hier les polonais, quel autre bouc-émissaire demain ?) pour faire avancer des idées nauséabondes. L’immigration n’est un problème que dans la mesure où il existe un espace public trop important et surtout illégitime que les illégaux savent occuper en toute impunité. Réduisons cet espace public illégitime, remettons le strict respect de la propriété privée au centre de nos lois et l’immigration illégale disparaîtra naturellement.

      Quant aux immigrés légaux, dès lors qu’ils sont compétents, hormis les cas très restreints de sécurité nationale, le gouvernement n’a aucune raison de les priver artificiellement d’un emploi. Ces lois sont tout simplement scandaleuses, avant d’être stupides !

      1. Dès qu’on entend le mot nauséabond, on SAIT que la censure est à l’œuvre. Et quand elle se double d’une allusion à la shoah, on est carrément dans la manipulation mentale.
        Ces lois font la liste des emplois non pourvus : où est le scandale ?
        La demande de plus de flexibilté dans les études universitaires et la formation professionnelle : où est la stupidité ?

        1. Quelle censure ? On fait son calimero ? C’est votre droit de raconter n’importe quoi et jusqu’à preuve du contraire, rien ne vous empêche de le faire. C’est également notre droit (et même notre devoir) de qualifier ces propos pour ce qu’ils sont.

          Emplois non pourvus, quelle blague ! Ces listes ferment les autres emplois à la concurrence, sans aucune justification.

          Il n’y à rien à demander aux universités. Elles doivent être indépendantes de toute sujétion de l’Etat, programmes et financements compris.

        2. Soit un « état-providence » et possibilité de recevoir allocations, soins médicaux etc.., dans ce cas il faut controler les frontières car le pays apparaît comme la caverne d’Ali Baba pour tous les miséreux de la terre
          Soit un pays libéral où l’immigré devra assurer sa santé auprès d’une compagnie d’assurance, où l’immigré obtiendra des revenus par son travail et non par des allocations, où l’immigré trouvera un logement dasn un marché immobilier libre et non dans une HLM, dans ce cas nul besoin de lois liberticides sur la circulation des êtres humains.

          Les étatistes sont incohérents, ils créent les conditions d’une immigation massive et coûteuse et ensuite ne comprennent pas que les nationaux, qui sont obligés de cotiser, ne veulent pas voir leurs cotisations pillées.

  4. @Hugues
    re question : quel libéral aurait fait le postulat de « l’homme bon et raisonnable » ??? Des noms svp, au lieu de la rhétorique de l’épouvantail à 2 balles.

    1. L’homme bon et raisonnable est décrit dans l’article :

      « Les Libéraux privilégient toujours le consentement, l’accord contractuel de gré à gré »
      « Le libéralisme concerne donc par essence des individus DOUES DE RAISON et capables d’assumer une responsabilité ».

      L’esprit de responsabilité, le consentement et l’accord contractuel posent le postulat de la bonté de l’homme et non de son contraire, qui est la prédation.

      1. « L’esprit de responsabilité, le consentement et l’accord contractuel posent le postulat de la bonté de l’homme… »

        Si je croyais à la bonté de mon prochain, quel sens cela aurait-il de lui demander de signer un contrat ?

        1. Je ne signe de contrat qu’avec des personnes dont je suis sûr qu’elles en respecteront les termes. Que leur signature les engage autant que moi. Que ces personnes ne sont pas animées de mauvaises intentions à mon égard.
          (Les lignes en petits caractères illisibles montrent en effet, que la bonté n’est pas forcément dans la nature de l’homme…)

          1. Hugues : « Je ne signe de contrat qu’avec des personnes dont je suis sûr qu’elles en respecteront les termes.  »
            —————————
            Euh non, vous fantasmez complètement et vous prenez vos désirs pour des réalités.
            Vous signez une tonne de contrats avec des inconnus dont vous ne connaissez rien. Si le contrat est là, c’est pour vous permettre de vous retourner contre eux en cas de défaut, justement parce que vous ne comptez sur leur bonté et leur sens des responsabilités.

            Bref, votre rhétorique de l’homme de paille repose sur rien, la preuve, vous n’avez pu citer aucun nom, vous vous contentez de brasser du vent.

  5. Il faut lire, ma petite dame, j’ai cité l’auteur du texte, et vous revenez encore et encore sur le nom à citer. Alors voici : il s’appelle Alain Cohen-Dumouchel. Ça vous va ? Ensuite, je vous trouve lourde, à répondre par des insultes à des interrogations quant au bisounoursisme des libéraux (c’est bien mon droit de m’interroger, on est là pour ça). Si ça doit vous rassurer : j’ai voté Sarkozy, au 1er et au 2e tour, et là, j’ai de sérieux doutes, par conséquent je tente de me forger une conviction, et de m’informer. J’élève des objections, je peux, votre Honneur ? Quant à votre homme de paille, vous pouvez vous le mettre où ça vous chante.

    1. Vous avez raison d’avoir des doutes, il n’a fait qu’augmenter les charges, les lois, les réglementation les dépenses et les taxes. A sa décharge ça fait 5 ans que tout les médias déversent des tombereaux d’insultes sur lui il est impossible d’être « libéral », il n’y a pas de droite au sens conservateur en France. L’idéologie des faiseurs d’opinion est résolument étatiste.

      Pour les contrats, l’homme cherche d’abord son intérêt, celui de ses proches, famille, groupe ce qui est logiquement une des conditions de survie. Une fois fixé les règles dans un contrat chacun peux bénéficier au mieux de ce que l’autre peut lui apporter dans le respect des droits de chacun.

      Ce que le libéralisme prône c’est que la liberté pourvu qu’elle soit encadrée par des règles de droit clair est beaucoup plus efficace que le collectivisme puisque chaque cas particulier est réglé par chacun plutôt que par quelques fonctionnaires lointain.

      Je pourrais donner des exemples et faire un roman mais il suffit d’examiner un indicateur, celui de la liberté économique:
      http://www.heritage.org/index/ranking.aspx

      Vous pouvez croiser cela avec tout les autres indicateurs: les pays ou les citoyens sont les plus heureux et les plus riches sont en moyenne ceux ou ils sont les plus libres.

    2. On vous a déjà répondu: pourquoi y aurait-il besoin de contrat si les libéraux considéraient l’Homme comme naturellement bon, puisque c’est ce qui sert à attaquer en justice en cas de son éventuel non respect?

      D’autre part, pouvoir penser que « l’Homme est doué de raison » prouve que l’Homme est doué de raison.
      Un animal en serait incapable.

      1. Bien sur que si il y aura encore des contrats.

        Si l’homme devient miraculeusement bon, l’instrumentum perd son utilité, mais surement pas le negotium.

        On n’aura plus besoin de contrats écrits, sauf pour servir en tant qu’aide mémoire.

    3. Hugues : « Il faut lire, ma petite dame, j’ai cité l’auteur du texte, et vous revenez encore et encore sur le nom à citer. Alors voici : il s’appelle Alain Cohen-Dumouchel. »
      ————————
      L’auteur a parlé d’être doué de raison, pas d’être raisonnable. Un drogué est doué de raison, mais on ne peut pas dire qu’il est « raisonnable ». Donc on s’en doutait un peu, vous attribuez aux libéraux un préjugé infondé basé sur votre interprétation toute personnelle du français. Préjugé confirmé par le fait que vous aviez voté pour Sarkozy.

      Pour une nième fois, on vous le répète, Sarkozy n’a rien de libéral, ni dans ses promesses électorales, ni dans ses actions effectives et aucun électeur qui a vraiment compris le libéralisme ne voterait pour lui.

      1. Peut-être, mais beaucoup de gens se réclamant du libéralisme ont voté pour lui et une partie va continuer à le faire, surtout qu’il va faire campagne en condamnant le dirigisme et l’interventionnisme de ses adversaires.

  6. Et si ‘autrui’ incluait partiellement le monde animal voir par extension tous les êtres vivants, cela n’améliorerait-il pas l’équilibre de la biodiversité ? (sans parler de la diversité des moyens d’échange)

    « la liberté de faire tout ce qui ne nuit pas à la liberté d’autrui associée à la responsabilité de ses actes »

    1. Dès que les lions auront signé avec les gazelles et les vaches avec l’herbe je signe aussi.

      Sans rire un bon moyen de préserver la nature c’est de la privatiser. On pille sans vergogne dans une ressource qui n’appartient à personne par contre on protège et fait fructifier ce qui nous appartient.

      1. Ca c’est bien vrai, au Moyen-âge les forêts étaient toute privées et les gens pouvaient crever de faim plutôt que d’avoir le droit d’y attenter à la vie sauvage.
        Par contre j’ai du mal à m’imaginer la solution: si on privatisait par exemple l’Antarctique (pas sûr que ça permette de sauver les pingouins, mais bon admettons), quelle règle permettrait 1)d’en fixer le prix et 2)de décider qui serait l’heureux acquéreur? Et qui l’en garantirait contre l’accaparement par autrui?

        1. Tellement privée qu’il fallait juste une bonne armée et quelques trébuchets pour déboulonner le pouvoir central qui avait droit absolu sur tous. Dans ma région l’immobilier est d’ailleurs très actif je vois régulièrement des armées passer en quête de terrains à bâtir.

          Pour l’antarctique vous faites pareil que pour Pluton (dont personne ne s’inquiète d’ailleurs ?)

        2. « Ca c’est bien vrai, au Moyen-âge les forêts étaient toute privées et les gens pouvaient crever de faim plutôt que d’avoir le droit d’y attenter à la vie sauvage. »
          —————
          Les forêts appartenaient au pouvoir féodal et ne pouvaient pas être achetés par les marchands qui même s’ils étaient assez riches étaient exclus de la caste des propriétaires terriens.
          Appeler ça « privées », c’est quand même abuser.

          Quand bien même, en supposant que c’est privé, vous ne pouvez en aucun cas faire un lien entre la propriété privée et le fait que les gens crèvent de faim. Les aventures communistes du 20e siècle démontrent que si les forêts étaient publiques, la famine aurait été à fortiori pire, donc l’insinuation d’un lien de causalité est hyper foireux.

          1. Vous m’avez mal lui, j’abondais dans le sens de Pat en remarquant qu’une propriété privée de la forêt contribuait à protéger celle-ci puisqu’en l’occurrence aucune excuse même « humanitaire » ne pouvait être invoquée pour limiter les droits du propriétaire.
            Quand à la propriété féodale, vous avez faux, les marchands pouvaient très bien acheter des terres, c’est juste que les féodaux ne voulaient pas les leur vendre et préféraient de loin leur en concéder l’exploitation en échange d’une redevance. La féodalité correspond bien à une forme de privatisation du territoire par le pouvoir central en échange de services réels ou symboliques.

      1. Guillaume, vous sortez des clous ! Les libéraux ne le permettent pas ! Moi, voyez-vous, l’article est intitulé « Le libéralisme, c’est la loi du plus fort », j’ai tenté de leur dire une amabilité « Mais non, pas le plus fort, vous êtes gentils et bisounours ». Voyez comme ils m’ont traité. Les libéraux sont des renards : forts et rusés.

        1. Non on vous a répondu avec des arguments auxquels vous n’avez pu répondre.

          Enfin il n’y avait pas beaucoup d’arguments à donner car vous prêtez aux libéraux un postulat qui n’est pas le leur: « l’Homme est bon par nature ». On vous a donc répondu (et répété, car vous n’en démordiez pas) que non, ce n’est pas un postulat que les libéraux soutiennent.

  7. Vous passez, vous voyez de la lumière, vous entrez. Attention ! Ne vous fiez pas à leur air doux. Vous êtes en territoire inhospitalier, voire hostile, car vous ne parlez pas le libéral couramment. Vous commettez des impairs qu’on ne vous pardonnera pas, surtout si vous vous mêlez de vitres cassées et d’hommes de paille.
    Munissez-vous d’un gilet pare-balles, ils vous décochent des flèches mortelles. Le manuel des Castors juniors ne suffit pas, il faut posséder son Bastiat sur le bout des doigts. Ils ont de riches idoles devant lesquelles il faut se prosterner, il y a des choses à dire et à ne pas dire.
    Le mieux est encore de ne pas l’ouvrir du tout. Souriez et approuvez la cuisine locale.
    Répétez la mantra :
    « Le monde court à sa perte si l’Etat-providence ne jeûne pas ! ».
    C’est une secte millénariste et apocalyptique. Des Hare Krishna sous brushing impeccable.
    Soumettez votre post à l’employé de banque du coin, ces gens ont fait les écoles et vous conseilleront utilement pour commercer sans risque.

    D’accord Minitax, je sors. Bye bye !

    1. Je ne suis pas d’accord avec l’agression car je préfère l’explication mais sur libé c’est dix fois plus agressif pour dix fois moins avec cents fois moins d’arguments. Vous sortez des clous vous êtes un « vendu au bankster » et un « serviteur du nain ».

      Arguments ? « vendu » et « serviteur » avec quelques « facho » en prime c’est tout. Pas de chiffres, pas de stats, rien.

      Vous êtes fâché de vous être fait rembarrer, personne n’aime ça mais convenez que le fond « les libéraux croient que l’homme est bon » était bien un faux argument et que vous êtes en train de minauder sur de faux arguments encore.

      Y a deux trois réponses pas très sympathiques mais vous ne reconnaissez aucun des efforts fait pour vous expliquer et argumenter.

      1. Vous avez raison, Pat, j’ai regardé le site de Libé. Mon dieu, mon dieu…le défouloir, mais pire : celui d’Orange qui relaie les dépêches AFP. Un cri.
        Ce qui est commun à tous les sites :
        L’article est rapidement perdu de vue et le débat s’engage avec les contraintes propres au genre, elliptique, donc peu nuancé.
        Les approches sont le plus souvent sociologiques tendance café du commerce, Atlantico, Causeur, ou plus spécialisé comme ici, pourlascience.fr, cnisf.org…et là les ennuis commencent pour le non-initié. Car les mots ont souvent un double sens, l’un trivial et l’autre savant. Cf liberté, protection, contrat… Résultat : une non-communication, sauf pour les initiés qui préfèrent un entre soi, plutôt que de perdre leur temps.
        L’article se suffit à lui-même, les commentaires ajoutent de la confusion de qui veut comprendre.
        En fait, je n’ai pas eu l’impression de m’entêter sur la bonté de l’homme. Plutôt d’avoir dit le mot qui gâche. Merci pour votre 19 h 46 min hier.

        1. Merci à vous pour votre examen des arguments et votre curiosité sans enfermement idéologique (malgré quelques réticences rhétorique de bonne guerre :) )

          Une denrée rare !

          Ça n’a pas été sans convulsion chez moi, toute ma famille est « de l’autre coté » et j’ai du lutter avec une bonne dizaine d’année de réflexes socialiste. Beaucoup de lectures, beaucoup de questionnement.

  8. « Le libéralisme prône la liberté de faire tout ce qui ne nuit pas à la liberté d’autrui associée à la responsabilité de ses actes. »

    L’ennui, c’est que la définition de la nuisance à la liberté d’autrui comme celle de la responsabilité individuelle ne vont pas d’elles-mêmes. Deux individus raisonnables aux intérêts opposés ne s’accordent pas spontanément là-dessus.

    Par ailleurs le développement sur la régulation et la réglementation me paraît assez alambiqué. Il me semble que les libéraux croient à l’autorégulation de l’économie de marché et s’opposent à sa régulation par une autorité tierce (l’Etat). Ce qui est bien ce que leur reprochent leurs adversaires.

  9. Cessez de vous entredéchirer comme de vulgaires troskystes, nous avons assez d’adversaires pour ça. Mais martelons en effet que les libéraux ne sauraient être responsables du b….. actuel puisqu’ils NE SONT PAS AU POUVOIR. Surtout pas en France, François Hollande l’a reconnu, ni même aux USA, qui ne sont plus un pays libéral depuis au moins Roosevelt. A vrai dire, « libéraux au pouvoir », ça sonne déjà mal.

  10. « Mécaniquement, l’État providence est amené à distribuer ses faveurs aux plus influents, aux plus rusés ou aux plus violents. Il incite aux blocages et aux réclamations musclées, seuls moyens d’obtenir une amélioration de son sort dans une société qui condamne le contrat et le consentement mutuel. »

    Faux, cela s’appelle de la corruption, et le risque est le même que cette corruption agisse dans un pays doté d’un Etat providence que dans un pays avec des institutions libérales (donc minimalistes et se limitant à l’exécution des pouvoirs régaliens).

    Le problème, c’est que le libéralisme, c’est comme le communisme, ce sont des situations économiques et sociales idéales vers lequel le pouvoir politique d’un pays et ses institutions tendent. Aucun pays n’a vraiment appliqué ni l’un ni l’autre, en tout cas pas que je sache.

    MAIS, la situation actuelle se justifie en bonne partie d’une évolution du système ancien, dirigiste avec probablement une dérive clientéliste et corrompue par les lobbys en place, incluant de plus en plus de politiques dites libérales. cadeaux fiscaux, allègement des barrières (OMC) et règlementations des marchés (les marchés bancaires avant Bâle 1, 2 et 3…).
    Et ce qui devait arriver arriva, ce sont les plus forts, en l’occurrence fonds de pension, fonds spéculatifs (souvent les mêmes) et autres du même acabit qui ont causé la crise des subprimes, qui s’est ensuite étendue à l’économie réelle.
    Donc si, le libéralisme c’est la loi du plus fort, parce que s’il n’y a nulle autre règle, c’est l’argent qui prime.
    Par contre les Etats dirigistes ont faillis, influencés qu’ils ont été par un discours à tendance néo-libérale.