L’écologie politique hier et aujourd’hui

À l’heure où Cécile Duflot et Europe Écologie les verts font leur rentrée politique, Philippe Robert revient sur le bilan calamiteux de cette tradition politique…

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Cécile Duflot, ministre du logement

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L’écologie politique hier et aujourd’hui

Publié le 23 août 2014
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Par Philippe Robert.

Cécile Duflot, ministre du logement

L’écologie politique est officiellement née en France en 1974 avec la candidature de René Dumont à l’élection présidentielle : « Je bois devant vous un verre d’eau précieuse, puisqu’avant la fin du siècle, si nous continuons un tel débordement, elle manquera… » Une prophétie toujours en devenir au 21ème siècle.

En 1972, le Club de Rome émit un rapport, The Limits to Growth (traduit en français par Halte à la croissance ?) qui, sans préconiser la croissance zéro, lança néanmoins une des idées fondatrices de l’écologie politique, d’ailleurs toujours à l’ordre du jour chez les tenants d’ « un autre monde est possible ».

Depuis lors, l’écologie politique s’est rapidement développée jusqu’à se livrer sans vergogne, sous le masque vertueux d’une nouvelle religion universelle, à des débordements idéologiques consistant à baliser l’éternelle route de la servitude qui, à l’image du phénix renaissant de ses cendres, sommeille dans l’esprit humain.

Ainsi l’Allemagne, par une décision prise au sommet de l’État, a-t-elle répudié ses capacités nucléaires de production d’électricité au bénéfice d’énergies renouvelables encore au stade de l’expérimentation, prenant alors un virage politiquement écologique des plus aventureux dont elle se mord déjà les doigts au sang.

Dans la France esclave du principe de précaution constitutionnalisé, la recherche OGM est morte sous les coups redoublés de José Bové et ses amis, de même que les essais portant sur l’extraction des gaz de schistes sont littéralement frappés d’ostracisme. La France soumise au diktat écolo devient un désert scientifique.

La meilleure illustration d’une alliance écolo contre nature entre la science et la politique est administrée, au niveau planétaire, par les activités du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, le GIEC. Car de cette organisation hybride découlent nombre de décisions politiques prises… sans précaution !

Il nous faut identifier des domaines de recherche particuliers qui nous permettront d’établir des relations de cause à effet (…) Il faut nous assurer que nos actions sont fondées sur des jugements scientifiques valides, établissant des relations de cause à effet. » — Margaret Thatcher 1

Sans aucunement récuser les nécessités écologiques de l’heure, je préfère à tout prendre m’en remettre au génie humain qui est sans limites plutôt que de faire allégeance à des partis ou à des ONG (pour faire court) plus ou moins fumeux dont les pseudo-actions préventives relèvent plus de la sorcellerie que de de la raison.


Sur le web.

  1. Margaret Thatcher, 10, Downing Street – Mémoires, Albin Michel, 2013. Une éthique bien galvaudée aujourd’hui.
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  • @ Philippe Robert dont la plume libérale a dû probablement s’envoler au point d’oublier des évènements qui ont marqués l’histoire du développement au 20ème siècle et suivant.  » Je préfère à tout prendre m’en remettre au génie humain qui est sans limites » nous dit-il! Il est effectivement sans limites dans l’horreur, le génie humain. Hiroshima, Tchernobyl, Fukushima, Bhopal, les boues rouges de la Montédison, Auschwitz, Birkenau, les antibiotiques qui ne servent plus à rien et et ….. j’en passe et des meilleures….. Le génie humain qui a inventé le néo libéralisme échevelé et qui aujourd’hui constate avec effroi les dégâts de l’épidémie Ebola en Afrique alors que la maladie est connue depuis 40 ans et qu’il y avait le largement le temps de mettre au point les traitements pour l’enrayer. Mais évidemment le génie humain s’est intéressé d’abord au retour sur investissement des recherche à engager avant de prendre les précautions élémentaires en vue de ne pas avoir à aujourd’hui utiliser sur des êtres humains des moyens qui n’ont jamais été testés sur l’homme et dont on ne connaît pas les effets secondaires. Je ne suis pas un rebelle à la science et à ses progrès, je suis plutôt libéral, mais le libéralisme et le génie dans ces conditions je ne peux pas supporter.
    Quant aux gaz de schistes et aux OGM ça va quoi!
    Très cordialement
    0663240066
    Coordonnateur Groupe 2050 Ethique humaniste et Transhumanisme

    • « Le libéralisme est un péché », c’était le titre d’un ouvrage religieux de la fin du XIX°. Les verdâtres ont repris le slogan, mais dans une toute autre direction. Faisant feu de tout bois, ils cherchent à créer la panique dans l’opinion, de façon à ce que les gouvernements à courtes vues (horizons limités à 4 ou 5 ans) prennent les décisions malthusiennes qu’ils préconisent.
      Il sont en train de tuer la recherche scientifique en Europe, comme c’est déjà pratiquement le cas en France (voir le coup de gueule de Marcel Kuntz et John Davison publié en anglais, car en français c’est déjà inutile…).
      Vous les fils du Club de Rome, vous êtes en réalité les ennemis du genre humain.

    • Bien sur, Tchernobyl, Fukushima, Auschwitz, l’ebola, etc, c’est la fotalultralibéralimse…

      « ça va quoi! »

      Bien donc, « ça va quoi! », c’est un argument scientifique de la plus haute importance, qui remet à lui seul les milliers d’études qui ne démontrent aucun problème…

      Imaginez qu’on ait interdit la médecine, le chemin de fer, les moulins à vents, et cela parce qu’un type a dit « ça va quoi! »

    • « Le génie humain qui a inventé le néo libéralisme échevelé et qui aujourd’hui constate avec effroi les dégâts de l’épidémie Ebola en Afrique »

      En tant qu’ingénieur et libéral, je demande humblement pardon au monde pour ma responsabilité dans la peste, le choléra, la variole, les guerres, les bombardements des villes, les famines, les mésactions des conquistadores et l’extinction des dynosaures.

      Mais surtout, je ne pourrais jamais me pardonner ma responsabilité dans la multiplication anarchique actuelle de crétins en tous genres.

    • Que faites-vous personnellement pour aider la recherche ?

    • Frau Bernard: « le néo libéralisme échevelé et qui aujourd’hui constate avec effroi les dégâts de l’épidémie Ebola en Afrique »

      Quel tarés ces écolos… :mrgreen:

      Quand tu fait c’est pas bien, quand tu fait pas (ou que tu n’y arrives pas, Ebola c’est compliqué et qui va payer des centaines de milliards pour 1000 morts par année? Toi ? ) c’est pas bien… loose/loose, jamais content, même pas une vague idée de comment est vraiment le monde, tout perdu qu’ils sont dans leur rêves de péché et de pardon (très payant).

      Frau Bernard: « je suis plutôt libéral »

      Pas détecté une once personnellement.

    • Frau Bernard Humanisme-Ecologie-République !

      Qusseee tout un programme :mrgreen:

      Vous avez raison : retournons tous aux chaumières en terre battue 🙂

  • @Frau Bernard
    Nous attendons avec une inquiétude certaine la mise en application de votre « éthique humaniste et tranhumaniste ».
    Pour ce qui concerne les avancées médicales, vos affirmations sont d’une ignorance crasse. Si on suit votre raisonnement, la recherche médicale est à jeter aux orties, il faut détruire ces ignobles laboratoires pharmaceutiques, le principe de précaution devient une religion obligatoire, interdiction des essais cliniques, etc ….
    Les antibiotiques doivent être jetés dans les poubelles de l’histoire (ça enrichi trop certains actionnaires). Affirmer qu’ils ne servent plus à rien est confondant de bêtise, je les utilise tous les jours et je soulage (si, si,si !) certains patients, voire les sauve (re-si-si). Donnez moi un remède tranhumaniste pour traiter une méningite bactérienne chez un gamin en dehors des antibiotiques…. Merci d’avance. ceci ne doit pas masquer l’obligation d’une utilisation rationnelle obligatoire de ces médicaments très précieux).
    Ebola est le résultat de la pauvreté, des gens affamés se nourrissant de chauve-souris porteuse de virus. yakafaukon créer des vaccins (mais les anti-vaccins vont hurler), sauf qu’il faut de la recherche clinique et des fonds.
    il ne vous à pas échappé qu’aucune publication sérieuse n’a mis en évidence un quelconque risque sanitaire chez l’homme après consommation d’OGM (sauf l’la psudo-étude gaguesque de Seralini).

  • D’accord en majorité avec l’article à l’exception de :
    « Ainsi l’Allemagne, par une décision prise au sommet de l’État, a-t-elle répudié ses capacités nucléaires de production d’électricité au bénéfice d’énergies renouvelables encore au stade de l’expérimentation, prenant alors un virage politiquement écologique des plus aventureux dont elle se mord déjà les doigts au sang. »

    ça bafouille sans doute un peu, ceci dit le jour ou les technologies vont être au point, c’est les crétins de français qui importeront (encore) les trucs inventés et fabriqués en Allemagne et qui pleureront pour les emplois et le ratage des technologies de demain.

    • « ça bafouille sans doute un peu, ceci dit le jour ou les technologies vont être au point, c’est les crétins de français qui importeront (encore) les trucs inventés et fabriqués en Allemagne et qui pleureront pour les emplois et le ratage des technologies de demain. »

      Quand se sera au point? Autant dire jamais. Jamais un champ éolien ne produira autant et meilleurs marché qu’une centrale nucléaire. Quoiqu’on fasse, on est limité par la force du vent. Pour le soleil c’est pareil. Même avec des panneaux ayant un rendement de 100%, ça resterait moins intéressant.

      De toute manière, autant mettre des fonds dans la recherche sur la fusion nucléaire, ce serait plus simple que de rendre les éoliennes ou le solaire réellement efficaces, et au moins ça permettrait des avancées dans tout un tas de domaines annexes (notament sur les semis-conducteurs).

      De toute façon je crois qu’on aura des réacteurs à fusion bien avant que l’Allemagne soit en mesure d’avoir un excedent d’énergie à vendre avec les renouvelables. En fait, si vous voulez mon avis, je crois qu’on aura colonisé Mars (au moins), avant que les éoliennes ou le solaire soit réellement rentables.

      Et même si on parle de tour solaire, la réalisation ne pose pas moins de problème que celle d’un réacteur à fusion (pour un truc qui ne fonctionne de toute façon qu’en journée, et dont le fonctionnement est dépendant des caprices de la météo, du coup…)

      • les coûts du nucléaire sont « faibles » car tous les chiffres donnés par l’état sont faux et ne prennent pas en compte des tas de choses : A commencer par le démantèlement, la gestion des déchets que l’on aura sur le dos pendant des siècles, voir plus, les frais de recyclage effectués par les russes qui ne voudront peut être plus le faire un jour ou l’autre, sans compter l’approvisionnement dans des régions très instables (Niger) ou pouvant prendre des mesures hostiles au nucléaire (canada ou Australie). Et je ne parle même pas du cas d’un accident, qui en france serait vraiment particulièrement catastrophique. bref pas de quoi pavoiser.

        Quand à la fusion,ce serait bien, mais si on devait parier que ce serait au point avant que les ingénieurs allemands et même chinois et américains aient trouvés un ensemble de technologies alternatives (je ne parle pas que du vent et du solaire), je ne miserai pas dessus !

        • Ne foutez pas les manquements de l’état sur le dos du nucléaire. Pour le démantèlement les chiffres sont disponibles, d’une part, d’autre part, on peut les remettre en service a peu de frais et de manière tout à fait sûr.

          Les couts de l’éolien son t par contre tout à fait cachés, et en particuliers les couts de maintenance, et ceux, plus cachés, qui sont dut au fait que les terrains utilisés pour ça ne le sont pas pour autre chose.

          Les soit-disant déchets nucléaire sont en fait encore du combustible, qui peut ou pourra être utilisé dans un futur proche. La meilleur manière de traiter ces déchets est de les réunir dans un coin en attendant de pouvoir s’en servir.

          « Quand à la fusion,ce serait bien, mais si on devait parier que ce serait au point avant que les ingénieurs allemands et même chinois et américains aient trouvés un ensemble de technologies alternatives (je ne parle pas que du vent et du solaire), je ne miserai pas dessus ! »

          Il n’y a rien (sauf SF pure et simple, type réacteur à trou noir) qui puisse permettre de produire plus que le nucléaire pour meilleur marché, à part la fusion. Ni le vent, ni le soleil, ni les combustibles fossiles, pas même la force des marrés.

          En tout cas là ou vous avez raison, c’est que ce n’est surement pas des chercheurs Français qui trouveront quelque chose dans le domaine de l’énergie, puisque l’écologisme d’état leur interdit (sinon en droit, du moins dans les faits) de bosser là-dessus.

          « sans compter l’approvisionnement dans des régions très instables (Niger) ou pouvant prendre des mesures hostiles au nucléaire (canada ou Australie). »

          Ridicule. Pourquoi devrait-on se soucier de ces pays? Occupons-nous déjà de nos fesses, il y’a suffisamment de boulot de ce côté-là. Si le Nigeria, le canada ou l’Australie ne veulent pas de nucléaire, tant pis pour eux.

          « Et je ne parle même pas du cas d’un accident, qui en france serait vraiment particulièrement catastrophique. »

          Et en 60 ans d’exploitation, il n’y en a eu que 2. L’un dût aux manquements des communistes, l’autre à un Tsunami (!!!) et à une digue pas aux normes. Si c’est ce que ça prend pour provoquer un accident, je peux vivre avec ça, les risques sont ben plus grands sans le nucléaire.

          Le nucléaire à largement de quoi pavoisé, au contraire! Il s’est avéré la manière la moins chère de produire de l’électricité (et celle qui permet d’en produire le plus), la plus sûr et la plus stable. Son seul défaut est d’être administré par l’état.

          • « Et en 60 ans d’exploitation, il n’y en a eu que 2. »

            Vous oubliez Three Mile Island (1979)

          • cher Mr Moi, l’argument selon lequel il n’y a pas eut d’accident dans les centrales françaises n’en est pas un : 2 minutes avant ma mort je serai vivant. De plus, même en suivant tous les conseils de gouvernmamam, plus mon age avance, plus la probabilité augmente, pareil pour les centrales, simple question mathématique.

            Si l’état soviétique n’était pas à la hauteur, nos glands à nous ne m’inspire pas spécialement confiance, y compris sur ce sujet : qui dit que pour économiser 3euros50, un fonctionnaire ou un minustre ne mettra en cause la sécurité? quid des risques terroristes qui vont aller augmentant au fur et à mesure de la baisse des budgets militaires et policiers? ou ce qui va se passer lorsque la france va faire faillite.

            le nucléaire ne peut être administré que par l’état et c’est le contraire du libéralisme, qui impliquerait que nous soyons tous producteurs de notre électricité. (et même si vous pensez que le nucléaire n’est pas cher, je ne crois pas que quelqu’un ait les moyens d’avoir un réacteur dans son jardin ou sa cave)

            • « le nucléaire ne peut être administré que par l’état et c’est le contraire du libéralisme, »

              J’ai pas dis le contraire. C’est tout à fait vrai.

              Mais…

              « qui impliquerait que nous soyons tous producteurs de notre électricité. »

              Non. Le libéralisme implique qu’on PUISSE tous être producteur d’électricité, pas qu’on le SOIT.

               » (et même si vous pensez que le nucléaire n’est pas cher, je ne crois pas que quelqu’un ait les moyens d’avoir un réacteur dans son jardin ou sa cave) »

              Ce n’est pas à la portée d’un particulier, mais d’une entreprise oui.

              « cher Mr Moi, l’argument selon lequel il n’y a pas eut d’accident dans les centrales françaises n’en est pas un : 2 minutes avant ma mort je serai vivant. De plus, même en suivant tous les conseils de gouvernmamam, plus mon age avance, plus la probabilité augmente, pareil pour les centrales, simple question mathématique. »

              Non, ce n’est pas pareil pour les centrales. Une centrale n’est pas un humain, ce n’est pas un organisme biologique, toutes les pièces ou presque peuvent être changées, l’engin peut être maintenu peut-être même sans limite de temps. Et même un cas de fusion du réacteur peut être géré si la centrale est bien conçue. Et elles ne sont plus du tout conçues comme à Tchernobyl.

              Les dégâts et sur l’environnement et la population des éoliennes sont bien plus sûrs, puisqu’ils ne viennent pas d’accidents, mais du fonctionnement de l’engin.

              Plus important, le nucléaire est la seul moyen de produire suffisamment de jus pour un prix suffisamment bas.

              Votre couplet sur les terroristes ne tient pas la route. Si on commence à faire des grands choix de société en fonction des terroristes, autant leurs filer tout de suite les clefs et tous nous convertir à l’Islam.

              Les incuries de notre gouvernement en matière de police et de sécurité intérieure n’ont rien à voir avec le nucléaire.

              • En fait, un accident de type Tchernobyl est tout simplement impossible avec nos types de centrales à eau pressurisée.
                Quant à Fukushima, elle a résisté à un séimse de magnitude 9 alors qu’elle était censée tenir jusqu’à 8 et s’est pris le Tsunami du millénaire.
                Quant au terrorisme, on attend toujours… Je n’ai pas l’impression que ça les intéresse tant que ça.
                Le seul terrorisme à craindre étant plutôt l’écoterrorisme.

                Maintenant, si on néglige la sécurité des centrales nucléaires parce que l’argent sert à financer les éoliennes…

                • « Maintenant, si on néglige la sécurité des centrales nucléaires parce que l’argent sert à financer les éoliennes… »

                  Pire que ça ! Si on régresse trop dans la maîtrise de l’ingénirie nucléaire, on ne saura plus dans 30 ans démanteler des réacteurs ou gérer des déchets …

            • Vous mélangez allègrement des problèmes qui se posent à des niveaux différents. Je ne suis pas un spécialiste du nucléaire, mais à mon avis tous vos arguments sont réfutables, y compris la nécessité que le « nucléaire » soit « administré » par l’état.

              Le problème de la sécurité pourrait bien être réglé si les Chinois mettent au point des réacteurs à sel fondu dont le seul risque est de s’auto détruire. En attendant, l’industrie nucléaire paye le prix d’un certain laxisme au niveau de la conception des premiers réacteurs du point de vue de la sécurité intrinsèque du système (capacité à s’arrêter sans aucune intervention en cas de dysfonctionnement) …

              Maintenant, quand on envisage des solutions à une échéance de disons 30 ans, il est vrai qu’il faut tenir compte de nombreuse possibilités de progrès technologiques (fusion, production par génie biologique, super-accumulateurs miracles …) Mais on a besoin de faire la jonction sans préjuger de progrès technologiques sans savoir s’ils auront lieu ou dans quel domaine. Il est impossible de s’interdire d’exploiter ce que l’on sait faire (hydrocarbures, charbon et nucléaire ou immenses bassins de retenue d’eau pour le stockage hydroélectrique) en pariant sur des technologies qui n’existent pas (Depuis que l’on a découvert l’électricité, on sait que son seul problème est le stockage, alors pourquoi construire des moulins à vent ?).

              On a besoin d’énergie pour vivre et ceux qui le nient sont de dangereux imbéciles. On a besoin de prendre des risques pour subvenir à ces besoins (pollution radioactive ou de l’air par les particules, risques d’explosion lié à tout stockage d’énergie, accidents statistiquement inévitables dans les mines). Il ne sert à rien d’énumérer tous les risques ou de se focaliser sur un type de risque si ce n’est pour étudier les possibilités de réduire ces risques et de faire une comparaison entre la production et le risque associé.

            • Honorbrachios: « cher Mr Moi, l’argument selon lequel il n’y a pas eut d’accident dans les centrales françaises n’en est pas un : 2 minutes avant ma mort je serai vivant. »

              2mn avant d’aller chez le boulanger il ne vous avait pas tiré dessus non plus… Mais ça peut arriver. Et parce que tout peut arriver, tout va forcément arriver !?
              Une évaluation rationnelle des risques et une vague connaissance du sujet sont indispensable dans ces domaines pour pouvoir juger. Ainsi, le charbon allemand qui a remplacé le nucléaire dégage bien plus de radioactivités sur le long terme. (suies radioactives, isotopes etc.) mais « charbon » ça n’est pas un môt clé comme « nucléaire ».

      • Dédicace à tous les faux libéraux mais vrai néoconservateur de contrepoints…

        http://www.ina.fr/video/I00013349

        http://www.ina.fr/video/CAB7900769101

        • Si c’est tout ce que vous avez à nous proposer, vous pouvez aller vous rhabiller. La technologie n’a pas évolué depuis l’apparition des cellules solaires, il y a plus de 40 ans, et elle n’évoluera pas plus dans les 40 ans à venir, à moins qu’une découverte scientifique FONDAMENTALE ne vienne solutionner le problème du stockage de l’électricité.

        • Dédicace à tous les faux libéraux mais vrai néoconservateur de contrepoints…

          C’est très gentil. Merci à vous.

    • C’est sur : quand on aura inventé le vent permanent qui souffle 24h/24, on se mordra les doigts de na pas avoir construit plus d’éolienne.

      A part ça quand on dépense ses propres sous pour faire de la recherche ou anticiper sur un marché, on le fait sur des critères plausibles. On peut améliorer des processus industriels (le fracking progresse constament), améliorer des rendements énergétiques, la productivité, diminuer les coûts … Mais on ne peut pas créer par des inventions et de la technologie un marché qui n’existe pas. C’est comme si on parlait d’améliorer la production de sable au Sahara. L’énergie produite quand on n’en n’a pas besoin (et pas quand on en a besoin) ne sert à rien qu’elle coûte cher ou pas.

      Sinon, si vous voulez rétablir la balance import/export avec l’Allemagne, inventez et brevetez l’arbre à saucisses.

      • En fait, un tel vent existe, mais ce qu’il faut, c’est mettre les turbines à plusieurs km de haut.

        • Pas de problème !

          Vous connaissez le principe de l’ascenseur spacial dont la partie supérieure est maintenue par un sattellite plus haut que l’altitude géostationaire … Yaka accrocher les turbines à mi-hauteur.

      • Ce que vous racontez est juste contraire à l’ensemble de ce que l’on connait du processus d’innovation… Ce n’est pas en cherchant à améliorer la bougie qu’on a inventé l’électricité.

        (d’ailleurs on cherche effectivement à améliorer la production de sable au Sahara pour pouvoir un jour être capable d’utiliser ce type de sable dans le secteur de la construction)

  • bonjour , quoi qu’il en soit ,lorsqu’avec quelques autres bénévoles nous débarrassons la rivière de branches et arbres amenés par les crues , nettoyons les abords ,ou ramassons /collectons à plusieurs bateaux les déchets trouvés en mer ; nous attendons toujours de voir poindre à l’horizon la silhouette d’un écologiste patenté ….

  • Amusant mais logique, j’ai eu la même réaction en écoutant les gémissements grotesques et enfantins de Mme Duflot. L’escroslogie est un nouveau communisme dont le but est de culpabiliser les hommes et leur affreuse tendance naturelle à se dépasser et à améliorer leur niveau de vie. Avec une caution pseudo-scientifique du GIEC, on va pouvoir accomplir le socialisme d’une manière plus subtile que le communisme mais la finalité est la même : Une poignée de crétins vivant aux crochets d’une masse laborieuse. D’autant que les histoires de démondialisation et de décroissance ne peuvent clairement s’appliquer à un peuple que s’il est réduit en esclavage et ses aspirations naturelles à la liberté entravées.

    L’écologisme est un nouveau communisme et une menace sérieuse à la démocratie et à la liberté.
    cdlt

    • « les hommes et leur affreuse tendance naturelle à se dépasser et à améliorer leur niveau de vie »

      Tout à fait ! Et je pense que si c’est cette tendance « naturelle » qui nous rend différent du singe. Si l’homme savait se contenter de ce qu’il a et de vivre au jour le jour, ses capacités intellectuelles guère différentes d’un singe pour la réflexion ou de certains herbivores pour la mémoire ne lui aurait pas permis de conquérir la planête.

      Mais le rêve des écologistes est peut-être que le reste de la population aille leur cueillir des bananes pendant qu’ils continuent à s’épouiller entre eux …

  • Ecologie = Totalitarisme.

    • Sans être aussi affirmatif, il faut objectivement reconnaitre la rigidité de certaines décisions gouvernementales et certains votes du Parlement qui ont eu pour effet d’entraver le développement d’activités économiques.

      Avant tout décision ayant un impact économique, il faudrait:

      – Informer objectivement la population sur les risques avérés,
      – Obtenir un consensus à la fois pour constater la réalité d’un risque écologique et ensuite pour déterminera solution à apporter.

      L’économie industrielle de notre pays est fragile attention de ne pas aggraver les difficultés.

  • Ca c’est ce que voudrez vous faire croire les frères Koch. L’écologie politique a commencé en Tasmanie avec la création du United Tasmania Group, premier parti écologiste créé dans le monde, pour défendre un lac qui allait être détruit par un projet hydroélectrique. L’origine des partis écologistes vient de citoyens qui se voyaient imposer des grands projets qui venaient détruire leurs conditions de vie sous le prétexte de la raison d’état. Si l’Allemagne a développé les énergies renouvelables c’est parce que le concept d’Energiewende pose le principe du contrôle des citoyens dans la production d’énergie en leur permettant d’être actionnaire majoritaire des projets qui se passent à leur porte et qu’il est plus facile de trouver du soleil et une forêt à coté d’un village qu’une mine d’uranium…

  • Moi je retiens qu’elle ne sent nullement responsable de rien comme elle n’est plus ministre.
    C’est quand même un comble comme mentalité de merde de dire je m’en fous je suis plus en poste. Aucune conscience professionnelle.
    Et ça se dit socialo-ecolo. C’est une arnaque!

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