Montebourg va dresser et dompter le capitalisme !

Pour redresser l’économie française, Arnaud Montebourg s’est mis en tête de prendre à partie les patrons d’entreprise.

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Montebourg va dresser et dompter le capitalisme !

Publié le 6 mai 2014
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Par Nicolas Nilsen.

Montebourg

Comme tous ses autres collègues du gouvernement, dont aucun n’a jamais tenu le moindre poste de responsabilité dans une entreprise, Montebourg n’a jamais créé un seul emploi de sa vie : pas un. Mais il sait comment il faut parler aux chefs d’entreprise – pardon, il sait comment les admonester, les engueuler, les fustiger, les morigéner… – pour les inciter à investir en France, créer des emplois et générer de la richesse… Le moins qu’on puisse dire est qu’il s’y prend plutôt mal !

Montebourg « redresseur » des capitalistes

  • Montebourg sermonne le patron d’Alstom pour mensonge et « manquement à la déontologie nationale »…
  • Montebourg pourfend le patron de Numéricable pour manque de patriotisme fiscal…
  • Montebourg admoneste le patron de Mittal dont « il ne veut plus en France »…
  • Montebourg fait la leçon à la famille Peugeot, comparant le groupe PSA Peugeot-Citroën à un « malade imaginaire »…
  • Montebourg engueule les dirigeants de Sanofi…
  • Montebourg fustige les groupes pétroliers Shell et Total…
  • Etc.

Montebourg « dompteur » du capitalisme

montebourg_dompteur_a

Bref Montebourg s’en prend à tous les patrons qui, échaudés par les orientations politiques du gouvernement, et inquiets des aboiements du ministre de l’économie (oui, je sais cela fait drôle de savoir que c’est Montebourg qui a en charge l’économie française !), préfèreront sans doute aller investir en Grande-Bretagne, au Pays-Bas ou en Allemagne… Belle image de la France en tout cas. Tellement dégradée que même le pauvre Fabius se croit obligé d’aller jouer les hôtesses dans les aéroports. Pathétique.

Le post-capitalisme performant de Montebourg

montebourg_dompteur_b

Désormais connu dans le monde entier, non pas pour son sauvetage de l’industrie française mais pour ses coups de gueule contre-productifs, Arnaud Montebourg non seulement ne « redresse » rien mais achève de détruire ce qui marchait encore. Son capitalisme redressé à la sauce keynésienne et à la mode « Piketty post-marxiste » (voir image ci-dessus) est une catastrophe qui mène le pays à la ruine.

Montebourg ne fait d’ailleurs pas que décourager les entrepreneurs, détruire l’initiative et torpiller la croissance et la création de richesse. Il fait même plus : par ses aboiements intempestifs, il achève de discréditer la parole d’un État qui n’a évidemment pas à s’exprimer sur ce ton ni à s’exprimer comme un voyou. Le « détecteur de mensonges », dont il menace le directeur d’Alstom, c’est aux membres du gouvernement qu’il faudrait l’appliquer en premier ! Leur « Parole » est totalement discréditée.

« Nous défendons l’emploi, l’emploi, l’emploi » répète inlassablement Montebourg, comme pour essayer de se convaincre lui-même qu’il sait comment on les crée. Ce qu’il ne voit pas c’est que les fermetures d’usines, les destructions d’emploi et le manque à gagner fiscal sont la conséquence mécanique de ses propres choix idéologiques et anticapitaliste périmés.

Qu’il arrête donc de donner des leçons aux chefs d’entreprises ou de grands groupes industriel qui, eux, créent et gèrent des milliers d’emplois et distribuent des salaires et du pouvoir d’achat alors que Montebourg est une charge nette pour le pays. Qu’il se taise et qu’il s’en aille créer sa propre entreprise.On verra alors comment il s’y prend pour créer des emplois.


Sur le web.

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  • C’est un clown ce type! Rien que le fait qu’il soit ministre de l’économie montre l’état du pays.

  • Un jour il faudra quand même bien se décider à mettre tous ces crétins aux rancards de manière définitive.

  • On a pas besoin de l’écouter, physiquement il incarne son identité insupportable, celle du crétin péremptoire. Vous ajoutez à cela un autre attribut lourd de conséquence, « de gauche », et vous obtenez un mélange comme seules les idéologies irréalistes, mensongères et délétères peuvent en pondre par fournées d’idiots tous droit sortis de pouponnières industrielles.

  • Monte-bourre ne se bat que pour détruire le peu qui reste de crédibilité de nos entreprises, la destruction est son credo afin d’établir le règne du socilo-fascisme pur et dur avec ses lendemains qui chantent après le grand soir

  • Après 36 ans à la tête d’une PME, je n’ai toujours pas compris comment on peut honnêtement « CRÉER » des emplois. Les emplois sont « INDUITS » par la qualité, la productivité et la compétitivité qui en découle. Un emploi n’est justifié que par des commandes de produits ou services qui génèrent de la valeur ajoutée et non pas par une volonté politique. Les emplois créés ne le sont que par de l’argent public et sont éphémères par essence. La création d’emplois est un concept démagogique et électoraliste qui a pour principal effet de masquer provisoirement le chômage en plombant les finances de l’état, donc en empruntant ou en matraquant les contribuables. Si j’avais trente ans de moins, j’émigrerai vers un pays où les roquets sont en cage.

    • @Danmas,
      C’est si vrai ce que vous écrivez que le plombage des finances de l’État vient principalement d’une pléthore stupéfiante de fonctionnaires : 1 à 2 millions de trop coûtent entre 3500 et 7000 milliards d’€uros (chiffres Didier Migaut (PS) président de la cour des comptes), inutile de spécifier que notre dette et le financement de nos entreprises seraient largement assurés sur un programme court à dix ans.

  • En 2007 déjà, un député libéral suisse déclarait à propos de ce bouffon que si l’impôt sur la connerie existait, l’Etat s’autofinancerait.

  • « Nous défendons l’emploi, l’emploi, l’emploi »
    Montebourg

    « Mon programme en trois points, premièrement le plein emploi, deuxièmement le plein emploi, et troisièmement le plein emploi »
    Louis de Funes dans la Zizanie.

    Depuis le temps qu’on vous dit que c’est un guignol…….

  • « Nous défendons l’emploi, l’emploi, l’emploi ».

    Petite chronique économique pour comprendre pourquoi Montebourg et ceux qui pensent comme lui sont des illettrés en économie.

    Une anecdote, probablement fausse, mais très jolie circule sur Friedman: un jour qu’il était dans un pays d’Asie, avec des officiels qui l’accompagnaient, il vit des dizaines d’ouvriers travaillant pour l’état en train de creuser une tranchée avec des pelles et des pioches. Il dit alors aux officiels: donnez leurs des machines, ça ira plus vite. Et les officiels lui dire à voix basse: non, vous ne comprenez pas, ce sont des programmes d’emplois de l’état pour occuper les gens. Il faut les occuper pour leur permettre d’avoir un salaire. Et Friedman de répondre: alors enlevez leur les pelles et donnez leur des cuillères.

    Quelle est la morale de l’histoire?

    Ce qui compte avec les emplois c’est la valeur qu’ils génèrent pour autrui. Il ne suffit pas de créer un emploi pour créer un emploi et de croire qu’en versant un salaire on va assurer le bien être de celui qui touche le salaire ou de la collectivité.

    Et il n’y a qu’un moyen de produire de la valeur pour autrui c’est de produire des biens qui satisfassent les besoins des autres et leur apporte de l’utilité. Et il n’y a qu’un moyen de mesurer cette valeur, c’est le prix que les gens sont prêts à payer dans des échanges libres pour obtenir le bien qui a été produit.

    L’état peut engager des gens à creuser un trou puis tant qu’à faire à le reboucher ensuite, même s’il y a un emploi et un salaire, on n’a pas créé de valeur. Quand l’état crée un emploi, que ce soit directement, par une incitation, ou un programme d’occupation comme les fameux ateliers nationaux du 19ème siècle ou les emplois d’Hollande, cela ne sert à rien car ça ne rend pas plus riche celui qu’on occupe, encore moins l’ensemble de la collectivité.

    C’est une illusion. Au mieux c’est temporaire et ça se fait au détriment des autres, parce que la seule chose qu’on crée c’est de l’inflation.

    Au delà de l’anecdote, voici le raisonnement économique simplement décrit pour le comprendre.

    Imaginons que l’état donne un travail avec un salaire à chacun mais que presque personne ne produise quoi que ce soit d’utile que les gens veulent échanger. Que vont bien acheter les travailleurs avec leurs salaires ? Pas grand chose. Sont-il riches et prospères avec un travail et un salaire? Mais comme tous ont un salaire et veulent acheter les rares biens disponibles, la conséquence c’est que le prix des biens va monter. On a crée de l’inflation.

    Oui mais les gens peuvent acheter les biens produits dans le pays d’à côté me direz-vous, avec tous ces salaires, on a bien un pouvoir d’achat? S’il n’y a rien à acheter ici, on ira acheter à côté, là où les biens sont abondants ajouterez-vous.

    Imaginons maintenant deux pays, le pays A et le pays B, dont l’un produit beaucoup de biens (A) tandis que l’autre pas (B) mais dont les salaires nominaux sont identiques, chacun dans leur monnaie, avec un taux de change de 1 pour 1.

    Lorsque les habitants du pays B sont intéressés aux produits du pays A, ils doivent acheter de la monnaie du pays A et donner leur monnaie en échange. Le pays constitue des réserves de monnaie du pays B pendant que le pays B dispose des biens du pays A. Lorsque les habitants du pays A veulent faire de même, il doivent réciproquement acheter de la monnaie du pays B (en fait ils utilisent la réserve de monnaie reçue précédemment) pour acheter les biens de B.

    Que se passe-t-il?

    Ils ont une certaine quantité de monnaie qui a servi à acheter des biens qu’ils ont produit, mais en face l’offre de biens est largement inférieure, ils ne peuvent obtenir en échange une valeur comparable à celle qu’ils ont donné en cédant leur bien. En d’autres termes, les habitants du pays A se retrouvent avec une monnaie de singe dans les mains et ne peuvent acheter en valeur autant de biens.

    Conséquence?

    La monnaie du pays B intéresse moins les agents économiques du pays A puisque ça a moins de valeur et en veulent plus contre leurs biens. Les habitants du pays B doivent maintenant acheter plus de monnaie du pays A avec la même quantité de monnaie du pays B. Exprimé en termes d’effet sur le marché des changes, ce qu’on observe c’est que le taux de change entre les monnaies voit la monnaie du pays A s’apprécier tandis que la monnaie du pays B se déprécier. En d’autres termes, le rapport de change de 1 pour 1 change en faveur de la monnaie du pays A.

    Cela veut dire qu’il devient de plus en plus cher pour les habitants du pays B de pouvoir se procurer les biens du pays A. La correction se fait jusqu’à ce que le rapport nominal des monnaies correspond exactement au rapport de valeur des biens produits offerts à l’échange.

    Autrement dit, on a crée de l’inflation dans le pays B: tous les produits en provenance du pays A sont maintenant plus chers dans le pays B parce qu’il faut plus de monnaie nominale du pays B pour se les procurer et le moindre échange force les habitants du pays B à donner plus de biens ce qui leur en laisse moins et fait monter aussi les prix sur leurs propres biens.

    On peut occuper les gens tant qu’on veut avec des emplois, la seule conséquence qu’on aura c’est la baisse de la valeur réelle du salaire qu’on leur donne en échange, si cela n’aboutit pas à une production de valeur. A terme on aura juste contribué à augmenter les prix et leur salaire ne permettra plus d’acheter grand chose, parce que leur salaire réel lui, il correspondra toujours à la production.

    Vous me direz, mais que se passe-t-il si les deux pays ont la même monnaie comme en Europe et que l’équilibrage par le taux de change n’est plus possible?

    Réponse: la correction se fait alors sur les salaires. Le pays moins productif voit ses salaires nominaux baisser, pour que le salaire réel corresponde toujours à la production.

    Dit en passant, nous avons évité la correction sur les salaires jusqu’en 2009-2010 dans les pays du sud de l’Europe en faisant basculer l’équilibration sur le temps: on a emprunté de telle sorte que ce sont les salaires réels des générations futures qui subissent la correction plutôt que les nôtres. Et le moment de payer l’addition, c’est-à-dire de subir la correction approche.

    Qu’en conclure? Que ceux qui défendent l’emploi en pensant qu’en créant des emplois parce que les gens pourront consommer avec leurs salaires cela suffira à assurer la prospérité sont des imbéciles.

    On arrive à la même conclusion si on raisonne avec la loi de Say, « Les produits s’échangent contre des produits » disait Jean Baptiste Say, j’aime ajouter, pas simplement contre des salaires.

    Chaque fois que je produits un bien et que je le cède à un tiers, j’ai renoncé à consommer mon bien et en l’ayant cédé, j’ai acquis une créance contre le tiers pour un bien de la même valeur. Parce que mon produit doit s’échanger avec un autre produit. Avec la monnaie, on a un intermédiaire qui a la propriété de permettre l’existence d’une créance contre l’ensemble de la société plutôt que uniquement le tiers. Mais ça ne change rien au raisonnement. La monnaie n’a aucune valeur en soi, autre que de constituer un droit de créance pour autant que les autres le reconnaissent comme tel, qu’il s’agisse d’une seule personne en face ou de toute la collectivité.

    Si mon activité consiste à creuser des trous et les reboucher, lorsque je toucherai mon salaire, la valeur de celui-ci ne pourra que se déprécier. Qui va en effet reconnaître comme créance contre lui un titre stipulant qu’il doit me donner un bien, mais qui lui ne lui permet pas en échange d’obtenir quoi que ce soit de moi puisque je n’aurais rien produit?

    Apparemment on a trouvé au moins un couillon qui semble d’accord, c’est Montebourg.

  • Que Hollande ait choisi cette grande gueule bouffie d’orgueil et au cerveau reptilien en matière d’économie de niveau CP en dit long sur le foutage de gueule généralisé organisé par « Moi Je »
    J’hésite entre résignation et colère

  • Le casting est parfait ! Ces gens représentent très bien la gauche et le PS/ communiste ecolo. Ne les changeons surtout pas !

    Ils veulent être jugés en 2017, ils risquent la pendaison avant.

    Mon moteur d’actualité est pollué avec la tête de Whollande. Ça me fait vomir ce pays.

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