La gauche française va devoir se réinventer

La gauche française collectiviste a perdu la partie. La gauche actuelle devrait plutôt aller chercher du coté des idées libérales.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Anne Hidalgo en chat sur le site du PS by Parti socialiste(CC BY-NC-ND 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

La gauche française va devoir se réinventer

Publié le 11 décembre 2021
- A +

Par Olivier Maurice.

Y a-t-il encore une gauche en France ? On peut se poser la question : les derniers sondages indiquent que la somme des intentions de vote en faveur de candidats de gauche déclarés est à peine créditée d’un quart au premier tour de la prochaine élection présidentielle.

Alors bien sûr, un sondage à plusieurs mois de l’échéance électorale ne présume en rien de la réalité des opinions ou des décisions de votes qui seront finalement prises, mais le symbole est d’importance.

Où est passée la gauche triomphante et arrogante de mai 1981, celle qui criait sa victoire à tue-tête ? Quels crédits ont encore toutes ces personnalités « engagées » qui monopolisent le paysage public depuis 40 ans ?

Où est passée la gauche revendicative et révolutionnaire de mai 1936, celle qui fêtait la grève joyeuse et les lendemains qui chantent ? Quelle représentativité ont encore les syndicats devenus ultra minoritaires ou ultra conservateurs, claquemurés dans leurs bastions ?

Où est passée la gauche littéraire et utopique des grandes causes et des grandes idées ? La gauche de Zola et de Proudhon ? Ou sont passées toutes ces gauches qui s’écharpent et se déchirent, se réconcilient et s’unissent, se divisent et se rassemblent, se détestent et se rabibochent ?

Il ne semble rester que les querelles.

L’union de la gauche

Le maire de Paris, Anne Hidalgo et l’ancien ministre Arnaud Montebourg ont bien tenté de sauver les apparences en lançant l’idée d’organiser une primaire de gauche, afin de faire d’une pierre deux coups : cumuler les votes en faveur des petits candidats (c’est-à-dire eux-mêmes) et tenter de retrouver une dynamique au camp de gauche et peut-être même se sauver du naufrage, voire de l’humiliation avec un minimum de déshonneur.

Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et même Fabien Roussel et Philippe Poutou (qui ne peuvent raisonnablement pas espérer se retrouver au second tour) leur ont retourné une fin de non-recevoir.

De quoi mettre encore plus les électeurs de gauche dans l’embarras et dégoûter les derniers supporters du camp du bien.

L’élection présidentielle n’aura qu’un seul but à gauche, et on l’aura compris : utiliser le temps de parole médiatique pour faire de la propagande radio-télévisée à bas prix.

On ne peut raisonnablement plus parler de la gauche, ni même des gauches. Il ne reste que des chapelles.

La gauche française éternelle

La gauche française est née avec la démocratie et la République. C’est le clivage imposé par la règle majoritaire qui a créé cette division droite-gauche qui n’existait aucunement dans le paysage politique français. Avant, sous l’Ancien régime, la politique était une affaire de familles, une affaire de maison : les Guise contre les Valois, les Armagnac contre les Bourguignon…

La gauche européenne est née avec la révolution industrielle. Elle est devenue Internationale en 1864, puis institutionnelle en 1880. Elle est enfin devenue mondiale en 1917, en 1935, en 1959

En 200 ans, la gauche est devenue majoritaire et collectiviste, elle a dû s’adapter à la réalité du pouvoir et a voulu marquer son temps en imposant par l’État, par la force légale, tout une série de changements censés rendre le monde meilleur.

Et puis elle s’est effondrée d’un coup. Partout. Le 9 novembre 1989, comme un château de cartes, la gauche s’est effondrée avec le mur, ou plutôt avec le rideau qui cachait la désolante bérézina de l’expérience marxiste.

On crédite Emmanuel Macron d’avoir fait exploser la gauche. Elle n’avait en fait juste besoin que d’un simple coup de pouce pour s’effondrer.

Une nouvelle gauche française ?

Ironiquement, paradoxalement, ce qui apparait encore comme la gauche aujourd’hui, ce sont ceux qui pendant deux siècles ont été les cibles de toutes ses critiques : les ennemis jurés, les coupables désignés, les cibles à détruire.

Il ne reste plus à la gauche que la classe bourgeoise urbaine dont les ainés votent bio et les enfants mangent révolutionnaire.

La gauche telle qu’on l’a connue appartient désormais au passé et ce mouvement n’est pas limité à la France. Les partis contestataires et révolutionnaires, comme Podemos en Espagne, ou Die Linke en Allemagne, sont en pleine déconfiture. Le succès du parti écologiste français est une exception européenne, ses homologues d’Europe du Nord abordant des lignes bien plus modérées et bien moins politiques.

Quant aux partis sociaux-démocrates, ils se sont partout transformés en partis de gouvernement progressistes, jetant aux orties toute idéologie, se contentant de survivre en s’érigeant en blancs chevaliers défenseurs d’un monde meilleur, vantant les louanges du capitalisme qu’ils n’avaient eu de cesse de combattre et de conspuer par le passé.

La gauche va devoir se réinventer, à moins qu’elle ne survive en se fossilisant pendant encore des années, barricadée dans ses citadelles, comme le parti communiste qui détient encore quelques municipalités malgré la dégringolade vertigineuse de ce qui fut un temps le premier parti de France.

Le retour des idéologies

Il est bien plus probable que la gauche de demain se trouve parmi la droite d’aujourd’hui.

Un peu partout dans le monde, on voit effectivement se détacher doucement deux droites selon un clivage qui marque le retour des idéologies dans ce camp politique.

À l’origine de ce mouvement de pensée et à l’instar de ce qui arrive parfois aux pôles magnétiques, il y a l’orientation sociologique qui s’est totalement inversée en quelques années. Les électeurs de gauche, le prolétariat comme on l’appelait, se sont largement déportés à droite. Les électeurs de droite, les bourgeois comme on les appelaient, se sont eux retrouvés à gauche.

Ce changement de population dans l’électorat de droite l’a obligé à se remettre en question.

Soutenir l’héritage politique et historique a toujours été le marqueur de droite, face à la gauche dont le credo était de le renverser. Or, l’héritage politique et historique de la France en 2021, ce sont 200 ans de déplacement continu vers la gauche, vers le socialisme, vers le centralisme, vers la moralisation…

L’héritage politique et historique de la France en 2021, c’est le jacobinisme, l’école publique, la santé collectivisée, le système social étatique, le paritarisme, la laïcité et la citoyenneté… La droite est ainsi clairement coincée dans une contradiction : déclarer une politique de droite, c’est-à-dire conservatrice du système politique en place, consiste en fait à vouloir protéger et défendre des héritages issus des idéologies de gauche.

Populiste vs libéraux

Il y a donc deux options pour la droite. Et de ces deux options sortiront la future droite et la future gauche (quels que soient leur positionnement final dans l’hémicycle).

  • Revisiter l’idéologie de gauche pour se l’approprier : remettre au goût du jour la lutte des classes et le centralisme planificateur, rebaptisés lutte des peuples et nation souveraine pour l’occasion.
  • Dépoussiérer une idéologie de droite enfouie sous 200 ans de glissade collectiviste.

Qu’elle le veuille ou non la gauche actuelle devra se repositionner dans cette nouvelle dichotomie. La gauche collectiviste a perdu la partie. Il est bien possible que dans cette transformation, elle retrouve les aspirations qui ont été écrasées par le marxisme et les impératifs de gouvernement.

Il est possible qu’elle dépoussière à l’occasion les grands oubliés de la gauche : les anarchistes utopistes, les rêves libertaires, le mutualisme… et tente de les réintégrer dans le monde moderne, tout comme la droite non nationaliste est en train timidement de dépoussiérer les grands oubliés de la droite – le fédéralisme, le libéralisme, la séparation des pouvoirs, le régalien… – poussée par l’impérieuse nécessité de ne pas se retrouver confondue avec l’autre droite.

 

Voir les commentaires (27)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (27)
  • Si vous cherchez la nouvelle gauche, elle est actuellement à l’ Elysée. Et elle n’ a de nouvelle que le nom. Que vous preniez sa manière de gérer les crises ou sa volonté de réforme, elle prend ses désirs pour des réalités sous des prétextes d’ Etat Providence. Un petit côté théâtrale et surréaliste en prime.

  • « La gauche française va devoir se réinventer »
    Celle qui a poignardé la Laicité ?
    Quel disparaiises a tout jamais !

  • En passant de l’industrie au tertiaire, nous avons remplacé les ouvriers par des cols blancs dotés d’un meilleur niveau de vie, au point qu’ils constituent une classe de bobos urbains. Dans un premier temps, le PS était leur parti, par tradition familiale, mais ils ont réalisé que leur intérêt bourgeois est désormais du côté de la social-démocratie incarnée par Macron, d’autant qu’aucun dirigeant PS n’a le charisme pour assurer cette évolution. LREM a réussi a être le parti attrape-tout, sans vision pour le pays mais clanique et clientéliste, dépensant à tout va l’argent que nous n’avons pas pour assurer sa réélection. Les français vont-t-ils se laisser berner longtemps encore ?

    • Se laisser berner : oui car nombre de Français incultes sur le plan de l’économie et drogués aux subsides sociaux se laisseront aller à l’ivresse de l’argent public (nos impôts) sans se préoccuper des conséquences sur l’endettement qu’ils ne supportent pas dans l’instant. Mais patience (il ne va pas falloir attendre longtemps) nos inconséquences, « le quoi qu’il en coûte » étant le révélateur, vont se payer très cher. Et les heureux bénéficiaires vont bientôt pleurer. Tant pis pour eux, ils l’ont bien cherché.

  • Le pays est à moitié collectivisé, il ne reste que 12 millions d’emplois privés tout le reste du pays est suspendu à des richesses aussi généreusement distribuées à ceux qui sont du bon camp ou qui votent bien qu’elles sont impitoyablement volées à ceux qui les produisent.
    .
    La gauche détient les médias, la justice, la culture, les corporations d’état, la plupart des associations, tout ce qui est « social », y compris l’entrepreneuriat de connivence (hlm etc), les syndicats, la plupart des politiques y compris « de droite » à l’image de Bruno « c’est gratuit » le Maire.
    .
    Le pays est clairement scindé en deux: d’un côté l’appareil d’état, le deepstate, les élites et leurs clients qui bénéficient largement de l’argent gratuit et de l’autre les oubliés, les sans-dents, les gilets jaunes, les petits entrepreneurs qui ne sont pas de connivence.
    .
    La Macronie *c’est* la gauche.
    Macron était encarté PS, ministre de Hollande « c’est gratuit » et sous sa férule le pays a fait un grand pas en avant dans la soviétisation.

    • Vous avez omis de dire que la gauche détient AUSSI ce que l’on appelle l’Éducation nationale et qui ne devrait être que l’Instruction nationale. L’état n’ayant pas à se mêler de l’éducation des enfants qui est de la responsabilité des parents!

  • Bof, contrairement à ce que beaucoup de commentateurs politiques disent, je trouve que le paysage politique actuel n’est guère différent de ce qu’il était il y a 20 ans.

    Avant, la gauche s’appelait PS, aujourd’hui elle s’appelle LREM.
    Avant, la droite avait du mal à se positionner, coincée entre la gauche (PS) et le parti nationaliste (FN). Aujourd’hui, elle est toujours coincée entre LREM et RN (et peut-être demain le parti zemmourien s’il parvient à prendre la place occupée par la maison familiale Le Pen…).

    Bref, il n’y a rien de nouveau sous le soleil : la droite n’a jamais compris qu’elle avait une opportunité de se distinguer de la social-démocratie et du nationalisme, en choisissant le libéralisme, hier comme aujourd’hui.

    • Oui mais l’électorat de droite est un retraité et veut protéger sa retraite et son assurance maladie. Il ne veut surtout pas qu’on touche à l’état providence car il en profite.

      • Tout à fait. Et c’est bien ça le problème. Si elle veut élargir sa base électorale, la droite devrait s’intéresser à d’autres populations : entrepreneurs, commerçants-artisans, classe moyenne active, etc.

      • Pourtant on a assez dit que c’étaient les retraités qui avaient voté Macron…
        Il faut arrêter de généraliser :
        Les retraités sont une tranche de la population et ils votent pour tous les partis.
        Au deuxième tour ils font un choix selon leur sensibilité et/ou leur vision du candidat et en fonction de leurs intérêts comme le reste des votants ou abstentionnistes.
        Ils ne sont pas plus c.. que le reste de la population.

      • Êtes vous certain que dans les quartiers « sensibles » où tout une population vit grâce à l’état providence, il n’y a que des retraités ?

        • @JLB:
          1) dans les zones en question on vote peu, soit car pas francais, soit car abstention
          2) une partie de la population qui y habite travaille
          3) Comparez le cout d un retraité et le cout d un RSA, le premier coute facilement 4 fois plus (pension plus soins medicaux). Et quand on a voté pour des catastrophe de type Mitterrand ou Chirac, on devrait faire profil bas au lieu de reclamer qu on augmente les pensions

  • La gauche à force de faire de la surenchère sur le populisme est maintenant entièrement à l’extrême gauche
    Macron est la nouvelle gauche
    La droite se replace au centre
    L’extrême droite c’est plutôt un ovni, souvent peu libérale dans ses propositions
    Y aura t’il une nouvelle droite libérale ??

    • La droite, la droiche, la drauche, la gauche, le communisme.
      C’est ma façon de résumer le glissement dont parle l’auteur de cet article.

  • La gauche, c’est avant tout d’ex communistes, il ne faut pas la réinventer il faut l’enterrer définitivement. Une gauche libérale… C’est quoi, un conte de fée pour les enfants ?

  • La gauche, c’est, historiquement, l’attention aux petites gens, aux ouvriers, aux smicards, aux chômeurs, à ceux qui sont dans l’angle mort de l’élite…
    Aujourd’hui, la gauche, c’est devenu un (petit) repère de bobos-écolos, et autres représentants des élites urbaines. On l’a bien vu pendant la crise des Gilets jaunes : au lieu de prendre immédiatement fait et cause pour ce nouveau prolétariat, son premier réflexe a été le mépris : « Qui sont ces ploucs qui veulent continuer de nous polluer avec leur diesel ? »…
    Voilà pour la gauche de gouvernement.
    Il y aussi une gauche radicale, laïcarde, celle qui auparavant bouffait du curé 3 fois par jour… Cette gauche-là, aujourd’hui, défile avec les Frères musulmans !
    Et elle s’étonne de ne pas faire carton plein aux élections !!

    • Il faut se souvenir du le discours de marchais qui sonnait comme in discours de lepen ou zemmour;.

      la gauche a bel et bien fait le choix de se détourner des « travailleurs « ..comme base électorale,

  • Tant que le PS ne divorcera pas de terra Nova, il restera dans la panade (paname?) et ne sera pas une alternative crédible à la droite.
    En nommant Hidalgo, il s’est tirée une deuxième balle dans le deuxième pied et se déplace en fauteuil roulant!

  • Pardonnez-moi mais il me semble que dans vos commentaires vous omettez la surcouche et qui n’est pas moindre : l’Europe.

  • non…désolé..je n’adhèrepas aux prémisses.

    le jour où on se pose la question de savoir si on est de droite ou de gauche plutôt que de savoir si on est juste ou pas;.si on dit le vrai ou le faux.. on est certain de dire le faux ou être injuste..

    hidalgo a parfois raison, zemmour a parfois raison, j’ai été d’accord avec Mélenchon, ça ne me pose aucun problème…

    mais comme je ne suis j’amais d’accord avec eux que circonstanciellement , désigner l’un d’entre eux comme mon représentant électif m’est presque impossible.

  • Ho que c’est mignon, maintenant il va falloir sauver les socialistes léninistes.

    Sur la photo, je crois reconnaître notre Drame de Paris, celle qui a fait de Paris paillette, Paris la dette !

    Apparemment pour l’auteur « messieurs » Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot, Fabien Roussel et Philippe Poutou ne sont pas des extrémistes…

    Un Auteur bien connu sur ce site a souvent dit que ce pays était foutu, je pense qu’il a raison.

    Pour rappel, les « héritiers » de Frédéric Bastia, Gustave de Molinari , Ludwig von Mises, Friedrich Hayek, Ayn Rand … ne sont pas des imbéciles aveugles prêts à soutenir la tyrannie.

    Proverbe d’un chasseur Africain
    Il est toujours plus facile d’attirer la hyène que de la repousser…

  • « Vous n’avez pas le monopole du coeur ».

    La droite a racheté la « gôche » pour un euro symbolique et la dépecé pour se débarrasser des branches non viables.

    En tant que libéral je n’existe pas plus qu’un chrétien en URSS et je me fiche pas mal de qui détient la patente. Mais faut avouer que ça fait désordre.

  • Il ne reste que 3 pays communistes au monde : Cuba, le Venezuela et la France. Les 2 premiers sont au fond du gouffre et le 3 ième va bientôt les rejoindre. Ce n’est qu’une question de temps : merci à notre classe politique de nous y envoyer rapidement par clientélisme de surenchère à l’assistanat (le saviez vous ? L’assistanat est la 1iere entreprise de France en chiffre d’affaire et en nombre de clients).

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Les Jeux Olympiques devaient être une fête, une sorte de Coupe du monde 1998 bis destinée à faire briller la France et ses élites politiques à l’international. En quelques années de crises politique, sanitaire et économique, le projet pharaonique pour Paris s’est transformé en une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête d’Anne Hidalgo et d’Emmanuel Macron.

Anne Hidalgo se consacre aux Jeux Olympiques avec application après sa déconvenue spectaculaire à l’élection présidentielle. Bien que réélue à la mairie de Paris en juin 2020... Poursuivre la lecture

C’est à croire que l’histoire est sinon cyclique, du moins ironique. Autant de dynamiques socio-économiques persistantes qui constituent des clés de lecture essentielles pour analyser le présent. Le retour du tragique, cher à Raymond Aron, avec la guerre en Ukraine, une colère sourde contre les élites et les technocrates, une archipellisation croissante de notre communauté nationale qui n’a plus de société que le nom.

L’élection présidentielle de 2022 faisait figure d'îlot de continuité, croyait-on, avec la réélection du président sort... Poursuivre la lecture

2
Sauvegarder cet article

Depuis la parution de mon analyse prospective de la trajectoire politique wallonne « Du fédéralisme au communisme », on ne cesse de m’interroger : s’agit-il d’un pronostic ? L’arrivée du communisme en Wallonie est-elle pensable ? N’y a-t-il pas là une sorte d’exagération, de la licence pamphlétaire, comme on parle de licence littéraire ?

Ces questions, bien légitimes, me font sourire. La gauche wallonne occupe l’intégralité du spectre politique parlementaire — à l’exception d’un parti, le MR, qui représente 20 % des électeurs. ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles