Parisiens : demain matin, lundi 17 mars, prenez vos voitures

Embouteillages (Crédits Michael Loke, licence Creative Commons)

La pollution n’augmente pas, elle baisse. Ce sont les seuils d’alertes qui sont en permanence abaissés pour donner l’impression d’une aggravation. Impression fausse.

Par Nick de Cusa.

autos

Parisiens, jusqu’où allons-nous juste être dociles et nous laisser faire ?

Nous sommes entrés dans une ère d’interdictions décrétées de façon décérébrée, dignes de poissons d’avril.

L’exemple le plus symptomatique en a été l’interdiction de l’ampoule d’éclairage. La magnifique ampoule à filament, géniale invention entre autres de Thomas Edison, ne coûtant presque rien, simple, belle, durable, efficace, non dangereuse, éprouvée. Et soudainement interdite. Pour nous forcer à acheter un ersatz cher et toxique, qui éclaire moins bien, ne dure pas plus longtemps, et entrainant des risques de pollution insensés.

Nous vivons une ère de docilité. S’ils peuvent interdire ça, de la façon la plus injustifiée qui soit, alors, que ne peuvent-ils interdire ? Ça semble anodin. Tout bien réfléchi, c’est tout sauf.

Quelle conséquence a notre docilité ? Nous le voyons aujourd’hui, ou plutôt, nous le verrons demain matin, lundi 17 mars 2014 : la moitié des conducteurs dans Paris vont se voir purement et simplement interdits.

De quel droit ? La pollution n’augmente pas, elle baisse. Ce sont les seuils d’alertes qui sont en permanence abaissés pour donner l’impression d’une aggravation. Impression fausse. Si danger il y a, alors, ces derniers jours, on doit nécessairement voir une augmentation des admissions à l’hopital pour causes respiratoires ? Où est cette augmentation ? Qu’on nous la montre ! C’est à Paris que l’espérance de vie est la plus longue. De plus, on vous accuse, mais quelle part joue réellement la voiture ?

Partant de là, de quel droit vous interdire de conduire ?

Les choses sont donc simples. Prenez votre voiture. Ne changez rien. Allez y. Ils sont en tort, et vous êtes dans votre bon droit. Que va-t-il se passer ? Vont-ils bloquer tout le monde ? Et alors, quel impact sur la circulation dans toute l’agglomération ? Et qui devra en endosser la responsabilité ? Pas vous. Imaginez le politicien ou le membre du gouvernement qui sera désigné coupable.

Prenez avec vous un dossier du travail que vous devez lire, ou un document que vous devez rédiger. Préparez vous mentalement à passer quelques heures dans votre voiture. En toute bonne foi, faites de votre mieux pour satisfaire à vos obligations professionnelles. Préparez vous à le prouver avec une photo montrant l’heure de votre départ, ou avec un appel à votre supérieur ou à votre client, quand vous prenez la route.

Si un quelconque individu vous bloque le chemin du travail, c’est sa faute, pas la vôtre. Il vous prive de vos droits. Vos droits à vous déplacer et à subvenir à vos besoins. Et pour quelle raison ? Mais le sait-il lui même ?

Je ne sais quelles seront les amendes, pour les rares que la Police arrêtera, si elle ose. J’ai fort confiance en les associations d’automobilistes pour vous aider à les combattre, si par un improbable malheur vous en recevez une.

Parisiens, dans vos vies, si ça continue comme ça, avec ces interdictions poisson d’avril qui s’accumulent et rendent nos vie de plus en plus impossibles, un jour, tôt ou tard, vous serez obligés de passer outre. De juste ignorer la dernière interdiction sortie tout droit d’esprits irresponsables.

Quand ? Quel sera ce jour ?

Pourquoi pas demain matin, lundi 17 mars 2014, Prenez votre voiture. Conduisez. C’est votre droit.