Des bugs dans le bio

Publié Par Alain Cohen-Dumouchel, le dans Environnement, Santé

Par Alain Cohen-Dumouchel.

Le personnel de plusieurs établissements de la région de Marseille a eu la désagréable surprise de découvrir « des corps étrangers d’origine animale » dans des barquettes de choux-fleurs bio préparées par l’entreprise Sodexo.

L’incident a eu lieu lundi 20 janvier. Dix jours plus tôt, ce sont des chenilles que des écoliers ont retrouvé dans des brocolis bio. Et en novembre 2013, les enfants de six écoles découvraient des mites alimentaires grouillant dans leurs assiettes de riz camarguais « non traité ».

Trois alertes qui viennent de déclencher l’ire des responsables marseillais, lesquels menacent le prestataire Sodexo de représailles juridiques à coups de communiqués de presse bien sentis.

La municipalité, dont tout le monde connaît l’irréprochable gestion, est bien décidée à prouver aux parents-d’élèves-électeurs qu’elle est vigilante et intraitable sur le plan de l’hygiène alimentaire.

Ils font des vers sans le savoir

Le gros bug là-dedans, c’est que ce sont précisément les édiles de cette même municipalité qui ont imposé 30% de nourriture bio dans les cantines des écoles. Or par définition, les cultures bio n’emploient pas de produits phytosanitaires et s’exposent donc à la prolifération d’insectes divers.

Tel M. Jourdain découvrant la prose, les hygiénistes découvrent donc que les produits qu’ils ont prescrits aux enfants ont de fortes chances de contenir des insectes, larves et autres organismes peu ragoûtants, lesquels n’ont pas nécessairement un effet positif sur la santé de ces chères têtes blondes… et brunes, diversité oblige.

Cette révélation intervient au moment où de nombreuses cantines passent au bio, obéissant ainsi aux consignes du Grenelle de l’environnement et notamment à la circulaire du 2 mai 2008 relative à « l’exemplarité de l’État en matière d’utilisation de produits issus de l’agriculture biologique dans la restauration collective » [sic], qui visait à introduire 20% de produits biologiques dans les cantines à l’horizon 2012.

N’écoutant que leur courage et leurs impôts locaux, de nombreuses municipalités comme Paris (60% de bio), Strasbourg ou Toulouse, financent donc de coûteux repas bio, qui permettent aux enfants défavorisés d’ingérer des insectes et des vers grâce aux effets conjugués de la solidarité nationale et de « l’exemplarité de l’État ».

Lutte contre le vers cité

On imagine la souffrance et l’angoisse de tous ces décideurs municipaux solidaires et responsables qui, à la question « pourquoi les paysans s’entêtent-ils, depuis des générations, à épandre de coûteux produits phytosanitaires sur leurs champs ? », viennent d’obtenir cette réponse brutale : « Pour éliminer vers, insectes et parasites qui, sans cela, risquent de se retrouver dans nos assiettes. » Il est vrai que sans préparation psychologique la vérité est assez déstabilisante.

imgscan contrepoints 2014646 GaudinLas, nos édiles ne se laissent pas abattre par l’adversité biologique et prennent le problème à bras le corps.

Ils ont tout d’abord décidé d’infliger une amende à Sodexo ce qui, logiquement, devrait régler le problème. Ensuite, comme on n’est jamais trop prudent, des inspections régulières des brocolis, du riz et des choux-fleurs vont être diligentées et payées par le contribuable (avec enthousiasme puisqu’il s’agit de santé publique). Au cas, bien improbable, où des hôtes indésirables seraient repérés, on jettera courageusement les lots incriminés ce qui n’aura aucun impact, ni sur les finances publiques, ni sur l’environnement, c’est juré.

L’histoire ne nous dit pas comment on contrôlera les porcs bio, élevés sans antibiotique, un concept qui fait un peu frémir…

L’en-vers du décor

Mais la controverse sur l’alimentation bio ne s’arrête pas là. Le dogme bio rejette les engrais de synthèse pour leur préférer des fertilisants « naturels » constitués d’excréments animaux et parfois humains.

Or la bactérie la plus dangereuse de la chaîne alimentaire, Escherichia coli, se trouve en abondance dans le fumier de bovins qui est l’engrais favori de l’agriculture biologique. On se souvient de la catastrophe sanitaire provoquée par les graines germées de la ferme biologique Gärtnerhof au printemps 2011 : au moins 42 morts et 800 personnes condamnées à vie à des problèmes rénaux dans toute l’Europe. En généralisant la nourriture bio, les écoliers mangent donc une nourriture qui, quand elle ne contient pas d’insectes ou de vers visibles à l’œil nu, recèle nettement plus de germes potentiellement dangereux pour la santé.

Les municipalités qui approvisionnent leurs cantines auprès du conglomérat bio interdisent également aux enfants de bénéficier des progrès liés aux OGM. Par exemple, il a été démontré que le maïs Bt, en raison de ses propriétés fongicides, présente des teneurs en mycotoxines (agent cancérigène) nettement inférieures au maïs traditionnel.

Enfin dernière légende tenace, les aliments bio n’ont pas meilleur goût que ceux de l’agriculture raisonnée. Les jurys à l’aveugle sont incapables de départager des produits bio et des produits traditionnels en ce qui concerne les légumes, les volailles ou la viande dans des gammes comparables.

En revanche, l’huile d’olive bio dont les fruits s’oxydent après avoir été piqués par les mouches reste très en deçà des qualités gustatives des grandes huiles traitées avec discernement.


Sur le web.

  1. Contrepoints… les OGM… okay, j’ai compris, vous êtes pour. Mais il y a énormément de contre, avec des arguments que vous devriez reconnaître. Je suis réceptif à vos critiques sur certains produits bio, par exemple, la salade on devrait pas la faire bio, pour résumer.

    Par contre les pommes on pourrait, vu qu’elles ne sont pas en contact avec le fumier.

    Au niveau du goût, je ne suis pas d’accord! On retrouve d’excellents produits bio, comme le jus de raisin bio dont le goût est INCOMPARABLE avec ce qui se vend en supermarché tradi, ou la sauce bolognaise bio 4 ou 5 fois meilleure que … ben de la sauce bolo BIO… sous marque de distributeur en spuermarché!

    Oui, tous les bios ne se valent pas!
    AB, Organic, ABF, ABE, ABGermany, etc, y’en a à la volée!

    Je vais reprendre un de vos arguments concernant la cigarette électronique par exemple: au consommateur de faire preuve de discernement.

    1. Donc, si tout n’est pas parfait avec le bio, tout n’est pas à jeter non plus.
      Vous pouvez aussi Contrepoints goûter le lait entier bio, le chocolat bio…

      Okay, vous aurez explosé votre budget de 40% (quoi que) mais il y a vraiment des articles de qualité!

      1. Bon, il y a du bio bon et du bio pas bon, et du pas bio bon et du pas bio pas bon. Il suffisait d’ailleurs de savoir écrire les nombres de 0 à 3 en binaire pour le savoir. Et après ? J’ai une idée : si on laissait chacun libre de choisir ce qu’il veut manger et à quel prix ?

      2. oui : quel prix faut-il payer pour un aliment de qualité parfaite ? Comme au Japon 150 euro le melon ?

        1. Soyons honnêtes, le melon à 150Euros au Japon, il coûte ce prix là pour une raison, il est quasi fait main. Les stries, ou la forme, je ne sais.

        2. j’en connais des melons en france qui valent encore plus cher que ça…

          1. J’ai peur d avoir compris où tu veux en venir.

    2. C’est un des liens de l’article (site du SYRPA sur la question du goût) :

      Les produits « bio » sont-ils meilleurs au goût ?
      Nombreux sont les consommateurs qui pensent que les produits « bio » ont meilleur goût. C’est cependant un facteur de différenciation fragile car, dans les tests à l’aveugle, aucun consommateur ou dégustateur professionnel n’est capable de déceler ces différences de goût. L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a résumé ainsi ses conclusions sur ce point : « De nombreuses analyses sensorielles ont été réalisées pour étudier les différences d’un point de vue organoleptique entre les produits « bio » et les autres, et, dans l’ensemble, les résultats indiquent qu’il n’y a guère de différence entre les deux types de produit ». Une étude très complète de The Organic Center, qui récapitule toutes les études réalisées sur ce sujet, confirme également qu’il n’y a pas de différences organoleptiques entre les produits « bio » et les produits conventionnels.
      Ainsi, les produits « bio » ne sont objectivement pas meilleurs au goût mais sont perçus comme tels par certains consommateurs pour des tas de raisons (lieu d’achat, conditionnement…). C’est pour ce motif, notamment, que ceux-ci acceptent de les payer plus cher. C’est en partie sur cette croyance que le marché se développe. Tant mieux pour les produits « bio », mais cette perception sera-t-elle durable ? On peut sérieusement en douter.

      1. pour prétendre que les produits bio on le mème gout que les produits conventionnels, vous allez un peu vite en besogne:
        le gout d’un produit reflette la manière dont il a été produit de A à Z, et la différence entre bio et conventionnel est insuffisante. si vous produisez une tomate en pleine terre, elle aura plus de gout qu’une tomate sur laine de roche, mais cela dépend aussi de la variété. si cette mème tomate est produite en pleine terre, mais sous chassis froid, en arrière saison, avec un manque de lumière, elle aura trés peu de gout… je le verifie chez moi tout les ans !
        le gout de la viande, dépend en plus de la manière dont la bète à été tuée. un bovin qui a mangé de l’ensilage, sera généralement moins gouteux qu’un autre qui à manger de l’herbe… mais un bovin bio peut avoir aussi mangé de l’ensilage… et un bovin qui a mangé uniquement de l’herbe, ne sera bio seulement si l’exploitation d’ou il provient est certifié… d’autres éleveurs  » certifient  » qu’il faut finir l’engraissemnt avec de la farine, pour que la vainde soit encore meilleurs: il y a mille façon de faire, c’est pour cela que l’agriculture, contrairement à l’industrie, ne se prette pas à la normalisation…
        le mieux est d’acheter ses produits alimentaires prés de chez soi, chez quelqu’un dont on connait les méthodes. problème, de moins en moins de gens connaissent d’agriculteurs, et ceux-ci n’aiment pas rendre compte de leur  » méthodes  » . d’ou le besoin de certification.

        1. Le minimum quand on fait une étude de ce genre, c’est de ne faire varier qu’un seul paramètre. Il me parait évident qu’il faut utiliser des produit de même variété, élevés dans les mêmes conditions, préparés selon les même recettes, l’un bio et l’autre non.
          Il faudrait vérifier si c’est le cas ici.

          1. Avant tout le goût d’un fruit dépend de la variété et du degré de maturation à la cueillette (ça on peut comparer dans des essais faits au même endroit, dans la même serre). En cela les produits bio et classiques seront toujours différents car la même variété n’est pas utilisée pour les deux modes de production.

            Mais la réalité du terrain est que ce ne sont pas le mêmes variétés qui sont produites par exemple au sud de l’Espagne ou dans le jardin familial francilien et les méthodes ne sont pas les mêmes, ni les ravageurs et autres pourritures.
            Ainsi aucune bonne comparaison de paramètres gustatifs sans l’influence de multiples paramètres n’est vraiment possible.
            Ce qui fait que chacun campe sur ses positions et sur son anecdote.

      2. Tout paraît meilleur au goût quand on paie 50% plus cher.

        Les fruits et légumes bio, le vin, les cigares, les consoles de jeux etc. etc. etc.

        1. Ce n’est pas valable pour notre actuel gouvernement.

          1. Ahah, bien vu 🙂

  2. ce qui est dommage, c’est que la réalité n’est pas vraiment de votre côté cette fois-ci!
    Le nombre de plats bio préparés qui ne posent aucun problème me semble largement plus grand que la dizaine de problème monté en épingle que vous nous citez.

    Et vu que vous faites dans « l’anti-bio primaire » je vous rétorquerais, qu’il est préférable, et vous avez raison, de gaver nos bovins de médicaments. Même s’ils n’en n’ont pas besoin. Parce qu’on sait jamais, une maladie est vite arrivée.

    Bref, un minimum de demi-mesure aurait été préférable

    1. De quelle réalité parlez-vous ? De quels problèmes montés en épingle ? 51 morts en 2011 en Allemagne, c’est une bagatelle ? (214 victimes humaines de la vache folle, pour mémoire).
      Nous rejetons le bio car nous rejetons le mensonge, nous sommes pour la raison et contre les marchands de peur.

      1. et 800 et quelques personnes ayant le rein fusillé, sous dialyse ou en attente de greffe rénale si on en trouve un de compatible ( de jeunes sportifs pour la plupart, faisant trés attention à leur santé, d’où nourriture comportant des germées).. d’autres ont eu des atteintes neurologiques graves : un gamin de 9 ans s’est retrouvé aveugle et paralysé d’un bras par ex ( je ne sais pas s’il a récuperé)
        ces gens sont gravement atteints et n’auront plus jamais une vie normale.
        on n’a jamais vu des malades aussi  » graves », le personnel allemand en congé est revenu spontanément de vacances, des médecins ont couché 15 jours sur place sur un brancard, des collectes de sang ont eu lieu ( on utilisait 14 litres de plasma par patient, pour tenter  » d’épurer  » leur sang )..Cela a  » épique »
        Mais le pire, est que bien que l’ECDC ait lancé une alerte sur l’europe, ayant identifié la cause de l’épidémie sur les graines germées de fenugrec, en FRANCE à Begues.. de tels germes ont été germés de façon  » bio » ( vague lavage dans du vinaigre ) et des gens ont été infectés..
        nous sommes trés forts.

  3. De quoi se plaint-on puisqu’on nous annonce que bientôt, nous serons tous condamnés à manger des insectes, des vers et autres charmantes bestioles dont on nous dit qu’elles sont riches en protéines (?) et très bonnes au goût, surtout grillées. Les cantines de Marseille ne sont que des précurseurs 😆

    1. exactement, à la campagne, on a l’habitude de dire, quand on trouve un vers, par exemple dans un fromage, ou une limace dans une salade, que ça fait de la viand au prix du légume…

  4. J’ai produit de façon traditionnelle (fertilisation mixte fumiers mélangés, cendres de bois non traités, compost de verdure de jardin) un maïs doux OGM américain (je ne suis pas en France) sans traitement car résistant aux agresseurs courants et qu’il était vraiment excellent. Nier l’apport des OGM c’est refuser l’énorme avancée d’une science jeune et efficiente : la génétique, c’est une attitude qui se généralise : refus des avancées de la médecine, refus des énergies nouvelles, comme les papes refusaient que la terre tourne. La préférence pour « la tradition » opposée à l’expérimentation date des origines de l’agriculture en Mésopotamie.
    Ce qui est choquant est que ce refus ne va pas avec l’acceptation de payer le prix de produits de qualité, autrement dit sans traitements phyto sanitaire bio ou pas bio, autrement dit (ce que je fais) des intervention manuelles pour tuer les insectes visibles, laver manuellement les fruitiers atteints de cochenilles, couvrir arbres de filets après le passage des abeilles, piégeage intensif et sélectif des insectes et stratégie de prévention par fertilisation continuellement réévaluée… qui coute les yeux de la tête) et là seuls les restaurants de luxe acceptent de payer. Il n’y a pas de bio démocratique.

    Le bio est donc devenu une industrie, 25% de l’agriculture espagnole est  » bio » sachant que la panoplie bio contient des produits bel et bien dangereux pour l’environnement, les applicateurs et les consommateurs. Je vois les produits phyto « admis en bio » ce sont des mixtures qui n’affichent plus leurs effets pour rester label bio, donc le vendeur vous explique – sans papier on n’a pas le droit d’écire que c’est un insecticide sinon protocole d’inscription – pourquoi elles sont faites, c’est un vrai retour à des comportements magiques. C’est pourquoi je n’achète plus de fruits ni bio ni pas bio sauf les fruits très peu traités. La seule solution durable serait la micro production diversifiée ultra locale par des gens avec des excellents niveaux de formation (sans formation on prends ce que les marchands de produits phyto vendent et recommandent, avec ou sans label bio.

    Les fumiers doivent être désinfectés et sont surtout dangereux pour les légumes et s’ils ne sont pas enfouis. Le problème des fumiers, y compris chez le label bio le plus exigeant, c’est que les bêtes qui les produisent sont toutes traitées… les chevaux sont anti parasités 4 fois par an, les bovins c’est pire, donc tous dces produits se retrouvent dans le fumier. Sans polluants il ne reste que les fumiers très rares (les fumiers de pigeon, de chèvre hors stabulation…) des fumiers quasi introuvables

    1. arretes de parler de choses que tu ne connais pas:
      bovins traités plus de 4 fois par ans…
      fumier qui contaminerait les légumes…
      produit en bio dangereux pour l’envirronement, tu peut nous dire les quels ?
      quand à cultiver du mais doux OGM, en bio, il faut vraiement avoir l’esprit tordu, ou rien y comprendre…

      1. yeneralalcazar : « quand à cultiver du mais doux OGM, en bio, il faut vraiement avoir l’esprit tordu, ou rien y comprendre… »

        Ah bon pourquoi ?
        Toutes nos plantes comestibles sont mutées et pas qu’un peu. quelle est la différence entre une modification faite et contrôlée au pif et une modification génétique faite en labo ?

        1. les mais BT produisent en leur sein, une molécule insecticide, celle ( il me semble ) que l’on trouve dans le pyrétre: bon appetit…

          1. BT dans le pyrètre? Sérieusement, pourquoi ne pas vous informez un minimum avant d’écrire une énorme connerie? Là c’est même pas une opinion qu’on peut discuter ou une thèse, c’est carrément un fait simple: les maïs BT produise une protéine, autorisé en agriculture biologique, qui bloque la digestion de certains insecte.

          2. yeneralalcazar : « une molécule insecticide, celle ( il me semble ) que l’on trouve dans le pyrétre: bon appetit… »
            ———————-
            Warfff…
            Preuve une fois de plus que le mieux qu’un croyant du bio puisse faire, c’est de fermer sa gueule.

            1.  » preuve une foi de plus que le mieux qu’un croyant du bio puisse faire, c’est de fermer sa gueule  »

              j’avais pourtant pris l’élémentaire précaution de mettre en doute ma propre assertion… ça ne suffit pas à certains, il y a des inconditionnels, la garde meure, mais ne se rend pas !

              ha bon ? en gros, tout ce qui n’est pas d’accord avec toi doit fermer sa gueule ? drole de façon de débatre !
              vu les commentaires que je viens de faire sur cette article, c’est bien la preuve que je ne suis pas un inconditionnel du bio. partant de cela, le monde est moins manichéen que certain pense le croire ! mais c’est une question de finesse, de sensibilité… de clairvoyance aussi, ça nessecite parfoi d’essuyer la buée que l’on a sur les lunettes…

        2.  » toutes nos plantes commestibles sont mutés  »

          ou ça ? à limoge ?

        3. oui Ilmryn +++, yeneralalcazar ne comprends pas, avec les OGM on est en sécurité, tu as une population homogèn et avec au minimum une qualité remarquable bien ciblée. Quand c’est – comme presque toujours – une défense naturelle contre une peste c’est justement idéal pour faire du sans traitement. du « vrai bio » L’OGM c’est l’avenir du bio, évident. Je le vois dans les agrumes qui ont au niveau mondial un maximum d’agresseurs dont beaucoup de mortels, et bien les américain ont choisi juste, séquencer le génome du dragon jaune, fabriquer OGM un porte greffe résistant. Les français faisaient une sale tête car eux sans OGM ils devront dire adieux à leurs clémentines le jour où HLB débarquera. Et plus on aura de plantes résistantes moins on aura recours aux produits phyto, c’est évident

          1. @jp
            Merci pour l’info, savez-vous où ils en sont de la mise au point de ce porte greffe OGM ?

            Pour ce qui est du « jour où HLB débarquera », je ne vois pas comment cela pourrait prendre longtemps, quand on pense à la paranoïa des USA concernant les importations (essayez d’entrer aux USA avec un fruit), paranoïa qui n’a échoué dans ce cas, et qu’on la compare au laxisme Européen …

          2. si on suit ton raisonement, comme il n’ y a pas une plante sur terre, pas une culture, qui n’a pas un ennemi mortel, il faut modifier génétiquement toute les plantes ? on en est encore loin ! heureusement diront certains…
            l’agriculture est une course poursuite entre les hommes qui la pratique et les ennemi des plantes, c’est une lutte sans fin, croire à un remède miracle qui va apporter la solution définitive, c’est comme ma voisine qui croit, que bientot, on va trouver un vaccin contre le cancer, c’est s’illusionner. au USA, 20 ans aprés l’apparition des premiers soja round up ready, des amaranthes résistance au rund up envahissent les champs, et les farmers doivent revenir au bonne vieilles molécule anti-dicots, comme le bentazone, ou la pendimethaline… dans la course poursuite, parfois l’homme gagne et parfois il perd.

      2. La plus absurde règle du « bio » est de refuser les « OGM ».

        Je commencerai à prendre le bio au sérieux le jour où ils accepteront certains « OGM » (sachant que TOUT est modifié génétiquement d’une manière ou d’une autre).

      3. « quand à cultiver du mais doux OGM, en bio, il faut vraiement avoir l’esprit tordu, ou rien y comprendre… »

        Pourquoi? Si des OGMs cultivés selon des méthodes « bio » donne un bon produit, cela me paraît une excellente idée, au contraire! D’autant que peu de gens doivent l’avoir. S’il a un marché pour ça, ou si ça prod est très bonne et que ça lui permet de consommer de bons produits, il aurait tord de s’en priver.

        1. et oui, un bon produit rempli d’insecticide: bon appétit…

          personnellement, je ne suis pas délicat, mais là, ce sera sans moi !

          à moins évidement que la modification du mais doux concerne la résistance au glyphosate. mais la encore, pour sa consommation personelle, je ne voit pas l’interet !

      4. non yeneralalcazarça n’est pas l’esprit tordu, quand on fait une polyculture jardinée c’est impossible de traiter une plante sans en mettre sur les autres sauf à traiter au pinceau, de plus j’ai des abeilles car je fais des fruits, donc je dois éviter les insecticides, y compris les admis bio. C’est justement l’intérêt des OGM résistants aux insectes et ce sont des plantes idéales pour une agriculture respectueuse de l’environnement, si on prend la précaution d’éviter la fécondation avec des non OGM.
        Je vois très bien les injections faites aux bovins eux c’est nettement > 4 par an, j’ai des chevaux, je vois bien les recommandations vétérinaires c’est 4 injections anti parasites par an , quand aux porcs et aux lapins n’en parlons pas : oui naturellement que les fumiers de bêtes d’élevage sont pleins de produits vétérinaires, oui les cendres de bois traités sont pleines de métaux lourd, les algues c’est le moins dangereux avec les composts de verdure non traitée.
        Le fumier contaminé contamine ta terre oui

  5. En général si tu manges assez vite les produits bio, ça n’arrive pas comme problème. Si ça arrive dans un circuit de distribution alors c’est qu’ils mettent trop de temps à les commercialiser. Ou alors ils ne savent pas utiliser les anti-parasites naturels ce qui serait étonnant.

  6. Soyons sérieux. Le Bio (tel que nous le pratiquons en France) est la plus grande arnaque du siècle! Quand arrêtera-t-on de nous désinformer avec le Bio, cet extrémisme fondamentaliste des verts.
    Le Bio ne peut avoir un effet bénéfique (à relativiser cependant) que sur l’environnement. Un point c’est tout.
    En ce qui concerne la santé humaine, personne, je dis bien personne ne peut avancer scientifiquement que le Bio est meilleur que le non Bio quand il est contrôlé comme on contrôle l’alimentation en France. C’est même évidement le contraire. Seuls les ignorants, les partiaux ou ceux qui veulent nous manipuler pour défendre des intérêts particuliers affirment que le Bio est meilleur que le non-Bio.
    Pour l’avoir étudié et avoir travaillé pendant 43 ans dans la filière aussi bien au niveau national qu’international au niveau technique le plus élevé, j’affirme, oui j’affirme que le Bio est un non sens, sauf comme je l’ai dit, si on se place au niveau de l’environnement. C’est une absurdité en ce qui concerne le coût de l’alimentation.
    Tout l’argumentation du Bio est basée sur l’ignorance, l’idéologie, la propagande ou la manipulation au profit de lobbys dans un but de profits financiers.
    Par contre je soutiens et j’engage tous les français à soutenir autant qu’ils le peuvent « l’agriculture raisonnée » qui est en fait le bon sens même et qui permettra, avec les moyens extrêmement sophistiqués dont nous disposons actuellement, à notre belle agriculture de perdurer et aux français d’avoir accès à une alimentation de qualité.

    1.  » sauf si on ce place au niveau de l’envirronement..  »

      et encore, les arboriculteurs bio, ainsi que les viticulteurs, épendent de forte quantité de cuivre ( seul matière minérale ayant une bonne activité anti-fongique ), à la longue, cela devrait stériliser les sols concernés par excés de cuivre…

      1. Il faut aussi une surface supérieure pour produire la même quantité , ce qui n’est pas trés bon pour l’environnement ( déforestation …), le des herbage mécanique exige davantage d’énergie fossile et libère plus de gaz à effet de serre. le bio n’est donc pas bon pour l’environnement.

    2. @Pierdec : Entièrement d’accord avec vous. Cette croyance relève que la nature est bonne et que c’est l’homme qui la souille pour l’exploiter. Or, il y a par exemple autant de pesticides naturels que de pesticides synthétiques et ces derniers sont eux soumis à une réglementation très stricte. L’alimentation Bio n’est pas forcément dangereuse mais elle est loin d’être inoffensive comme on le raconte. Mangez bio pour une question de goût ou éventuellement d’environnement mais pas pour une question de santé. Ca c’est de l’intox écolo.

    3. oui, le bio industriel c’est d’abord de l’indusriel,
      et des techniques industrielles « admises en bio »
      on est toujours aux antipodes d’une horticulture jardinée extrêmement couteuse et beaucoup moins productive, même en travaillant bien les assolements
      oui le bio c’est un de l’idéologie

  7. il y a beaucoup à dire sur le bio:

    d’abord bio à quel point ?

    un collègue en agriculture biologique, nous racontait lors d’une réunion, que pour coller des petites graines de trèfle sur des grosses graines de blé ( technique parfois utilisé en association de plante: le tréfle apporte une partie de l’azote dont le blé est friand ), il devait imperativement utiliser de l’huile bio…
    à ce niveau, on tombe évidement dans l’extremisme, peut-etre que le gazoil utilisé par le tracteur pour réaliser le semis doit etre lui aussi bio ?( en agrobiologie, on remplace la plupart du temps, le desherbage chimique par du travail du sol, comme le rendement est souvent en forte baisse, cela engendre une forte augmentation de carburant par quintal produit… )

    l’agriculture biologique nessécite, la plupart du temps, une plus grande quantité de main d’oeuvre à l’hectare. c’est donc une méthode adapté aux pays ou la main d’oeuvre est bon marché, pas à un pays comme la france, ou elle est au contraire trés cher. pas étonnant que les produits bio viennent de l’etranger, ou les normes sont aussi moins restrictives ( en france, c’est bien connu, on lave plus blanc que blanc… )

    si l’agriculteur bio est, c’est vrai, moins dépendant de la coop d’apro pour faire son metier ( mais atention, on utilise aussi des fertilisant en bio, et ils sont beaucoup plus cher qu’en conventionnel ), il est en revenche trés dépendant des controleurs, qui peuvent avoir une attitude humiliante ou mesquine…

    il y a , dans l’agriculture bio, des contradiction techniques évidentes:
    comme on ne peut utiliser d’herbicides, on les remplace par le travail du sol ( souvent un labour profond, le labour, contrairement à ce que pense les gens, n’a pas été inventé pour détasser le sol, mais pour faire place net ) . or celui-ci, répeter de nombreuse années de suite, épuise la fertilité naturelle du sol. il faut donc mettre des engrais… mais on n’a pas le droit d’en mettre !! … il y a donc quelques chose de pourri au royaume du bio…

    le bio, des le départ, à la fin du 19ième siècle, n’était il pas une réaction d’idéologues anti-progrés ?
    le millieu de l’agriculture bio, comporte effectivement beaucoup d’idéologue et de charlatans:
    certains prétendent qu’avec des variétés anciennes ( toujours le refus du progrés technique ) ils tiennent les rendements des variétés modernes , et tous ça en bio en plus !! mais quand on voit les photo ( comme par exemple fukuoka dans son champ de seigle ) un observateur averti remarque tout de suite qu’il s’agit d’une cultrure à 15 quintaux à l’hectare, et pas à 70…

  8. Bon, ça fait un moment déjà que les bobos écolos veulent remplacer la bonne viande par des insectes en poudre, ils devraient donc être contents que leurs gosses en bouffent en avant première à la cantine.

  9. Bob l'éponge bricoleuse

    « ont de fortes chances de contenir des insectes, larves et autres organismes peu ragoûtants, lesquels n’ont pas nécessairement un effet positif sur la santé de ces chères têtes blondes… »

    Source?

    1. « Source? »

      Les hérissons sont des insectivores et ont une espérance de vie maximale de seulement une dizaine d’années (hors rencontre avec une voiture).

    2. Source ? Par exemple :

      « Enfin, ce qui peut sembler paradoxal, les produits issus de l’agriculture biologique présentent un risque nettement plus élevé de contamination par des bactéries et virus pathogènes et par divers parasites. Comme pour les contaminations chimiques précédentes, la production en plein air des légumes (au lieu de sous serre) et des animaux (au lieu du confinement) augmente la probabilité d’exposition à des vecteurs de parasites et agents infectieux disséminés par les insectes, les excréments de rongeurs (et parfois de renard) et d’oiseaux sauvages. La liste est longue de ces parasites auxquels sont exposés les animaux au pâturage ou sur parcours extérieur (ténia, douve, trichine et autres helminthes, toxoplasmes…) mais il ne faut évidemment pas en exagérer le risque de transmission à l’Homme et de parasitose.

      La maîtrise du risque est bien plus difficile dans un élevage biologique en cas d’infestation car, même si le traitement curatif par des médicaments allopathiques6 et antibiotiques est autorisé (avec un nombre limité de traitements par an) en cas d’urgence et de constat d’inefficacité (habituelle) de l’homéopathie ou de la phytothérapie, il est souvent trop tard pour agir et les traitements préventifs sont interdits, sauf certains traitements antiparasitaires considérés indispensables (pour plus de détails sur les dangers microbiens, viraux et parasitaires, voir le rapport très détaillé de l’Afssa). De même, certains agents infectieux apportés par les engrais organiques et que le compostage ne permet pas de détruire totalement (par exemple les spores bactériennes) persistent dans le sol et sont susceptibles d’être transmis aux animaux. À cet égard, la « pureté » des engrais minéraux, qualifiés de « chimiques », est un réel avantage ! »

      Extrait de http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article692

      1. Bob l'éponge bricoleuse

        Non, je souhaiterais savoir s’il existe une étude crédible qui montre que statistiquement le bio pose plus de problème de santé que le conventionnel.

        Dire qu’on a plus de chance de retrouver une limace/chenille/hérisson dans une salade verte bio c’est une tautologie.

        Et puis faut pas être con, le bio n’exclut pas de laver sa salade (avec un peu de vinaigre par exemple…).

        1. En lisant l’article mis en lien vous trouverez ce genre d’information.

          Bien sûr il n’existe pas « une étude crédible qui montre que statistiquement le bio pose plus de problème de santé que le conventionnel » car il faut faire une étude sur des milliers d’aliments produits avec des techniques différentes, conditionnés de manières différentes, etc, pour aboutir à une réponse unique, oui/non c’est méthodologiquement impossible.

          Il y a cependant des études sur tel ou tel aspect de telle ou telle technique agricole et c’est ce qui est décrit dans l’article, il faut faire l’effort de le lire pour exercer votre esprit critique et ne pas se contenter d’une réponse oui/non, désolé !

          1. Voilà l’information que vous cherchez :

            http://www.anses.fr/sites/default/files/documents/NUT-Ra-AgriBio.pdf

            Évaluation nutritionnelle et sanitaire des aliments issus de l’agriculture biologique Rapport signé le 01/07/2003

            236 pages, bonne lecture 😉

            1. Bob l'éponge bricoleuse

              Ah je vais regarder ça. Merci! 🙂

            2. Bob l'éponge bricoleuse

              En gros ce que dit votre rapport sur les risques sanitaires (cf. page 128/129) :

              > plus faible en bio pour les risques liés aux produits phytosanitaires;
              > similaire à l’agriculture conventionnelle pour les mycotoxines;
              > plus faible en bio pour les nitrates;
              > pas assez de données pour conclure sur le risque microbiologique/parasitaire.

          2. Bob l'éponge bricoleuse

            « En lisant l’article mis en lien vous trouverez ce genre d’information. »

            Et bien non, j’ai lu votre article, et cela ressemble plus à un exposé qu’à une étude scientifique. Et vous dites vous même :  » il n’existe pas « une étude crédible qui montre que statistiquement le bio pose plus de problème de santé que le conventionnel »  »

            Souligner la connerie de nos élus : aucun soucis.
            Monter deux cas en épingle pour taper gratuitement sur le bio… c’est du niveau des bobos écolos que vous critiquez et ça dessert le message de fond de l’article.

            Laissez donc les gens choisir ce qu’ils veulent manger.

          3. Ce sont les faits qui démontrent la plus grande dangerosité du bio: il y a eu de nombreux morts et de nombreux estropiés( cas allemand par ex).Par ailleurs certains semblent oublier que le bio aussi est traité ( avec des pesticides naturels mais qui ne sont pas pour autant moins dangereux que les autres). Parmi les produits qui ont été interdits depuis 20 ans à cause de leur toxicité figurent en bonne place le mercure, l’arsenic …( qui sont naturels). Les produits de synthèse sont moins toxiques car ils sont sélectionnés pour cela à la différence des produits naturels!

      2. tu nous barbe avec tes théories:

        la nature, c’est une question d’équilibre, de yang et de yang… tu en as plein le ventre d  » agents infectieux « , et malgrés cela, tu pourrais bien vivre jusqu’à 80 ans.
        ton histoire d’engrais chimique qui serait plus propre que les engrais naturel ne tient pas, car mème en conventionel, il y a mille façon de contaminer un aliment avant qu’un  » nourisson  » le mette à sa bouche.
        l’hygiènisme est une connerie sans nom: en allemagne, il a été démontrer que les enfants élevés dans des fermes, souffrent moins d’alergie que les autres, car exposés à un nombre supérieur de microbes, ils ont une bien meilleur immunitée…

         » source par exemple  »

        heu , vitel ?

        1. Personnellement je ne suis pas à l’aise avec l’idée d’épandre dans les champs du fumier avec des milliards de bactéries/virus issues parfois d’individus malades et qui peuvent se recombiner pour donner je ne sais quoi. Une fois dans le sol on ne peut plus les retirer! ( irréversible). C’est beaucoup plus intelligent de ne mettre que ce qui est utile : une molécule de nitrate par ex ( on connaît les effets et on les maîtrise)

          1.  » on connait les effets des nitrates et on les maitrise…  »

            certains chercheurs ont émit l’hypothèse que les molécules de nitrates produite par l’homme, n’étaient pas exactement les mème que celles que la nature produit, et que seul la moitié serait absorbé par les plantes…

            1. @yeneralalcazar

              « … hypothèse que les molécules de nitrates produite par l’homme, n’étaient pas exactement les mème que celles que la nature produit … »
              Zauriez pas une référence de ces zozos ?

            2. joseph pousset:  » engrais verts et fertilité des sols « 

            3. Je pense que cela fait référence aux différentes formes d’azote qui sont effectivement plus ou moins assimilables par la plante
              A titre exemple voir paragraphe sur différence azote organique /azote inorganique sur santé humaine:
              http://www.okidosport-nutrition.com/site/medias/Dossier_Nitrates_France_AgricoleMARS2013.pdf

            4. visor

              ça n’a rien avoir avec ça: les molécules aurait la mème composition atomique, mais pas le mème agencement, on parle de molécules chirales…

      3.  » la maitrise du risque  »

        mais quel risque ? tu as peur de ton ombre ?

  10. Mais où est le scandale ? qui a dit que les chenilles, vers, limaces et autres étaient mauvais pour la santé alors qu’en plus ils sont adaptés aux petites bouches de nos enfants. Merci nos élus pour veiller au bonheur de notre progéniture. Une limace pour papa, une chenille pour maman…

    1. on a tous mangé des escargots ? c’est bien des espèces de limaces avec une coquille dessus …

      les jeunes marseillais voudrais peut-etre manger la coquille en plus ?

      1. Mon grand père à mangé des limaces dans les tranchées de 16 puis ils ont amélioré leur régime en mangeant des rats. Ce serait meilleur que le lapin.

        1. un vigneron champenois a vendu une feuillette de champagne en 19 contre un lapin: le vin ne valait rien à cette époque, et les gens crevaient de faim…

          au moins, à cette époque, les gens savaient ce que c’était que de vivre !

  11.  » il a été démontré que le maïs Bt, en raison de ses propriétés fongicides » Ou là là non en fait c’est juste que les chenilles qui blessent les tiges et les grains de maïs facilite grandement l’infection par les champignons qui produisent les mycotoxines.

    1. effectivement, la toxine BT, est un insecticide, et pas un fongicide.

      le risque pyrale était parfaitement maitrisé avant les semences OGM, par des insecticides classiques ( pyrétrinoides ) peu polluant, et peu cher. mais cela obligeait les maisiculteurs à passer une foi ou deux de plus dans leur champs avec le pulvé.
      et puis le main mise sur les semences que représentent les OGM, était un business plan formidable…

      1. Non les OGM ne sont pas un bon business plan pour la France ( bien qu’inventeurs de la technologie et les investissements réalisés depuis 20 ans il n’y a pas de vente en France). les industriels ont déserté et l’INRA aussi : on paiera donc les royalties aux Américains quand on réalisera l’intérêt ( qui n’est pas que le BT)

        1. les OGM ne sont globalement pas adaptés à l’agriculture française:

          c’est un bon plan pour de trés grosses exploitations comme on en trouve en amérique, car le remplacement des deux traitements insecticides par des semences OGM permet probablement de gagner 20 euro à l’hectare. quand vous avez 1000 hectare de mais, vous avez gagné 20.000 euro. en france, quand vous avez 100 hectares de mais, c’est le bout du monde. n’allez pas chercher la raison plus loins.

          1. Je ne vois pas le rapport.

            Moins de traitement, c’est un avantage quelle que soit la taille.

            1.  » je ne vois pas le rapport  »

              un bon conseil, continue à voyager et surtout, ne te met jamais à ton compte…

            2. Quel est l’intérêt de faire une « réponse » pareille?

            3. l’interet, c’est que si tu te met à ton compte un jour, il faudra que tu le voit… le rapport !

          2. Pourquoi les indiens qui ont des micros exploitations les adoptent massivement quand ils le peuvent?

            1.  » les indiens les adoptent massivement…  »

              et crédule avec ça !

          3. n’importe quoi, c’est avec des idées pareilles que la France va conserver sa première place en Europe pour la consommation deproduits phyto et sa dernière place pour sont pourcentage d’exploitation en bio. Faut mettre ta montre à l’heure

            1. Les premiers seront les derniers, et les derniers premiers … quand tout le monde fera demi tour !…

              Très exactement comme pour l’éolien, on y sera bientôt très en avance sur l’Allemagne

      2. Parfaitement maitrisé par les pyrétrinoïdes? Vous avez déjà observés une récolte de maïs? Sans doute pas, parce que ce n’est jamais le cas. Dans les zones avec des sésamies, il y a des chenilles dans les épis, facilement dans 1/20, et ce même avec traitement. Il est extrêmement difficile de lutter par la voix chimique, et c’est couteux: sortir le pulvé c’est 15 euro dans les dents, sans parler du produits. Le surcout de la technologie BT est de 20 euro, le rendement est meilleur, c’est hyper rentable.

  12. D’un autre côté ça se passe à Marseille, est-ce que le coran interdit chenille, ver, limace ? je ne pense pas, donc tout ça c’est pas grave.

    1. si vous égorgez la limace sans l’étourdir au préalable, en direction de la mecque, c’est une limace alal:

      pas d’interdiction du coran !!

  13. Sur l’arnaque du bio, je recommande la lecture du dossier (en Anglais) réalisé par SPIEGEL ONLINE, titré “WWF Helps Industry More than Environment” (http://bit.ly/1bncjKg)

    Vous en apprendrez de belles sur la flexibilité dont fait preuve le WWF, lorsqu’il s’agit de bénéficier des généreuses donations des industriels (100000 $ de Monsanto), sur le business de l’huile de palme, la conservation, les tigres …

    Mais la partie qui concerne le sujet d’aujourd’hui est la 3ème partie intitulée « The Myth of Sustainability » (http://bit.ly/1bndl9d), qui dévoile en particulier l’arnaque du soja prétendument bio. Le clou est le compte-rendu de visite d’une des deux fermes du plus grand fournisseur de soja mondial « responsable » (Maggi), au Brésil (Maggi), fermes certifiées par l’écolabel RTRS (Round Table on Responsible Soy Association http://bit.ly/1jbIkgd).

    A l’ombre de la ferme visitée (Fazenda Tucunaré), trône un immense réservoir de « Glisofato » (Le constituant du « Roundup »), semble-t-il autorisé par RTRS … Lorsque les deux fermes produisent 8 000 tonnes de soja certifié « responsable », ces 8000 tonnes deviennent par magie 85 000 tonnes en arrivant à Hambourg. Personne n’est capable de dire d’où proviennent les 77 000 tonnes additionnelles. Le magicien pourrait s’appeler « Book&Claim », le site de « négoce en ligne de certificats de développement durable ». Jetez un coup d’œil rapide à la page web (en Français) de « Book & Claim » (http://bit.ly/1jbNjNS), vous y découvrirez la délicieuse formulation suivante :

    « Par conséquent, les certificats fournis par Book & Claim n’attestent pas que le produit contient des matières premières produites durablement mais que leur production a soutenu la production durable »

    En des termes moins bien choisis, les malintentionnés (il en existe parait-il) diraient : « nous avons mis en place un bien juteux racket ».

  14. Tiens donc, le bio n’est pas meilleur pour la santé ? Quels vilains menteurs ces commerçants !
    Ils abusent de la crédulité des consommateurs en les forçant presque à acheter leurs produits ! Quels monstres !
    Vous comptez aussi critiquer Coca-Cola, qui prétend que du ‘bonheur’ se trouve dans chaque canette ?
    Ou bien les nombreux shampoings à base d’or, ou de « poudre de diamant » ?

    1. Alain Cohen-Dumouchelalain cohen-dumouchel

      Je ne crois pas que Coca Cola soit promu par les pouvoirs publics et imposé aux écoliers des écoles pour accroitre leur « bonheur », c’est toute la différence.

    1. Cela rejoint tout à fait les études de motivation à acheter du bio et démontre malheureusement la tromperie de l’industrie agro alimentaire car elle ne pourra pas dire « qu’elle ne savait pas! » ( ils sont sensés être professionnels)

  15. Le bio n’est pas durable car il est non compétitif sur tous les plans: plus cher à produire ( rendement très inférieur),moins bon pour la santé ( mycotoxines cancérigènes, …), moins bon pour l’environnement ( cuivre, déforestation nécessaire …)… sans pour autant apporter un quelconque bénéfice objectif. L’Afrique est un bon exemple du bio utilisé à grande échelle !Ils ont compris leur erreur et passent au modèle qui marche ( le nôtre) Le bio est donc amené à disparaître ( ou à rester une niche pour idéologues)

    1.  » et passent au modèle qui marche, le notre…  »

      s’il y a bien un modèle qui ne marche pas en agriculture tropical, c’est celui que vous appelez le notre, c’est à dire l’agriculture européenne basée sur le labour profond, l’épandage d’une grosse quantité de fertilisant, et des sols laissé à nu entre deux cultures. les africains ont plutot interet à aller voir ce que font les brésiliens… ou les chinois !

      1.  » Notre  » modèle n’exige pas nécessairement le labour profond ( il y a de plus en plus de non labour et de travail du sol simplifié ).De même il y a beaucoup d’intercultures.Il est vrai que les erreurs se payent plus cher en Afrique sur les sols ferralitiques . Ici je faisais référence à l’usage d’intrants ( produits phytosanitaires et aussi semences de qualité et engrais).

      2. Personne ne fait de labour profond au Brésil, ils ont développés leur propre modèle, productif, efficace, avec engrais, phyto et OGM, mais plus durable que le bio.

        1. @Karg se
          Auriez vous une référence de synthèse exposant cela, pour ma doc

          Merci 🙂

  16. A propos de l’approche humaniste des défenseurs du bio et des opposants aux OGM, il convient de lire l’ouvrage de Gil Rivière-Wekstein, Faucheurs de science. Les fanatiques sont dans nos campagnes, Editions Le Publieur, 2012.
    Vous y découvrirez les méthodes quasi-fascistes de Bové et de sa clique d’obscurantistes. La Sainte Inquisition, en pire: destruction de champs, opérations commando, flicage d’agriculteurs, montages financiers, manipulations médiatiques. Le tout avec l’appui des ONG environnementales comme Greenpeace.
    Pendant ce temps, Bové profite à plein des avantages financiers plus que confortables d’un Député Européen. On comprend mieux son anxiété lors de la désignation des têtes de liste aux européennes. Bové plaide pour la décroissance…. chez les autres!

    1. merci à l’auteur pour l’article, trés drole.
      je précise que les tomates produites sur notre petit jardin prés de perpignan, sont incomparables par rapport aux  » choses » vaguement rouges et farineuses du commerce..par contre, l’année derniere, rien n’a poussé.. agriculteur, c’est un métier… heureusement qu’il y avait les grandes surfaces pour nous nourrir… 🙂

      1. Ramasse tes tomates vertes elles seront aussi « bonnes » que celle de l’industrie. Les tomates bio du commerce sont immonde, elles sont ramassés vertes parce que ça ne se converse pas bien.

  17. La culture bio est mis en avant surtout avec des primes, mais les agriculteurs qui ont choisi cette solution attendent la fin de leur contrat pour revoir leur position. Le challenge est très complexe a réaliser; cout de main d’oeuvre, hyper technicité des intervenants, faible production, importation des produits bio avec une réglementation plus souple, diminution du temps de conservation etc…..
    La production bio ne peux pas être généralisé car nous irions vers une grande famine!. je ne vois pas l’intérêt de nos élus de gaspiller nos impôt pour foutre la m…. dans les marchés des fruits et légumes et diverses productions agricole après avoir cassé les petits producteurs qu’il y avait en France avec les obligations de faire parti de groupements, obliger les paysans a rentrer dans le productivisme en quantité et de perdre la qualité qu’il savaient bien faire pour un prix correcte.

    1. en élevage, beaucoup d’agriculteurs sont passé en bio aprés la crise de la vache folle:

      ils avaient la juste impression d’avoir été trahi par les coop qui leur vendaient l’aliments sans leur avoir dit qu’il y avait de la farine de viande ( souvent venu en fraude d’angleterre ) dedant.
      les prix étaient trés déprimés à cette époque, le passage en bio laissait penser des augmentations futures
      beaucoup étaient attirés par les subventions à la conversion…
      il faut compter aussi avec la propagande des idéologues, associations confortablement subventionnées, medias…

      1. C’est surtout que les bovins à l’herbe ça passe en bio sans trop de contraintes, c’est déjà bio.

        1. autant pour moi pour le pyrètre, BT de bacillus thuringensis. ce qui ne change rien: personne n’a envie de bouffer des insecticides…
          concernant le mais, j’en ai cultivé pendant 10 ans, fait mon rapport de stage sur cette culture… c’est surement aussi ton cas ?
          c’est pas parce que les bovin ( comme tu dit ) sont dans de l’herbe, que c’est bio: l’herbe, on met de l’engrais dessus, on peut avoir à traiter, rumex, chardon… les bètes aussi, on les traitent… s’il suffisait de donner de l’herbe à une vache pour etre en bio, on aurait pas eu besoin de faire cet article, tout le monde y serait… en bio !

          1. Le BT n’est pas dangereux pour les humains, les pyrètres, même biosourcé, c’est une autre histoire. D’ailleurs rien de tel pour tuer un chat…

            Tu a fais du maïs où? En Alsace? Du maïs indemne de sésamie, dans la Drôme, ça n’existe pas. Globalement tout le sud de la Loire est infecté, et c’est extrêmement difficile de lutter vu qu’elle « injecte » ses oeufs dans la plante, ce qui la met à l’abris des phyto classiques et des trichogrammes.

            Ca te parait pas facile de passer des bovins à l’herbe en AB? Explique nous pourquoi 70% des surfaces AB sont des pâtures. Toute les productions n’ont pas les mêmes handicaps quand il s’agit de passer à l’AB. On peut très bien gérer les mauvaises herbes en faisant des rotations de pâtures rationnelles. Les engrais? Justement, en bovin à l’herbe, on a beaucoup moins besoin d’intrant que dans une ferme 100% végétale, c’est plus facile. Il faut accepter de planter un peu plus de légumineuse, c’est pas très compliqué.

            1. Les bovins à l’herbe bio, c’est très bien.
              Avec le supplément d’insectes, ça leur fait plus de protéines 🙂
              Et une amimentation plus équimibrée du fait de la biodiversitude 🙂

            2. je suis en rhone alpe, partout autour de moi, il y a des mais à 90, 100 parfois 130 quintaux hectare, et certifié 0% OGM, du moins on le suppose. le risque pyrale et sésamie est ( apparement ) trés bien maitrisé…
              en plus des insecticides classique, il y a les tricogrammes ( lutte biologique ) cela peut etre chiant pour quelqu’un qui a une grande surface, mais ça semble assez efficasse. évidement, les producteurs de  » trico  » non pas le bras aussi long que monsanto et singenta…

  18. Il y a une arnaque du bio et de la diffamation constante vis à vis des autres produits…

    C’ est évidente quand on décide de mettre 20% de bio dans les cantines pour la santé des gosses!!!
    Et personne ne rigole…20% de bio vont désempoissner les gosses des 80% restants…

    si vous voulez avoir des produits sains..faites des controles sanitaires…

    ceci dit il y aurait beaucoup à dire sur les cantines scolaires aui normalement sont un service social et que désormais les gens voient comme une obligation pour les communes…

    les maires ont parfois le chic pour se foutre tout seuls sans la merde..
    et que je veux du bio, et que je veux du vegetarien et que je veux du hallam , du casher, et que j’ai des allergies…et que je veux de l’eau minérale… et pas cher …. et en plus si mon gosse ne veut pas y aller il a le droit sans prévenir….

    1. Il y a des arnaques partout exemple quand @ yeneral écrit farine de viandes . Sachez que les FARINES sont issues de produits végétaux donc le mot vrai serait par ex POUDRE (mais c’ est moins vendeur ) ou alors les mots n’ ont plus de sens on balance les Robert et Larousse à la poubelle …

      Pour ce qui est des fruits et légumes mes carottes et betteraves rouges jadis on disait négresse (!)
      sont nettement meilleures surtout dégustés quelq heures après arrachage
      Pour les fruit j’ en mangeais beaucoup dans mon enfance ils n’ était absolument pas traités en 2014 j’ en mange peu Hélas !

      1. noe : « Pour les fruit j’ en mangeais beaucoup dans mon enfance ils n’ était absolument pas traités en 2014 j’ en mange peu Hélas ! »
        —————————–
        Dans le tiers-monde, ils mangent aussi beaucoup de fruits « absolument pas traités ».
        Et ils ont une mortalité catastrophique, hélas ! L’obscurantisme tue.

        1. Non justement dans le tiers monde ils mangent peu de fruit car c’est très cher, la production aléatoire n’arrange rien, résultat les carences en vitamine sont très courante. Noe votre choix de ne pas manger de fruit vous rendra plus surement malade que les quelques résidus non quantifiable détecté dans les analyses. Toute les études qui mettent en évidence l’intérêt pour la santé des fruits et légumes se basent sur des produits conventionnels.

        2. Précisions : les fruits en question n’ était pas achetés mais consommés à la cueillette ou tombés , je confirme cerisier , prunier , pommiers , poiriers etc ……n’ était pas traités ce n’ était pas des arbres de rapport meme le raisin nous en dégustions surtout en revenant de l’ école ……je n’ai jamais été malade sauf 1 fois plus tard travaillant à la grande ville j’ ai acheté des pommes , les ai mangé comme quand j’ étais enfant et j’ ai été malade là vous avez raison @mini ! et ça m’ a servi de leçon !

          1. ben j’ai un jardin aussi, et j’ai toujours jardiné…et grosso merdo je n’utilise pas de produits cimiques ( bien sur que si mais pas des produits chimiques à la façon de ceux qui sont contre les produits chimiques..???…)…sauf de la bouillie bordelaise..ce qui ne m’empeche pas de penser que le bio est une connerie…
            c’est exactement comme un médecin qui décidait de se passer d’antibiotique parce que ceci ou cela,c’est con…
            Oui une figue est meilleure sur l’arbre pareil pour une pêche …tous les fruits fragiles sont meilleurs sans le jardin…mais si je vendais des fruits….
            sans compter que des tombereaux de produits bio finiront par venir de pays à faible cout de main d’oeuvre…

            1. Oui par ex carottes en barquette 1kg provenance Italie (selon l’ étiquette )
              mais après tout vous achetez un sachet de carottes 2 ou 3 kg vous le laissez une semaine au frais vous l’ ouvrez et c’ est quoi ? une marmelade à peine ose t- on y mettre le doigt alors de ce fait il y a un marché du bio pour ce légume certes mois gouteuses que celles de votre jardin mais au moins vous ne les balancez pas à la poubelle .
              L’ avantage avec certains produits de cult intensive est qu’ on boit et mange en meme temps !

      2. je produis des agrumes, c’est pas du tout simple car c’est du cycle long, rien que la récolte-livraison sans fongicide d’expédition c’est toute une organisation, tout le monde veut du bio, du maxi bio, du pls bio que moi t’es mort, mais quand ils voient le prix du zero phyto du désherbage manuel (plantes sensibles au glipho) il ne reste pas grand monde pour le payer.
        Il y a un modèle d’horticulture fruitière savante, le Japon, c’est un pays ou un pamplemousse (4 mois sous sac individuel) à 15 euros n’étonne personne.
        je mange mes fruits, avec beaucoup de plaisir, c’est très important de les récolter au bon moment.

        tous ces commentaires sont très intéressants et globalement unanimes sur la mystification, la manipulation qu’est le bio (plus intéressants que l’article sur les chenilles dans la salade) dans un monde à 95% urbain la religion de la « nature » et inévitable et le fanatisme aussi . Quelle stratégie mener pour avoir des consommateurs informés ?

        1. et surtout le bio supposément defend l’agriculteur (et la nature)!!! un des seuls pour qui le risque professionnel au phyto est mesurable ( et difficilement!)

          le bio a modifié sa stratégie de com…

      3. les farines de viandes sont issues de produits végétaux !!!

        j’en ai vu des idéologues, des purs et dures, des dégoulinants d’hypocrisie, mais alors là…

        y m’épate, y m’épate , y m’épate………..

        1. y m’ épate ça me rapelle un film Bourvil un de noe meilleurs artistes et De Funès .

  19. Halte, assurez!
    Ne tirons plus et assurons les armes avant qu’elle ne partent toutes seules.
    Parler d’arnaque, d’imbécilité, se donner des noms d’oiseau n’apporte rien au débat

    Bio:
    une méthode alternative de conduire des cultures avec à la clé des impacts économiques (moins de rendements, plus de travail), écologiques (plus ou moins avérés), de marketing (promotion du « durable », etc.), et politiques (substitution du classique réputé mauvais en soi, attitude de responsable sauvant la planète). Méthode défendable dans un contexte d’abondance et aussi aidant les « classiques » à remettre en cause leurs méthodes et en adopter certains principes. Méthode comportant aussi certains risques qu’il ne faut pas non plus exagérer. Ni inquisition ni œcuménisme à promouvoir ici.

    OGM:
    en fait limités à 4 grandes cultures, maïs, soja, colza et coton, 170 millions d’hectare en plantation dans le monde, quelques milliers en Europe (Espagne, maïs). Avec 2 principes : l’immunité contre un herbicide total (glyphosate) et la résistance aux insectes par l’expression d’endotoxine Bt dans l’intestin des lépidoptères ayant ingéré un morceau de plante.
    D’autres traits – input pour améliorer les conditions agronomiques, et output pour améliorer les propriétés du produits pour le consommateur – sont aussi en développement mais n’ont pas [encore] atteint un niveau d’application significatif. Beaucoup de fantasmes quant à ce que cela pourrait être, en réalité développement lent et sans percée spectaculaire, pas à pas.
    Les régulateurs du bio (une néo-bureaucratie couronnée de succès) interdisent les OGM et tout autre produit qui aurait utilisé des organismes modifiés génétiquement pour les produire. Cette position peut apparaître incohérente d’un point de vue technique, mais du point de vue idéologique elle correspond au dogme « l’homme crée des artefacts mauvais, seule la nature est bonne ».
    Pour ou contre les OGM: ce sont des positions irréconciliables, presque des guerres de religion où science et raison n’ont plus leur place, tant d’un côté que de l’autre.

    1. @Maichel
      Merci pour cette synthèse qui, outre le mérite de clamer le débat, permet à chacun de se situer.

    2. Michel : « Pour ou contre les OGM: ce sont des positions irréconciliables, presque des guerres de religion où science et raison n’ont plus leur place, tant d’un côté que de l’autre. »
      —————————————–
      La science et la raison n’auraient pas de place dans la position pro-OGM, non sans blague ??? Si c’est pas du relativisme typique du raisonnement de gauchistes, je ne sais pas comment ça s’appelle.
      La science qui permet de créer les OGMs, de tester leurs impacts biologique et environnemental, la raison qui amène à augmenter les rendements, à réduire la surface agricole, à utiliser moins de pesticides ou d’énergie, à combattre l’érosion des sols par le semis direct sans labour (quasiment impossible sans les OGMs résistants aux glyphosates)… ne comptent pas pour du beurre hein !

      Et puis ce n’est pas tant qu’on reproche aux bobios d’avoir une religion (car l’écologisme est bien une religion), le libéralisme ne trouve rien à redire à la liberté du culte. C’est surtout qu’ils n’arrêtent pas de se réclamer de la science et d’utiliser la science comme prétexte pour leur activisme politique : il n’y a qu’à voir les raisons pseudo-scientifiques grotesques pour imposer le moratoire aux OGMs en France ou comment les khmers verts étaient en transe avec « l’étude » bidon de Séralini.
      C’est cet enrôlement scandaleux de la science, avec la complicité d’une foule de charlatans fonctionnarisés qui ne cachent même plus leur agenda politique anti-capitaliste, qui est inacceptable.

      1.  » les OGM qui augmentent les rendements  »

        et par quelle opération du saint esprit, puisque c’est les mème variété qu’avant, sauf qu’on les a modifiée, et que de toute façon, le problème qu’elles sont sensées règler était déja maitrisé avant, par un autre moyen ( desherbant selectif pour le round up ready, et insecticides classique ou lutte biologique pour le BT )
        les OGM n’augmentent pas le rendement, ils sont un pari sur le cout de production ou le nombre d’heures à passer à l’hectare, c’est à dire la productivité…
        le farmer estime qu’en achetant de la semence modifiée, il dépensera moins à l’hectare et fera moins d’heures, pour desherber sa culture et la protèger contre certains parasites. cela etant à mettre en balance entre le cout de la semence, le cout des différents herbicides et insecticides.
        ni plus , ni moins !!

      2.  » le semis direct sans labour impossible à réaliser sans les OGM résistants aux glyphosates  »

        le semis direct sans labour, ça ne se dit pas: c’est un pléonasme !

        les agriculteurs américains n’ont pas attendu l’arrivé des OGM pour se lancer dans le non labour ou le  » no till  » ( semis direct ). les premiers essais sont consécutifs à la catastrophe du  » dust bowl  » des années trente, les agronomes ayant mis en évidence, que c’était le labour et les sol nus ( dry farming ) qui favorisait l’érosion éolienne.
        l’arrivée du paraquat ( gramoxone ) et des premiers semoirs à disques ouvreurs ( marque allis-chalmer ) dans les années 50 ont permis d’améliorer la technique. puis, le glyphosate dans les années 70, a perfectionné la technique, et là encore, sans OGM: on détruisait la végétation avant le semis ( j’ai mème desherbé un mais sur ma ferme, avec du glypho, en traitant aprés le semis, un jour avant l’émergeance des première plantules… )
        le developpement plus recent au brésil, du semis direct sous couvert, peut etre considèré comme une nouvelle amélioration de la technique: entre deux récollte, on fait pousser une espèce à fort developpemnt ( du mil fourrager, par exemple ) et on écrase la paille de ce dernier au bon stade, avant de réaliser le semis suivant, sans aucun travail du sol. la paille servant de couvert empéchant l’érosion et empéchant la levée des mauvaises herbes: si la technique reussit, il n’y a mème pas besoin de desherbant…

    3. comment ça ne pas crier de noms d’oiseaux????

      tous les jours les médias disent que les produits bio sont sains…accusant tous les autres de ce fait d’etre malsains!!

      navré mais si je crie à l’anarque et à la manipulation.

  20. Le bio, c’est un obligation de moyens, pas une obligation de résultats.
    A partir de là, tout est dit.

    1. @douar
      Plus être plus précis, il faut souligner que la réglementation bio est la SEULE réglementation qui ne définit PAS ce qu’il faut FAIRE, mais détaille en long et en large la liste des choses qu’il ne faut PAS FAIRE.

      Si quelqu’un connaît un autre exemple de processus de production où la réglementation est définie seulement « en creux », merci de me le signaler.

      Par exemple, la réglementation bio dit que les minerais de phosphates broyés ne peuvent pas être utilisés si des traitements de purification ont été employés (car alors ils deviendraient « chimiques » disent les crétins). Ainsi, l’agriculteur bio est parfaitement autorisé à vous empoisonner au fluor, au cadmium … enfin à toutes ces gentilles choses dont la découverte, même à l’état de trace, dans un produit « normal » provoquerait une réunion d’urgence du conseil des ministres.

      1. c’est normal, car la législation bio est une législation anti progrés: on a pas le droit de faire les choses qui ont été inventé au 20ième siècle:
        on a par exemple le droit de desherber avec de l’acide sulfurique, car il a été inventé au 19ième, mais pas avec des desherbants de synthèse, car inventé au 20ième…

  21. Pesticide signifie « qui tue la peste ». La peste étant en l’occurrence le symbole de danger, de mort, d’épidémie….

    1. oui et le moindre marmot qui tue un doryphore est un pesticide bipède…

      ma sainte mère cherie me raconte encore les parties de ramassage de doryphores à la main dans les champs de patate…

  22. question à 100 mark:

    quelle est le rapport entre le président de la france et un champ de céréales biologique:

    antvort: sur les bords, y a souvent des problème de gaillet…

  23. un article vient de paraitre sur un journal Suisse,en fait ces infos sont des buzz.Il faut peu pour occuper le bon peuple semble-t’il

  24. Des micro-recherches par rapport à cet l’article s’imposait. Notamment pour les choux et les brocolis.
    Pour le brocoli, il s’agissait très certainement de la noctuelle.

    Traitements phytos conventionnels (Belgique): deltamethrine, chlorpyriphos, cypermethrine,lambda-cyhalothrine. Outre les données écotoxicologiques de ces substances actives (cf. http://sitem.herts.ac.uk/aeru/footprint/fr/index.htm), des études ont montré des effets négatifs notamment pour le chlorpyriphos – chlorpyrifos, en anglais (ex. http://download.thelancet.com/pdfs/journals/laneur/PIIS1474442213702783.pdf?id=caa3ZnWcQOGcLcBDKqeru).

    Traitement biologique: Bacillus thurigiensis. La chenille de la noctuelle est moins sensible que les autres chenille face à ce bacille et demande des traitements répétés aux meilleurs moments avec des mesures parallèles (voir http://www.cra.wallonie.be/img/page/brochure/AB/AB/legumes/guidepratique.pdf). Apparemment, ils n’ont pas maîtrisé le traitement.

    Bio ou pas bio, dur de choisir entre la peste et le choléra.

    1. Petite faute d’orthographe: Des micro-recherches par rapport à cet l’article s’imposaient.

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