C’est la crise, mais heureusement, le climat se réchauffe

Montée des océans réchauffement climatique (Crédits Andrea Della Adriano, licence Creative Commons)

La situation économique européenne en général, et française en particulier, continue de se dégrader. C’est le raz-de-marée aux Restos Du Coeur qui battent dès à présent les chiffres d’inscription de l’année dernière. L’hiver s’annonce pauvre, triste, mais heureusement, comme le climat se réchauffe, au moins, il ne s’annoncera pas froid.

Vraiment, il n’y a plus de saisons — ma brave dame — et ils nous détruisent le temps avec leurs satellites, je vous le dis. Ou, plus prosaïquement, peut-être nous bousillent-ils notre air pur avec leurs vilaines voitures au mazout ? En tout cas, grâce à l’action décisive, énergétique et super-productive de tous les écologistes de gouvernement, on va avoir le droit à une belle diminution de la pollution due au périphérique parisien grâce à une réduction de sa vitesse maximale autorisée (qu’on ne pouvait atteindre, de toute façon, qu’en pleine nuit, l’axe routier étant le reste du temps à peu près impraticable). La réintroduction de la circulation alternée permettra encore une fois de faire un grand bond en avant en matière de respirabilité des bords de Seine, n’en doutez pas. Et bien sûr, on pourra compter sur Jean-Vincent Placé, sénateur aussi écologique que vert et qui saura se passer de sa voiture de fonction et des douteux privilèges qui l’accompagnent, comme le fait de passer à l’as 18.000€ de PV divers et variés. Nous comptons sur l’exemplhilarité de nos élus.

nature always win

Le combat contre la méchante pollution est donc clairement engagé par toutes les forces vives de la Nation qui ont compris que c’était, réellement, l’objectif évident, nécessaire et primordial pour redresser l’économie du pays. Pendant ce temps et comme je l’indiquais en introduction, le climat se réchauffe même quand les températures ne montent plus, et c’est tant mieux : au moins, les SDF et autres familles pauvres qui ne peuvent se chauffer dans ce qui fut jadis la cinquième puissance mondiale n’auront pas à souffrir des affres du froid, au contraire des Syriens par exemple (Que voulez-vous, avec tout ce bon gros réchauffement climatique, le pourtour méditerranéen subit des chutes de Neige, ce qui donne de jolis temples israéliens blancs).

Oui, certes, la météo n’est pas le climat, vous comprenez M’ame Germaine, si on a des étés moyens et des hivers pourris, s’il fait de plus en plus froid en hiver et si les températures ne montent pas des masses en été, c’est qu’en réalité, ce réchauffement climatique se traduit surtout par un ahem brmm humf dérèglement climatique qui provoquera plus de catastrophes majeures avec des morts et des réfugiés climatiques par milliers pardon millions, et de l’eau qui monte partout pour pourrir la vie des humains (sauf autour des îles, faut pas déconner tout de même). Par exemple, il va y avoir de plus en plus d’ouragans, et tant pis si 2013 est l’année la plus calme depuis 1960 en la matière.

C’est pourtant simple, on va tous mourir, et les meilleurs prédictologues thermoclimatiques l’expliquent très bien d’une façon assez simple : lorsqu’il fait plus chaud, c’est que ça se réchauffe. Et lorsqu’il fait plus froid, c’est que ça se réchauffe ailleurs et que ce n’est qu’un sentiment de refroidissement. Quoi qu’il arrive, il est donc urgent d’interdire les choses qui polluent, comme les voitures, les industries (toutes), l’énergie pas chère qui pollue toujours plus que l’énergie coûteuse, les douches et les bains tièdes, les bières fraîches, la viande de bœuf ou les trajets en autre chose que le vélo d’appartement. Une humanité qui ne bouge plus et ne consomme plus d’énergie que de façon extrêmement parcimonieuse parviendra tout juste à éviter la catastrophe planétaire. Et encore. C’est pas dit.

how do we get global warming back ?

Pendant ce temps, l’Antarctique accumule les records de froid, ce qui est bien sûr une preuve indéniable que cette malheureuse planète se détraque de plus en plus au détriment de tout le monde. Bon, bien sûr, il y a toujours, notamment dans la presse anglo-saxonne, d’agaçantes productions sceptiques qui osent questionner les raisonnements pourtant en béton armé de nos scientifiques chevronnés, et qui en arrivent même à la conclusion qu’en fait de réchauffement, la Terre pourrait entrer dans un nouveau cycle de refroidissement. Il ne serait alors plus temps de calmer la production de CO2, mais plutôt de préparer l’humanité à quelques hivers rigoureux, notamment en favorisant l’émergence de solutions énergétiques un peu plus crédibles que les moulins à vent ou les vélos d’appartement.

Mais voilà : alors que, finalement, seule l’humilité devant le climat planétaire devrait prévaloir, et que la seule conclusion logique des errements climatiques que nous observons actuellement devrait être qu’on ne sait pas de quoi demain et après-demain seront fait, le débat entre les tenants du réchauffement climatique anthropique et ceux d’un scepticisme sain semble se cristalliser de plus en plus. On assiste à de véritables campagnes de censures.

Ainsi, la partie « science » et climat de Reddit, un site d’information collaboratif américain, a-t-il décidé de bannir les commentaires sceptiques, au motif que, selon l’un des éditeurs, « il (lui) est devenu clair que les sceptiques n’étaient pas capables de fournir les preuves scientifiques pour argumenter leur position sur le changement climatique » ; pour le moment, c’est plutôt la consternation sur le reste du site, mais on comprend ici que cette prise de position étonnante reste plutôt dans la norme de ce que d’autres pays ont expérimenté pendant les 20 dernières années.

En France, par exemple, rares sont les médias qui ont reporté aussi honnêtement que possible les doutes sur les affirmations péremptoires du GIEC, sur les différentes avancées en matière de climatologie, ou qui ont su mettre la proverbiale eau dans leur vin pour éviter une prise de position outrageusement pro-réchauffiste. Rassurez-vous : Le Monde et Libération ont très consciencieusement évité cet écueil pour se consacrer à leur propagande information climatique subtile. Le lectorat les a d’ailleurs bien suivis puisqu’un l’une et l’autre rédactions sont maintenant en délicatesse financière. Je doute qu’un peu de vélo d’appartement suffira à redresser la barre (encore que pour Nicolas Demorand, cela puisse être cholestérolement parlant salutaire).

Le constat, cependant, est là : à mesure que les supercheries, petits arrangements et autres bidouillages pas très scientifiques des tenants du réchauffement climatique apparaissent et posent réellement la question de savoir si la politique n’est pas allée un peu trop loin se mêler de science (ou l’inverse), ceux dont la source de subsistance dépend ultimement de la bonne continuation des habitudes prises en matière de climatologie politique approximative se montrent évidemment de plus en plus agressifs ; la censure claire et nette refait son apparition.

Entre temps, les appareils d’État se sont lancés, avec leur habituelle inertie, dans la mise en place de programmes coûteux et inappropriés pour lutter contre ce qui s’apparente de plus en plus à l’exagération la plus malheureuse de l’histoire. L’État français, jamais en dernière position lorsqu’il s’agit d’imposer à son peuple les pires vexations pour le tondre, se retrouve dans la position extrêmement délicate de devoir faire machine arrière sur les aides et les interventions massives sur le marché de l’énergie dans lequel il n’a – par exemple – pas arrêté de favoriser l’éolien.

Je résume : d’un côté, le mythe carbono-réchauffiste va s’effondrer et s’effacer progressivement, à mesure que les individus s’informeront par tous les canaux à leur disposition. De l’autre, on imagine sans mal les hurlements de plus en plus stridents des écologistes dépendant des subventions et de la bonne tenue du mythe pour vivre. Enfin, la Commission Européenne est déjà là pour rappeler à l’État qu’il n’est pas dans son rôle de biaiser à ce point le marché, contrainte qui s’ajoute à l’évident rétrécissement des marges de manœuvres financières dont Bercy ne dispose même plus guère…

Politiquement et écologiquement parlant, les prochaines années promettent d’être particulièrement intéressantes.

Froid en été, chaud en hiver, c'est que ça se dérègle encore plus !
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