OGM, le vrai du faux

Malgré quelques approximations, Frédéric Denhez propose un ouvrage facile à lire, sans grand difficulté technique, accessible au plus grand nombre.

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OGM, le vrai du faux

Publié le 19 juillet 2013
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Malgré quelques approximations, Frédéric Denhez propose un ouvrage facile à lire, sans grand difficulté technique, accessible au plus grand nombre.

Par Anton Suwalki.

Encore un livre sur les OGM, pour quoi faire me direz-vous ? Certes l’affaire Séralini, qualifiée à juste titre de désastre par l’auteur, y est abordée, mais le livre, restant très généraliste, se devait d’apporter une « plus-value » par rapport à tous ceux qui ont déjà été publiés sur le sujet. Pari en partie réussi à notre avis. Assez facile à lire, sans grand difficulté technique, il est accessible au plus grand nombre. Un autre mérite est d’avoir construit une véritable problématique et de s’y tenir du début à la fin. Last but not least, c’est l’honnêteté intellectuelle qui se dégage de la lecture de l’ouvrage, une qualité suffisamment rare pour être soulignée : Frédéric Denhez a à l’évidence voulu éviter de faire un livre « pro » ou « anti » OGM, et rester sur le terrain des faits, malgré beaucoup trop d’approximations .

Nous soulignerons tout de même quelques-uns des défauts de ce livre.

Tout d’abord, l’honnêteté évidente de l’auteur ne semble pas le prémunir totalement contre un certain langage que Philippe Joudrier qualifie de dérive sémantique. Ainsi, pourquoi parler de « contamination » à propos de l’éventuelle pollinisation d’une plante conventionnelle ou sauvage par une plante génétiquement modifiée ? On passe  ici de la description neutre d’un fait, dont on pourrait certes discuter des conséquences, à une formulation qui induit dans l’esprit du lecteur un effet pathogène.

Frédéric Denhez parle à ce propos du maïs mexicain, ayant probablement en tête l’« affaire Chapela et Quist », lorsqu’il affirme, qu’« au Mexique, on a des sueurs froides [au sujet de l’éventuelle « contamination » par des plantes transgéniques, NDLR] ». Ce qui est l’occasion de constater qu’il ne s’est pas beaucoup documenté à ce sujet, puisqu’il écrit que ce sont des variétés sauvages qui avaient été « contaminées », alors que les allégations de Chapela et Quist portaient sur du maïs cultivé, et non pas du maïs sauvage. Lorsqu’il affirme d’autre part que « si d’aventure,  une variété de maïs transgénique telle que le MON 810 venait à transmettre ses gènes (sic !) au maïs sauvage, le téosinte, il n’y aurait plus de fait de maïs sauvage, c’est-à-dire de fait, l’irremplaçable banque de gènes à partir de laquelle les sélectionneurs continuent de créer des variétés », on se dit tout de même qu’il aurait été bien inspiré de faire relire son manuscrit par… des sélectionneurs. Généralisant le problème aux variétés classiques courant selon lui le risque d’être « OGmisé », l’auteur semble ignorer l’existence de banques de semences « pures » d’une immense variété qui garantissent qu’on saura toujours recréer des plantes « pures », dans le cas où des transgènes poseraient problème.

Les approximations de Frédéric Denhez ne s’arrêtent pas là : ainsi, il qualifie le riz doré, destiné à lutter contre les carences en vitamine A, d’échec ! Sans autre forme de procès ! Au risque d’être démenti d’ici deux ou trois ans, si la campagne de Greenpeace contre le riz doré ne porte pas ses fruits politiques !

Nous ne ferons pas tout le tour de ces approximations ou « des gènes muets qui se mettraient à parler », du fait de l’insertion d’un transgène. Comme si cette éventualité n’était pas systématiquement testée lors de l’évaluation scientifique des OGM. Ce qui soulève une question : l’auteur s’est-il sérieusement documenté à ce propos ?

Signalons aussi, à propos des herbicides et des plante génétiquement modifiées qui les tolèrent, que l’auteur semble s’être exclusivement basé sur les affirmations de Charles Benbrook, commissionné par Greenpeace et par une organisation américaine de promotion de l’agriculture biologique (the Organic Center). Peut-être que la simple connaissance d’un compte d’exploitation moyen d’un agriculteur lui aurait évité de croire que celui-ci pulvérise de « bon cœur » un herbicide, alors qu’il a tout au contraire intérêt à économiser ses intrants.

C’est sur le plan de la toxicologie (toxicité potentielle) et de l’interprétation statistique des études sur les OGM que le livre pêche le plus. Sur ce plan, il faut dire que l’auteur est particulièrement confus, ce qui pourrait expliquer, entre autres, qu’il ne fasse pas de différence entre l’étude de Séralini et celles qui ont servi à l’autorisation des PGM, mises sur le même plan, quelle blague ! Signalons notamment cette affirmation assez comique selon laquelle « plus le nombre de rats [dans une étude de toxicologie, NDLR] est important, plus le temps de l’expérience est long ». Ici, Frédéric Denhez se mélange visiblement les pinceaux : plus l’expérience est longue, et plus le nombre de rats requis pour l’expérience est important, et non pas l’inverse !

En dépit de ces défauts, nous conseillons la lecture de ce livre, et nous sommes bien entendu, ouverts à  un dialogue constructif avec l’auteur.

• Frédéric Denhez, OGM, le vrai du faux, éditions Delachaux et Niestlé, 2013, 155 pages.


Sur le web.

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  • C’est justement où la bât blesse : des journalistes avec zéro connaissance scientifique qui se mêlent de science.
    LA science c’est un apprentissage qui commence à 12 ans et se termine minimum à 24, mais ça pour un journaliste……

    • J’ai fait 13 ans d’études universitaires pour être considéré comme un biologiste, et encore … j’ai continué à apprendre au cours de divers séjour dans des universités et centres de recherche américains. J’ai travaillé durant les douze dernières années de ma carrière de chercheur dans un des rares laboratoires français impliqués dans l’étude des plantes transgéniques et tout ce que j’ai raconté sur mon blog, je l’ai fait en connaissance de cause car je connaissais très précisément comment on obtient une plante transgénique en laboratoire et dans quel but. Il en est de même pour le nucléaire, une autre source d’inspiration des écologistes, j’ai été consultant dans le nucléaire pour EDF pendant trois ans et là encore je ne disserte que de ce que je connais. Ce n’est pas le cas de 99 % des journalistes et ce même pourcentage s’applique aux écologistes !!!

    • Il ne s’agit pas ici de concevoir de nouveaux OGM ou de les tester. C’est un travail de synthèse visant le grand public, autrement dit typiquement un travail de journaliste.

      Le problème ce n’est pas que les journalistes soient incapables de faire le travail des scientifiques, mais bien qu’ils sont incapables de faire un travail journalistique correct. Vérifier ses infos (par exemple en se faisant relire par différent scientifique) c’est quand même le b-a-ba.

  • La Contamination (par rapport a l’environnement) le sens de ce terme est plus large puisqu’il peut concerner un agent contaminant de nature physique chimique ou biologique.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Contamination
    Cette approximation décrédibilise l’ensemble de la critique de ce livre

  • Peut-on me conseiller un bon livre sur cette histoire d’OGM svp?

    • Non. Ils sont tous militants dans un sens ou dans l’autre. De toute façon tout cela est très simple et ne requiert aucune lecture : les OGM c’est un non sujet, simplement monté en épingle par les terroristes qui n’aime pas l’artificiel, ce qui est une façon de dire qu’ils n’aiment pas les hommes.

    • Je ne sais pas si il existe de bon livre, mais allez à la source des antis. J’ai eu l’occasion de lire une « bible » écolo, (que le prosélyte qui me l’avait fourni n’avait même pas lu !) Les délires sur mère nature, par des types qui voient des clones partout, est surréaliste. Et quand vous avez lu 3 livres « anti » à la suite, vous vous rendez compte que ce sont les mêmes chiffres, les mêmes études, les mêmes bibliographies… une impression réelle de tourner en rond.

  • N’importe quel paysan, agronome, biologiste… sait que la maïs actuel n’a absolument rien de « sauvage ». Ce sont des variétés sur-sélectionnées dont les agriculteurs achètent chaque année (mais pas à Monsanto, là est le VRAI problème) les semences.
    Ils existent des banques « génétiques » (INRA….) de milliers de variétés.
    La critique de ce livre semble particulièrement opportunes.

  • il me semble que la première critique à faire sur les ogm , c’est que chaque ogm est différent, hormis la technique m^me pour les produire…

    et d’une certaine façon , c’est ce qui coince, le rejet global de tout ogm…

    En somme, oui aux ogm apportant un progrès et non aux autres…c’est ce que devrait penser tout personne rationnelle non?

    • Le problème posé par les OGM, et en particulier par Monsanto (difficile aujourd’hui de dissocier les deux…), c’est d’abord l’indépendance alimentaire. Monsanto a imposé que ses semences soient rachetées chaque année, sous peine de poursuites aboutissant à de lourdes condamnations. Et il est extrêmement dur de « changer d’avis » : les semences « Roundup Ready » incitent à arroser le sol par des doses considérables de Roundup, ce qui le rend impropre à la plantation de semences conventionnelles durant de nombreuses années.

      Monsanto possède donc un moyen de pression considérable sur les pays qui utilisent beaucoup ses semences.

      Par ailleurs, un autre problème, c’est le manque de contrôle de la nocivité des OGM. Je ne postule pas arbitrairement qu’ils soient nocifs, mais simplement que certaines des techniques qui ont été beaucoup utilisées, comme celle reposant sur des « bombardements » à l’aide de canon biolistique pour intégrer le gène intéressant dans l’ADN peuvent avoir provoqué d’autres changements qui mériteraient d’être testés. Et les conflits d’intérêts majeurs entre Monsanto et les organismes chargés de les contrôler ont été dénoncés à plusieurs reprises.

      Comme ouvrage à conseiller, j’ai apprécié « Le monde selon Monsanto », tiré du film du même nom. J’ai apprécié la rigueur des enquêtes de terrains, et les nombreux faits accumulés qui évitent ds argumentaires dogmatiques injustifiés.

  • Bonsoir,

    Merci pour vos critiques, que je reçois avec plaisir.

    Je constate tout autant avec plaisir que vous aussi dérivez sémantiquement. Vous défendez les OGM, et cela se sent. Moi, je ne défends rien d’autre que des faits, et la subjectivité de mon analyse (l’objectivité est un leurre dès lors qu’on présente des faits, justement) qui, semble-t-il touche à l’objectivité dans la mesure où certains de Générations futures me classent parmi les ennemis de l’humanité, le cabinet de Corinne Lepage dans le club des mal-pensants et des commentateurs de ce blog parmi les anti-. Être à la fois collabo et résistant, pro et anti-, c’est le signe que j’ai sans doute atteint mon but !

    Sur la contamination, le terme vous gène, il n’en reste pas moins conforme à la réalité, mais un ami de ce blog vous a déjà répondu.

    En ce qui concerne le maïs, je ne cause évidemment que du risque incommensurable de voir contaminées les dernières variétés de téosinte. Incommensurable car les banques de semences pures ne sont que des ersatz de diversité du vivant : une graine, aussi pure soit-elle, ne donnera qu’accompagnée de son environnement, de ses micro-organismes, de sa terre, de son climat. Recréer une téosinte après qu’elle aura disparu sera aussi réaliste que de fabriquer le mammouth à partir de l’éléphant, ou de retrouver l’aurochs par une hypothétique sélection à rebours : on aura un semblant de téosinte, mais pas la téosinte. Mieux vaut conserver un maximum d’espèces «sauvages» dans leur milieu d’origine, vous ne trouvez pas ? Disons que c’est une assurance vie supplémentaire.

    Le riz doré ? Oui c’est un échec, pour l’instant, ainsi que je l’ai écrit. Rien ne démontre qu’il a réussi. Dans deux ou trois ans, peut-être. Mais Greenpeace n’y est pour rien. Si Monsanto ou BASF ou Limagrain étaient parvenus à un résultat positif, vous pensez vraiment qu’ils attendraient que l’ONG s’essouffle pour le présenter ? Moi, je demande à voir. Or, on voit peu. J’espère voir plus.

    Le gène muet qui se mettrait à parler. Vous avez raison, les chercheurs le savent, et souhaitent l’écouter. Raison pour laquelle je défends les cultures de plein champ ! Vous oubliez de dire dans votre commentaire que j’ai longuement abordé cette «écologie du gène» pour évoquer le risque – rationaliste, déterministe – de ne pas en tenir compte : le gène n’est pas égal strictement à une fonction, et cette fonction n’est jamais tout à fait la même d’une espèce à l’autre. Donc, de la même façon qu’il n’y a pas un gène défectueux derrière une dysfonction sociale chez l’homme, derrière une protéine, il peut certes y avoir un seul gène, mais ce gène est contrôlé plus ou moins par les autres gènes et l’environnement cellulaire. Mais il est plus simple de penser le contraire. Il y a une lecture «politique» et mécanique du gène, même chez les généticiens les plus brillants.

    Charles Benbrock ? Je ne sais pas qui c’est. Par contre je sais effectivement lire des comptes d’exploitation. Comment expliquez-vous qu’aux US on n’a jamais autant vendu d’herbicides depuis l’arrivée des variétés RoundUp Ready ? Parce que des contrats léonins les y obligent. Parce que pulvériser permet d’attendre la PGM suivante, plus résistante. Et ainsi de suite. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est les tribunaux US.

    Enfin, à propos de la toxicologie, il faudrait être plus précis. En quoi les études «pro» PGM sont-elles plus sérieuses que celle de Séralini ? Il y a à redire des deux côtés sur la méthodologie. Et j’en dis beaucoup sur celle de Séralini. Sur le rapport entre-temps d’expérience et nombre de rats, franchement, vous faites dans le sophisme ! Car dans un sens ou un autre il y a un lien entre les deux !

    Dernière chose : taper sur les journalistes c’est facile. Ils sont incultes, fainéants, soit. J’ai quitté la fac, refuser de faire une thèse, pour faire autre chose que de la paillasse, pour ne pas tomber dans le piège de l’ultra-spécialisation, pour ne pas avoir le nez dans le guidon. Pas besoin de faire des années de recherche sur les OGM pour savoir en parler. Il suffit de savoir un peu écrire et, surtout, d’être capable de synthétiser. Si, comme dans d’autres pays, les chercheurs se donnaient la peine de relever la tête pour condescendre à parler au grand public, je n’aurai peut-être pas à faire ce boulot. Il est vrai que ceux et celles qui travaillent sur les OGM n’ont pas à intérêt à le faire car ils se feraient alors désigner à la vindicte populaire par la bien-pensance écolo. D’où ce paravent bien pratique qu’est le journaliste.

    Bon vent !

    • « Sur la contamination, le terme vous gène, il n’en reste pas moins conforme à la réalité, mais un ami de ce blog vous a déjà répondu. »

      Le terme correct est dissémination.

      Étymologiquement contamination vient du mot souillure, et surtout son usage relativement aux OGM est évidemment péjoratif, faut quand même pas se moquer du monde.

      De plus il y a dissémination dans tous les sens : des cultures transgéniques vers les cultures « traditionnelles », des cultures « traditionnelles » vers les cultures transgéniques, des cultures « traditionnelles » entres elles… Bizarrement on parle assez peu de contamination en dehors du premier cas.

      • Bonjour,

        Oui, dissémination, ce n’est pas mal. Je note !
        On ne parle par des autres cas de figure car ils ne sont pas inquiétants : le danger (théorique, donc), est bien celui de la … dissémination d’un gène exotique.

    • « Recréer une téosinte après qu’elle aura disparu sera aussi réaliste que de fabriquer le mammouth à partir de l’éléphant, ou de retrouver l’aurochs par une hypothétique sélection à rebours : on aura un semblant de téosinte, mais pas la téosinte.  » Comparaison absurde. Il ne s’agit pas de récréer des téosintes depuis le maïs, mais de les conserver en dehors de leur millieu.

      Si il faillais faire un parallèle avec le monde animal on pourrait donner l’exemple d’animaux ayant disparu à l’état sauvage mais vivant uniquement en captivité (ce qui est malheureux, mais ce qui n’a strictement rien à voir avec un animal disparu).

      • Re,

        Pas faux. Comparaison étrange, mais bon, à minuit trente…

        Vous avez raison. Les animaux « sauvages » nés en captivité ne sont que rarement réintroduits dans la nature, et encore, après des mois de réadaptation. Ne serait-ce que le métabolisme change, s’adapte, en captivité.

  • Silvo,Denhez

    il y a un autre article concernant les OGM sur cette page.
    Pourquoi ne pas confronter vos habituels mantras avec les intervants sur cette page là?
    Par exemple
    Monsanto impose ses semences, la terre impropre aux cultures après traitement, la préservation des téosintes, les études de Séralini,

    Vous y trouverez toutes les infos contrariantes, ce qui ne servira pas à grand chose, vous convaincre sera aussi inutile que de persuader un protestant de revenir à la bonne religion, mais au moins cela permettra à un lecteur lambda de se faire une opinion.

  • Bonjour mr Denhez, je vous ai envoyé un message vous invitant à réagir sur mon blog « Imposteurs » (comprenez bien que le fait que je parle de vous ne veut pas dire que je vous range dans cette catégorie).Je l’ai souligné dès le départ, votre livre est intéressant et pose de bonnes questions, et je pense que vous êtes honnête, ce qui n’est pas rien pour moi. Ensuite, je pointe ce qui me semble être des lacunes dans ce livre. Ca peut vous paraître un peu lapidaire,la rédaction d’une note de lecture est un exercice difficile, vous en conviendrez. Néanmoins, je persiste et signe sur ces lacunes, mais je suis prêt à en discuter et même à me laisser convaincre par vos arguments, s’ils dépassent ceux que je viens de lire ici. Sur le plan factuel, vous vous trompez à maintes reprises, notamment à propos du maïs mexicain. Vous vous trompez aussi sur l’importance que vous donnez à La téosinte (et non pas Le), si elle venait à être « contaminée » (selon vos termes) par le maïs transgénique. Autant que je sache, elle n’intervient pas du tout (ou alors très très peu? à vous de dire) dans les variétés mises au point par les sélectionneurs.
    Par ailleurs je lis « Par ailleurs, un autre problème, c’est le manque de contrôle de la nocivité des OGM. Je ne postule pas arbitrairement qu’ils soient nocifs, mais simplement que certaines des techniques qui ont été beaucoup utilisées, comme celle reposant sur des « bombardements » à l’aide de canon biolistique pour intégrer le gène intéressant dans l’ADN peuvent avoir provoqué d’autres changements qui mériteraient d’être testés. » Là effectivement je me dis que vous ne vous êtes pas très bien documenté. Parce que si la biolistique est effectivement aléatoire a priori, on ne sélectionnne parmi les cellules végétales que celles qui ont un endroit d’insertion donné et fixe, et d’autre part on vérifie a postériori que les changements hypothétiques n’ont pas eu lieu dans les régions voisines des transgènes et donc que des « gènes muets ne se mettent pas à parler ». C’est même une question clef dans l’évaluation des OGM avant leur mise sur le marché. Le saviez-vous ? Je peux vous envoyer de la doc là-dessus si vous voulez. Bon, concernant les études toxicologiques, j’ai bien pris note que vous avez critiqué celle de Séralini. En même temps, les autres études (dont celles qui ont sercvi à l’autorisation d’OGM) ne soont pas exemptesde défaut, certes. Enfin, c’est quand même l’histoire de la paille et de la poutre à mon avis ! Voilà pour commencer, pour un éventuel dialogue, que j’aimerais respectueux.

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