Cécile Duflot : le bêtisier des ministres épisode 2

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Cécile Duflot, ministre du logement

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Cécile Duflot : le bêtisier des ministres épisode 2

Publié le 4 juillet 2013
- A +

Cet été, Contrepoints vous fait revivre la première année de nos ministres. Pour ce second épisode, nous vous proposons les meilleurs morceaux de Cécile Duflot. Attention, ils sont copieux.

Par h16.

Pas beaucoup plus d’un an de Duflot, mais déjà, les effets se font sentir d’une ministre qui, débarquée de l’écologie, aura totalement improvisé des compétences dans le logement, avec la maestria qu’on a pu constater. Au fil des jours se sont donc logiquement empilés des douzaines d’articles sur la ministre et ses exactions dans le maroquin qui lui fut accordé. Rien qu’un bref aperçu du tag « Cécile Duflot » sur Contrepoints donne une bonne idée de l’étendue des dégâts. Le pilonnage législatif, journalistique et twitteresque fut intense.

Et sans reprendre l’ensemble de ces articles, on peut noter plusieurs phases de l’action gesticulation gouvernementale la concernant. À l’instar de certains fabricants de lames de rasoir qui s’obstinent à en multiplier le nombre pour mieux vendre leur produit, la ministre semble persuadée qu’en multipliant les articles de lois, elle arrivera à mieux cerner l’épineux problème du logement en France, visant peut-être à empêcher totalement le secteur immobilier de repousser, ajoutant pour cela plusieurs pages lourdes et complexes à un code de l’immobilier déjà particulièrement touffu. Le tout, bien sûr, avec une absence assez navrante (mais parfaitement prévisible) de résultat positif…

Jugez plutôt.

Entre le mois de mai, où, pimpante et pleine d’entrain, elle récupéra le ministère, et le mois de septembre, où l’on découvrit la tendance générale d’interventionnisme massif dans laquelle s’inscrivait la ministre, toutes les alarmes libérales se mettaient à couiner tristement : le constat lucide d’un Michel de Poncins dans les colonnes de Contrepoints ne laissait aucun doute sur l’étendue de la catastrophe, pendant qu’Aurélien Véron, du Parti Libéral Démocrate, montrait clairement que le principal artisan de la pénurie de logement, que s’employait à combattre Cécile Duflot de ses petits poings boudinés, c’était, sur le plan général, l’Etat lui-même, et en particulier, Duflot elle-même avec son agitation législative compulsive.

La tendance se traduisit, dans la foulée, par un projet de loi franchement foutraque, bigorné avec le même goût étrange que l’accoutrement de la Ministre, et qui termina de la même façon : à la poubelle, retoqué par un Conseil Constitutionnel lucide… mais finalement impuissant à endiguer les assauts ministériels d’une Cécile bien décidée à pondre des trucs et des machins pour laisser, enfin, une trace dans l’Histoire française, fût-elle ridicule et cantonnée à une destruction méthodique de l’immobilier en général et de la propriété privée en particulier.

Parallèlement, décembre se profila, froid et coûteux en chauffage. Les logements sociaux, soumis finalement aux mêmes impératifs réels que les lois républicaines n’arrivaient pas à distordre, se retrouvèrent insuffisants à juguler les besoins. Cécile Duflot, n’écoutant que son fabuleux courage et oubliant sans difficultés les Heures Les Plus Sombres De Notre Histoire, proposa aux Français de dénoncer les Français qui disposeraient d’habitations vides, afin de punir ces mauvais patriotes et de remplir ces logements vacants. Ne se refusant rien et cédant avec générosité à la facilité d’aller demander aux autres ce qu’elle ne comptait absolument pas faire elle-même, elle proposa aussi — pour faire bonne mesure — de taper dans le stock du voisin, c’est-à-dire réquisitionner des logements vacants, à commencer par ceux de l’Église, montrant à la fois sa parfaite méconnaissance des actions déjà entreprises par l’institution religieuse millénaire, et son mépris pour les solutions en dehors du giron autoritaire de l’État.

Courant février, les premiers bilans des dispositifs d’aide à l’investissement locatif, dit « Duflot », purent être dressés. Le panache général de l’opération, annoncée avec force publicités et fanfaronnades d’un gouvernement au plus bas dans les sondages, s’effilocha très vite devant le constat, amer et sans ambiguïté : le dispositif fut un fiasco, le Duflot prit l’eau, ce qui obligea la ministre, comme on pouvait s’y attendre, à un alter-pédalage fiscal inventif à côté duquel les coureurs du tour de France semblent mollassons.

Et quand, enfin, ses lois passèrent, remaniées autant que possible pour ne plus se faire dépecer par le Conseil Constitutionnel, on put surtout constater qu’il s’agissait de bricolages indigestes, voire de mesurettes hors sujet comme le fit remarquer Vincent Bénard ici même.

Les mois qui suivirent écartèrent les doutes qui auraient pu rester : la législorrhée de Duflot introduisait un biais énorme en faveur des locataires, au point que l’avenir des villes françaises est maintenant tout tracé ; nous n’aurons pas besoin d’un bombardement pour les aplatir, la ministre Cécile, lâchée en hémicycle, aura suffi. À présent, ces sottises sont en place, et petit à petit, le locataire devient indéboulonnable de facto.

À l’aune de ces prouesses, les prochains mois réserveront, à n’en pas douter, de nombreuses surprises à la pauvre ministre ; le chemin sera étroit et certainement sinueux pour Cécile Duflot si elle ne veut pas, comme Delphine Batho, retrouver toute sa liberté de parole et de pensée à la faveur d’une saillie malheureuse…

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  • à en juger du prénom qu’elle a donné à sa fille, elle se troll elle même ; faut vraiment être une sotte !

  • Une «saillie malheureuse » ? Allons, nous ne sommes pas au Caire.

  • Pimpante ? Cher h16, je vous trouve bien mesuré. Cette grosse cruche débordant d’acidité a déboulé au premier Conseil des ministres en jean, pas coiffée, avec une chemise non repassée qui sortait de son pantalon taille 48 !

    Non, vraiment, pimpante ne me semble pas le terme approprié…

  • Imaginons une seule mesure : l’immunisation du foncier ou une belle détaxation pour les propriétaires louant des logements d’un type minimum défini à un prix accessible. La perte de rentrées pour l’Etat serait infiniment moindre que les budgets pharaoniques claqués dans de pouilleux logements sociaux et éviterait des ghettos de misère contagieuse.

    Pour les « super-pauvres », il suffirait d’ajouter un chèque-logement leur permettant d’accéder à ces logements privés modérés.

    C’est tout, on pourrait économiser toute la faune qui gravite autour des logements sociaux, leurs prébendes, leurs combines et leurs coûts. Mais c’est sans doute ce à quoi la Ministre est très attachée …

    Quant aux logements sociaux existants, il faudrait les vendre à leurs occupants, à des conditions soft. Avec Thathcher, ce sont quelques millions d’anglais qui sont ainsi devenus propriétaires, le vandalisme a disparu, et la société s’est stabilisée.

    • Oui, il y a beaucoup de choses qu’on pourrait améliorer avec ce genre de solutions, comme le chèque éducation par exemple. Mais votre remarque sur le clientélisme induit par la situation actuelle est évidemment parfaitement exacte.

      Quant à l’auteur, H16, il fait croire sur son blog qu’il est en vacances pour refiler en douce ses articles à Contrepoints ! On voit bien là toute la duplicité de la vipère lubrique ultra-néo-libérale !

    • Robert Marchenoir
      7 juillet 2013 at 2 h 45 min

      Les logements anti-sociaux ont un énorme avantage : on peut les attribuer aux amis. Hommes politiques, journalistes, immigrés… Hier, il était de notoriété publique qu’il fallait prendre sa carte au PC pour se faire attribuer une HLM dans les villes communistes. Aujourd’hui, c’est plutôt la carte de séjour qui fait office de sésame (ou son absence…).

      C’est le même principe que pour la multiplication des postes de fonctionnaires : plus ils sont nombreux, plus on peut récompenser des clientèles en donnant des postes.

  • Christian Pougnier
    4 juillet 2013 at 17 h 20 min

    Oui mais qu’elle plaisir de le lire.
    Bonne vacances H16

  • Les commentaires sont fermés.

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