Retraites : le désastre annoncé

Le pouvoir socialiste par idéologie veut à tout prix sauver la répartition. Ce faisant, il condamne la capitalisation, seul moyen connu de sauver les retraites.

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Retraite par capitalisation (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

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Retraites : le désastre annoncé

Publié le 30 avril 2013
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Le pouvoir socialiste par idéologie veut à tout prix sauver la répartition. Ce faisant, il condamne la capitalisation, seul moyen connu de sauver les retraites.

Par Michel de Poncins.

C’est reparti pour un tour de manège car les nouvelles sont mauvaises. Elles ne pourraient être autrement, le pouvoir socialiste par idéologie et intérêt personnel voulant à tout prix sauver la répartition, véritable idole du pouvoir  politico-médiatique. Ce faisant, il condamne la capitalisation, seul moyen connu de sauver les retraites. Dans ce tour de piste, il ne touche pas aux retraites scandaleuses des ministres et des élus.

Il promet une grande parlotte nationale à l’automne pour soi-disant résoudre le problème. De telles parlottes avec leurs coûts extravagants ont-elles jamais résolus des problèmes ? Sarko avait déjà convoqué une grande parlotte sur le sujet. Les vraies solutions seront cachées sous le tapis. Nous aboutirons donc au replâtrage habituel : taper sur les pensions, sur les entreprises en majorant les cotisations et reculer sournoisement l’âge de départ. Le replâtrage s’accompagnera d’un ouragan de désinformation publique pour faire avaler la pilule

L’ensemble avec une forte odeur d’usine à gaz jouera sa partition dans la ruine du peuple français sous les coups de boutoir permanents du pouvoir en place.

La répartition

Le système est présenté comme généreux et il ne l’est pas. On prétend parfois que c’est un contrat intergénérationnel : les versements d’aujourd’hui reposent sur l’espoir de recevoir ultérieurement une pension, ce qui est un autre mensonge. Un contrat doit être débattu et signé avec des sanctions : ici aucune négociation mais seulement un coup de force, les assujettis étant conviés sans ménagement à payer. La répartition  fut instituée brutalement au sortir de la libération par un gouvernement proche du communisme. Elle ressemble étrangement au système Madoff. Les premiers gagnent beaucoup. Il me souvient que lors de la nationalisation des compagnies d’électricité, les EDF eurent la divine surprise de voir leur future retraite faire un bond spectaculaire. Les derniers, comme chez Madoff, n’auront plus grand chose le système s’écroulant sur lui-même lentement et logiquement.

Entre-temps et quand une des caisses a des problèmes les gouvernements ne se gênent pas pour aller piller une autre caisse ! Il y eut depuis quelques années de véritables « casses » au profit de certains mammouths publics du type RATP dont la caisse était en péril. ARRCO et AGIRC ont été priés sans ménagement et parfois dans le secret d’avaler les catastrophes. La gestion de la répartition enchante les partenaires sociaux qui y trouvent aussi  bien du côté patronal que syndicaliste de fastueuses prébendes. Évoquer la gestion est un grand mot. L’argent arrive à grands flots grâce à la force publique. Il sort selon la bonne volonté des pouvoirs qui se succèdent soit dans la politique, soit chez les partenaires sociaux. Il est tributaire de la démographie. Le vrai drame d’aujourd’hui vient en partie de l’allongement de l’espérance  de vie.

Venons-en à son défaut essentiel. Il ne crée pas de richesse. C’est de l’argent qui est dilapidé aussitôt que prélevé par une sorte de vases communicants. Pour payer les retraites, il faut et il suffit de créer de la richesse.

La capitalisation

À maints égards c’est le contraire de la répartition.

Elle repose sur des contrats librement débattus. Ce peut être des contrats individuels ou collectifs dans le cadre d’entreprises. Il est évidemment indispensable que les épargnes accumulées pour l’avenir bénéficient du même statut fiscal et social que les cotisations versées par force dans la répartition.

Dans le cas le plus général, il existe des gestionnaires pour gérer les épargnes. Aux épargnants de choisir les meilleurs qui soient adaptés à leurs objectifs. Une bonne organisation implique que chacun connaisse en permanence la valeur de son épargne compte tenu des bénéfices de la gestion.

La sortie est prévue contractuellement. Ce peut être une rente ou un capital à toucher immédiatement. Ce point est une supériorité considérable par rapport à la répartition. Des calculs précis on été réalisés sur l’enrichissement des épargnants dans le cadre de la capitalisation. Ces calculs reposent sur un rendement de 4% ce qui est plutôt prudent. Ils montrent que les épargnants accumuleraient une richesse considérable sous forme de capital ou de rente.

La capitalisation crée de la richesse et de la sorte irrigue tout le corps social. La richesse ne repose jamais  sur la consommation comme veut nous le faire croire la propagande officielle. Elle ne vient que du capital accru lequel est étroitement associé  au travail. Les nombreux pays qui sont passés à la capitalisation ont constaté de fortes croissances du PIB.

Il y aura des objections. La principale est de risquer de tout perdre avec un mauvais gestionnaire. Il est sûr que la sagesse des nations recommande de ne pas mettre ses œufs dans le même panier. Il est recommandé aussi d’exiger du gestionnaire des règles prudentielles. Cela n’empêche certes pas les accidents mais dans la répartition la ruine est certaine et s’inscrit dans les faits.

La transition

Plusieurs pays sont passés de la répartition à la capitalisation. Il faut gérer la transition sans nuire aux droits acquis des cotisants de la répartition. Le Chili y est parvenu avec un effet important sur le PIB. D’autres pays avec des méthodes adaptées à chaque cas l’ont aussi mené à bien.


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  • Les fonds de retraites pilotent certaines banques. Banques qui ne sont pas neutre dans les crises d’actifs pourris, ni dans la fermeture d’entreprises….

    bref un monde moderne, plein de contradicteurs et aucune solution simple.

    • « Aucune solution simple » : ah oui, le monde moderne, c’est trop compliqué ! Argument déjà usé jusqu’à la corde par les socialauds pour justifier la complexité kafkaïenne des lois : si les réglementations sont complexes, que voulez-vous ma pauvre dame, c’est à cause du monde moderne que plus personne ne comprend.

      Conclusion de Lafaillite et de ses camarades, alors que le socialisme inique menace de s’effondrer chaque jour un peu plus : il est urgent d’attendre et il ne faut surtout pas toucher aux retraites par répartition forcée ou aux multiples contraintes collectivistes absurdes.

  • Pour se persuader du bien-fondé de la retraite par capitalisation, il suffit de placer les sommes versées aux organismes de retraite sur un compte épargne de capitalisation, et l’on voit que même avec un taux de placement faible, c’est la capitalisation qui donne la meilleure retraite. Je tiens à disposition de quiconque un calcul sur excel qui compare les deux systèmes, en s’amusant à faire varier les taux de placement, le moment choisi pour prendre sa retraite, en fonction de ce qui a été capitalisé.

    • C’est vrai, mais il n’y a pas de système qui rase gratis. Pour qu’il y ait intérêt, il faut qu’il y ait un capital (productif), et qu’il appartienne au (futur) retraité. Comme a priori il n’y a aucune raison pour que le mode de financement des retraites change quoi que ce soit au système productif, il faut bien que quelqu’un perde ce que les retraités gagnent dans le passage à la capitalisation (via les intérêts).
      Le perdant c’est évidemment le système état+sécu : c’est lui qui, actuellement, se permet de ne payer aucun intérêt sur les cotisations encaissées. Si il faut qu’il commence à payer, il va se rattraper d’une autre façon (mais il n’a pas envie, d’où sa défense de la répartition)

    • En effet,j’avais il y a quelques temps lu un article sur le bog de Reichman .
      Pèrsonne ne dit combien de gens ont nourri ces sommes sur la retraites par repartition 🙂

  • Les solutions simples pour les retraites et la sécurité sociales existent mais elles ne seront très probablement jamais appliquées.

    Les partenaires sociaux sont d’un côté les syndicats qui représentent moins de 7 % des salariés français et de l’autre le MEDEF -CGPME – CEDI FRANCE – UPA etc. Des organismes patronaux qui dans les faits ne sont pas reconnus par une majorité de dirigeants de petites entreprise, TPE et PME. Seuls 8 % des patrons adhèrent à une organisation patronale.
    http://recherche.chefdentreprise.com/adherent-syndicats.html
    Au total, les partenaires sociaux n’ont donc aucune légitimité à gérer les caisses de retraite complémentaire. Il faut savoir qu’en France ces structures non légitimées touchent au total 5,5 milliards € par an de subventions publiques. En 2010, lorsque le gouvernement SARKOZY a prélevé 6 milliards € dans les caisses de l’AGIRC et de l’ARCO pour les transférer dans les caisses de l’IRCANTEC (caisses de retraite des fonctionnaires) les partenaires sociaux ont laissé faire !
    Voir ici : http://www.les4verites.com/economie-4v/pierre-edouard-du-cray-agirc-arrco-main-basse-sur-nos-retraites
    La solution évidente pour financer les fonds de retraite complémentaire consiste tout simplement à retirer la gestion des caisses de retraite complémentaire à ces organisations non légitimes. L’économie réalisée serait de 5,5 milliards € par an, soit 20 milliards d’ici 2017. Cette réforme permettrait non seulement de régler le déficit actuel et le gouffre à venir des caisses complémentaires, mais de surcroît cela permettrait aussi de revaloriser les pensions de retraite.
    Voir le lien ci-dessous qui décrit toutes les garanties des retraites en Suède. Contrairement à la mesure de non indexation que va prendre le gouvernement HOLLANDE, en Suède, les retraites sont indexées sur l’inflation et identiques pour tous. Mais, bien avant l’actuelle crise majeure, pour arriver à un tel résultat, gouvernement et peuple Suédois ont été solidaires en acceptant une réforme de fond sur une période d’une dizaine d’années
    http://www.ifrap.org/Reforme-des-retraites-la-Suede-en-vedette,887.html

    Quant au déficit colossal de la sécurité sociale, il suffirait de peu de choses pour faire des économies en France. Une étude réalisée au plan européen, passée sous silence par les grands médias, démontre simplement qu’en abaissant le taux de marque (niveau de marge bénéficiaire) des médicaments comme cela se fait en Italie… l’on réaliserait aussitôt 10 mds € d’économie ! soit les deux tiers du trou financier de la sécurité sociale la plus grande avancée sociale d’après-guerre !
    Voir ici : http://www.rmc.fr/editorial/302842/pourquoi-les-medicaments-sont-ils-plus-chers-en-france/

    • Retirer la gestion des caisses de retraites aux syndicats serait une économie de 5.5 milliards d’euros. Parce qu’après ce serait géré gratuitement ? C’est ça l’idée ?

      Il n’y a pas d’autre solution que la retraite par capitalisation !

      Vous faites comment pour réduire la marge des industries pharmaceutiques ? Par la violence ?

      Vous en avez d’autres des idées de merde comme ça ?

  • Commission pour l’avenir des retraites : tous fonctionnaires !

    Les 10 « experts » chargés de mener les réflexions sur la politique à venir des retraites sont bénéficiaires de régimes spéciaux. Le débat est d’ores et déjà bien cadenassé…

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que la composition de la commission pour l’avenir des retraites n’affiche pas une grande pluralité : six énarques -dont 4 conseillers d’Etat -deux administrateurs de l’INSEE et deux membres de l’enseignement supérieur… Bref, tous sont bénéficiaires de régimes spéciaux !. Le cahier des charges sera confié à des syndicalistes professionnels, quasiment tous bénéficiaires de régimes spéciaux, et les consultations exclusivement menées par des agents publics !Qui sera consulté ? Le plus grand flou règne à ce jour.

    Les 10 « sages » de la commission :
    . Yannick Moreau, ENA, Conseil d’Etat
    . Anne-Marie Brocas, ENA, Inspecteur général des Affaires sociales
    . Sylvie François, ENA, DRH de La Poste
    . Florence Parly, ENA, Conseil d’Etat
    . Dominique Libault, ENA, Conseil d’Etat
    . Didier Tabuteau, ENA, Conseil d’Etat
    . Cécile Van de Velde, universitaire, maître de conférences
    . Didier Blanchet, chef du département des études économiques à l’INSEE
    . Daniel Cohen, professeur d’économie
    . Serge Volkoff, administrateur INSEE

    • Ce qu’il faudrait c’est porter la parole des jeunes générations dans ces commissions pour mettre fin à une atmosphère délétère dans le pays en rapport avec un conflit de génération larvé.
      En effet, la question n’est pas seulement de savoir si le système est bon ou pas, mais de savoir si dans 30 ans ou 40 ans, un type qui actuellement cotise, aura droit à partir de 65 ou 70 ans,à une rente à vie qui lui permettra de subsister.
      Car actuellement la situation est très malsaine.
      D’un coté il y a des retraités qui perçoivent une allocation payée par ceux qui travaillent
      Certes certains perçoivent une allocation faible, on en parle beaucoup mais ils sont assez peu nombreux.
      Car il y a un pourcentage élevé de retraités qui vivent très bien, en touchant une allocation supérieure au salaire médian des actifs.
      De l’autre il y a les jeunes générations qui ressentent cela comme une injustice voire une arnaque.
      Il faut absolument ouvrir ce débat sur la place publique et pas le cantonner à des forums ou des blogs internet.

      • Ils vont vite arriver avec leurs tableurs excel à une durée de cotisation de 150 ans et des prélèvements de 150% du salaire net.
        A partir de là, peut etre, reconnaitront ils, la faillite. Pas avant.

  • Prenons même le cas où le St Esprit viendrait réformer la vision des gouvernements en matière de système de pension. Comment passer d’un système à l’autre ?

    Quelques millions de retraités ont cotisé toute leur vie dans le système par répartition, et ont légitimement droit à leur pension.

    Imaginons que les nouveaux venus sur le marché du travail puissent opter pour la retraite par capitalisation. Vont-ils à la fois s’acquitter de cet investissement ET payer la pension de ceux qui y sont arrivés par répartition ? Injouable, évidemment.

    Un Etat pourrait-il prendre à sa charge la totalité des retraites par répartition, sans qu’aucune cotisation ne viennent désormais alimenter le fonds ? Impensable, sauf à taxer tant que l’économie n’y survivrait pas.

    La transition pourrait-elle s’opérer autrement que via un génocide des plus de 40 ans ? 🙂

    Je ne vois pas très bien …

  • Ce que je vois, c’est que j’ai tout de meme cotisé 40 ans sans faillir .
    Ce que je vois, c’est qu’avec la repartiton ou la capitalisation, il faut de toute façon, que le fric vèrsé viène des travailleurs sur lesquels on mise d’une manière ou d’un autre ,je crois .:-D
    Ces que je vois , c’est qu’avec le chomage dans les pays de l’Ouest,il y a des problème de tresorerie avec les deux systèmes.
    Ce que je vois surtout c’est que tout est fait pour faire tomber le système de « lassurance sociale « .
    Au final, c’est chacun pour sa peau .

    • Ce que vous ne voulez pas voir c’est que c’est ce système soi-disant d' »assurance sociale » qui a été mal conçu et qui creuse lui-même sa propre tombe et celle des travailleurs.
      Pour vous en convaincre, consultez donc les différents liens en bas de cet article.

      • Je vois aussi qu’ a l’epoque ou ces systèmes etaient excedentaitres, le fric s’est evaporé ,mais rien a ete fait pour le rèstituer,je crois ?
        Je vois surtout que les exploiteurs dont on peut mettre en foute leur legitimité ,.veulent se debarasser a moindre cout des gens devenus inutiles a leur système du tout privatisé

    • A Christian MOIGNET,
      Votre tableau Excel m’intéresse, auriez vous la gentillesse de me l’envoyer par mail: aurorerochas AT yahoo.fr
      Cordialement,
      Aurore

    • La répartition, c’est le fermier qui donne chaque année le quart de sa récolte de noix pour les vieux, sur la foi que les fermiers du futur donneront 90% de la leur pour le nourrir quand lui sera vieux et que ses noyers ne donneront plus.
      La capitalisation, c’est le fermier qui donne 5% de ses noix pour nourrir les indigents et en replante 20% pour avoir des noyers qui lui permettront de ne pas être à la charge de la société quand il sera vieux. Non seulement ses jeunes noyers le nourriront, mais vu leur nombre ils lui offriront du superflu et ils n’obligeront personne à se priver pour lui.

    • Le chacun pour sa peau est moralement plus désirable que ce système collectiviste répugnant reposant sur la mise en esclavage de ses propres enfants instauré par l’Etat français suite au pillage des fonds de pension qui existaient avant-guerre.

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Par Nicolas Marques. Un article de l’Institut économique Molinari

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Pour répondre à cette question, le concept de taxation « pure » ou « implicite » est utile. Il repose sur une comparaison entre le rendement de la répartition et celui de la capitalisation.

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