Le non-marché de l’automobile est en crise

Les constructeurs français se portent mal à cause de l’intervention étatique. La route de la servitude ne se fera pas en voiture française.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Le non-marché de l’automobile est en crise

Publié le 4 janvier 2013
- A +

L’automobile française est en crise. Les nouvelles immatriculations diminuent, au détriment des constructeurs français. Le haut-de-gamme et le bas-de-gamme étrangers se portent bien. Ce n’est pas le marché de l’automobile qui est en cause, mais son absence.

Par Baptiste Créteur.

2012 est une mauvaise année pour l’automobile en France : les immatriculations sont en baisse de 14%, avec des ventes en diminution de 17% pour PSA et 22% pour Renault. Les parts de marché cumulées des deux groupes baissent de 4 points, passant de 56,2% à 52,6% – un revers de taille pour le « Made in France« . Malgré toute la bonne volonté du gouvernement et l’implication du Ministère de l’Intérieur, le remplacement des 1193 véhicules incendiés pour la Saint-Sylvestre ne suffira pas à relancer la consommation au premier trimestre 2013.

Les constructeurs français souffrent du constructivisme, mais pas autant que les automobilistes. Là où les premiers ne peuvent plus faire de publicités pertinentes pour leurs produits, on rend aux seconds la vie impossible avec des mesures aussi réfléchies qu’une déclaration de député en mal de notoriété et ils prennent de plus en plus de plaisir à circuler à pied, en vélo et en transports en commun.

La protection de l’environnement magnifiquement orchestrée depuis des décennies, avec le choix stratégique du Diesel, n’est pas en reste. Le bonus/malus écologique pénalise avant tout les voitures françaises, positionnées sur le moyen-de-gamme, pas assez bonnes pour les consommateurs exigeants et pas assez économiques pour les autres. L’automobile « Made in France » n’entre pas dans les critères, dommage…

Le marché aurait pu se corriger, mais les États ont choisi de sauver les constructeurs, en les aidant directement avec des plans de sauvetage, des prises de participation et des plans de soutien ou indirectement avec des mesures visant à relancer la consommation comme la prime à la casse.

Si les consommateurs diffèrent leur consommation, comme semblent l’indiquer certains analystes, c’est qu’ils manquent de confiance en l’avenir – malgré l’optimisme du Président et toute la bonne volonté qu’il déploie. La crise de la dette les pousse à redouter le pire : leurs revenus risquent de diminuer suite à une perte d’emploi et à la crise annoncée de l’État-providence.

Une nouvelle fois, les crises imputées au capitalisme, au libéralisme et au grand capital apatride résultent de l’intervention étatique. Les objectifs que se fixe le gouvernement sont contradictoires – on ne peut pas sauver l’automobile française et les ours polaires en même temps – et les moyens choisis pour les mettre en œuvre créent des distorsions dans le marché. Le choix démocratique, application approximative et imparfaite des préférences du plus grand nombre, empêche la libre expression des préférences de l’individu en s’appliquant à des domaines où l’intervention de l’État n’a aucune pertinence. Si les Français pensaient qu’un gouvernement reflétant les préférences d’une partie d’entre eux prendrait de meilleures décisions que chacun d’entre eux individuellement, ils ont aujourd’hui une preuve de plus qu’ils se mettaient le doigt dans l’œil. Il en faudra sans doute plus pour les convaincre que la liberté est la solution : au royaume des cyclopes, les borgnes sont aveugles. C’est donc à bord d’une voiture étrangère ou à pied que les Français continueront d’avancer sur la route de la servitude.

Voir le commentaire (1)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (1)
  • L’hostilité sans limite des pouvoirs publics envers les automobilistes (racket, insultes, culpabilisation) se paye, cash……

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Article disponible en podcast ici.

L'intérêt de la voiture électrique

Moins de dépendance sur les carburants

La première critique sur la voiture électrique vient de la dépendance des batteries avec la Chine et les terres rares. Nous verrons plus loin que l’utilisation des terres rares se réduit grâce aux industriels. Quant à la Chine, nous sommes déjà dépendants d’elle pour une grande partie de nos produits, notamment l’électronique, et cela ne semble gêner personne...

Mais cette critique semble comme oublier la situation... Poursuivre la lecture

Les politiques n’aiment pas l’innovation. Ils la tolèrent si celle-ci se fait dans des laboratoires agréés, avec marqué « innovation » au-dessus de l’entrée et sur les papiers à en-tête, et avec des subventions décidées en commission et un planning bien défini : janvier, définition des objectifs ; février, rédaction du rapport préliminaire destiné aux politiques ; mars, échanges avec les politiques ; avril, mai, juin… décembre (des années à venir), remise du ou des prototypes et du rapport final aux politiques.

Le lamentable exemple ré... Poursuivre la lecture

diesel
4
Sauvegarder cet article

Le premier juillet marque assez logiquement le début de la seconde moitié de l'année et constitue souvent une occasion pour les administrations de revoir leurs barèmes et pour le gouvernement d'introduire de nouvelles mesures pas toujours très populaires. Il faut dire que, ça tombe bien, à partir de ce mois, l'esprit des Français est résolument orienté sur leurs prochaines vacances ce qui explique sans doute que c'est pendant ces périodes que les pires crasses leur sont infligées.

L'année précédente, on se souvient que ce même mois ava... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles