Ces peurs mauvaises conseillères

Il est temps de réaliser que l’application du principe de précaution devient déraisonnable. Plutôt que de surmonter notre peur, on nous invite à y succomber.

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Ces peurs mauvaises conseillères

Publié le 19 octobre 2012
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Il est temps de réaliser que l’application du principe de précaution devient déraisonnable. Plutôt que de surmonter notre peur, on nous invite à y succomber.

Par Cécile Philippe.
Publié en collaboration avec l’Institut économique Molinari.

Des rats déformés par des tumeurs, du sang d’orang-outan sur les mains ou des bébés le biberon dans la bouche, autant d’images qui doivent nous faire renoncer ici et maintenant aux OGM, à l’huile de palme ou au Bisphénol A. Alors qu’une proposition de loi est en examen au Sénat pour en suspendre la fabrication, l’importation et l’exportation dans les plastiques et contenants alimentaires, il est temps de réaliser que le risque du principe de précaution est en train de se réaliser. Son application devient déraisonnable et plutôt que de surmonter notre peur, on nous invite à y succomber.

La peur est saine et permet d’adopter des comportements prudents et responsables. Les peurs alimentaires sont ainsi le pendant d’un souci bien français de manger sainement et équilibré. N’est-il pas raisonnable de s’intéresser à ce qu’on a dans son assiette et de s’informer sur la fabrication des produits qu’on mange ? Le problème dans notre société n’est pas que les gens aient des peurs mais plutôt que tout est fait pour les alimenter et qu’elles deviennent dès lors la boussole des politiques publiques.

Or, la peur peut-être mauvaise conseillère et si on refuse de la vaincre, on devient vite l’objet des manipulations des uns et des autres, aussi bien intentionnés soient-ils. Ainsi, en France où la culture des Organismes génétiquement modifiés (OGM) reste interdite, il a suffi d’une étude portant spécifiquement sur le maïs NK603 de Monsanto pour que les ministres de la santé (Marisol Touraine), de l’environnement (Delphine Batho) et de l’agriculture (Stéphane le Fol) demandent un contrôle plus strict des OGM dans leur ensemble.

De même, les campagnes sensationnalistes de Greenpeace ou des Amis de la Terre sur l’huile de palme ont jeté l’opprobre sur une huile qu’il y a encore quelques années, on ne trouvait que dans les magasins bio.

Quant au bisphénol A, la peur d’un nouveau scandale pousse sans doute les instances politiques françaises à accélérer l’adoption d’une loi en interdisant l’usage alors que le processus de réévaluation des études commence à peine. Sous la pression de peurs poussées à leur paroxysme, le processus politique s’emballe et multiplie les interdictions qui n’offrent qu’une solution simpliste à des problèmes complexes, pas prêts de disparaître.

Les OGM, par exemple, ont des applications dans des domaines aussi divers que la médecine, l’alimentation, l’industrie. L’insuline génétiquement modifiée sauve et améliore la vie de milliers de diabétiques. Amflora (pomme de terre GM) permet de faire des colles et des bétons de meilleure qualité tout en économisant les ressources nécessaires à la cultiver. Les gains de productivité réalisés par la culture de variétés GM offrent des solutions à la faim dans le monde et permettent d’économiser des terres arables.

Que dire de l’huile de palme ? On lui reproche d’entraîner la déforestation et la biodiversité qui l’accompagne mais on oublie aussi que les rendements du palmier à huile sont plus élevés que ceux du colza ou du soja. Il produit ainsi en moyenne 3,72 tonnes/hectare d’huile, à rapporter aux 0,40 tonnes du soja et 0,72 tonnes de colza. On obtient donc près de 10 fois plus de matière grasse par hectare d’un palmier à huile que du soja, et plus de 5 fois plus que du colza. C’est une autre façon de comprendre qu’en le cultivant, on économise des terres arables.

Et le bisphénol A ? N’est-il pas devenu évident qu’il faut l’interdire ? Oui, si on se laisse aller à la peur de ses possibles effets nocifs pour la santé. Pas sûr si on prend en compte l’ensemble du problème posé, à savoir qu’il faut un produit chimique pour assurer la conservation de nos aliments sans quoi on se retrouve face au risque d’être contaminé par toutes sortes de bactéries ou de devoir accepter des substituts au sujet desquels on n’a pour le coup moins de recul.

Ainsi, de la même façon qu’il est déraisonnable de penser que ces produits sont sans danger, il est tout aussi dangereux de croire qu’ils sont nocifs quand les preuves manquent pour le faire et qu’on oublie les bienfaits de leur utilisation. Si on continue dans cette direction, on se retrouvera forcément démunis face aux problèmes complexes que sont l’alimentation, la santé et l’environnement en général.

Nos modes de vie dépendent d’innovations que plus personne n’aura intérêt à développer si, plutôt que de tenir les producteurs responsables des innovations qu’ils inventent, on leur interdit simplement de les exploiter et in fine de les développer.

Alors plutôt que de continuer à répondre aux sirènes des alarmistes, il est grand temps de soigner nos peurs par une autre médecine que celle du principe de précaution et refuser cette solution simpliste brandie par le gouvernement actuel.

—-
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Voir les commentaires (22)

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  • Il y a deux espèces de cons : ceux qui ne doutent de rien, et ceux qui doutent de tout.

    Ce qui ne va pas avec ceux qui sont cités dans l’article, c’est que ce sont les mêmes.

  • Le principe de précaution est la pire invention conceptuelle.
    Citoyen discipliné, je respect le principe de précaution à ma manière :
    Par précaution je n’applique pas le principe de précaution que, s’il avait été appliqué par les hommes préhistoriques, aurait interdit le feu (ça risque de bruler la barbe) la pierre taillée (on risque de se blesser) etc.

  • Très bien.

    Coquille: « on n’a pour le coup mois de recul. »

  • Parmi les peurs entretenues par les moustachus écologistes, celle du gaz de schiste est remarquable d’incongruité.
    Louis Gallois et Jacques Attali, qui ne sont pas des libéraux échevelés prônent l’exploitation des gaz de schistes dont la France est riche.
    Je parie qu’à l’annonce de la seule ouverture de l’exploration, la bourse prendrait quelques points via les pétrolières et les fabriquants de tubes métalliques.

  • « Nos modes de vie dépendent d’innovations que plus personne n’aura intérêt à développer si [..]  »

    En bon français, j’appellerais plutôt ça une fuite en avant technologique.

    « plutôt que de tenir les producteurs responsables des innovations qu’ils inventent »

    Un argument des anti-ogm, est que si on autorise le mélange des produits ogm et non ogm dans la chaine alimentaire, les potentiels effets sur la santé seront impossible à évaluer concrètement, au milieu du bruit de fond, et donc la responsabilité des producteurs sera complètement virtuelle.

    Que répondez vous ?

    Du reste, j’ai du mal à voir ce que le mot « peur » vient faire la dedans, sinon comme un pur élément de rhétorique. Le traitement de cette question par les média n’a qu’un intérêt mineur devant le traitement de cette question par les pouvoirs publics. [ Eventuellement, on peut poser la question de la manipulation des média par les pouvoirs publics, via les subventions, mais c’est une toute autre histoire. ]
    Est ce que le principe de l »autorisation de mise sur le marché est justifiable ou pas, est ce que c’est un problème de procédure .. autant de questions que vous n’abordez pas alors qu’elles sont au coeur du problème.

    Bref .. tout ça n’avance pas vraiment le schmilblik.

    • ———————————————–
      Un argument des anti-ogm, est que si on autorise le mélange des produits ogm et non ogm dans la chaine alimentaire, les potentiels effets sur la santé seront impossible à évaluer concrètement, au milieu du bruit de fond, et donc la responsabilité des producteurs sera complètement virtuelle. Que répondez vous ?
      —————————————-

      La nature et l’homme depuis les débuts de l’agriculture essaient déjà d’innombrables recombinaison génétique sans aucun test et le vivant est exposé à des milliards de gênes différents.

      La plupart de nos aliments contiennent des toxiques ou des cancérigènes comme la pomme, les légumes, les condiments mais c’est tout aussi valable pour les plantes « brute ».

      On a déjà retiré des tomates du marché suite à des bouturages, il n’y avait eu aucun test préalable.

      En bref rien de très différent que ce que la nature ou l’homme fait constamment et depuis très longtemps avec quand même une exception: Comme c’est extrêmement testé et qu’on connait très bien toute l’analyse du produit si il y a bien une responsabilité qu’on peut établir c’est plutôt avec les OGM qu’avec n’importe quel autre produit.

      ————————————————-
      « Le traitement de cette question par les média n’a qu’un intérêt mineur devant le traitement de cette question par les pouvoirs publics. »
      ————————————————-

      Ça c’est totalement faux, « l’information » n’est qu’une immense machine à peur et à biais cognitif. Si on triait par danger effectif, risque avéré, dégât etc. etc., le 95% du contenu de l’information serait différent. (Mais très chiant… )

      Quand au pouvoir publique ils font d’une part partie de la masse « informée » et sont beaucoup plus sensible aux peurs et légendes qui ont court dans la population qu’a la réalité.

      Ils n’auraient pas endetté la France pareillement si il ne feraient pas n’importe quoi pour qu’on les plébiscites.

      • « La plupart de nos aliments contiennent des toxiques ou des cancérigènes »

        J’ajoute, si ce n’était clair, que c’est comme cela depuis toujours, ce n’est pas propre à l’alimentation moderne. Rien n’est absolument inoffensif nous somme taillé pour vivre dans un milieu hostile et pour gérer les agressions.

        Au contraire, nous les gérons bien mieux maintenant en amont, l’agro-alimentaire ne fournis plus des aliments vraiment néfaste comme nous en avons ingéré pendant des siècles.

      • « Quand au pouvoir publique ils font d’une part partie de la masse « informée » et sont beaucoup plus sensible aux peurs et légendes qui ont court dans la population qu’a la réalité. »

        Les services qui fournissent des informations aux ministres sont complètement insensibles aux effets d’annonce dans les média. Par conséquent, si ce dernier choisit de suivre la vague médiatique, c’est en toute connaissance de cause, et pas par grégarisme.

        Et un ministre qui commet des injustices pour des raisons électorales est bon pour le pénal. Il pourra toujours essayer de dire « c’est la faute de la une de l’obs » à son proces. Et si ce principe devait amener 95% des anciens ministres en taule, ainsi soit il.

        Pour moi, avant de commencer à tailler dans la dépense publique, la première chose a faire est d’ouvrir le bide de tous les ministères et instruire toutes les malversations qu’on pourra y dénicher.

        La justice, c’est le coeur de tout régime libéral digne de ce nom.

        • FabriceM: « Les services qui fournissent des informations aux ministres sont complètement insensibles aux effets d’annonce dans les média. »

          Complètement en ferait des extra-terrestre. Ils croient les mêmes choses que la population avec toute la diversité inhérente et sont aussi influençable que n’importe qui quand ils ne protègent pas carrément leurs bifteck. On ne peut pas croire qu’ils aient tiré eux les bilans du protectionnisme de l’emploi et de la dette et que seul les ministres cèdent aux sirènes du chantage à « ce qu’on voit » sinon ils auraient freiné.

          Par exemple en réaction à la règle de 1/2 de sarko les collectivités locale ont eu des taux de croissance de fonctionnaire de 450%. Ce sont les « petites mains », les élus qui réagissaient en fonction de leurs croyances induite par les médias (« on veux casser l’état ») et absolument pas en fonction d’une raison ou d’une information impartiale.

          FabriceM: « Et un ministre qui commet des injustices pour des raisons électorales est bon pour le pénal. »

          Faire des choix dans un large groupe c’est forcément commettre des injustice. Mais si ça marchait ne serait ce que pour les cas grave on devrait enfermer pour trahison tout les politiques aux manettes pour leurs 38 ans de dettes. Ceux qui ne bénéficierons pas ou très peu de la protection sociale vont payer la facture deux fois par rapport à leurs ainés qui l’ont eu bien en dessous du prix. On ne parle pas des effets collatéraux comme le chômage récurent et celui massif qui ce prépare.

          Coté inégalité c’en sont de massives et la liste est énorme quand on regarde les détails.

          A quel moment des adultes informés ont pu croire qu’un budget systématiquement en déficit et une dette s’accumulant n’était pas grave relève uniquement de ce qu’ils croyaient et absolument pas d’une quelconque raison. Les hurlement constant d’une presse décalée et de groupes demandant toujours plus de moyens ont induit ces croyances ou/et totalement minoré les risques.

          • Précisons que je parlais spécifiquement du cas des OGM. En l’occurrence, c’est le GNIS qui est chargé d’informer le ministère de l’agriculture sur la conformité ou non de telle ou telle variété par rapport à la règlementation, suite à l’analyse d’études scientifiques.

            Et sur le sujet de la dette, les créanciers doivent prendre leurs responsabilités aussi dans cette histoire. La responsabilité du processus d’endettement, elle, remonte carrément à pompidou et giscard, qui ont voté des lois spécifiquement dans le but de permettre à la France de s’endetter auprès de l’étranger sur le marché des capitaux. (http://vge-europe.eu/index.php?post/2008/07/25/Reponse-de-VGE)

            Je ne sais pas ce qu’avaient VGE et pompidou dans le crane à ce moment la, mais je ne pense pas qu’il s’agissait de trahir les français.

            Pour moi, la raison de cet emballement vient, non pas des média en eux memes, mais de la classe politique, arrogante et cynique, et du peuple, trop laxiste.

            Je n’excuse pas les media, qui ont lamentablement failli pour ne pas dire plus, mais en bon libéral je sais que personne n’est obligé de se gaver de propagande en écoutant les média dominants.

          • FabriceM: « La responsabilité du processus d’endettement, elle, remonte carrément à pompidou et giscard, qui ont voté des lois spécifiquement dans le but »

            Ça fait un moment que t’est là, par pitié pas ce vieux hoax de la « loi Pompidou » :facepalm:

            Quand on dépense plus qu’on ne reçoit on ne peut PAS s’emprunter à soi-même, jamais c’est absurde. Ce qu’ils faisaient c’est dévaluer en faisant marcher l’imprimerie, c’est à dire que si la dette valait effectivement moins, toutes les économies des français aussi. C’est un impôt déguisé.

            Comme les crétins utilisaient de plus en plus la planche à billet pour faire passer leurs incompétence budgétaire la situation était devenue vraiment critique. D’où les lois.

            La base de la dette est limpide à comprendre: l’état Français est incapable de boucler un budget positif depuis 38 ans malgré des impôts qui n’ont cessé d’augmenter: Clientélisme, état « providence », incurie budgétaire, manne publique apparemment inépuisable, « penseurs » totalement incompétent en économie etc. etc.

            C’est culturel à mon avis cette débilité, t’as des peuples qui ne s’endettent quasiment jamais et d’autres qui sont toujours dans le rouge.

          • La hoax c’est de dire que cette loi aurait empêché l’Etat de faire tourner la planche à billets, ce qui est faux. L’Etat a toujours eu droit à un « découvert » auprès de la BdF, et la possibilité d’accroitre le montant de ce découvert par décret … je pense que tu n’as pas suivi le lien que j’ai mis dans mon commentaire, qui mène au blog de VGE, et confirme mon point de vue.

  • Et sinon, quand est-ce que l’on interroge des scientifiques sur les questions scientifiques, plutôt que des économistes ? À moins que ces derniers aient obtenu tellement d’emprise sur la société qu’ils sont devenus experts en tout ?

    Je rejoins pour ma part assez les critiques formulées par FabriceM. La responsabilité ça ne marche pas très bien, soit parce qu’elle est diluée entre les acteurs, soit parce que chacun rejette la cause sur une autre cause elle-même rejetée sur une autre cause… soit parce que l’évaluation des conséquences est impossible (ce qui revient un peu au premier cas).
    Faut-il toujours attendre que des vies soient perdues ou brisées ?

    C’est au passage quelque chose qui me frappe dans la pensée libérale, qui sanctifie l’individu mais paradoxalement me semble accorder si peu d’importance à sa vie (pas à son déroulement) au profit du bien commun. Typiquement ici, l’argument « qu’ils meurent, si il y en a vraiment trop alors on commencera de se poser des questions. Et si ça ne se voit pas, eh bien ça n’existe pas. »

    • « Faut-il toujours attendre que des vies soient perdues ou brisées ? »

      Faut-il briser des vies tout de suite au motif que nos peurs qui ce sont cristallisée (souvent à tort) sur un sujet nous font croire qu’elles pourraient être brisées ou perdues ?

      Du bio-carburant qui créé des famines tout de suite pour un *éventuel* risque très lointain aux centaines de milliards dépensés dans une écologie de façade dont le bilan est aussi négatif que l’impact sur nos richesses est certain on est servi dans ce domaine et la liste est énorme.

      • Depuis quand telle ou telle aberration commise par l’état devrait justifier qu’il en commette d’autres ?

        Listons plutôt les aberrations à corriger dans un paquet global pour les régler toutes ensembles.

        Reste donc la question : la procédure de mise sur le marché des semences OGM en est elle une (aberration) ?

  • En attendant, je trouve Fleur jolie comme une fleur !:)

    • Je préfère de loin Cécile Philippe, je la trouve non seulement plus jolie mais son intelligence est incomparablement plus développée.

  • Le Bisphenol A pour assurer la conservation de nos aliments ?
    Non, le Bisphenol A n’est pas utilise « dans » les aliments. Il en reste des traces dans les emballages alimentaires en polycarbonate puisque le Bisphenol A est la matière première du polycarbonate. Le réel problème est de savoir si le Bisphenol A est plus toxique que les autres plastiques utilises comme emballages. Ou faut il donner a un bébé un biberon en verre (risque de casse), en polypropylène (continent donc des résidus de propylène) ou en polycarbonate (traces de Bisphenol A).

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