Nos retraites : répartition ou capitalisation ?

À ceux qui ont des doutes sur le système de retraite par capitalisation, offrez-leur l’ouvrage co-écrit par Philippe François et intitulé Nos retraites : répartition ou capitalisation ?

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Choc-idees-couv-retraite-682x1024

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Nos retraites : répartition ou capitalisation ?

Publié le 17 septembre 2012
- A +

À ceux qui ont des doutes sur le système de retraite par capitalisation, offrez-leur l’ouvrage co-écrit par Philippe François et intitulé Nos retraites : répartition ou capitalisation ? D’une clarté absolue et avec des arguments imparables.

Par Bogdan Calinescu.
Publié en collaboration avec l’aleps.

Seulement une centaine de pages pour débattre de la réforme des retraites. Loin des centaines de pages illisibles des rapports du COR (Conseil d’orientation des retraites). Et pourtant on apprend énormément de choses. Le petit livre est présenté sous la forme d’un débat entre, d’un côté, un défenseur de la répartition, le syndicaliste CGT Pierre-Yves Chanu et, de l’autre, le promoteur de la capitalisation, Philippe François.

Le syndicaliste (je n’ai jamais compris pourquoi les syndicats doivent avoir leur mot à dire sur les retraites : en Suède, la réforme a été faite sans la participation des syndicats) fait appel à la tactique réchauffée pour défendre la répartition : il invoque la solidarité et nous ressort les clichés usés sur la capitalisation. Philippe François lui répond en détail et son argumentation est basée sur des chiffres. Où est la solidarité tant vantée du régime par répartition alors que les fonctionnaires et les agents publics cotisent moins que les salariés du privé et leurs retraites sont très largement compensées par l’État, donc par les contribuables ? Par ailleurs, la retraite par capitalisation est aujourd’hui une nécessité vu la faillite inévitable de la répartition : on se dirige vers un seul cotisant pour un retraité.

De plus, la capitalisation incite ses bénéficiaires à s’intéresser au fonctionnement de l’économie, à regarder de près leurs placements. C’est un facteur d’intégration. On est propriétaire de son compte et, contrairement à la répartition, on sait combien on touche une fois à la retraite. La capitalisation c’est aussi de nouveaux investissements dans les entreprises qui manquent de fonds. C’est de l’argent injecté dans l’économie. La capitalisation existe déjà en France pour les fonctionnaires (Prefon, Corem, CRH et aussi RAFP – Retraite additionnelle de la fonction publique). Cette dernière est financée par une cotisation de 10% sur les primes des fonctionnaires et plafonnée à 20% du salaire. Plus de 4 millions de fonctionnaires sont déjà affiliés. Pourquoi l’interdit-on à ceux du privé ?

Notre système de retraite par répartition est en faillite mais il est aussi opaque et fonctionne comme un système à la Madoff. On promet des retraites qu’on ne pourra pas honorer. C’est un système injuste et intenable. Philippe François propose de consacrer 5% des cotisations à la capitalisation à partir de 2014. Ce taux pourrait être augmenté en fonction de la croissance du PIB/personne jusqu’à atteindre 50% en une cinquantaine d’années, soit deux générations. Parallèlement, il faudra aussi réformer les retraites du public en les rapprochant de celles du privé. Des propositions de bon sens adoptées dans de nombreux autres pays européens. Mais vivons-nous dans un pays dirigé par des gens sensés ?

—-
Sur le web.

Voir le commentaire (1)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (1)

    Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Nicolas Marques. Un article de l’Institut économique Molinari

Comment se comparent les rendements de la répartition et de la capitalisation ?

Pour répondre à cette question, le concept de taxation « pure » ou « implicite » est utile. Il repose sur une comparaison entre le rendement de la répartition et celui de la capitalisation.

À prestation égale, la capitalisation permet au futur retraité de cotiser moins qu’en répartition pure puisque les versements produiront des intérêts permettant de bonifier les retraites.

... Poursuivre la lecture

Évidemment, en France, ce titre risque d'être considéré comme une provocation. C’est un peu comme si on ouvrait un parapluie à l’intérieur d'un logement, ou si on proférait des injures à l’égard d’un défunt dans la chambre mortuaire.

La répartition est injuste

Aussi, dois-je m’efforcer de présenter immédiatement, non pas les excuses que certains lecteurs attendent peut-être, mais des arguments sur ce que j’avance.

Les voici :

Le système de retraite par répartition consiste à payer les retraites des pensionnés en prélevant... Poursuivre la lecture

Cet article propose une preuve mathématique que le système de retraite par répartition est une chaîne de Ponzi, c’est-à-dire qu’il relève du même procédé financier que l'arnaque de Bernard Madoff. 

Par Acrithène.

À quelques occasions, je vous ai indiqué que la retraite par répartition était une chaîne de Ponzi, et que ce fait relevait des mathématiques et donc dépassait toute analyse sur la conjoncture ou la démographie. C’est-à-dire qu’un mathématicien dans sa tour d’ivoire ne connaissant str... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles