Panorama de la santé en France

Les dépenses de santé par habitant en France sont plus élevées qu’en moyenne dans les pays de l’OCDE

Selon la dernière édition de Panorama de la santé publié par l’OCDE, en 2009, la France a consacré 11,8% de son PIB aux dépenses de santé, soit plus de 2 points de pourcentage de plus que la moyenne des pays de l’OCDE. Les dépenses de santé par habitant en France sont également plus élevées qu’en moyenne dans les pays de l’OCDE.

Les dépenses de santé totales représentent en France 11.8% du PIB en 2009. La France est le pays, après les États-Unis (17,4%) et les Pays-Bas (12,0%), qui enregistre le niveau le plus élevé de dépenses de santé en proportion du PIB. La moyenne des pays de l’OCDE se situe à 9,6%. La France se situe aussi au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE en termes de dépenses de santé par habitant, avec des dépenses de $3.978 en 2009 (ajustées sur la base de la parité de pouvoir d’achat des monnaies), par rapport à une moyenne de $3.233 pour l’ensemble des pays de l’OCDE. Les dépenses de santé par habitant en France restent cependant moitié moindre que les dépenses de santé aux États-Unis, qui s’élèvent à $7.960 par habitant.

Le financement public représente la principale source de financement des dépenses de santé dans presque tous les pays de l’OCDE. En France, 78% des dépenses de santé en 2009 étaient financées par des fonds publics, un niveau sensiblement plus élevé que la moyenne des pays de l’OCDE (72%). Seulement 7% des dépenses de santé en France en 2009 étaient directement à la charge des patients, les assurances maladies privées couvrant l’autre 13% des dépenses totales.

Les taux de dépistage du cancer du col de l’utérus et du cancer du sein en France sont plus élevés que dans la plupart des autres pays de l’OCDE, bien que les taux varient selon les catégories de revenu. Par ailleurs, la France obtient de bons résultats à propos des admissions évitables à l’hôpital pour les maladies respiratoires qui devraient normalement être pris en charge à l’extérieur de l’hôpital.

Le taux de dépistage du cancer du col de l’utérus parmi la population cible en France (72% en 2008) est supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE (61%), bien qu’il soit inférieur aux taux enregistrés aux États-Unis (86%) et au Royaume-Uni (79%). Le taux de dépistage du cancer du sein (77 % en 2008) est lui aussi nettement supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE (62%). Toutefois, comme dans les autres pays de l’OCDE, les taux de dépistage parmi les catégories de la population ayant les revenus les plus faibles en France sont plus bas que parmi les catégories plus aisées (59% vs 81% pour le cancer du col de l’utérus, 65% vs 85% pour le cancer du sein). Les taux d’admission évitable à l’hôpital pour asthme et pour maladie pulmonaire obstructive chronique étaient respectivement de 43 et 79 pour 100.000 habitants en France en 2009 (contre 52 et 198 pour la moyenne des pays de l’OCDE).