Fillon et la santé : enfin une réforme de bon sens !

Publié Par Éric Verhaeghe, le dans Politique, Social

Par Éric Verhaeghe.

Sécurité sociale

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François Fillon avance, sur la santé, des propositions encore mal comprises par les Français. Et c’est bien dommage, car le mouvement en avant qu’il propose constitue une vraie réforme équitable. Les quelques lignes qui suivent tentent de la rendre plus claire, en dehors des simplifications inquiétantes (car immobilistes) d’Alain Juppé qui expliquait de façon suicidaire (car c’était une promesse impossible à tenir dans les années futures) qu’il ne voulait pas toucher aux taux de remboursement de la Sécurité sociale.

Les cancéreux, grandes victimes de la Sécurité sociale

Régulièrement, la presse se fait l’écho des scandaleux restes à charge en cas de cancer. En moyenne, une victime du cancer doit débourser de sa poche 750 euros par an pour être soignée. Ce seul fait prouve que notre Sécurité sociale, élevée au pinacle par tant de bien-pensants, dont Alain Juppé lui-même, n’est qu’une forme très dégradée de protection sociale. S’il existe en effet des maladies où la médecine devrait être gratuite et généreuse, ce sont ces maladies longues et graves qui constituent le vrai risque santé en France.

Pourtant, nous avons fait le choix inverse. La stratégie de remboursement des frais de santé en France consiste en effet à ne pas prioriser le risque. La Sécurité sociale se sent obligée de rembourser n’importe quel soin, et de ne surtout pas sacrifier les soins « visibles » (les grippes, les bronchites, la presbytie, la visite chez le dentiste), parce que ce sont ceux qui rapportent le plus d’électeurs.

Certes, les maladies « ordinaires » sont moins généreusement remboursées que les affections de longue durée. Mais la généralisation des complémentaires santé fait que, dans la pratique, un patient est mieux couvert lorsqu’il a la grippe que lorsqu’il a un cancer.

Notre absurde stratégie de dépenses en santé

Pour mémoire, l’assurance maladie en France assume environ 250 milliards d’euros de dépenses annuelles, dont un petit 80 milliards pour les maladies graves. Si la Sécurité sociale constituait une protection sociale performante, elle allouerait à la prise en charge de ces maladies graves (le cancer, le SIDA, l’hépatite, le diabète, etc.) une somme d’au moins 100 milliards. Seule cette augmentation de dépense permettrait d’éviter tout reste à charge du patient.

Pour le coup, ce geste serait tout à fait mérité dans la mesure où le renoncement aux soins pour ces maladies constitue une véritable prise de risque. Le sens de l’assurance maladie se situe là.
L’amélioration de la prise en charge du cancer est impossible en France du fait des arbitrages macro-économiques. Comme la Sécurité sociale met absurdement (et pour des raisons électoralistes) dans la même enveloppe budgétaire les remboursements de maladies graves et ceux de maladies anecdotiques, il faut bien équilibrer les efforts.

Pour que Madame Michu, qui se rend chaque semaine chez son médecin pour s’occuper et avoir une prescription, continue à être prise en charge à 70% par la Sécurité sociale, on explique à la femme victime d’une mastectomie que la chirurgie réparatrice qui lui permettra de ne plus ressembler à une Amazone est à sa charge. Et ça coûte cher.

Au passage, on ne dit pas assez que la solidarité invoquée à tout bout de champ dans le domaine social fait toujours des victimes, et généralement ce sont les plus faibles. En l’espèce, on sacrifie volontiers la jeune maman frappée par le cancer pour s’occuper des plus âgés, généralement détenteurs d’un patrimoine, et très décomplexés sur les dépenses en santé.

La question emblématique des lunettes

Dans cet inventaire à la Prévert de maladies, de médicaments et de dépenses en tous genres, la Sécurité sociale fait très fort au nom d’un égalitarisme à trois francs six sous. Elle veut se mêler de tout, comme si toutes les maladies relevaient du même risque et de la même logique de remboursement, sans songer que ce sont chaque fois les maladies graves qui sont sacrifiées.

Les frais d’optique constituent sans doute l’exemple le plus emblématique de cette gabegie organisée au nom de l’égalité et de la fantasque universalité de la Sécurité sociale. La Sécurité sociale se sent obligée de rembourser toutes les lunettes et tous les verres prescrits par un ophtalmologue. Mais les montants de remboursement sont si ridicules qu’ils pourraient être supprimés sans qu’aucun assuré ne s’en aperçoive.

Au demeurant, la légitimité d’une intervention de la Sécurité sociale dans les remboursements de lunettes est sujette à caution. La baisse de la vue est en effet un risque certain chez les humains. On n’est pas sûr d’avoir un cancer, mais on est toujours certain de devenir presbyte. Alors pourquoi rembourser ce risque certain comme s’il était aléatoire ?

En réalité, la prise en charge des lunettes relève de l’épargne et non de l’assurance.

Fillon propose une nouvelle logique du risque

Dans le projet de François Fillon tel qu’il est avancé aujourd’hui, l’idée sous-jacente est donc de revenir au sens original de l’assurance maladie : ne plus rembourser les risques certains, et concentrer les moyens sur les risques aléatoires. Laisser, au fond, chaque citoyen prendre ses responsabilités avec les petites maladies du quotidien comme la grippe ou la bronchite, la presbytie et même la rage de dents. En revanche, la collectivité pourra renforcer la prise en charge des maladies graves, chroniques, de longue durée, et retrouver des soins de très haute qualité pour ces profils à risque.

Entendons-nous sur ce que signifie « laisser chaque citoyen prendre ses responsabilités ». La France est dotée aujourd’hui d’un marché extrêmement mature de complémentaires santé. L’offre est pléthorique, concurrentielle, efficace. Pour les frais d’optique, pour les prothèses dentaires, il est acquis que l’externalisation du risque auprès de ces acteurs complémentaires permettra à la fois de diminuer les coûts et d’améliorer la qualité des soins.

En particulier, la bonne maîtrise des données de santé et le recours systématique à des réseaux de soins constituent une évolution importante dans la révolution sanitaire que nous pouvons engager, dans la mesure où elle permet de salarier les médecins qui le veulent et de garantir les meilleurs prix aux assurés et aux patients.

Combien ça coûte ?

La question que se posent les Français, bien entendu, est de savoir si ce système rendrait la santé plus chère ou non.

Contrairement aux préjugés largement répandus, la réforme de François Fillon permettrait de diminuer le coût de la santé pour les particuliers. En effet, ils troqueraient des dépenses mal gérées par la Sécurité sociale et les hôpitaux publics, contre une dépense soumise à la concurrence du marché et donc mieux gérée par des acteurs qui risqueront de perdre leur portefeuille en cas d’insatisfaction de l’assuré.

Pour arriver à ce système, l’assurance maladie perdrait une partie de son périmètre d’intervention et pourrait donc sensiblement baisser ses cotisations (ce qui libérerait de la compétitivité pour les entreprises). Ces sommes libérées ne seraient que partiellement compensées par la hausse des tarifs des complémentaires santé. L’assuré serait donc finalement gagnant.

La question de la sélection du risque

Certains ne manqueront pas d’opposer à ce raisonnement imparable la manie des assureurs de sélectionner le risque. Les prix baisseront, diront-ils, pour les jeunes en bonne santé, et augmenteront pour les vieux malades.

Ce point doit être traité sur le fond, car il est aujourd’hui perverti par l’égalitarisme apparent de la Sécurité sociale, qui matraque les jeunes avec des cotisations élevées pour mal prendre en charge les plus âgés (on ne compte pas ici le nombre d’anecdotes sur les seniors qui passent des heures sur un brancard dans les couloirs des hôpitaux sans voir un médecin).

En réalité, la France n’a pas encore assumé la révolution du 4è âge qui devrait résoudre un grand nombre de ses problèmes. Le coût de la santé pour les seniors est en effet très lié aux derniers mois de vie, et même aux dernières semaines. Le moment vient sans doute de régler ce sujet en prévoyant d’autres modes de financement des soins pour ces sujets spécifiques, spécialement en faisant jouer les actifs successoraux.

Ces choix techniques indispensables permettront de rétablir une parfaite équité dans le système de santé proposé par François Fillon.

Sur le web

  1. Hum, c’est le point faible du programme Fillon, irréalisable et qui j’espère ne sera pas réalisé !

    1. « En particulier, la bonne maîtrise des données de santé et le recours systématique à des réseaux de soins constituent une évolution importante dans la révolution sanitaire que nous pouvons engager, dans la mesure où elle permet de salarier les médecins qui le veulent et de garantir les meilleurs prix aux assurés et aux patients. »

      Dans quelle mesure le salariat fait il baisser les couts ? Vous n’allez pas assez loin dans votre raisonnement : le salariat fait aussi augmenter la qualité des soins. On s’en rend compte tous les jours avec les performances de l’hôpital public.

      1. Pas d’accord : point fort au contraire. Mais pour les braillards de la gauche, c’est un point faible selon leur idéologie.
        On verra bien.

  2. « Contrairement aux préjugés largement répandus, la réforme de François Fillon permettrait de diminuer le coût de la santé pour les particuliers. En effet, ils troqueraient des dépenses mal gérées par la Sécurité sociale et les hôpitaux publics, contre une dépense soumise à la concurrence du marché et donc mieux gérée par des acteurs qui risqueront de perdre leur portefeuille en cas d’insatisfaction de l’assuré. »

    Si le malade n’est pas satisfait d’un réseau de soins il change d’assurance et va dans un autre réseau. De réseaux en réseaux il finira peut etre par tomber sur un professionnel de santé compétent si bien sur les médecins compétents acceptent de signer dans un réseau pour mieux soigner et pour moins cher.
    Vive la liberté de choix de son médecin.
    Vous avez raison sur un point : un réseau ne gère qu’un portefeuille mais en aucun cas ne s’occupe de la qualité des soins ca couterait trop cher de s’en occuper.

  3. Je crois qu’on n’a pas vraiment mesuré à quel point la réforme Fillon annoncée pour la sécurité sociale est explosive et va bien au-delà de tout ce qu’on a pu connaître comme déremboursements ces dernières années. Lisez bien le programme de Fillon et vous verrez que globalement c’est la précarité sanitaire annoncée pour la très grande majorité des français. En effet, mises à part les affections graves ou de longue durée prises en charge à 100%, la sécurité sociale n’assurerait plus les prises en charge à 70% et 30% habituelles, ces dépenses comme une consultation ou encore la pharmacie courante par exemple pourraient être entièrement à notre charge. Ainsi sauf à être pauvre au point de bénéficier de la solidarité nationale ou bien suffisamment aisé pour payer une mutuelle dont le coût devrait croître dans des proportions insupportables (sans doute doubler voire tripler), alors beaucoup renonceront aux soins faute de pouvoir payer des centaines ou milliers d’euros par an selon leurs besoins pour préserver leur santé.
    Si au moins Fillon allait au bout de l’exercice de privatisation en annonçant en contrepartie la suppression des cotisations maladies sur les salaires et pensions et des autres prélèvements sociaux ( CSG, CRDS, NPS etc …), on pourrait affecter ces montants au paiement des mutuelles mais non bien sûr, il faudra continuer de mettre au pot pour la solidarité nationale mais sans en tirer les remboursements de nos dépenses de santé et ainsi on devra bien payer 2 fois. Et vu le coût des mutuelles à ce jour, de quelques centaines d’euros par an pour les jeunes à quelques milliers d’euros par an pour les plus âgés d’entre nous, alors oui l’estimation évoquée d’un surcoût de plus de 3000 euros par an, a du sens …
    Post-scriptum : En bonus je vous laisse imaginer et méditer aussi le poids de cette réforme pour les entreprises qui paient la plus grosse part des complémentaires santé de leurs salariés ; voilà qui me parait contradictoire avec les baisses de charges annoncées, cela fait un peu brouillon comme programme non ? …

    1. « la sécurité sociale n’assurerait plus les prises en charge à 70% et 30% habituelles »… c’est vous qui assurez ces prises en charge, ne l’oubliez pas.
      F. Fillon propose justement la suppression de la cotisation maladie que vous évoquez. Il ne faut pas se contenter des commentaires orientés et sélectifs des médias anti-libéraux, mais regarder le programme dans son ensemble.
      Il me semble que cet article montre bien les enjeux. Les Français ne sont pas conscients de l’évaporation de leurs cotisations dans la bureaucratie et de leur inutile éparpillement (votre pharmacien met en route tout le système pour rembourser une boîte de médicaments à 3€…)
      Enfin, en dehors du risque grave (qu’il faudra définir dans une négociation), le système proposé redonne de la liberté et de la responsabilité aux gens. Quand tout est gratuit pour la bobologie, ça conduit à en abuser. Si les gens paient une assurance pour cela, nul doute qu’ils feront plus attention.

      1. J’ai évidemment lu avec attention son programme et M.Fillon n’y annonce pas la suppression des cotisations maladies, d’ailleurs c’est logique puisque cela restera le seul moyen de la solidarité nationale envers les plus faibles …

        1. « c’est logique puisque cela restera le seul moyen de la solidarité nationale envers les plus faibles » ca par contre c’est faux les plus faible sont financer par l’impots pas pas la sécu c’est bien le problème …

        2. Et si on s’en tape des plus faible? Moi j’en ai raz la casquette des plus faible. Je leur reproche pas d’être faible mais je vois qu’il y a deux sortes de plus faibles: Ceux qui se bougent et ceux que ça arrange bien d’être faible. Oui la misère existe. Mais si la seule solution pour résoudre la misère est de prendre de l’argent de force sous la menace de police pour le redonner à ceux qui sont arbitrairement désignés comme faibles, alors je ne vois plus la différence entre les « faibles » et les Huns. Si les faibles ont de quoi extorquer les soit disant moins faibles c’est qu’ils ne sont pas si faibles que ça et qu’ils feraient mieux de mettre des moyens dans la résolution de leur faiblesse que dans leur capacité de nuisance.

          Enfin bref:J’imagine que je parle encore à quelqu’un qui a trouvé une bonne justification pour initier la coercition sur autrui au nom d’un idéal qui pave l’enfer de bonnes intentions.

        3. Vous trouverez cette mesure à la page 80 du programme-abécédaire, rubrique « pouvoir d’achat »

      2. La responsabilisation de l’individu, c’est la meilleure méthode pour gérer la dépense, quelle qu’elle soit. Il est temps de libéraliser le système de santé ou bien nous allons droit dans le mur. Il est certain que le tout gratuit pousse à la consommation de service : arrêtons de jeter l’argent par les fenêtres….

    2. Bonjour edjtlse

      Personnellement je n’ai pas de mutuelle et je m’en porte très bien. Pour mes dépenses de santé courantes (dentiste, lunettes) je ne suis pas remboursé mais ces dépenses ne sont au final assez marginale.
      Les français n’ont pas compris la logique de l’assurance. Ou plutôt ils ne veulent pas une assurance, ils veulent la santé gratuite (payée par les autres).
      Dans la logique de l’assurance, on se couvre pour des sinistres importants, peu fréquents et imprévisibles. On voit que les dépenses courantes de santé sont hors du champ (trop fréquent peu important) et que la fin de vie prévisible.
      Pour oser une comparaison, votre budget voiture se décompose en dépense courante (essence, péage, pneus) et dépense de rachat d’un nouveau véhicule quand le votre est trop ancien, et aucune assurance ne prend en charge ces dépenses.
      Il est de même pour la santé une logique d’assurance bien comprise (et non la gratuité).

      1. Clairement expliqué… pas assez répété autour de nous, hélas.

      2. Tellement d’accord avec vous ! Cela devrait être à la discrétion de chacun et cette loi sur l’ANI est une gabégie imposée par les lobbys des mutuelles / assureurs qui sont les grands gagnants…
        J’avais fait le CHOIX de ne pas prendre de complémentaire car mes dépenses courantes sont faibles et qu’en cas de pépin la sécu couvre une grande partie des maladies. Je préfère donc ne pas être remboursée quand je vais chez le dentiste, l’opticien… Cela me revient moins cher que de payer une complémentaire tous les mois. Mais maintenant mon employeur prélève tous les mois une côtisation pour une complémentaire alors que je ne le souhaite pas…

      3. … certes mais pour reprendre votre métaphore de la voiture, vous aurez noté que je ne cotise pas non plus pour les frais d’entretien des voitures des autres, contrairement à la sécurité sociale …

        1. Exact c’est pour ça que je trouve la métaphore mal affinée. Il aurait fallu comparer les dépenses courante à l’assurance tout risque en cas d’accident.

      4. Même raisonnement que certaines personnes autour de moi et que je trouve très rationnel.

        D’ailleurs certaines mutuelles/assureurs possèdent déjà des contrats comportant uniquement la partie hospitalisation, c’est à dire ce qui peut coûter très cher et est incertain. Le reste est effectivement à la charge de l’assuré.

        1. J’ai fait le même calcul: Mes lunettes me coûtent moins cher que mon assurance, et je peux me payer un sirop pour la toux et quelques antibiotiques. En plus ça me pousse à faire gaffe quand on me prescrit un médoc à vérifier si j’en ai pas déjà de la fois d’avant.

    3. La précarité sanitaire est déjà là. Ces 4 dernières années, nous avons connu assez régulièrement des pénuries de médicaments, certains essentiels.
      N’oublions pas que sur un SMIC, les cotisations maladies SS sont aux alentours de 195 € /mois (2140 €/an), prévoyance 25€/mois (300/an) et CSG 115/mois (1380€/an). De quoi se payer une belle mutuelle qui vous rembourse rubis sur l’ongle à 100 %.

      1. D’accord avec Thibs. Le retour sur investissement de la cotisation maladie est lamentable. Et il est douteux qu’un assureur privé finance comme la sécu à 100 % par exemple, nos 120.000 toxicomanes au Subutex. Dont une bonne part revendue à l’étranger…

      2. Bonjour Thibs,
        La cotisation maladie est de 0.75% en part salariale, la vieillesse est de 6.9% (soumis au plafond) + 0.35% (déplafonné) soit en tout 127.33€ -> 1527.96€/an, on est déjà à 500 € en dessous de vos chiffres, pourtant ces informations sont publiques !

        La prévoyance dépend de la négociation de votre entreprise, ce n’est certainement pas un montant fixe, dans mon cas, c’est 0.305% en part salariale, ramené au SMIC ça donne 4.47€ -> 53.64€/an, 250€ d’écart avec votre discours, vous devez être mieux couvert, mais ce n’est pas le cas de tous.

        CSG/RDS = 8% de 98.25% du brut donc 115€/mois effectivement, auxquels on ajoute 8% sur la part patronale de prévoyance (1.07€/mois dans mon cas) + par patronale de la mutuelle.

        Vous êtes bien réducteur si vous pensez que votre cotisation ne sert qu’à payer vos frais de santé, et pas toutes les infrastructures de santé publiques, donc enlevez ces cotisations, et je ne sais pas où vous irez vous faire soigner.

        De plus pour rappel, la CPAM indemnise à partir du 4e jour d’arrêt pour 50% calculé sur le salaire moyen des 3 derniers mois, plafonné, ce qui PEUT être complété par l’employeur, mais pas obligatoirement, et encore moins forcément à 100%, dans mon cas c’est 90% à partir du 8e jour d’arrêt par exemple (convention collective), ceux qui sont complétés à 100% dès le premier jour croient que c’est un droit, c’est juste un avantage qu’ils ont et ne le réalisent pas bien souvent.

        Bref, merci de ne pas annoncer des chiffres sans les expliquer, vous paraîtrez plus crédible, ou demandez à un professionnel.

        Un gestionnaire de paie, depuis 10 ans.

        1. Bonjour Julien L

          la part salariale de l’assurance maladie est bien de 0.75, mais vous oubliez la part patronale à 12.84% soit 1466*13.59% soit 200€/mois.

          Un lecteur qui vérifie.

        2. En France, pour qu’un salarié moyen dispose de 100 euros nets de pouvoir d’achat, l’employeur aura dû verser 235 euros ! Alors ne nous pas rire avec vos 0,75 %…

  4. Toutnestpasperdu2017

    Il faut cependant maintenir la liberté au patient de choisir son médecin.
    Ça peut fonctionner mais il faut imposer aux mutuelles des contraintes de prises en charge et sortir de ce concept de réseaux de soin qui ne plaisent pas aux patients et encore moins aux professionnels de santé très attachés à leur indépendance. Stopper la prise en charge des affections les plus banales oui mais laisser la main sans barrières aux mutuelles ( on sait déjà de quoi elles sont capables ! ) non!
    + Publications des comptes obligatoires

    1. Le problème des mutuelles, c’est qu’elles ne sont pas indépendantes du pouvoir politique. De plus, elles sont taxées comme si c’était leur rôle d’assumer la gestion inadaptée de l’Etat.
      Il faut certainement des règles pour assurer l’équité (ne pas pouvoir refuser un patient par exemple), mais la concurrence a des bénéfices. Pensez à l’assurance auto et à tous les pays qui appliquent déjà un système d’assurance santé concurrentiel.

      1. Pas d’inquiétude. Lorsqu’elles devront assumer les risques dès le premier euro sans la SS, les mutuelles (politisées) et institutions de prévoyance (qui financent les syndicats) ne seront pas concurrentielles avec les assurances qui, elles, savent gérer. Les Français ne mettront pas longtemps avant de le comprendre et de choisir le meilleur rapport coût/efficacité.

    2. Si le client n’est pas content que son assurance lui impose un professionnel de santé appartenant à un réseau agréé, rien ne lui interdit de faire un autre choix, et d’assumer son confort de vie, son choix relationnel, voire même son choix de qualité de soin.
      Il peut aussi changer d’assurance.
      Il peur enfin réagir comme client de n’importe quel service : se faire entendre auprès de la compagnie en question qui peut-être étendra son offre de services, quitte à modifier sa tarification de cotisation.

  5. « ils troqueraient des dépenses mal gérées par la Sécurité sociale et les hôpitaux publics, contre une dépense soumise à la concurrence du marché et donc mieux gérée par des acteurs »

    Le fameux « DONC », scientifiquement établi… Quand on oublie que ses désirs sont des axiomes on ne vaut pas mieux que la « madame Michu »

    « Madame Michu, qui se rend chaque semaine chez son médecin pour s’occuper et avoir une prescription, continue à être prise en charge à 70% »

    Voilà un beau résumé de ces idéologues se pretendant raisonnés.

  6. Article dont la lecture donne la nausée.
    Comment justifier la priorité aux riches et permettre à ceux-ci d’être encore plus aisé ? En déplaçant les problèmes et en occultant les réalités.
    Le mépris du peuple est si grand dans certaines sphères qu’ils en oublient d’où vient leur prétendue supériorité (ENA).

    1. J’ai eu la même réaction. La Secu est à nous. Personne n’y touchera.La situation sociale est explosive, Fillon pourrait bien être le détonateur qui manquait à l’histoire …

    2. Le sujet n’a rien à voir avec une fantasmagorique « priorité aux riches » : la santé et son coût n’ont rien à voir avec ça.
      La question est de laisser à l’Etat la prise en charge des maladies longues et coûteuses, et de laisser à chaque citoyen la responsabilité de sa bobilofie quotidienne.
      Le problème est alors celui du financement.
      Pour la solidarité d’Etat (les ALD, IVG, maternité) le financement devrait entre assis sur une base large : impôt dedié, CSG, que sais-je. Préférentiellement assis sur autre chose que le seul travail, il me semble.
      Pour le reste, pour la bobologie, dès lors où chaque salarié, chaque libéral, chaque patron conserve (ou obtient, pour le salarié) le paiement de sa rémunération intégrale (donc incluant les charges jusqu’ici versées à l’URSSaf), le paiement des cotisations à une assurance maladie personnelle est réalisable par tous.
      Restent les assistés (RSA par exemple). Mais c’est u autre sujet.
      Le peuple est actuellement méprisé quand on lui parle de santé gratuite, de tiers-payant généralisé, de droits aux soins : il n’a plus aucune responsabilité dans ses propres questions de santé, les choix lui sont imposées par la puissance politique, les tarifs également, et depuis peu les mutuelles ont interdiction de couvrir la totalité des dépenses.
      Nettoyer ce bazar est profitable à tous, pas aux riches qui n’y sont pas exposés…

      1. Certes, mais les « sans-dents » ont toutes les raisons de ne pas accepter de l’être davantage encore. Chez mon dentiste (conventionné) : réparation de mes trois dents au plus économique = plus ou moins 500 euros. Je ne compte pas la couronne nécessaire, pas encore payée. Quant aux lunettes, même de presbytie, j’ai peine à considérer cela comme de la bobologie. Veut-on dire par là que seuls les riches auront le droit de pouvoir lire une feuille d’impôts ou -tiens- leur bordereau de remboursement sécu? Touche pas à ma sécu ou je descends dans la rue!

        1. Vous avez raison, mais dans beaucoup d’endroits il reste des dispensaires gratuits (c’est la que nous allions quand j’étais petit), et dans pas mal de grandes villes les soins dentaires sont gratuits dans les écoles dentaires.
          Je ne dis pas que 500€ ce n’est rien : c’est tout l contraire. Mais si votre patron vous donnait l’intégralité de votre salaire (donc, en gros, le double du montant actuel), vous auriez déjà plus de choix en matière de soins.
          Pour les lunettes, vous avez aussi raison. Mais l’idée que je partage aujourd’hui avec l’auteur est que nous savons tous qu’un jour ou l’autre nous en aurons besoin. Nous pouvons dès lors épargner un peu chaque mois, chaque année, pour répondre à cet été de fait. Dès lors où on ne nous prélevé plus les cotisations maladie sur nos revenus. Les deux vont ensemble, il ne faut pas l’oublier.
          On achète bien des lunettes de soleil, des crèmes de protection contre le soleil, le froid, la sécheresse de la peau. Des tampons périodiques. Des savons. Des coupe-ongles. Des brosses à cheveux. Pourquoi pas des lunettes ?

        2. Bonjour baba

          Je n’ai pas de mutuelle, mon dentiste m’a posée une ‘couronne’ et j’ai payé de ma poche 200€. 200€ tous les 10-20 ans on a vu pire.

          Quant au lunettes allez sur internet, vous avez des lunettes à 30€.

          Le système actuel empêche des solutions low-costs d’émerger, les opticiens, les prothésistes dentaires se font du beurre sur le dos des cotisants.

          Encore une fois, il n’est pas questions de laisser les gens mourir sans soins d’un cancer ou d’un infarctus, il s’agit d’optimiser les ressources et de laisser le marché agir pour les pathologies bénignes.

        3. « Réparation de mes trois dents au plus économique = plus ou moins 500 euros. Je ne compte pas la couronne nécessaire, pas encore payée. »

          On entre déjà dans des dégâts importants. A la base au plus économique 3 cavités une face c’est 3 fois 19,28 euros. On ne consulte que quand on a mal au dents baba ?

    3. Je partage cet avis, l’auteur Éric Verhaeghe ne connait pas les classes sociales défavorisées pour qui consulter le médecin est déjà une épreuve.
      D’autre part c’est parfois en soignant des petites maladies (qualifiées de bobologie par Fillon!!) que l’on en évite de grandes.
      Rembourser les soins des maladies graves c’est indispensable éviter qu’elles ne surviennent par une fréquentation régulière de son médecin traitant n’est pas une dépense inutile.
      JC92

      1. Ou, mais ça tient de la responsabilité individuelle, pas de la politique contrainte.

  7. Ce que peu de gens acceptent de voir, est que les « « riches » », disons les plus argentés, sont LIBRES depuis longtemps de ne plus participer à la communauté.
    Par conséquent les recettes baissent et les prestations ne peuvent plus que suivre le même chemin.
    « Il n’y a plus d’argent » entend-on partout mais personne ne se demande pourquoi ?
    Nous sommes libre de ne pas nous interroger et de ne pas nous informer.

    1. Les « riches » constituent une catégorie fourre-tout qui sert de base à tous les fantasmes.
      En France, d’après les définitions internationales, on doit être « riche » des 4.000€ de revenu mensuel. Guère plus.
      Il y a ainsi un très grand nombre de « riches », qui cotisent tous (sauf quelques cas d’exception, mais ils sont marginaux) a de hauts taux, pour de grosses sommes. Mais ils ne consomment pas plus en matière de dépense de santé.
      Si j’étais cynique je dirais que comme ils ont un toit bien chaud, qu’ils mangent bien, qu’ils se brossent les dents 3 fois par jours qu’ils ont le temps pour faire du sport, ils sont globalement en meilleure santé que les non-riches (ce qui est une horrible inégalité qui devrait être taxée). Et du coup ils vont moins souvent chez le toubib, chez le dentiste, etc.
      Les évasions fiscales qui affaibliraient les recettes de l’assurance maladie étatique sont une légende médiatique mais pas une réalité.
      Je connais quelques « riches », des vrais, avec des revenus annuels à 5 zéros, et j’ai eu un jour accès au montant payé en cotisations sociales et en impôts.
      Chacun paiyait par an ce que je paierai durant les 10 ou 15 prochaines années.
      Cracher sur les riches n’a qu’un effet : ils s’en vont, et du coup ne cotisent plus du tout. Parcequ’ils ne produisent plus rien.
      Attention de ne pas se tromper de combat quand on veut tuer les riches, ça finit en point Godwin avec une étoile jaune 😎

      1. Y en a marre de ce chantage ! il faut cirer les pompes des riches sinon ils s’en vont…et bien qu’ils se barrent ! ce qu’ils cotisent n’est rien par rapport à toutes la richesses qu’ils pompent aux classes ouvrières et moyennes. Comment pensez vous qu’ils se sont enrichis les « riches » ?? en bossant sur des chantiers ? non en spéculant sur la bourse et en prenant de l’argent qui correspond à AUCUN travail ! argent que paient ceux qui travaillent. J’attends avec impatiente l’émergence d’un nouveau modèle économique où chacun pourra récolter le fruit de son travail et non pas le donner aux 20 familles les plus riches au monde. Utopie, je sais…en tout cas c’est pas Fillon qui va nous aider.

        1. Vous êtes dans l’erreur la plus totale. L’idéologie socialiste est puissante, puisqu’elle détruit toute aptitude à la réflexion apaisée, critique, factuelle.
          Connaissez-vous au moins des « riches » ? En vrai ? Pas à la TV (hormis les joueurs de foot qui eux ont le droit d’être riches, les gagnants du loto qui ont aussi le droit, les chanteurs et chanteuses de tous poils qui ont aussi le droit, les artistes de ciné qui ont aussi le droit), pas dans la presse, mais dans la vie de tous les jours ?
          Moi j’en connais. De près. Ceux que je connais sont tous partis de zéro. Sans aide de l’Etat, sans famille pour les financer, sans subvention : ils ont bossé comme des ânes. Ô, ils ne sont pas dans les 20 familles que vous citez, dont 15 n’étaient pas riches il y a encore moins de 20 ans.
          Non, les riches dont je parle, c’est mon électricien, qui arrive l’été sur les chantiers à 4h du matin.
          C’est ce type qui a créé une petite boîte d’informatique il y a 20 ans, qui bossait le jour et la nuit pour aller plus vite dans son travail histoire de se faire payer par ses clients, et qui a aujourd’hui une centaine de salariés épanouis.
          C’est ce Kiné qui fait des journées de 12 heure, sur le dos de qui la Secu tombe régulièrement, mais qui est tellement performant dans sa pratique de soin que son carnet de rendez-vous est plein en permanence.
          Les riches, c’est potentiellement vous et moi : le profiteur, le boursicoteur existent, mais ils sont marginaux, peu nombreux et ne constituent pas un vrai tissus économique.
          Et les riches dont je vous parle, ceux qui viennent vous dépanner un soir d’orage, ceux qui vont vous remettre sur pied quand vous êtes tombé de l’escalier, ceux qui vous améliorer votre vie quotidienne, croyez-moi, ils en on marre que vous et vos semblables passiez vos nerfs sur eux.
          Ayn Rand, dans « La Grève » l’a bien décrit.

          1. Bravo pukura tane pour ce beau descriptif !!!
            La France est un pays D assistes qui veulent que tout soit gratuit , qui sont paresseux et ne veulent pas travailler ( a 35h, ils se plaignent encore)
            Si aujourd’hui certains D entre nous sont riches nous ne le devons qu a notre travail seul vraie valeur dans la vie …
            MAIS au milieu de cette France ou DE ce qu il en reste , il sera difficile de faire passer ces idées , mais nous sommes dans le vrai …
            regardez bien le modèle américain AVEC leur super futur président . ! J ai hâte de voir les résultats ! Le travail , les aides aux entreprises , les créations D emploi ET ainsi la
            Création de richesse . Il faut juste vouloir travailler ET ne pas attendre que tout tombe du ciel .

        2. « en spéculant sur la bourse et en prenant de l’argent qui correspond à AUCUN travail ». Pauvre ignare, ceux qui investissent en bourse prennent un RISQUE, et financent les murs de votre entreprise, son matériel, ses machines, ses achats, etc. Sans nous, vous n’auriez pas d’emploi, donc pas de salaire !

          1. orldiabolo: et de plus, à chaque fois qu’un boursicoteur gagne de l’argent en spéculant, d’autres perdent de l’argent dans la même spéculation: celui qui s’est enrichi en spéculant n’a en aucun cas pris de l’argent aux « ouvriers », mais à d’autres spéculateurs.

        3. et dans les pays communistes les ouvriers sont moins riches bien que les riches ne leur pompe rien curieux non? …les riches font un truc important ils investissent…et comme ils sont « cupides »…ils prennent soin à bien investir…pour créer plus de richesse.
          .il y en a d’autres qui bossent mieux et s’enrichissent …

          Il y a des riches par contre qui doivent leur richesse à leur connivence avec les politiques..c’est autre chose…

        4. Les médecins sont riches. Qu’ils dégagent !

        5. Pierre Kirool (émigré)

          Tout d’abord merci Boyington pour me redonner courage. Moi qui ai quitté la France, il y a cinq mois, dans les moments de déprime, votre commentaire me rappelle pourquoi… Et je ne suis pas riche qu’on s’entende bien là-dessus, mais je compte bien le devenir. La pauvreté, j’y ai gouté en France et bien ça ne m’intéresse pas.

          Au passage, si c’est si facile de devenir riche en spéculant sur la bourse pourquoi n’en faite vous pas autant ?

      2. Je ne faisais allusion qu’aux plus riches pratiquant l’évasion fiscale et aux entreprises pratiquant l’ « optimisation fiscale ».
        (J’ignore ou se situe votre électricien mais je vous fais confiance pour dire que c’est un gars bien)
        Tout cet argent librement détourné de la société et pourtant issu de la société devient un manque à gagner pour financer les services publics.
        Manque à gagner qui organise la désorganisation des services publics, qui donc, rendent de plus en plus un mauvais service public, du coup il faut privatiser ces gens inefficaces, bouh ! et la boucle est bouclée, bienvenue aux Sates !
        Regard d’un américain sur la France : http://positivr.fr/mickael-moore-cantine-france-where-to-invade-next/

        J’ai beau trimer seul dans mon garage, je ne deviens pas riche pour autant, il faut bien une ouverture sur l’extérieur de mon garage pour que je devienne riche, et certes, un habileté personnelle, plus beaucoup de travail dans un domaine où j’excelle
        Arrivé à un stade, il faut malgré tout utiliser les autres si l’on veut devenir encore plus riche.
        Dans ma bouche se serait plutôt « exploiter les autres » mais je ne voulais pas vous froisser. 😉
        Pour la route : http://rue89.nouvelobs.com/2016/11/28/laurent-wauquiez-les-plus-riches-tweet-fait-tache-265757

        Pour ma part, tout cela est factuel et détaché de toute idéologie.
        La sélection des faits commence à entrer dans l’idéologie.
        J’apporte un peu de nouveauté à votre sélection personnelle de faits. 😉

        Pour moi c’est le manque ce civisme de certains + service de la dette (qui est lié, si vous m’avez compris), mais pour vous, quelle serait l’explication du manque d’argent chronique des hôpitaux, communes, etc…?

        1. Ah, le mankagagné. Figurez vous que l’argent que nous gagnons est encore notre propriété et non celle de l’Etat ou des services publics. Le mankagagné n’existe pas hors des fantasmes liberticides collectivistes. Ceux dont vous parlez ne font rien d’illégal, strictement rien, et ne doivent rien d’autre à la collectivité que les impôts qu’ils paient légalement sans frauder. Vous voulez leur prendre plus d’argent, soit. Changez les lois et ils en paieront plus ou se barreront définitivement mais avec les lois actuelles ils sont en règle. Et puis parler « d’utiliser les autres » pour gagner de l’argent signifie que vous ne concevez pas la coopération entre les hommes et que vos connaissances en économie sont largement perfectibles. C’est triste aujourd’hui, mais un espoir pour plus tard, car vous semblez ouvert au dialogue.
          Voyez vous, récemment il a été donné un petit bilan de l’ISF depuis sa création. Il rapporte directement 5 milliards par an. Mais depuis 20 ans on chiffre à 350 milliards les hommes et le capital qui a fui en particulier en Belgique, ce qui représente en gros dans les 20 milliards par an de diminution des rentrées fiscales (TVA, investissement, production…). Bilan, 15 milliards de moins de recettes fiscales et un paquet de chômeurs en plus.
          C’est un choix, celui de l’ignorance économique.

          1. « Ah, le mankagagné.
            Figurez vous que l’argent que nous gagnons est encore notre propriété  » pure convention de l’esprit, vous ne possédez rien, et moi non plus.
            Juste nous admettons d’un commun accord posséder.
            Dans le factuel rien n’est possédé par quiconque.
            Si l’on accepte de rentrer dans le jeu d’esprit de la possession, cet argent est pris à d’autres et se concentre chez les vainqueurs du jeu de l’argent.
            Un esprit de vainqueur reste un esprit de vainqueur et le vainqueur est obligatoirement cynique pour survivre mentalement.
            Sinon sa conscience lui créerait des soucis alors mieux vaut ne plus avoir de conscience et être cynique, en effet. triste destinée…
            Peu importe le malheur qu’engendrent nos actes de vainqueurs, c’est le jeu, n’est ce pas ?
            personnellement je n’accepte pas les règles du jeu de l’argent mais y suis contraint, pour survivre, vu que nous sommes tous inter-dépendants.
            Je ne suis pas résigné et surtout pas cynique, comprenez vous que vos acceptions(du monde tel qu’il est ou le voulez) me fassent souffrir ?

            1. legars: pure convention de l’esprit, vous ne possédez rien, et moi non plus.

              Seuls les esclaves ne possèdent rien. Je ne pensais pas que des gens soutenaient encore l’esclavage en occident.

              legars: Par conséquent les recettes baissent et les prestations ne peuvent plus que suivre le même chemin.

              Sacrée baisse effectivement…

              Évolution des dépenses des administrations publiques (en milliards)
              —————————————————————————–
              2002: 833,77
              2003: 864,31
              2004: 898,56
              2005: 936.99
              2006: 972,84
              2007: 1016,17
              2008: 1057,61
              2009: 1100,61
              2010: 1128,02
              2011: 1151,54
              2012: 1185,38
              2013: 1207,49
              2014: 1226,50
              2015: 1233,60

              legars: vos acceptions(du monde tel qu’il est

              Commencez d’abord par regarder le monde tel qu’il est et nous pourrons discuter sur une base saine.

              Par exemple
              -L’État en France est passé de 35% du PIB durant les « trente glorieuses » à 57% actuellement. Un emploi salarié sur trois est payé avec de l’argent public et tout se casse la gueule.
              -L’état français est recordman mondial (no2) de la taxation et les prestations sociales y sont à peine dans la moyenne européenne, où va l’argent ?

              Ici ?
              http://www.observatoiredesgaspillages.com/2009/05/associations-les-subventions-les-plus-delirantes/

  8. Très cher ERIC,
    vous venez de prendre une volée de bois vert par vos lecteurs qui a priori ne sont pas d’affreux gauchistes hyper-révolutionnaires mais simplement des gens qui craignent pour leur santé.
    Nous avons de très beaux exemples de médecine privatisée aux US et une médecine « étatisée » au Canada ou en Angleterre.
    La médecine US, c’est merveilleux, si vous ne travaillez pas dans la bonne entreprise , il vous faudra débourser 30 000 dollars au minimum pour avoir une prothese de hanche.
    La médecine étatisée , c’est aussi merveilleux, si vous etes canadien, il vous faudra débourser aussi 30 00 dollars parce que vous devrez aller aux US pour avoir une prothèse de hanche dans un délai raisonnable. Si vous etes anglais, vous irez à Boulogne sur mer pour vous faire operer de la cataracte.
    Alors en quoi notre système doit il etre modifier? Est ce qu’on ne peut pas améliorer la gestion?

    Je suis médecin liberal, et bien voyez-vous cher ERIC, je viens de dire à l’instant à Madame MICHU au téléphone que je ne la verrai pas car ce n’est pas justifié.
    Enfin dernière remarque cher ERIC, il faudrait que vous puissiez préciser les 750 Euros de reste à charge pour la personne prise en charge à 100% par la sécu.

    Mais vos articles sont toujours intéressants;

    1. Ça peut aller bien au-delà de 759€ : le sujet à déjà été abordé sur Contrepoints il y a quelques mois, par une patiente pour qui le reste à charge de son chirurgien habituel est passé de zéro euro à quelques milliers.
      L’explication ?
      Le très fameux Contrat d’Acces aux Soins (côté professionnel de santé) et les Contrats Responsables (coté complémentaires) qui interdisent désormais à ces dernières de payer l’intégralité des honoraires des vilains Professionnels qui n’auraient pas accepté de signer le CAS.
      Le systeme est pourri par l’idéologie gouvernementale.

    2. N’importe quoi ! Vous répétez les mantras de l’oligarchie socialiste. Bon, si vous êtes médecin, vous faites partie du club puisque vos revenus dépendent de ce système pourri et corrompu.
      Cela fait + de 10 ans que je réside et me fais soigner en Angleterre. Les Anglais se bidonnent quand les Français de nature narcissique font croire qu’ils se soignent à Boulogne…. Le NHS (Sécu anglaise) accepte et règle les factures si certains de leurs ressortissants et cotisants se font soigner dans la CEE (changement probable avec le Brexit). Les Anglais sont LIBRES de choisir les praticiens de leur choix. Vous avez ça en France ???? Vous imaginez les gugusses de la sécu payer les toubibs anglais ?
      Pour ma part je bénéficie des soins locaux anglais SANS supplément et 100% en charge du NHS.
      Votre sécu qui n’est autre que le magot des syndicats, vous rembourse de moins en moins en vous faisant payer de plus en plus et même 3 fois avec la mutuelle et la surmutuelle. Franchement, faut être très cons pour accepter cela.
      Pour ceux qui savent compter, (cas très rare chez les Français) charges sociales + patronales directes ET indirectes = 12% en Angleterre (+ de 100% en France sans parler de la CSG à tous les étages et même 4e sous-sol !
      Prise en charge NHS : 100% et vous n’avez RIEN à payer ni même à avancer l’argent…… Ah oui, dès que vous êtes résident britannique vous êtes affiliés automatiquement au NHS. Donc pas besoin de travailler pour bénéficier des soins.
      Autre point bien français encore celui-là : le RSI….. Demandez aux Indépendants qui travaillent 16 heures par jour et cotisent + de 53% de leurs bénéfices s’ils sont remboursés correctement…. Arrêtez de regarder la Tv et écouter la radio et de gober la propagande.
      A bon entendeur, salut !

    3. PhilippeMurrayRothbard

      La médecine est au contraire de la légende qu’entretiennent les médias français très étato-coporatisée aux US.

    4. « Alors en quoi notre système doit il etre modifier? Est ce qu’on ne peut pas améliorer la gestion? »

      Oui la consultation à 23 euro des toubibs est trop chère. Il faudrait la baisser.
      Sinon quelques centaines de milliards d’euros de déficit sécu ca en fait des prothèses de hanches à 30 000 euros.

  9. Juste une petite remarque au passage.
    « La petite maladie comme la grippe » comme vous la citez, a quand fait 18300 morts en 2015 en France soit 6 fois plus que les accidents de la route.
    En sachant que les personnes à risque sont prises en charge par la securité sociale, je n’ose imaginer ce que cela va donner lorsqu’il ne seront plus pris en charge.

    1. Bonjour MARTIN

      Prix du vaccin 5€ + honoraire infirmière 3.15€. Moins de 10€. Ne me dites pas que vous n’avez pas 10€ disponible par an.

      Revenez sur terre, la ‘secu’ rembourse plein de petits actes qui peuvent très bien être pris en charge par vous même.

      1. Bien dit !

      2. Où avez-vous vu que le vaccin protégeait à 100% il protège à peine à 30 %….un tantinet démago vos commentaires…ceux qui gagnent le smic seront trop riches pour bénéficier de la couverture minimum prévue par Fillon et trop pauvres pour se payer les soins de bases et la prévention. c’est pas bête sinon, l’espérance de vie va drastiquement baisser (pas de soins, travailler plus et plus longtemps) et comme ça ils n’auront même plus de retraites à payer…très fort.

        1. De deux choses l’une, vous dîtes que le vaccins ne sert à rien, mais ils faut qu’il soient gratuits sinon 16000 morts.
          Les 16000 morts sont des malades chroniques en ALD qui restent couverts par la ‘secu’.

          Arrêtez de noircir le tableau, il s’agit juste de prendre en charge les soins onéreux et pas les soins courant, par exemple la prescription de pilule qui devrait être en vente libre (4 € la boite pour 3 mois). Il est inutile d’aller chez le médecin régulièrement, à part un frottis tous les 3 ans.

        2. De toute façon, la grippe guérit toute seule avant qu’on ait pu avoir un rendez vous chez le médecin.

      3. Martin a la moitié de son salaire qui part en charges. Il est à 10 euros près.

    2. C’est combieni le prix d’un vaccin ?
      2 ou 3 paquets de cigarettes…..
      Pauvre France

  10. La prévention est la grande absente de nos politiques de santé. J’en sais quelquechose : un brossage bi quotidien avec 2 visites par an chez le dentiste, avec une implication des parents sur l’alimentation des enfants , évite pratiquement TOUTES les caries.depuis 30 ans, mon exercice m’a démontré que cela marche !! qu’est ce qu’on attends pour appliquer ces règles très simples pour obtenir des résultats étonnants en terme de santé dentaire; en 10-15 ans , les économies seraient énormes; l’argent ainsi économisé pourrait aider ceux qui ont de VRAIS soucis avec leurs dents et gencives (agénésies,baisse des défenses immunitaires). La RESPONSABILITE PERSONNELLE, doit être mise en avant pour que le système puisse aider ceux qui en ont vraiment besoin !!

    1. J’ai découvert la ô combien peu écologique brosse à dent électrique il y a presque une dizaine d’années.
      Dernier rdv chez mon dentiste il y a plusieurs années pour un contrôle et un détartrage : le truc standard.
      Il n’y avait rien à faire, ni pour les caries, ni pour le détartrage !
      Ce n’est qu’un témoignage, mais la prévention en ce domaine est facile.
      En plus, ces fichues brosses vibrent toutes les 30 secondes, ce qui fait que le brossage « réglementaire » de 2 minutes n’est plus jamais violé par le brasseur pressé de faire autre-chose.
      Loin de moi l’idée de demander un une assurance de me rembourser les brosses : je suis responsable du truc, et ça me va bien.

    2. roadking: tout à fait! C’est ce qui s’est passé à Tahiti: les Polynésiens avaient les dents esquintées à cause de l’arrivée du sucre, qu’ils ne consommaient pas avant l’arrivée des Européens, et une politique d’éducation au brossage de dents faite au niveau des écoles à amélioré la situation.

    3. « La prévention est la grande absente de nos politiques de santé. J’en sais quelquechose : un brossage bi quotidien avec 2 visites par an chez le dentiste, avec une implication des parents sur l’alimentation des enfants , évite pratiquement TOUTES les caries.depuis 30 ans, mon exercice m’a démontré que cela marche !! »

      Ca ne marche pas. Si ca marchait tu aurais fait faillite depuis belle lurette la prévention et les soins de carie simples n’étant pas rémunérés en France.

  11. « En réalité, la prise en charge des lunettes relève de l’épargne et non de l’assurance. »
    C’est tellement vrai, et si rarement exprimé !
    Factuellement, hormis les montures aux tarifs hallucinants parfois, les verres ne sont pas si coûteux que ça. Même pour une famille dont la vue des enfants change chaque année le coût serait inférieur aux cotisations payées à leur « assurance ».

    1. sans blague ! 450 € le verre pour moi ! non c’est pas cher….vous en avez pas marre de dire n’importe quoi et penser que tout le monde est comme vous

      1. Pourquoi m’agresser ? Bien entendu je sais que tout le monde ne pense pas comme moi, sinon à quoi bon s’exprimer ici.
        Pas plus que tout le monde ne pense comme vous.
        Ce qui nous distingue peut-être est la relative différence de courtoisie, mais que peut-on y faire ?

        J’ai fais comme vous, j’ai regardé sur mes factures combien coûtaient le systeme verres : 82€ TTC pièce.
        Quand j’ai rayé un verre au printemps (oui, je n’ai pas pris l’option « anti-rayures » qui faisait flamber le prix du bouzin), je l’ai fais changer à mes frais. L’opticien m’a proposé de me faire une facture ouvrant droit à remboursement, en m’ic,ôtant à retourner chez l’ophtalmologue pour en avoir une prescription : j’ai refusé.

        Pour en avoir parlé il y a quelques années avec un verrier spécialisé, pas grand-chose ne justifie un prix aussi élevé sur les verres, sauf quelques cas particuliers.
        Il n’en demeure pas moins que même à 450€ le verre, on ne les change pas tous les 3-4 marins. Ni mois, ni années le plus souvent.
        Et il n’en demeure pas moins que cette somme est largement « epargnable » par tous, quitte à faire jouer la concurrence.
        Maintenant, certains veulent des verres bien spécifiques, mieux ceci ou mieux cela que la stricte nécessité ophtalmique. Et cette demande à un prix.

        1. « Il n’en demeure pas moins que même à 450€ le verre, on ne les change pas tous les 3-4 marins. Ni mois, ni années le plus souvent.
          Et il n’en demeure pas moins que cette somme est largement « epargnable » par tous, quitte à faire jouer la concurrence »
          quand la fin du mois commence le 5 l’épargne ….

          1. Lunettes pour tous ,a partir de 10 euros,et pas besoin d ordonnance

          2. Oui, je suis d’accord. Mais l’épargne en question peut se préparer sur plusieurs années.
            Encore une fois mon propos concerne une grosse majorité de personnes : la solidarité pour les plus démunis n’est pas un problème d’assurance maladie. Ou d’assurance vue.
            On ne peut pas établir, comme c’est le cas actuellement, un systeme social sur le seul modèle des plus démunis. Ça revient à généraliser des situations exceptionnelles, et à englober dans un systeme d’assurance ou de prévoyance une gestion de solidarité obligatoire qui ne suit pas la même logique.

        2. Épargner pour une voiture ou un logement, ok. Mais pour des lunettes ? Vous avez perdu l’esprit.

          1. Non, mais j’ai pu mal m’exprimer.
            Le constat est que chacun de nous sait, a une très forte probabilité, qu’il lui faudra des lunettes un jour. Tout comme il sait qu’un jour lointain il lui faudra probablement un dentier, et un jour moins lointain un pantalon ou une jupe plus large (il arrive que l’on prenne du poids avec l’âge).
            L’âge n’est pas une fatalité, et ses conséquences courantes (dégradation de la vision) sont prévisibles.
            En ce sens, devenir presbyte passé 40/50 ans est un cas normal, pas une maladie. Tout comme avoir des rides ou de l’embonpoint. C’est gênant au quotidien, mais ce n’est pas anormal, bien au contraire. Et globalement ça touche tout le monde.
            Dès lors, on peut considérer qu’il faudra bien un jour, avec l’âge, faire face à une dépense concernant l’acquisition de dispositifs destinés à corriger la dégradation naturelle de la vision.
            Cette somme est actuellement cotisée par les travailleurs et les rentiers (la CSG s’applique sur tout). Et cette somme est distribuée aux ophtalmos d’une part, et aux opticiens d’autre part. Avec un scandale sur les taux de remboursement, et des couples mutuelles/opticiens qui encouragent les fraudes : la,traditionnelle question de l’opticien « vous êtes remboursé jusqu’à quel montant par votre mutuelle » est significative. La facture majoré alors le prix des verres pour faire passer le prix de la jolie monture de marque.
            Bref, je m’égare.
            L’idée est qu’au lieu de cotiser des sommes folles durant des années ou des décennies, pour avoir un remboursement ridicule, il serait mieux de laisser à chacun la disponibilité de cet argent, et de laisser à chacun la responsabilité de le conserver au fil du temps pour s’acheter un jour la paire de lunettes qui lui convient.
            Épargner pour ses vieux jour marché pour plein de choses, mais culturellement nous considérons tous que les lunettes sont du seul ressort de l’assurance maladie.
            Cette idée reçue n’a plus de raison d’être aujourd’hui.

      2. Bonjour Papy B ;).

        Allez sur internet les premier prix sont à 30€ pour des monofocaux. Je suis myope et presbyte et j’ai deux paires (de lunettes) et j’en meure pas.

        1. Pour aller dans votre sens et montrer que la concurrence a du bon. Je porte des lentilles et je les commande habituellement chez mon opticien à côté de chez moi très sympathique et qui m’a dépanné plusieurs fois. Pour une fois, cette année, je n’ai pas renouvelé mes lentilles chez lui. Pourquoi ? La réponse est simple : chez lui les lentilles pour 12 mois coûtent 200 €, par internet (avec retrait chez un opticien à côté de mon travail) 84€ pour la MÊME marque. Ceci tend à prouver qu’il y a, dans ce domaine clairement de l’abus de la part des opticiens et autant sur des lunettes je pourrais comprendre un écart de prix (conseil du vendeur, etc.) autant sur des lentilles de contact non.

          1. « Ceci tend à prouver qu’il y a, dans ce domaine clairement de l’abus de la part des opticiens… »

            Pose vous peut-être aussi la question concernant les taxes que supporte votre opticien : taxe sur les salaires, sur le CA, sur les bénéfices, les contributions sociales, les droits d’enregistrement sur le pas-de-porte, la contribution foncière des entreprises, les revenus… etc… et comme il est captif il n’y a pas de négociations possibles, c’est du racket.

            Si avec le prix qu’il vous facture votre opticien ne roule pas en Ferrari c’est qu’il y a une raison : les taxes sont payées par les clients et si le prix internet est plus bas c’est que la base taxable pour répartir ces taxes est plus importante, il y a juste plus de clients. Quand votre opticien aura disparu ce sera les autres habitants qui paieront et pour échapper à tout cela vous irez à l’occasion d’un voyage, vous équiper et vous faire soigner dans d’autres pays : en Corée du Sud vous avez vos lunettes en 1 heure, examen compris, pour 150 euros avec des verres progressifs Essilor.

      3. Boyington: vous avez certainement choisi ds verres progressifs, onéreux. Moi, j’ai trois paires de lunettes, l’une pour voir de loin, l’autre pour lire, la troisième pour l’ordinateur. Les verres progressifs sont un luxe (que vous vous êtes permis parce que vous êtes un « riche »?)

        1. « Boyington: vous avez certainement choisi ds verres progressifs, onéreux. Moi, j’ai trois paires de lunettes, l’une pour voir de loin, l’autre pour lire, la troisième pour l’ordinateur. Les verres progressifs sont un luxe (que vous vous êtes permis parce que vous êtes un « riche »?) »

          Il doit etre dentiste pour avoir besoin de verre progressifs. Car en une minute il doit regarder un ordinateur, soigner en bouche et voir de loin pour reconnaitre son patient. Avec 3 paires ca ne le fait pas.

          1. « Il doit etre dentiste pour avoir besoin de verre progressifs. »

            … ou il a juste besoin de confort à faire payer par les autres.

    2. assurance privée, mutuelle, épargne ; peut importe. L’essentiel est de laisser aux gens la liberté de choisir leur mode de protection pour des problèmes de santé qui seraient prévisibles, mais aussi de leur donner le moyen de le faire. J’attends de voir comment sera compensé ce qui sera perdu en remboursements. Jouer sur la concurrence entre médecins et hôpitaux risquent surtout de privilégier la rentabilité et la rémunération du capital à l’encontre de la qualité des soins, sauf pour ceux qui auront les moyens de choisir les bonnes filières qui finiront par s’installer réservées aux riches. En définitive, cette réforme va surtout faire disparaître dans les faits le principe de solidarité ; un principe étrangement absent que je constate souvent dans le vocabulaire des libéraux.

      1. « En définitive, cette réforme va surtout faire disparaître dans les faits le principe de solidarité  »

        Quelle solidarité ? La CMU n’est pas financée par la sécu mais par une taxe sur les complémentaires santé et une partie de la taxe sur le tabac.
        Pour les autres la sécu c’est 20 % du salaire.

  12. Super chouette la prévention, on retire du chiffre d’affaires pour les rares dentistes qui reste!

    1. Je suis bien d’accord, donc on ne peut pas se contenter d’une solution qui nous arrêterait en plein milieu du gué. Les tarifs et les honoraires des professionnels doivent être aussi libérés. Un dentiste doit pouvoir facturer ses prestations à un prix juste qui lui permet de rentabiliser son équipement, de bien gagner sa vie (sans limite à mes yeux, là concurrence trouvera l’équilibre qui va bien), et ainsi de bien s’occuper de ses clients/patients.

  13. Je pense en effet que les rhume, grippe et autre gastro ne nécessite pas de consultation, il est nécessaire aussi de supprimer les certificat médicaux réclamés aux remboursements des arrêt de travail concernant ces maladies. On ne va bien souvent consulter pour ces maladies que pour avoir un papier du médecin et éviter les ennuis avec notre employeur. Arrêtons de rembourser des traitements inefficaces et couteux, ne remboursons que ce qui a fait la preuve de son efficacité, la sécurité sociale n’a pas a financer les croyances des patients comme des praticiens.

  14. Madame Fillon est Anglaise et influence beaucoup son mari manifestement! les Anglais venaient se soigner en France tellement leur système de soins est minable (ma fille vie en Angleterre et j’en témoigne). Non allons faire une monumentale dégringolade. Faire payer les enfants pour leurs parents mourants. Si les enfants sont au chômage ils mourront comme des chiens. Scandaleux ! je ne comprends pas les Français qui se plaignaient de la droitisation de Hollande et votent pour le pire des cauchemars ! je vous parie que ce seront les mêmes qui râleront bientôt….minable.

    1. Boyington: il est tout à fait exact que les Anglais venaient se faire soigner en France, j’en ai été témoin. C’était AVANT les réformes des Thatcher, ce n’a plus été le cas peu après.

  15. Il faut baisser les dépenses public…il faut baisser…il faut…peut importe la forme…ici c’est assez drôle…car on veux nous faire croire qu’une liste de maladie ou comme par hasard les prix des traitements proposés par nos chers labo à explosés, sont les seuls qu’il faille financer…

    Le pib de la France était de 150 milliard en 1970 contre 2500 aujourd’hui. Prendre en charge la santé, l’éducation, l’énergie ou augmenter le capital c’est un choix de société pas une obligation.

  16. Quid des arrêts de maladie abusifs qui ne sont pas contrôlés. Je pense particulièrement à la fonction publique que les candidats à la présidentielle n’ont pas prévu de réformer.

  17. Effectivement, si l’argumentaire de Fillon tient à cette description il y a de quoi s’inquiéter.

    Le remboursement du vaccin de la grippe est une incitation à la vaccination et est à mettre dans la balance : Arrêt de travail (manque de productivité), Hospitalisation (1 000€ la journée) et 18 000 décès pour l’année dernière. Contre, moins de 10€. Cela s’appelle la prévention et le but de la prévention c’est de payer avant ce qui coûte ensuite plus cher.

    Démonstration faite, c’est valable pour beaucoup de petits bobos. « On va tout de même rembourser l’amputation de ce bras à ce pauvre monsieur ! » Ah ben oui, si on lui avait remboursé sa biseptine (3.37€), il aurait pu soigner son éraflure. Mais voilà, des gens vivent avec 400€ par mois.

    La non-prise en charge du dentiste amène nécessairement à d’autres pathologies beaucoup plus graves.

    Appelons un chat un chat. Les cotisations maladies en France sont très chères mais qui se gavent ? Les pauvres qui vont les dentistes où le prix des médicaments ? Rien sur les labos ? 1/3 des prescriptions sont inutiles.
    Bien entendu, ça peut être chacun pour sa gueule et que les plus démunis crèvent parce qu’ils coûtent trop à la société. En plus, avec ce qu’ils gagnent ils ne cotisent presque rien. Voilà clairement ce que dit ce projet de réforme.

    Alors effectivement cela peut être un choix de société.

    1. Tous les gens ne vivent pas avec 400€ par mois. À force de faire un nivellement social par le bas au niveau du modèle, on en arrive à des aberrations sans fondement.
      Si on ne peut pas prendre les « riches » comme base d’un systeme d’assurance maladie (ici, le mot-clé est bien « assurance »), alors on ne peut pas non plus prendre les « pauvres ».
      La solidarité est un autre débat, et elle ne saurait être imposée par l’Etat ou l’idéologie ambiante qui ruine notre pays.

      1. Les systèmes de protection sociale sont fait pour s’assurer que personne n’est laissé de côté dans une société, pas pour que les riches décident qui mérite de se faire soigner et qui mérite de crever.
        C’est le principe chrétien : « tu seras jugé pour tes actions envers les plus faibles, pas pour lécher les nœuds des ronds-de-cuir » ou encore « Ne profitez pas de la faiblesse de l’immigré, de l’orphelin ou de la veuve, pour leur extorquer ce qu’ils possèdent »

        1. peut être sauf que ce que vous dites est politique, et que les systèmes de protection sociale ont été faits par des gens…pas par une instance divine, invoquer la religion ne sert à rien..
          au passage la pauvreté ce n’est pas un qualité et la richesse n’est pas une tare… la majeure partie des gens sont prêts à aider les gens courageux subissant un coup du sort… il est déjà pus difficile d’aider un type qui vous crache dessus et qui ne se casse pas le cul.

          c’est très joli la générosité mais c’est volontaire, obliger les autres à être généreux revient en pratique à les voler…ça peut être légal en démocratie mais n’invoquez pas la g »générosité ou l’humanité pas besoin d’etre généreux pour donner l’argent des autres.

        2. PhilippeMurrayRothbard

          C’est un sophisme autoritaire. La réalité c’est que l’on impose au gens, et à fortiori aux plus pauvres un producteur de protection sociale . Le rôle entre l’assureur et l’assuré est donc inversé. Résultat la santé coûte de plus en plus cher, le système se complexifie, et les cotisations montent. Les gens (et surtout les plus pauvre) sont de moins en moins bien assurés.

    2. Mais voilà, des gens vivent avec 400€ par mois.

      Personne n’a dit qu’on allait les laisser tomber.

  18. Je rêve d’un système de protection sociale qui prend en compte ceux qui coûtent le plus, les familles jeunes, les retraités assistés, qui module les cotisations en fonction des risques liés l’âge (les jeunes et les personnes âgées), qui ne prend en charge à 100% que quelques maladies incurables (pas tous les cancers, pas toutes les longues maladies) et qui rembourse à 30% les autres maladies ; un système qui laisse la place au privé dont on sait pertinemment qu’il gère avec rigueur, chassant les coûts cachés, et sans gabegie ; un système pour lequel la cotisation ne serait pas liée au salaire, et donc des cotisations égales pour tous, permettant aux assurances privées de compléter cette protection en fonction des revenus pour assurer une vraie protection à ceux et à celles qui font la France,… Même si je considère que le programme de Fillon est sur la bonne voie, je le trouve très timoré…….. Non, c’est une blague d’aujourd’hui sur un avenir probable à échéance de 15 à 20 ans. Mais le chemin est déjà pris depuis quelques années. C’est cela le néo-libéralisme sur lequel le populisme fait ses choux gras.

  19. Bah oui, le bon sens c’est de faire crever les pauvres #Fillon2017
    J’espère aussi qu’il raccourcira les tenues des infirmières et licenciera celles qui ont plus de 35 ans, quitte à dire n’importe quoi, autant bander !

  20. CHER PUKURA TANE,

    l’exemple que vous prenez n’est pas valable: il s’agissait pour cette pauvre dame qui a eu un cancer du sein d’une reconstruction mammaire qui aurait très bien pu se faire Lyon, cette personne habitant la région lyonnaise. Il ne s’agissait pas de soins curateurs donc vous procèdez par amalgame ou confusion….

    Je me répète: ou est le reste à charge pour une personne prise à 100% pour la sécu?

    1. JPDR: ou est le reste à charge pour une personne prise à 100% pour la sécu?

      Avec une carte de crédit je peux parfaitement mener la vie de château, la question c’est combien de temps je peux continuer ?
      L’état dépense 24% de PLUS que ces revenus et ajoute 100 milliards chaque année à une dette réelle, déjà faramineuse, de 5000 milliards soit 246% du PIB.

      Vos traitements « gratuits » sont « payés » en grande partie par un crédit pris sur les générations qui arrivent, qui va payer pour leurs traitements à eux ?

  21. au moins ayez l’honetete de dire qui est a la base de cet expose!! cela revient purement et simplement a privatiser la securite sociale au benefice (comme d’habitude)des grands groupes mutualistes et d’autres qui ne manqueraient pas de se former attires par la mane ainsi offerte!!

  22. Parce que l’on ne meurt pas d’une grippe (même étant vacciné) et d’une bronchite ? Que ce belge s’occupe donc de problèmes belges et non de problèmes français..

  23. Bonjour, j’ai quelques questions concernant ce plan de réforme, pour si jamais quelqu’un savait me répondre. Ça concerne les remboursements à 70%. Prenons les malades suivants : un hypertendu, un hypothyroïdien, une personne qui a une pneumonie à streptocoque. Ça signifie qu’ils ne seront plus remboursés que par leur mutuelle ? Alors que dans les trois cas, en cas d’abstinence thérapeutique, la maladie est potentiellement mortelle ?

    Autre question : est-ce que la réforme de la complémentaire obligatoire pour les salariés, devant être celle choisie par l’employeur, sera maintenue ?

    Pour le reste, le but de la Sécu est censé être d’assurer que les travailleurs soient en bonne santé pour travailler pour le pays… C’est vrai que ce sera très efficace pour tuer les vieux, donc là, ça arrange l’Etat, mais ce n’est pas hyper éthique. De plus, le cancer est un risque lié au vieillissement donc selon cette logique, il devrait être assuré et non remboursé par la Sécu, je me trompe ?

    1. ce n’est pas le but de la sécu…c’est une redistribution, chacun cotise selon ses moyens ,chacun est soigné selon ses besoins.

  24. Et quid du financement des arrets maladie ?

    Dans le privé, les jours de carence imposés font que même si les médicaments et le médecin sont remboursés, il reste un fort manque à gagner pour chaque jour d’arret maladie qu’on prend.
    Exemple : une bonne petite crève hivernale clouant 2-3j au lit, ça fait 3jours de salaire en moins. Suivant les cas, c’est plusieurs centaines d’euros de pure perte dans le mois.

    Résultat, on reste pas au lit. On fait l’effort de venir bosser – sachant qu’il est évidément totalement conseillé de prendre sa voiture alors qu’on est considérablement affaibli, ça n’augmente pas les risques d’accidents, non non – on n’avance pas au boulot (vu qu’on est KO) et en prime on contamine tous les collègues.

    Tout ça à cause des jours de carence que personne ne prend en charge.

    Ca s’appelle du présentéisme, et selon une étude récente ça coute 13 à 15 milliards d’euro par an aux entreprises françaises. Beaucoup plus que l’absentéisme

    Qu’est-ce que la réforme proposée par Fillon peut faire pour ce cas ? Est-ce que nos mutuelles / assurances complémentaires peuvent gérer ? (après tout, ça ressemble aussi à un risque chomage)

  25. N’exagérons fillon est un communiste : il veut toujours conserver la sécurité sociale pour led traitements lourds. Étant un libéral fondamentaliste je ne peux concevoir en aucune manière être obliger de payer le traitement d’un autre que moi ! Il avait qu’à être plus prudent !

    1. a priori le libéralisme ne vous interdit pas de payer pour les soins d’une autre personne, les libéraux s’opposent à ce que l’etat vous force à le faire, on a pas attendu l’etat pour se montrer solidaire et compatissant envers les coups du sort. ceci étant dit vous soulevez un véritable point. Je ne suis pas libéral il est vrai et je regarde davantage la nécessaire libéralisation que le libéralisme.
      Le libéralisme ne peut tout simplement pas tolérer la sécu, du moins je crois, ce qui amène à faire des raisonnements bancals.
      J’ai tendance à penser qu’il est toujours sain de se souvenir des idées et des principes qui ont justifié la mise en place de telle ou telle politique pour éviter les dérives ou pour savoir faire table rase…une fois que l’idée de base est rejetée le système n’a plus de raison d’être.
      Le principe de base de la sécu est bel est bien la » charité  » forcée pour les frais des santé.
      Chacun cotise selon ses moyens, chacun est soigné selon ses besoins…
      généreux en apparence…mais que veut dire selon ses moyens?
      comment définir un besoin de santé réel?

      Dans le principe de base de la sécu vous avez quelque choses d’assez similaire à comment fixer l’assiette de l’impôt .pour financer les services régaliens. Il n’existe pas de façon juste de lever l’impôt. Et tout pareillement l’arbitraire est caché dans les fondations de la sécu.

      Pour les besoins de santé ,on peut rappeler que bon nombre de maladies sont évitables et si on accepte d’etre solidaire si la foudre frappe la maison du voisin on tique pour l’aider si celui ci y fout le feu . On arrive à imaginer des choses qui sont absurdes mais qui sont cohérentes du point de vue de la sécu, payer un type pour qu’il fasse un peu de sport, ou qu’il arrête de fumer…Pour une part nous sommes responsables de notre santé, cette part est difficilement associée à l’idée d’un besoin de santé.

      On pourrait commencer par préciser les principes de la sécu.

  26. Problématique exacte mais à mon sens raisonnement en lapalissade raccourci. Espérons que F Fillon ne pourra pas mettre en application ce point

  27. je suis content de payer via mon salaire des charges pour la sécu, cela a permis à mes filles de naître dans un hôpital de qualité, avec du personnel disponible , bien formé et efficace, de soigner mes parents à la fin de leur vie, demain un système privatisé entraînera une concurrence accrue entre les complémentaires … comment se fera la différence ? évidement par un budget marketing élevé ( publicités diverses et variées , nombreuses et surtout coûteuses), avec en outre des redondance de postes ce budget ne sera pas utilisé pour soigner, rembourser les patients .. en quoi la concurrence sera meilleure ? quant à la liberté de changer de mutuelle …. je rigole doucement … ce sera plutôt les mutuelles qui choisiront leurs clients … les pauvres , les malades , les faibles n’auront que le choix d’aller chez les mutualistes pour blacklistés .. comme pour l’automobile.. et puis, comme dans le domaine automobile, dans quelques années , a coup de fusion, acquisition ou de disparition.. il ne restera que quelques tres grosses entreprises mutualistes qui domineront le secteur … un avenir bien triste que je ne souhaite pas voir venir !

    1. Bien dit, et j’ajoute que les entreprises privées n’existent que pour faire du fric. Dans le prix de leurs produits, il y a une part qui va à la rémunération du capital, ce qui n’existe pas à la SS. Alors, qu’on m’explique comment le privé pourrait-il être plus rentable que la SS si ce n’est qu’en réduisant la qualité des soins ?

      1. Donc pour vous il faut nationaliser la santé, nationaliser toute l’économie et nous vivrons dans un monde meilleur, sans ‘fric’, sans concurrence, sans licenciement, mais sans choix ni sur le service ni sur le prix.

        Vous n’apprenez rien du passé?

        1. Parce que vous croyez que vous aurez la possibilité de faire du choix ? Pour cela il faudrait d’abord interdire par exemple de taxer les mutuelles qui ne font pas de bénéfice sous prétexte de permettre une concurrence avec les assurances privées. Jusqu’à ce jour, je n’ai jamais rencontré d’entreprise privée qui prospère par la philanthropie. Que ça vous plaise ou non, une entreprise privée n’existe que pour faire du fric. Votre projet va surtout remplacer les structures de solidarité par le lobbying de quelques groupes financiers.Il suffit de rappeler le scandale du médiator pour se rendre compte du fossé qui sépare vos rêves de la réalité.
          Enfin, défendre les principes de solidarité de la SS n’a rien à voir avec une nationalisation de toute l’économie

          1. Je connais cette théorie..

            La santé n’est pas un marché comme un autre. Quelle mensonge.

            Il n’existe que deux relations, une relation de contrainte, une relation peer to peer.

            Vous êtes anti-libéral, vous considérez que les individus sont par essence immatures et doivent être protégés contre eux-mêmes et qu’ils sont incapables de se défendre eux-mêmes. Vous êtes pour mettre les gens sous tutelle, sous tutelle de l’état , l’état par l’onction du suffrage universel devenant forcement bienveillant. C’est bien être aveugle.

            « Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du brasseur ou du boulanger que nous attendons notre dîner, mais plutôt du soin qu’ils apportent à la recherche de leur propre intérêt. Nous ne nous en remettons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme. »

            Je vous plains, vous êtes esclave par lâcheté, soyez libre n’ayez pas peur !

            – Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
            Où vous voulez ? – Pas toujours ; mais qu’importe ?
            – Il importe si bien, que de tous vos repas
            Je ne veux en aucune sorte,
            Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.  »
            Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.

            1. Papa état s’occupe de tout. Plus besoin de bosser. Le paradis.

          2. @ Bastring …. Le personnel de l’Education Nationale est géré pour la part Sécurité Sociale ET pour la part mutuelle par la MGEN (une vilaine mutuelle complètement privée) depuis 1946 sans que cela ait provoqué la moindre indignation des chantres de l’égalité de gauche. Mieux, cette vilaine mutuelle privée, fondée par des instits qui ne voulaient surtout pas faire partie du régime général (pas assez bien pour eux), regorge de MAD (Mis A Disposition) c’est-à-dire des enseignants qui gardent leur statut de fonctionnaire et qui sont recasés par connivence et complaisance pour pantoufler. D’autre part cette mutuelle fait de très gros bénéfices dont elle dispose à sa convenance pour les distribuer, par pure philanthropie, faute d’actionnaires, à ses dirigeants, ses cadres et ses affidés, c’est quand même beaucoup plus moral n’est-ce pas ! Il semblerait que les valeurs des assurances mutualistes soient dignes et désintéressées lorsqu’elles s’adressent aux fonctionnaires et autres régimes spéciaux et deviennent mercantiles et cupides dès lors qu’elles seraient proposées de façon identique au reste de la population par des assureurs privés. Contre le virus de l’indignation idéologique à géométrie variable s’il existe un vaccin il faut qu’il soit pris en charge à cent pour cent par la sécu !

          3. je n’ai jamais rencontré d’entreprise privée qui prospère par la philanthropie

            Parce que vous prétendez que le public est rempli de philanthropes ?

      2. les entreprise privées n’existent que pour faire du fric…et ça vous étonne? les bras m’en tombent..dans quel monde vivez vous?

        1. ce qu’i y a de bien avec une entreprise privée c’est qu’on paie pour un service rendu. Avec l’etat c’est un package on paie meme si on ne s’en sert pas.
          L’etat ne devrait s’occuper de ses fonctions régaliennes.

  28. On devrait fusionner les trois principales caisses d’assurances maladie (CPAM, MSA et RSI) et les dizaines de régimes spéciaux d’assurance maladie. Gain d’environ huit milliards. Une fois cette fusion faite, il faudrait ouvrir l’assurance maladie à la concurrence aux mutuelles et compagnies d’assurance.

  29. On comprend mal comment la gauche peut être vent debout devant une telle proposition, alors qu’elle vient de rendre obligatoire les mutuelles pour tous les salariés, ce qui prouve bien qu’elle estime elle aussi que la sécu ne peut / ne doit / ne va pas continuer à couvrir l’ensemble des risques. La fameuse sortie de MST (comprendre Marie-Sol Tourraine, hein, pas de mauvais esprit !) sur la fin du trou de la sécu n’est qu’un tour de passe passe qui a transféré des dépenses « ailleurs ». Le principe de long terme est donc grosso-modo le même. Que d’hypocrisie de la part de cette gauche qui hurle à l’ultra-libéralisme et avance en cachant la vérité, tout en maintenant ses rentes et ses passe-droit. Et entendre toutes ces personnes « pauvres » hurler pour demander qu’on leur maintienne leurs chaînes ! Décidément, Coluche avait raison : « les pauvres sont des cons ! » Quant on sort du débat partisan, l’idée de FF est sur la table depuis longtemps et envisagé par différents spécialistes de la question. C’est juste parce que c’est FF qui la sort que tout le monde se met à hurler… Attendons juste qu’un démagogue de gauche vienne nous expliquer qu’il n’est pas normal que les riches « profitent » de la SS alors qu’ils pourraient se payer des assurances, que c’est dégueulasse, et qu’il faut y mettre fin, et tout le monde applaudira. Restera plus audit démagogue que de jouer avec le seuil de richesse… Il y a un conte indien je crois, sur le roi des singes qui propose à son peuple de faire 3 repas par jour, 1 le matin, 1 le midi, 1 le soir. Tous les singes hurlent. Le roi revoit sa copie et leur propose finalement de faire l’inverse : 1 repas le soir, 1 repas le matin, 1 repas le midi. Fous de joie, tous les singes applaudissent.

  30. désolé de ne pas être d’accord avec vous, car vous prenez comme axiome que seul la Sécurité sociale sait ce qui est bon pour la santé des individus.
    une véritable politique de santé devrait permettre à chacun d’utiliser sa « cagnotte » (cotisations obligatoires) pour choisir de quelle façon il veut être soigné !
    mais cela revient à mettre encause le sacro pouvoir divin de la médecine française, excellente médecine que le monde nous envie, notamment tous les concessionnaires de berline allemande…

    1. déjà…il faut accepter l’idée d’un politique de santé..ça ne va pas de soi…
      le gros problème c’est que si vous acceptez le principe de donner à un assureur la charge de payer vos frais de santé contre une prime, il sera normal qu’il choisisse la nature des soins qui vous seront accordés et ,si il est compétent ,à l’efficacité maximale pour un coût minimum…en gros il n’acceptera sans doute pas de payer pour de l’homéopathie.

  31. idéalement faudrait que les vieux crèvent avant de prendre la retraite en fait !

  32. Je voudrais répondre à Christine,

    diable, vous vous emportez bien vite et je pense que l’on peut discuter sans s’énerver!

    vous avez tout à fait le droit d’etre satisfaite du système anglais, le NHS. Donc je vous souhaite de bien en profiter.
    Quant à moi, je souhaite plutot de ne pas le faire lors de mes séjours en Angleterre…. car , voyez-vous, j’ai eu à m’occuper d’une jeune patiente qui avait une fracture au niveau du coude dument diagnostiquée à la radio, donc sans ambiguité, et a qui on a donner un rendez-vous avec un délai de 5 jours pour faire le platre!!!!

    nous n’avons visiblement pas la meme idée de l’efficacité d’un système de soins….

  33. Dès qu’on touche à la SS, on assiste dans l’instant à un gros lâcher de trolls socialo-étatistes hystériques, sur le mode « touche pas à ma sécu ! » Parce que les repas gratuits n’existent pas, ils entendent continuer à prendre de force nos richesses durement acquises pour nous obliger à financer leur modèle social moribond auquel ils tiennent tant. Puisqu’ils osent faire à autrui ce qu’ils ne voudraient pas qu’on leur fasse, de quoi se plaignent-ils lorsqu’enfin, après tant de décennies de spoliation décontractée, un politicien nous permet d’espérer la fin prochaine de la scandaleuse SS ?

    Ceci dit, sans vouloir décourager les libéraux les plus optimistes, les réformes promises par Fillon ne valent pas tripette. A aucun moment, il n’envisage la bonne solution, à savoir la mise en concurrence de l’assurance santé dès le premier euro assuré, autrement dit la liquidation pure et simple du monstre collectiviste.

  34. Bon, imaginons un monde où la réforme Fillon soit appliquée.
    Le salarié atteint d’une gastro-entérite pas trop sévère, comme il s’en répand de nos jours de plus en plus, décide de ne pas se soigner car les médicaments non-remboursés lui semble trop chers pour son budget. Il continue donc à aller bosser sans se soigner et contamine (très facile avec la gastro…) son collègue de bureau, plus durement atteint car peut-être plus fragile, qui lui-même en contamine un autre,….. Bref, au bout de 3 semaines, 10 personnes contaminées sont finalement en arrêt de travail, ce qui coûtera bien plus cher à la Sécurité Sociale et à l’entreprise que si le premier malade s’était gentiment soigné, chez lui, d’une maladie bénigne.
    Autre exemple : le patient atteint d’une légère angine ne se soigne pas, médicaments trop chers. L’angine dégénère en maladie grave, qui sera elle remboursée par la Sécurité Sociale de Fillon, mais pour des sommes bien plus importantes que le coût des soins de l’angine initiale.
    Bref, en terme de santé, la logique économique est sans doute moins simpliste que ne le pense Fillon…

    1. Rectificatif : « lui sembleNT », désolé pour les yeux…

    2. Votre imagination est charmante, mais ce monde ne peut exister. Si cette réforme existait, les mutuelles au prix actuel pour rembourser ce type de médicament ne seraient plus obligatoires et le salarié aurait un salaire plus élevé car moins prélevé. Par contre ce qui existe aujourd’hui c’est ce que vous décrivez, mais pas par manque d’argent, par manque de lavage de main.

  35. Je pense que l’auteur de cet article n’est pas un professionnel de santé. Il n’y a pas de petit risque tout est lié dans l’organisme ( de mauvaises dents peuvent entraîner des problèmes cardiaques ou articulaires, des cancers de la cavité buccale, une grippe mal soignée peut donner des complications pulmonaires graves etc…) Le seul moyen de faire des économies est de responsaliser les gens et de faire de la prévention ( tabac,alcool, alimentation avec plein d’additifs cancérigènes sucres, pesticides, plastiques avec les biphénols etc) pollution. Mais là on touche aux lobbys !! En plus dans cette solution les assurances créent des réseaux soins et je vous garantie que la qualité et le service baisse.

    1. Norton: Le seul moyen de faire des économies est de responsaliser les gens

      Le « tout gratuit » n’est-il pas le meilleur moyen de totalement déresponsabiliser les gens ?

      Avec le prélèvement à la source, ils ne verront même plus ce que l’état et la santé leur coûtent et ne pourront même plus juger si les prestations fournies sont à la hauteur et si les services sont efficaces.

      Norton: En plus dans cette solution les assurances créent des réseaux soins et je vous garantis que la qualité et le service baisse.

      Les assurances sont privées en suisse et aux Pays-Bas, la qualité est excellente et reconnue dans les études.
      « EuroHealth Consumer Index »
      http://www.healthpowerhouse.com/files/ehci-2013/ehci-2013-index-matrix-a3.pdf

      Par contre l’état français ajoute 100 milliards d’euros de dette chaque année, il y a des tas de déserts médicaux et le taux d’équipement IRM est le moins élevé d’Europe.

      Que va-t-il arriver quand le mur de la dette va arriver à votre avis puisque tout dépend d’un état qui est virtuellement en faillite.?

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