Témoignage : quand la Sécu entrave l’accès aux soins avec le CAS

Publié Par Isabelle Delyon, le dans Social

Par Isabelle Delyon.

 

Je devais me faire opérer mercredi 30 mars 2016, pour poursuivre la reconstruction de mon sein mais à cause du C.A.S. (se prononce « casse »), j’ai tout annulé.

L’assurance maladie m’a ôté la possibilité de choisir. Adieu le rapport de confiance établi entre le chirurgien et moi, adieu le travail en cours sur ce sein qu’on tentait de faire ressembler à quelque chose. Jamais on ne m’a davantage renvoyée à mon statut de cancéreuse, pieds et poings liés pour me faire soigner sans que j’aie mon mot à dire, ou si peu.

En m’ôtant cette liberté de choisir un médecin en qui j’ai confiance, avec qui j’avais un projet de reconstruction pour que la mutilation subie soit un peu moins douloureuse à vivre au quotidien, je perds mes repères qui m’aident à tenir la tête hors de l’eau dans cette cohabitation forcée avec le cancer.

Je suis bouleversée en plus d’être en colère, habitée par un sentiment d’injustice de devoir subir une nouvelle épreuve imposée par la Sécu, qui n’aurait pas existé l’an dernier. Hélas pour nous tous, malades ou accidentés, le CAS se transforme en dictateur de notre santé et nous entrave dans notre accès aux soins.

Il y a 10 ans, on me découvrait un cancer du sein généralisé, métastases au foie. J’avais 34 ans, deux petites filles de 4 ans et 1 an.

Ma vie est un parcours semé d’obstacles. Je les surmonte un à un pour tenter de mener une vie presque normale. Je travaille, j’ai mes chimios à vie toutes les trois semaines depuis 10 ans, j’ai mes bilans cardiaques, mammaires, hépatiques qui s’ajoutent à un emploi du temps bien rempli. En 10 ans, je suis allée 5 fois au bloc et j’ai subi 6 biopsies. J’ai dû me refaire une place au travail après mon retour d’un long arrêt. J’ai dû gérer les angoisses de mes proches en plus des miennes. J’ai aussi tous ces effets secondaires qui me prennent du temps et de l’énergie au quotidien. Le cancer est un fardeau permanent mais j’aime trop la vie pour renoncer à cette cohabitation dont ma vie dépend.

Après un cancer généralisé, la guérison est à rayer de son vocabulaire, le mieux qu’on puisse espérer est une rémission durable ou au moins une stabilisation de la maladie. C’est extrêmement angoissant de vivre en sachant que des cellules cancéreuses sont en veille quelque part dans son corps et qu’il pourrait leur prendre l’envie aussi farfelue qu’au départ de revenir semer la pagaille et la désolation.

Ce qui est d’une grande aide pour le cancéreux, c’est son entourage proche ainsi que son entourage médical. On doit avoir confiance en son médecin, radiologue, oncologue et gynécologue dans mon cas. Ce sont les sentinelles du cancer. Ce sont les gardiens de notre vie. Les miens m’ont sauvé la vie voici 10 ans. Je leur voue une reconnaissance sans borne.

J’ai eu besoin à deux reprises d’un chirurgien plasticien pour redonner de la normalité à mes seins. À chaque fois j’ai suivi les conseils de mes médecins pour m’orienter vers quelqu’un en qui placer ma confiance.

Je n’avais pas à me soucier s’il était signataire du CAS ou pas. J’avais une bonne mutuelle qui me remboursait 100% des frais réels et dédouanée de cet aspect financier, je pouvais choisir le chirurgien. Je pouvais même en consulter plusieurs et faire mon choix en toute liberté. Je me sentais encore maître de ma santé.

L’an dernier, dans le cadre d’une récidive de mon cancer du sein, j’ai dû subir, le 15 juin 2015, une mastectomie (ablation totale du sein) avec reconstruction immédiate par lambeau du grand dorsal.
Il y a eu des complications au niveau cutané, le mieux était de laisser du temps à ma peau pour accuser tous ces chocs et obtenir un meilleur résultat pour les étapes à venir.

Depuis l’année dernière, le sein partiellement reconstruit fait un petit volume A et le normal fait un volume D. Le reconstruit est bien placé, à la hauteur idéale, l’autre, celui qui a vécu, tombe. Il n’y a absolument aucune symétrie entre mes deux seins, ni au niveau alignement, ni évidemment en volume. Au milieu du reconstruit, il y a un cercle de peau, prélevé dans mon dos, en vue de faire un mamelon. Je porte une prothèse externe pour pouvoir m’habiller sans attirer l’oeil.

J’attends donc avec impatience la seconde étape. On va me prélever de la graisse dans le ventre, hanches et intérieur des cuisses si besoin pour gonfler le petit sein en chantier. On va remonter l’ancien pour qu’il soit aligné avec l’autre et le diminuer un peu pour que ça soit plus facile d’avoir des seins de même volume. On devait aussi faire le mamelon, prélever de la peau sur l’ancien sein pour faire une aréole sur le nouveau.

C’était notre projet au chirurgien et à moi. Il avait préparé cette étape lors de la première intervention.

J’espérais cette reconstruction, elle était porteuse d’espérance. Ne plus porter une prothèse, retrouver un volume normal, me sentir moins mutilée. Pouvoir retourner nager dans une piscine ou dans la mer, pouvoir m’acheter des maillots de bain, des soutiens-gorge. Me sentir presque normale.
Ce n’est pas que du superflu, c’est une véritable reconstruction, tant au niveau physique que psychologique.

J’ai rencontré mon chirurgien en février en prévision de l’opération de fin mars. Mon mari m’accompagnait. Il a répondu à toutes nos questions, bien expliqué ce qu’il allait faire, montré des photos. On le connaissait, il avait fait du bon boulot l’an dernier. Il allait intervenir dans l’hôpital où je suis suivie pour mon cancer.  Environnement connu, médecins connus, tout ce qui contribue à rassurer des malades fragilisés par la maladie.

Je suis repartie avec le devis de l’intervention et l’insistance de la secrétaire pour le donner sans attendre à ma mutuelle. En effet les conditions de remboursement auraient changé depuis le 1er janvier.

J’étais certaine que ça ne me concernait pas. J’ai eu plusieurs interventions avec des dépassements d’honoraires et ma mutuelle a toujours tout pris en charge. Je n’ai eu que quelques bricoles de ma poche liées à du confort et pas aux actes chirurgicaux.

Le devis envoyé, je suis partie au ski avec mes filles. Lors d’un aller-retour au milieu de ces vacances, en relevant mon courrier, j’ai découvert le devis de la mutuelle.

Je ne serai pas remboursée pour la totalité du devis, même pas la moitié, à peine un tiers. Le reste à ma charge est élevé. J’ai pensé évidemment qu’il y avait une erreur et j’ai creusé. J’ai fini par découvrir que les mises en garde de la secrétaire étaient fondées.

Depuis le 1er janvier 2016, les contrats des mutuelles ont appliqué la nouvelle législation pour continuer à avoir le label « Contrats Responsables ». L’objectif avoué est de limiter les dépassements d’honoraires des praticiens.

Ce changement de législation porte sur les remboursements d’optique et sur la mise en place d’une obligation de différencier les remboursements des dépassements d’honoraires des médecins suivant leur adhésion au CAS (Contrat d’Accès aux Soins) ou pas. Les complémentaires doivent rembourser comme avant les actes réalisés par des adhérents au CAS mais n’ont pas le droit de rembourser plus de 225% si les médecins n’ont pas adhéré au CAS.

Dans le tableau des garanties de ma mutuelle, depuis ce fameux 01/01/2016, concernant l’hospitalisation et les actes chirurgicaux, il y a désormais deux lignes. Sur une ligne il est indiqué les remboursements si le chirurgien a adhéré au CAS, toujours 100% FR (frais réels) mais sur la ligne du dessous, il y a désormais une exception, les remboursements si le chirurgien n’a pas adhéré au CAS et là c’est 225% BR, ce qui signifie 225% de la base de remboursement.

Pour faire simple, le devis remis indiquait un total de 2 050 €, uniquement pour le chirurgien.
Le fameux BR (tarif de la sécu) est de 338€. Au total, je serais remboursée Sécu et mutuelle réunies 225% de 338€ soit 338 x 2.25 = 760,50€. La Sécu devrait me rembourser 338€ et la mutuelle 422,50€. Le reste est à ma charge et j’ai plusieurs opérations à subir pour arriver au bout de cette reconstruction, donc plusieurs fois cette somme à débourser.

Et je refuse de payer pour ce cancer. Il envahit suffisamment ma vie, il me pénalise bien assez. J’ai une overdose du cancer et je ne vais pas me priver de quoi que ce soit pour effacer cette mutilation imposée par le cancer.

En premier, j’ai tenté de trouver une autre mutuelle ou une sur-complémentaire qui atténuerait cette baisse de remboursement pour pouvoir conserver ce chirurgien, cette date tant attendue, ce projet qui compte beaucoup à mes yeux.

Peine perdue, toutes les mutuelles ont appliqué, depuis le 01/01/2016, les nouvelles normes imposées par la législation pour continuer à proposer des contrats dits responsables parmi lesquels elles doivent appliquer cette différence de remboursement en fonction des adhésions au CAS.
Impossible d’être remboursée plus de 225% BR par une mutuelle, quelle qu’elle soit.

Les sur-complémentaires coûtent entre 50 et 90€ par mois pour combler les dépassements d’honoraires des chirurgiens non CAS. Mais alors qu’elles ne demandent pas de questionnaire médical lors de l’adhésion, elles ont le droit d’en envoyer un avant chaque demande de prise en charge et c’est leur médecin conseil qui déterminera du bien fondé de cet acte et qui acceptera si la sur-complémentaire le prend en charge ou pas.

Mais toutes ces sur-complémentaires ont une petite ligne dans les exclusions de leurs garanties : la chirurgie esthétique. Certaines plus généreuses prennent tout de même en charge la chirurgie esthétique liée à un accident mais la plupart excluent la chirurgie esthétique dans sa globalité.
J’ai dû abandonner l’idée de me faire mieux rembourser sans changer mon projet de reconstruction.

Il me restait trois options :

  • soit je payais,
  • soit j’appliquais les nouvelles règles de l’assurance maladie en me faisant opérer par un chirurgien ayant adhéré au CAS,
  • soit je passais par le centre anti-cancer pour que tout soit pris en charge mais à une date indéterminée.

Comme il m’était alors impensable de différer cette reconstruction pour pouvoir tourner la page, et comme je refusais d’avoir un tel reste à ma charge, je décidai d’appliquer les nouvelles règles de la Sécu et de m’adresser à un chirurgien adhérant au CAS. Au moins mes cotisations non négligeables pour bénéficier du niveau max de ma mutuelle auraient toujours une utilité et elle prendrait en charge 100% FR, autrement dit elle me rembourserait tout comme avant cette mise en place du CAS.

Je suis allée sur le site de recherche de praticien mis en place par la Sécu qui permet de pister les adhérents au CAS : http://annuairesante.ameli.fr/

J’ai sélectionné comme critères :

  • professionnel de santé
  • aucun nom
  • en passant par la liste des professions, Chirurgien plasticien
  • en passant par la liste des actes, le 1er choix sous la lettre C : Chirurgie (ablation et reconstruction) du sein – hors esthétique
  • le plus important, le type d’honoraires : Honoraires avec dépassements maîtrisés (contrat d’accès aux soins) – le fameux CAS, le seul et l’unique bien remboursé.

Au départ, très optimiste, j’ai indiqué comme lieu : Lyon ; n’ayant aucune réponse trouvée, j’ai élargi au département, le Rhône, n’ayant toujours aucune réponse, j’ai appelé la Sécu passablement énervée.

Et là, surprise, on m’a indiqué que le plus proche de Lyon était à Montluçon, à 260km de Lyon, dans un département qui n’est même pas limitrophe du mien.

J’ai donc relancé ma recherche sur leur site en ligne sans spécifier de lieu, j’ai ainsi pu obtenir 8 réponses. Huit chirurgiens plasticiens ont adhéré au CAS, dans toute la France. Seules les interventions pratiquées par l’un de ces 8 seront remboursées comme avant par les mutuelles.

En regardant un peu plus en détail et n’ayant jamais mis les pieds à Montluçon, j’ai opté pour celui du 06, le second plus proche de Lyon, 4H30 de route pour y aller. La Sécu m’avait spécifié qu’elle prendrait en charge mes trajets mais peut-être qu’elle se limiterait à un trajet Lyon-Montluçon puisque c’était là que se trouvait le plus proche.

Il n’y a plus de notion d’expertise du chirurgien, des techniques qu’il maîtrise, de sa reconnaissance par notre environnement médical, aucune notion dont a besoin un patient pour se sentir en confiance, en sécurité et qui l’aide à affronter ces passages au bloc. Comme critères de choix du praticien, il ne reste plus qu’une histoire de gros sous et de distance entre notre domicile et le chirurgien. Incroyable mais vrai ! C’est ce que la Sécu appelle une avancée pour les patients dans la maîtrise des dépassements d’honoraires.

D’autant plus aberrant, que ces chirurgiens adhérant au CAS auront le droit de me présenter les même devis que celui de Lyon. Ils ont pour seule obligation de pratiquer un peu plus d’actes au tarif Sécu, pour les patients bénéficiant de la CMU notamment. En échange, la Sécu prend en charge une partie de leurs charges sociales et ils peuvent continuer leurs dépassements d’honoraires.

Moi, personnellement, je n’en tire aucun bénéfice.

  • Ma mutuelle n’a pas diminué ses cotisations alors qu’elle me rembourse moins bien.
  • Je ne peux plus choisir un praticien.
  • Je suis obligée de perdre du temps et de l’énergie pour appliquer ces nouvelles règles extrêmement contraignantes mises en place par la Sécu.

Comme aucun chirurgien ne se trouvait à moins de 150 km de Lyon, pour que les trajets soient pris en charge, j’ai dû aller chez mon généraliste pour faire une demande d’accord préalable pour la prise en charge de trajets supérieurs à 150 km. Je suis ressortie avec le beau papier complété précisant le motif de cet éloignement : dénicher un CAS. Je l’ai adressé au médecin conseil de la Sécu. Sans réponse de leur part sous 15 jours, c’est que c’est accepté.

Ils ont dû recevoir des consignes pour limiter les dépenses liées à ces jeux de piste des CAS et à peine une semaine après mon envoi, j’ai reçu leur accord avec leurs conditions. On ne me remboursera que 150 km, pas plus.

Inutile d’appeler, on tombe sur une téléconseillère, pas le médecin conseil injoignable et impossible d’avoir une justification. Qu’on limite les remboursements au lieu le plus proche, il y aurait une logique, mais 150 km, je n’en trouve aucune, si ce n’est économique.

A priori tous les patients obligés de s’éloigner de plus de 150 km de leur domicile pour aller consulter un spécialiste adhérant au CAS ont reçu cette limitation à 150 km dans le remboursement de leur trajet.

Pour une hospitalisation, j’espérais un retour en VSL, la Sécu ne me remboursera que mes trajets limités à 150 km, un aller pour l’entrée à l’hôpital et un retour pour la sortie de l’hôpital, que le taxi fasse lui deux allers-retours n’entre pas en ligne de compte car évidemment le chauffeur ne va pas rester à côté de l’hôpital pendant la durée de mon séjour, il va retourner à Lyon et revenir me chercher à ma sortie.

Autre problème, l’anesthésiste. On ne choisit jamais l’anesthésiste qui intervient ce jour-là. Quasiment aucun anesthésiste n’a adhéré au CAS. J’aurais le chirurgien pris en charge, les trajets très mal remboursés, mais je peux m’en accommoder et je devrais aussi débourser pour les dépassements d’honoraires de l’anesthésiste.

Et la Sécu ne me remboursera pas les trajets pour la consultation pré-opératoire s’il n’est pas CAS.
Je dois aller voir un chirurgien CAS, la Sécu fait tout pour que je n’aie pas d’autres choix, mais elle ne gère pas le problème dans son ensemble.

Et à chaque visite prévue chez le chirurgien, il faudra retourner voir le généraliste pour la demande d’accord préalable pour mes trajets et attendre le retour de la Sécu. Or lorsqu’on sort d’une opération, on retourne régulièrement visiter le chirurgien et en général moins de deux semaines après l’intervention, moins de temps que le délai d’attente de la réponse.

Faire à chaque fois 9H de route a fini par devenir un obstacle psychologique. J’ai déjà des pics de fatigue récurrents, mais s’il faut en plus batailler avec la Sécu, courir chez le médecin, faire les trajets, je vais finir par faire un burn out.

J’ai laissé tomber. Trop de motifs de découragements, trop d’obstacles pour me faire soigner, trop d’énergie à dépenser que je n’ai pas. Aucune envie que ma famille subisse les conséquences en temps, en argent, en absence, en énergie, en fatigue et forcément en irritabilité de ma part pour retrouver des seins avec un volume normal.

Une femme m’a alors recommandé sa chirurgienne, ne pratiquant pas de dépassements d’honoraire, à Saint-Étienne, à 1H de Lyon et faisant du bon boulot. Je l’ai appelée. Elle n’a pas voulu me prendre et m’a intimé de retourner voir mon chirurgien.

J’ai tenté une dernière option pour que ce projet ne tombe pas à l’eau. J’ai fini par appeler mon chirurgien pour lui demander s’il acceptait de revoir son devis à la baisse comme le restant à ma charge était plus élevé que prévu. Il m’a accordé 10% de rabais. À peu près la somme que je devrais donner à l’anesthésiste lyonnais, qui lui non plus n’adhère pas au CAS.

Je ne paierai pas, je ne ferai pas 9H de route pour chaque visite au chirurgien que je ne connais même pas, je ne suis même pas certaine que je serais satisfaite du résultat.

Je me suis résignée à adopter la dernière option qui me restait si je voulais un jour arrêter de porter des prothèses externes : me faire opérer au centre anti-cancer de Lyon où tout est pris en charge et où le chirurgien, qui m’a opérée à deux reprises en 2010, intervient aussi. Il est excellent, je le connais, et je suis certaine que le résultat sera à la hauteur de mes espérances.

Plus aucun rendez-vous disponible pour 2016. Ceux pour 2017 se prennent en octobre mais la secrétaire m’a conseillée d’appeler en septembre. J’aurai ainsi un RDV en 2017 et 8 à 10 mois après, la fameuse intervention tant attendue.

Je devais me faire opérer il y a 4 jours, je serais opérée dans 2 ans si j’arrive à obtenir mon fameux sésame à la rentrée.

J’en ai gros sur le coeur. Cette épreuve imposée par la Sécu m’a mise à plat. Elle m’a forcée à me résigner, à accepter, par un rapport de force, l’option la plus économique pour elle, au détriment de ma santé, de mon bien-être, de mon libre-choix d’avant 2016.

La Sécu rembourse encore ma chimio, mon herceptine ; grâce à laquelle je devrais tenir ces deux années d’attente pour arriver à cette opération. Deux ans à me regarder tous les jours dans la glace, à m’habiller avec cette prothèse et à attendre qu’on répare les dégâts causés par la maladie, qu’on me rende une poitrine qui me permette de me sentir mieux dans ma peau pour pouvoir tourner la page et me sentir un peu moins en décalage avec les gens en bonne santé, ceux sans cancer.

Sur le web

  1. Merci pour ce témoignage sur ce système de santé que le monde entier nous envie.
    Ce qui serait intéressant c’est de connaître les opinions politiques de cette personne vu que beaucoup deviennent subitement libéraux quand ça concerne leur personne mais que peu avant ils adoraient le vivrensemble #mourirensemble.

    1. un système de santé qui part en sucette ……tout comme la france d’ailleurs……

    2. Merci beaucoup pour ce témoignage qui a du vous couter. Je suis révoltée. Si je résume : le CSR qui devait faire payer moins cher au patient, lui coute plus cher au total, et surtout lui supprime la  » liberté » d’aller se faire opérer par son chirurgien ( deja connu, qui avait fait du bon travail, relation de confiance), pour aller se faire opérer par un  » inconnu » , loin situé… j’avais tilté lors de l’instauration du CSR , car je sentais l’embrouille, mais je m’étais limitée à l’optique ( je n’avais pas songé aux interventions chirurgicales )
      Quant à la sécu : quand elle fera une liste correcte des interventions chirurgicales par spécialité, cela se saura… ne figuraient pas sur AMELI.à un moment, nombre d’interventions… quand elles figuraient, elles étaient décrites de maniére  » poétique » ( non médicale ou non chirurgicale ) dans un pseudo language qui faisait douter de l’intelligence du concepteur.
      Je suis vraiment désolée pour vous. En tant que médecin, j’ai honte de ce systéme.

    3. Ne rêvez plus! Non, le monde entier n’envie plus votre système de santé, pour ceux qui sont au courant, en particulier, en Europe. (Aux U.S.A., l’argument a encore servi dans la campagne électorale mais ils ne sont évidemment pas au courant des effets du « trou de la sécu » de ces 20 dernières années et pour le tarif médical de la sécu, aucun médecin américain n’accepterait de travailler autre part que dans les hôpitaux « charitables » et sans doute pour le double ou le triple).

      J’ai lu la rubrique du C.A.S.: c’est clairement une usine à gaz de plus. D’autre part, en quoi la sécu (l’état) se donne le droit d’intervenir dans les contrats entre les complémentaires-santé et les citoyens? Dans ces conditions (signer le C.A.S. n’est pas obligatoire, encore), on ne peut plus dire que la médecine en France, est encore une profession « libérale »: il n’est pas compliqué de comprendre qu’en faisant pression sur les « prix sécu », même à 225%, la pression se transmettra sur la limite des dépassements. Alors, pression des mutuelles sur le politique?

      Franchement, devant ce système « déc…..ant », à la place de cette dame, je serais retourné chez mon chirurgien de confiance pour négocier le « reste à payer, en liquide et sans facture, évidemment: 1 chance sur 2 de succès, à vue de nez. Je me souviens d’un reportage sur le secteur 2 où l’orthopédiste dans un « désert » voyait ses dépassements payés PAR LA SÉCU: c’était ça ou son déménagement. Par contre, en fin de reportage, en fin d’une consultation, une dame a fait part au médecin secteur 2, de ses difficultés financières: il lui a simplement offert la consultation, spontanément. La plupart des médecins sont « humains »!!!

      1. Petite remarque : la sécu n’est pas l’état. Vos cotisations sociales ne sont pas un impôt. Bien que beaucoup de politiques en rêveraient. La sécu est une assurance relevant du droit privé des mutuelles et est gérée paritairement par les syndicats. Sous la férule de l’état par l’entremise de Mme Tourraine, ce sont les syndicats qui mettent leur gros groin baveux dans votre relation patient-medecin…!

        1. Ce n’est pas exactement une assurance relevant du droit privé puisqu’elle bénéficie d’un monopole assuré et garanti par l’état. En principe quelque chose qui relève du droit privé, notamment les assurances, est soumis a concurrence. Quand a des charges sociales qui sont obligatoires vouloir les différencier de l’impot relève d’un exploit de capilliculture.

        2. La sécu est gérée par un organisme paritaire qui comprend aussi des représentants des patrons.

  2. Merci pour ce témoignage que je vais faire connaître autour de moi à tous ceux qui n’ont pas compris la révolte des médecins et à ceux
    Qui trouvent ce gouvernement formidable

  3. Bon courage à vous et tenez bon même si c’est facile à dire. Que pouvons nous faire pour vous?

  4. Seule solution :

    Quittez votre job, cela vous permettra d’avoir la CMU, avec la CAF, le tarif social de l’électricité, l’eau , internet, transports, cantine pour vos enfants, inscription à l’université, aide au logement etc…… bon ok j’arrête.

    Les français ont choisi un gouvernement socialiste-communiste qui pousse à l’égalitarisme et au collectivisme. Le libre choix est à proscrire.

    En voici les conséquences.

  5. Honte de la france et de ses manip politiciennes au détriment de nos vies…..
    Honte a vous français qui ne faites rien pour ejecter ces guignols du pouvoir alors que les vôtres en meure….honte d etre diriger par ces bandits, ces terroristes de notre République et de nos libertés gagnees dans le sang….

  6. Je n’ai aucun commentaire à faire sur l’état de notre système de santé qui se dégrade un peu plus chaque jour et ce sont les personnes comme vous qui en subissent les conséquences. Les « bien portants » ne se rendent compte de rien jusqu’à ce qu’ils en fassent les frais. En revanche je veux saluer votre courage pour ce combat, pour ce témoignage, pour épargner votre famille. Chaque jour gagné est une petite victoire sur la maladie, la bétise des bureaucrates, et la force de vie qui est la vôtre pourrait servir d’exemple à tous ceux qui se plaignent et défilent dans la rue pour avoir encore plus.
    Tenez bon, même quand c’est difficile. Je sais pour l’avoir vécu à quel point vous souffrez mais aussi à quel point vous vivez chaque instant comme un moment privilégié.
    Cordialement.

  7. Un témoignage poignant et je n’utilise ce mot que rarement. Une injustice qui laisse un gout très amer au bien portant. Plus encore, on réalise que la Sécurité Sociale doit être détruite le plus vite possible.

    Pour le vulgum pecus, la bureaucratie. Pour la nomenklatura, les passes droits.

    1. Ce serait plus le fameux servus pecus (troupeau servil) de horace qui conviendrait

      1. oops « servum pecus »

    2. amen…

      que le ciel vous entende et nous offre la rédemption = rsi et secu disparus, passage sur des mutuels de santé 1 euros comme les expatriés et aux remboursements directes à l’hospital ou au praticien. et pas moyen de biaiser ou baiser le systéme, les parasites, dehors.
      les charges des sociétés vont baisser conséquemment (environ 1/3) et la mafia syndicale va faire faillite faute de ressource réelle (1/4 du budget RSI/secu est alloué aux sydicats…..pourquoi, personne ne sait…)

      Dieu que les 20 dernieres années ont tué notre pays…..pire depuis 73, on laisse défilé des salauds qui nous pompe plus de ianoukovitch en ukraine (actuelement porochenko….SIsi j’y vis, je sais de quoi je vous parle…ben malgré tout les ukrainiens sont presque plus veinard que nous. c’est dire)

  8. il y a plein de bluff pour qq info…depuis quand un cancer metastasé n’implique pas une mastectomie ????

  9. Je ne compte plus dans mon entourage pro les personnes qui ont eu des accidents gravissimes (une chute de quinze mètres entre autres) que la SS a décretes guéris sans vérification, les obligeant à reprendre le travail sur des postes aménagés à la charge de leur employeur.

    Un smicard file un demi million d’euros à la SS. où passe le pognon ?

    1. La réponse est simple et bien connue depuis longtemps : ce pognon sert pour l’essentiel à financer les soins des 6 à 12 derniers mois de le la vie !
      Depuis longtemps les progrès de la médecine font que l’on vit plus longtemps, et que l’on prolonge la vie durablement en soignant ou en traitant des maladies qui nous auraient tueés il y a quelques décennies. Parfois moins. Ces soins, ces techniques d’imagerie, ces professionnels : tout ceci a un coût pharaonique. Mais on n’y est confrontés que rarement au cours de sa vie, et généralement une seule fois, lors de ses derniers mois de vie : là où on ne compte plus les dépenses. Et d’après ce que j’en sais, une bonne partie du « trou de la Secu » vient de là, et pas des fraudes, des immigrés ou des honoraires des professionnels de santé. Malgré les fraudes, les immigrés ou l’abus de certains professionnels de santé, diraient certains.
      Mais politiquement il est impossible d’expliquer une telle situation insoluble à la population.
      Les plâtrages juridiques et réglementaire de nos ministres successifs ne servent qu’à dissimuler autant que possible l’essoufflement d’un système qui est intrinsèquement déficitaire : des assurances privées encaisseraient plus de cotisations pour couvrir ces frais…

      1. « …des assurances privées encaisseraient plus de cotisations pour couvrir ces frais… »

        Non, une assurance santé dans un système privé c’est une cotisation fixe et non fonction de votre salaire (comme pour votre voiture en fait) et le montant de l’assurance est fonction du nombre de personnes assurées. En Suisse par exemple, pays ayant pourtant un niveau de vie élevé, ça coûte par mois 250 euros pour un adulte et 80 euros pour un enfant. Mais on peut diminuer de 30% environ ce montant en modulant ses besoins de remboursement (franchise).

        « Ces soins, ces techniques d’imagerie, ces professionnels : tout ceci a un coût pharaonique. »
        Là vous faites une erreur mathématique et avec ce raisonnement vous pourriez nous dire qu’à terme les techniques médicales pourraient avoir un coût supérieur au PIB (ie à la valeur ajoutée : nos salaires brut de brut) et que nous ne pourrions pas les assumer (nous les offrir), ce qui est idiot.

        1. Oui enfin bon le privé ce n’est pas non plus aussi idyllique que vous le présentez. Si la cotisation n’est pas en fonction de votre salaire (avec un plafond hein pour la sécu en France, il ne faut pas l’oublier), cela dépend cependant de votre âge et potentiellement de votre état de santé (une assurance privée peut parfaitement rompre votre contrat si vous lui coutez un peu cher); certaines assurances américaines n’hésitant pas à vous racheter votre contrat pour que vous alliez vous assurer ailleurs.

          La Sécu qui est loin d’être parfaite ne vous pose pas de questions sur votre état de santé, ne compte pas les membres de votre famille et vous demande la même cotisation que vous ayez 18 ans ou 66 ans et ne vous vire pas.

          Bref, si on est célibataire et en bonne santé, le privé c’est parfait!!!

          Malheureusement, en matière de santé, même avec une bonne hygiène de vie, on n’est pas à l’abris d’un gros pépin de santé (maladies héréditaires ou congénitales, etc…).

          Vous prenez la Suisse en exemple. Un membre de ma famille qui a y a passé 2 ans ne garde pas un excellent souvenir de leur système de santé (franchises et délais de remboursement entre autres).

        2. Je me suis visiblement mal exprimé : le principe d’une assurance est d’ajuster ses cotisations aux risques garantis. Je n’ai pas parlé des salaires ni des revenus, ni même des risques individuels. Je dis juste qu’une assurance privée (qui pourrait être un régime obligatoire d’ailleurs, avec des obligations d’assurance, comme pour la voiture ou la maison) ajusterait ses primes en fonction de ce qu’elle peut évaluer des risques d’ensemble de la population couverte. Si tous ses clients nécessitent deux IRM, trois scanners, 4 semaines d’hospitalisation, 35 visites médicales, etc. dans la vie alors les primes seront établies en fonction.
          Quand on regarde « bien » les assurances privées étrangères, auxquelles un citoyen français peut souscrire s’il n’a pas d’obligation légale sur un régime français, on est sur des tarifs conséquents si on veut une couverture « full-option ». Du tout-risques auto, ça coûte un bras, selon l’age du conducteur et son véhicule. Rien d’injuste ni de fantaisiste là dedans.

          Les techniques d’imagerie ont un prix considérable et un coût parfois pharaonique. On peut ne pas être d’accord là-dessus, bien que ce soit assez factuel. Et effectivement, la population dans son ensemble peut ne pas avoir les moyens de les assumer, au regard d’un niveau de vie par ailleurs variable. Inutile de rapprocher ça du PIB, ce contre-arguement me semble légèrement de mauvaise foi…

          1. Ma foi, il est très difficile d’évaluer les risques en matière de santé… D’ailleurs, les assureurs privés appliquent systématiquement une surprime lorsqu’ils savent évaluer un risque… et refusent d’assurer lorsqu’ils ne savent pas évaluer.

            Ma mère a subit 7 opérations des yeux entre 23 et 30 ans et n’a rien « coûté » à la sécu depuis… Qui sait évaluer donc chiffrer ce risque et le prendre en charge… Vous avez 3 heures… 😉

            1. Non, assurer un patient est plus simple encore que d’assurer une voiture.

              L’assurance accident, c’est comme une voiture, chercher un responsable.
              L’assurance maladie, c’est une assurance « panne » qui ne peut pas être prévue par l’assureur quand on est jeune.

              Et les assurances privées européennes respectent une règle importante : ne pas modifier les conditions d’assurance (taux de remboursement, tarif…) selon l’âge du patient et ses pathologies.

              1. C’est beau la naïveté… Un assureur assure avant tout un risque…

            2. Pour ma part, malgré d’anciens « gros » problèmes de santé, j’ai trouvé une assurance privée étrangère qui me couvre aux frais réels quel que soit mon problème de santé. Ça coûte un bras. Mais moins que les cotisations sociales prélevées sur mes autres revenus.
              Tant que j’ai obligation de cotiser à un régime obligatoire en France, je n’ai pas le choix. Mais le choix existe bel et bien…

      2. Ce n’est pas exact.

        Les assurances privées ne seraient pas forcement plus chères.

        En France, nous avons le système aux cotisations les plus chères d’Europe, pour des professionnels de santé les moins bien payés d’Europe, tout en gardant un taux de remboursement quasiment le plus mauvais d’Europe…

        Ma question est de savoir où passe l’argent.

        En effet, les 6 derniers mois de la vie coûtent les plus chers.
        Mais est-ce que toute la population (patients comme médecins) n’ont pas été éduqués à vouloir soigner à tout prix… Et le mot « prix » est important.

        Est-ce normal qu’une personne mourante finisse ses jours en hospitalisation, parfois en réanimation parce que la famille espère toujours ?
        N’est ce pas une forme d’acharnement thérapeutique que de croire qu’on peut encore faire quelque chose ?

        Dans d’autres pays, la culture de la mort est quelque chose de différent, et une forme d’acceptation.

        En France, l’idée que la santé n’a pas de prix, et donc pas de coût, est une déformation de la sécu, et finalement un coût très cher.

        1. « Les assurances privées ne seraient pas forcement plus chères. »

          Qu’en savez-vous? Rien…

          Pour le reste (je précise que je ne suis ni pour ni contre), la sécu ne tient ni compte de votre situation personnelle ni de votre cotisation ou pas pour vous assurer… contrairement à un assureur privé.

          D’autre part, vous n’avez pas passé de contrat avec la sécu… Ce qui veut dire qu »elle ne peut vous virer… Et inversement!!!

  10. Pourquoi ne pas déposer une plainte contre les vrais responsables ? En trouvant les moyens d’obtenir une qualification pénale pour que l’irresponsabilité de la personne responsable soit directement mise en cause ?

    1. Parce que le coupable, c’est l’Etat.

  11. Pourquoi ce chirurgien n’a-t-il pas signé le CAS ?

    1. Parce qu’en travaillant au tarif sécu il perd de l’argent. C’est pas étonnant avec de tarifs sécu ridiculement bas en chirurgie.
      Cette patiente va différer ou annuler son intervention et c’est bien le but recherché. Comme ca personne ne rembourse quoi que ce soit. par contre sécu et mutuelle encaissent toujours les cotisations.

      1. Vous avez en trois courtes phrases parfaitement bien résumé la situation. Les malades à venir ont du souci à se faire. C’est la double peine.

      2. « en travaillant au tarif sécu il perd de l’argent »

        Hum.. voyons voir…:
        Revenus moyen (net) d’un chirurgien en secteur 1 d’après l’INSEE: 152 310 € par an.
        (http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/REVAIND15_c_D2_sante.pdf )
        N’avez-vous pas l’impression de vous foutre de la gueule du monde ?

        La privatisation de l’assurance maladie personnellement j’en rêve la nuit tant cette institution coercitive me prélève chaque mois des sommes ahurissantes pour une contrepartie ridicule. Néanmoins,dans la mesure où les mutuelles ont été rendues obligatoire par l’état il est normal, dans cette logique socialisante, que l’état en contrôle également le contenu : la solvabilisation des dépenses médicales est déjà assez délirante comme cela !

        1. Connaissez-vous le montant d’assurance des chirurgiens?

    2. Parce que le chirurgien est encore libre de faire ce qu’il a envie et qu’il a bien raison ! Quand on voit les tarifs que leur donne la Sécu, qui sont les mêmes depuis 20 ans on les comprend. J’ai découvert que mon ORL touchait 66E bruts pour enlever des amygdales, et qu’une fois payés la location du bloc et son personnel assistant il lui restait 25E nets ! En France (volontairement) on ne nous explique pas pourquoi les médecins (sont obligés de !) font des compléments d’honoraires, on préfère nous dire que ce sont de méchants nantis qui abusent. Moi je préfère encore vendre et réparer mes pneus je touche plus que 25 et avec une moindre responsabilité ! Le problème est que maintenant que la loi est votée c’est trop tard, nous patients n’avons pas bougé aux côté de ces médecins qui souhaitaient faire annuler cette loi. Comme cette malheureuse dame, nous allons pouvoir commencer à véritablement crever de la médecine à deux vitesses.

    3. Pourquoi l’aurait-il signé?

    4. Parce que contre ses sacrifices financiers, la sécu paie, en moyenne, 4 300 € /an de sécurité sociale au médecin: autrement dit, il n’en verra même pas la couleur, alors que fiscalement, il a le droit de déduire ses cotisations de ses revenus, en tant que « pseudo-libéral ». C’est évidemment un marché de dupes!

      1. Il s’agit de plus d’un chirurgien esthétique : qui a donc plus d’obligations de résultats que les autres chirurgiens.. l’assurance est elevée en chir esthétique ( les tarifs ont littéralement explosés ,donc il faut opérer beaucoup pour commencer à gagner quelque chose, ou ne pas perdre d’argent…. )
        tarif sécu secteur 1 : pas tenable en chirurgie.
        Exocet a probablement raison au sujet de l’annulation de l’opération… cela se tient

        1. Exocet a probablement raison au sujet de l’annulation de l’opération… cela se tient

          Evidemment, moins il y a de chirurgiens CAS et plus les interventions sont annulées ou retardées. Tout bénef pour le sécu et surtout les mutuelles car elles ne remboursent plus rien. Mais les cotisations sont identiques.

    5. Parce que signer le CAS, c’est rompre le colloque singulier, pierre angulaire dans la relation de confiance medecin/patient. Signé le CAS c’est perdre son honorabilité face à ses patients, sa respectabilité face à ses confrères. Un vieux chirurgien, dans notre établissement, aussi proche de la retraite que des idées du fn, a signé le CAS. Il n’en avait vraiment pas la nécessité, issu de cette génération où la chirurgie et les labos payaient grassement. De sa veulerie, et sans le savoir, il vient de perdre tout respect de ses confreres et à n’en pas douté de ses patients dans les mois qui vont suivre.
      Depuis 3 ans les medecins et soignants, dignes de ce nom, se sont levés comme un seul homme contre cette escroquerie à l’echelle d’une Nation. L’économie de la santé a été détournée par les mutuelles et particulierement la mutualité française, non pas, pour prendre en charge le cout des soins mais pour capter la manne economique des cotisations et maintenir, par l’achat de dette française en tant qu’institutionnel, des taux bas sur les marché. Pour se faire, bien que le secteur liberal présente les tarifs les moins chers d’Europe (inférieurs à la Grèce), la mutualité française a imposée une mutuelle obligatoire pour tous les salariers, un contrat responsable ségrégationniste rendant non compétitifs les autres contrats, pour tenter d’asphyxier économiquement le secteur libéral et develloper son réseau de soin imposé afin de reduire encore les couts du soins et bien sûr la liberté de choix du patient. Cet organisme « mutualiste » dont la comptabilité reste particulierment opaque joue la santé de tous les français pour sauver un état en faillite économique mais aussi morale.
      Il aura fallu 2 attentats catastrophiques pour faire taire definitivement les honorables soignants. (Et oui, les 2 rassemblements de soignants ont été stoppé, et à juste titre, lors des attentats). Il faudra plusieurs années pour que les français se rendent compte à quel point il se sont fait voler par la SS et la mutualité française lors de ce quinquennat. En attendant, pour la premiere fois depuis la guerre 39-45, l’esperance de vie baisse dans ce pays… Et ce n’est absolument pas lié au cout pharaonique des soins fantasmé par les médias. 37€ est le cout mensuel que devrait acquitter les mutualistes pour n’avoir aucun reste à charge lors de leur soins auprès de n’importe quel medecin à honoraire libre en France. Le reste des medecins secteur 1 prend sa retraite et ne sera pas remplacé.
      Le CAS signé, c’est la faillite du soignant face au Plan collectif et coercitif qui a si bien marché dans, l’agriculture, l’éducation, la sécurité, le transport et j’en passe.

  12. C’est vraiment honteux !! Et c’est pareil partout ! J’habite strasbourg les spécialistes n’ont pas adhérés au Cas. Par contre les mutuelles augmentent leurs tarifs !! C bien le 1er article que je lis sur ce sujet. Je plains les gens comme cette dame

  13. Vous redoutiez la médecine à 2 vitesses ?

    Et bien grâce à la gauche nous avons désormais la médecine à 4 vitesses
    – 1er cas : vous avez la CMU : même si vous n’avez jamais cotisés, vous avez droit à quasiment tout sans jamais payer, et les praticiens sont payés en moyenne moitié moins chers pour les actes à honoraires libres.
    – 2ème cas : vous êtes salariés, depuis le 1er janvier votre mutuelle est imposée par votre employeur, et c’est obligatoirement un CAS.
    – 3ème cas : vous voulez être mieux remboursés, vous souscrivez une surcomplémentaire, qui va vous faire cotiser encore plus;
    – 4ème cas : vous êtes indépendant, soit vous pouvez souscrire un contrat non responsable qui vous couvrira correctement, mais vous ne pourrez plus le déduire de vos frais, soit vous vous rendez compte que vous payez très cher une mutuelle qui vous rembourse bien moins que ce que vous le lui donner, et vous choisissez de prendre juste une formule hospitalisation et de payer directement le praticien de VOTRE CHOIX avec l’argent que vous avez largement économisé ainsi.

    Bon courage en tous cas pour votre combat contre la maladie, mais je vous conseille de regarder attentivement ce que vous rembourse votre mutuelle par rapport à vos cotisations. Je suis persuadé qu’elle vous coûte bien plus.

    1. Techniquement rien n’empêcherait une entreprise de contracter un contrat non responsable (remboursant bien y compris dépassements et médecins hors CAS), même si dans les faits, cela lui coutera bien plus cher (fiscalement surtout).
      Donc effectivement dans la réalité, toutes les entreprises signent pour des contrats responsables.

      Sinon on est d’accord, une mutuelle = entre les taxes/assurances, les frais de gestion, d’acquisition= grosse modo 60% des cotisations qui servent à vos soins /pas de mutuelle = 100% de ce que vous ne cotisez pas qui serviront à vous soigner.

  14. Michel Sapin vous le dira avec le sourire : la situation s’améliore en France et tout va mieux.

  15. Je ne voudrais pas passer pour une personne insensible mais comme nous tous j’ai aussi eu de la famille, des amis ou des connaissances qui ont subi le cancer donc je comprends très bien la dose de souffrance que cela implique.
    Ce que je ne comprends pas c’est le calcul que vous faites :

    « Pour faire simple, le devis remis indiquait un total de 2 050 €, uniquement pour le chirurgien.
    Le fameux BR (tarif de la sécu) est de 338€. Au total, je serais remboursée Sécu et mutuelle réunies 225% de 338€ soit 338 x 2.25 = 760,50€. La Sécu devrait me rembourser 338€ et la mutuelle 422,50€. Le reste est à ma charge et j’ai plusieurs opérations à subir pour arriver au bout de cette reconstruction, donc plusieurs fois cette somme à débourser. »
    et
    « Et je refuse de payer pour ce cancer. »

    1289,50 € plusieurs fois (combien ?), si cela a autant d’importance pour vous pourquoi ne le faites vous pas ?
    Je veux bien croire que ce n’est pas à la portée de tous, mais tout de même, ce ne sont pas des tarifs exorbitants.

    Je ne suis pas un défenseur de la la médecine socialisée à la française mais est-ce que vous ne vous enfermez pas dans une réaction de principe ?

    1. « Les sur-complémentaires coûtent entre 50 et 90€ par mois pour combler les dépassements »

      Soit entre 600 et 1080 euros par an pour se faire rembourser 422,5 euros ( 125% de 338 euros). si cette dame préfère donner son argent à la complémentaire santé plutôt qu’à son chirurgien ca la regarde. Mais une complémentaire santé n’a jamais soigné personne ! -)
      Noter que ces cotisations perdurent toute la vie meme en l’absence d’intervention. Si ca se trouve cette dame a déjà réglé l’équivalent d’une dizaine d’interventions à 2000 euros à sa mutuelle ( et en impot sur le revenu ces cotisations n’étant pas déductibles) . Et les prestations ne sont plus au rendez vous suite à cette loi scélérate.
      Je comprends son amertume au vu de la fortune en terme de cotisations qu’elle a déjà versé ( sécu et mutuelle) car on lui demande de payer une troisième fois.

  16. Ce qui me choque le plus, c’est que l’état limite le remboursement des mutuelles. Une mutuelle est une entreprise privée qui ne jouit d’aucun monopole, qui doit satisfaire des clients et l’état n’a pas à limiter arbitrairement ce qu’elle propose à ses clients. La dérive vers un état totalitaire, esclavagiste de ses citoyens, avec une petite classe politique dominante et privilégiée, est en cours

    1. Il n’y a rien de choquant. Les français ont ce qu’ils ont demandé. Rien n’est en cours, c’est déjà en place.

      Contrôle des médias, filtrage du net, contrôle des soins, taxes et impôts spoliateurs (au-dessus de 50%), état d’urgence, privilèges pour la classe dirigeantes, etc, etc..
      Je pourrais continuer longtemps mais rien qu’avec ces points, nous sommes dans la définition la plus parfaite d’un état totalitaire.

      Mais c’est venu doucement, l’air de rien. Et comme on a encore un IPhone au pied du sapin et Hanouna à la télé, on se laisse faire… pitoyable. Je ne parle pas de vous, ne vous connaissant pas, mais de la France dans sa majorité.
      Les seuls qui réagissent sont tellement dans les théories du complot qu’ils en deviennent ridicules. Au final, on est mal barrés depuis longtemps et en plus on a perdu nos jeunes les plus talentueux, barrés à l’autre bout du monde où on ne se fout pas d’eux.

  17. Tout cela grace à Marisol Tourraine qui deteste les medecins, aussi les patients et qui adorent les mutuelles !!. Le CAS est un cadeau fait aux mutuelles c est tout. Les tarifs de la secu sont identiques depuis 1989 ( sauf certains actes augmentés de 6%) donc aucuns medecins ou chirurgiens valables n a signés ce torchon. Bien sur les mutuelles n ont pas diminuées leur tarifs. Les patients ne sont plus remboursés, les mutuelles ne payent plus et on montre du doigt les medecins. CQFD merci Marisol. ( je suis chirurgien non adherent au cas…)

  18. Quand le mouton se plaint de se faire tondre.

    Désolé, il fallait réagir avant, quand les médecins, les indépendants, bref, ceux qui font tourner ce pays, ont donné le signal d’alerte.
    Il ne fallait pas se foutre de leur gueule en les traitant de bourgeois poujadistes.

  19. Début 2015, le gouvernement avait surtaxé les contrats dits « non responsables ». Il se trouve que nous avons choisi depuis plusieurs années des contrats minimum, en vertu justement du principe de responsabilité (qui au passage ne s’applique qu’à des personnes, encore la novlangue socialiste).
    Nous nous en étions étonnés auprès de notre mutuelle qui nous avait confirmé que les contrats « responsables » devaient obligatoirelent contenir un certain nombre de prestations que nous avions choisi d’assumer lar nous-mêmes.
    Cette différence entre « assurés responsables » et « contrats responsables » nous avait échappé, puisqu’il s’agit de punir les premiers pour encourager les seconds. C’est quand même stupide d’avoir pu croire qu’il y avait un lien entre «contrat responsable» et «assuré responsable»!
    Bientôt les gens responsables, usant du peu de liberté qu’il leur reste, se retireront de cette gabegie qui consiste à faire perdurer un système social qui encourage l’irresponsabilité dans un pays qui vit au-dessus de ses moyens.

  20. Bonjour, je suis suivie au centre Léon Berard à Lyon. J’ai pris un rdv en octobre 2015 et j’ai eu un rdv avec le chirurgien fin novembre. L’attente n’est pas si longue il me semble. Ma première opération de reconstruction mammaire est sensiblement la même que la votre : apres mastectomie totale et reconstruction par prothèse le 30 juin à Paris, elle consistera à ôter la prothèse pour la remplacé par un expandeur (prothèse qui se dégonfle) et injection de graisse prélevée dans les cuisses (lipomodelage).

    Entre la première visite avec le chirurgien et la date d’opération il s’est passé à peine 6 mois… (Opération planifiée le 29 avril)

    Courage en tout cas pour ce parcours du combattant!

  21. au risque de dire une ânerie je tente quand-même… Ne faut-il pas contourner la chose en prenant rendez-vous avec un contrôleur fiscal directement ? A savoir : je suis malade mais je veux travailler. J’ai confiance dans mon chirurgien mais je ne suis pas remboursée. Si je ne suis pas opérée ce sera le burn out et je vais arrêter de travailler, donc moins de recette pour le fisc. Du coup on voit pour un arrangement et une déduction des impôts « off the record »… A république bananière méthodes bananières non ?

  22. Enorme arnaque des mutuelles, sur plusieurs points.

    Je m’explique.

    1. Les médecins qui ont signés le CAS ont par obligation contractuelle le devoir de limiter leurs honoraires à 125% du tarif conventionné.
    De fait , les mutuelles ne rembourseront jamais plus que cette somme pour les honoraires CAS.

    Elles marquent sur leur devis 300 400 ou 600% des honoraire remboursés en CAS mais cela est absolument FAUX: limite à 125% pour les praticiens CAS.

    2. Pourquoi ces contrats dit « responsables » de la part des MUTUELLES?
    Les mutuelles avaient le chois de passer leurs adhérents en contrat responsable ou non responsable au 1er janvier 2016.

    La carotte pour les mutuelles qui ont basculer les patient en contrat responbale était l’apparition d’une NOUVELLE TAXE de 7% des bénéfices pour les mutuelles n’ayant pas passé leur contrats en contrats responsables au 1er janvier.

    Et oui, tout ce bordel pour les patients vien d’une nouvelle TAXE étatique, destinée à financer je ne sais pas qu’elle nouvelle connerie.

    Au final, les mutuelles ont joué le jeu du CAS, les cotisations des adhérent n’ont pas baissé, les remboursements ont beaucoup baissé, et l’état peut se fourrer sa taxe de 7% bien profond.

    EPIC FAIL

    PS: dites moi si je ne suis pas clair.

    1. Ce que vous écrivez est clairement faux… 🙂

      Les praticiens ayant signé le CAS s’engage à pratiquer une part non négligeables d’actes en SI et non SII et ne pas augmenter le tarif de leurs actes pendant 3 ans… Pour les praticiens ayant une part non négligeable de patients CMUstes (facturés en SI), le CAS était donc une opportunité de payer moins de charges tout en faisant des dépassements… voire plus!!! D’ailleurs le CAS a coûté 600 millions d’euro à la SECU.

      Pour illustrer par l’exemple… L’année de signature du CAS, beaucoup de pédiatres ont augmenté le tarif de leur consultation (8% en moyenne) puis ont signé le CAS. Ils font donc la double culbute: augmentation de leur consultation (2% en moyenne sur 3 ans) et baisse de leurs charges…

      1. Tout à fait d’accord avec vous, mais je maintiens ma position pour les actes chirurgicaux (sujet de l’article, par ailleurs).

        D’ailleurs si vous trouvez un praticien chirurgien ayant signé le CAS à Paris, c’est que vous avez bien cherché (1ou 2 sur Paris…).

        1. Ah c’est certain que ni en PACA, ni en IdF, les chir aiment les CMUs… 😉

          1. Perso , je suis chirurgien, pas de pb pour les cmu, je les reçoit, et je les opère…

            1. Dans ce cas, vous avez votre quota en S1… 😉

    2. et quand les mutuelles incorpore le remboursement sécu dans leurs chiffres de remboursement :!! c’est de l’escroquerie pure et simple !!!

  23. Un système soviétique qui doit s’éffondrer comme jadis l’ex URSS et etre remplacé par un système qui serait proche de celui de Singapour c’est à dire compte d’éoargne médical plus assurance pour les maladies graves ou chroniques…

    http://www.washingtonexaminer.com/carsons-new-healthcare-plan-would-create-lifelong-savings-accounts/article/2577990

  24. Un grand merci pour vos retours et surtout pour vos partages, l’information a pu être amplement diffusée et a dépassé le cercle restreint des lecteurs de mon blog bien au-delà de ce que j’aurais pu imaginer… MERCI

  25. Bonjour

    En tant que chirurgien plasticien totalement impliqué dans le type de prise en charge que vous sollicitiez
    je suis navré de lire votre histoire et des difficultés que vous avez rencontrées.

    Cependant, et depuis 3 ans,

    Lorsque l’avenant 8, qui définie le plafond au delà duquel le médecin est un voyou, a été voté ; nous avions alerté les médias et nos patients.
    Sans succès

    Lorsque le C.A.S, qui transpose l’avenant 8 dans le code de la mutualité, a été imposé par la force (le quorum n’était pas atteint, la SS a forcé son application) ; nous avions alerté les médias et nos patients.
    Sans succès

    Lorsque la Mutuelle Employeur Obligatoire, qui oblige le patient à contractualiser une protection minimale absurde et supprime sa liberté de choix, a été imposée en janvier 2016 ; nous avions alerté les médias et nos patients.
    Sans succès

    Lorsque le Tiers Payant généralisé sera appliqué par la force ; la médecine libérale française aura définitivement disparue et vous vous adresserez obligatoirement à des dispensaires d’état (CH, CHU, CRLCC, etc.), soignée par un praticien que vous n’aurez pas choisi, par une méthode que vous n’aurez pas choisie, dans des conditions qui vous seront imposées.

    Malheureusement, ce qui se passe actuellement est la conséquence de la volonté du peuple. Lorsque ce dernier aura compris que la Médecine et les médecins existaient et existeront sans la Sécurité Sociale et le Socialisme ; il aura déjà gagné un peu de liberté.

    Que vous reste t’il à faire à titre individuel ?
    Refuser le TPG
    Refuser la MEO
    Exiger le versement complet de votre salaire
    Choisir votre protection sociale individuelle
    Exiger un contrat de mutuelle « non responsable »
    Accepter de payer au juste prix le coût de votre santé.

    Très cordialement
    et meilleurs sentiments pour votre prompt rétablissement.

  26. On voit ou nous a mené le vote socialiste.

  27. Un site où la question est également bien analysée:

    https://cris-et-chuchotements-medicaux.net/2016/04/03/nouveau-casse-des-mutuelles/

    remarque: Pour avoir, via la famille, expérimenté les systèmes d’assurance santé anglais et US, je ne peux dire qu’une choses: ne soyez pas malades là bas ( surtout pas à Londres)

    Par contre, pays bas, Allemagne, suisse: très très très correct

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