L’allocation universelle, une mauvaise réponse à une vraie question

Publié Par Corentin de Salle, le dans Économie générale

Par Corentin de Salle, depuis la Belgique.

Une idée vieille de plus de 50 ans connaît aujourd’hui un étonnant regain : l’allocation universelle (AU). À première vue, ce revenu de base accordé automatiquement et que chacun viendrait compléter avec les revenus qu’il gagne par ailleurs, a tout pour séduire un libéral. Surtout comme alternative à un État-providence invasif, obèse, injuste et potentiellement en faillite.

D’abord, cette Allocation Universelle bénéficierait à tous : pauvre ou riche, jeune ou vieux, malade ou bien portant, travailleur ou demandeur d’emploi. On ne dualise plus la société, comme se plaît à le faire la gauche depuis Marx, entre défavorisés et favorisés, « exploités » et « exploiteurs ». Ensuite, cette AU serait inconditionnelle : vous la recevez quelle que soit la situation dans laquelle vous vous trouvez.

Dès lors, l’État n’est plus en mesure de la conditionner à la réalisation de démarches et à l’adoption d’un comportement déterminé. En clair, l’État ne s’immisce plus dans vos choix existentiels. Le bonheur est une affaire privée. Là encore, une idée fort libérale qui date de Benjamin Constant : « prions l’autorité de rester dans ses limites ; qu’elle se borne à être juste. Nous nous chargerons d’être heureux ». Enfin, et c’est là le plus beau, l’AU permettrait de réduire tant le montant des dépenses publiques que la taille de l’État.

D’une part, elle se substituerait aux différentes allocations existantes qui seraient supprimées (allocations chômage, familiales, d’insertion, logement, etc.). D’autre part, elle ne nécessiterait plus une administration pléthorique : comme les aides seraient accordées automatiquement, inconditionnellement et universellement, plus besoin de traiter de longs dossiers.

L’allocation universelle prisonnière de sa logique

À l’énoncé de ces belles idées, mon cœur libéral se remplit d’allégresse. À l’analyse, cependant, il apparaît que l’AU, loin d’être une réelle alternative au système qu’elle dénonce, reste prisonnière de sa logique.

On peut d’abord questionner le caractère universel : pourquoi aider des gens qui s’assument eux-mêmes ? Pourquoi verser une AU à Albert Frère ? Pourquoi d’ailleurs une AU versée à toutes les personnes, riches ou non riches, qui sont des contributeurs nets du pays ? Au nom de l’égalité redistributive.

Mais est-il judicieux de transformer en allocataire, même symboliquement, une personne financièrement autonome ? Quoi que vous fassiez, que vous travaillez ou pas, vous avez droit à une allocation. Si un tel système était mis en place, les gens s’habitueraient rapidement au fait que c’est l’État qui finance leurs besoins de base. En moins d’une génération, cette situation de dépendance structurelle à l’État semblerait naturelle à tout citoyen.

En réalité, fondamentalement, il y aurait ceux qui financent leur AU (et celle des autres) et ceux qui en sont bénéficiaires. Invoquer ce caractère universel, n’est-ce pas une manière de brouiller les cartes pour légitimer ce système sous le prétexte fallacieux que nous en aurions tous besoin ?

L’AU empêche, a-t-on dit, l’État de s’immiscer dans les choix existentiels des citoyens et le force à les traiter en adultes. Fort bien. Chacun a évidemment le droit de mener la vie qu’il entend. Mais, on oublie généralement de préciser une condition importante : pour autant qu’il finance ses choix avec SON argent. Supposons que vous donniez de l’argent à un ami en difficulté. Vous apprenez que, moins de 48 heures après avoir reçu cet argent, il a acheté une voiture de sport, un écran géant, etc.

Mise en cause du principe de réciprocité

Ne seriez-vous pas courroucé ? Probablement. Si vous l’avez aidé, c’est pour le dépanner. Pas pour qu’il se divertisse avec votre argent. De la même façon, si l’État vous aide, c’est pour que vous soulagiez vos besoins vitaux et pour que, dans la mesure du possible, vous redeveniez financièrement indépendant. À ce titre, la répression des fraudes sociales, les politiques de contrôle et de remise au travail des chômeurs sont parfaitement légitimes.

Entendons-nous bien : je n’affirme pas que les gens, en recevant une AU, la dilapideront nécessairement en futilités. Je dis juste que, si on reçoit l’argent d’autrui (de la collectivité), il est normal que cet autrui exige que vous en fassiez un usage raisonnable sans que cela soit perçu comme une immixtion intolérable dans vos choix. Il est légitime, dans une société qui, comme la nôtre, en a les moyens, d’accorder un revenu de subsistance à tous ceux qui en ont besoin. Mais, au nom même de cette solidarité, il faut que ses bénéficiaires mettent tout en œuvre pour retrouver une situation qui leur permette, eux aussi, de contribuer activement à cette solidarité. Or, le caractère inconditionnel de l’AU remet en cause ce nécessaire principe de réciprocité.

Oui, mais l’AU, nous disent ses partisans, se justifie au nom de la liberté « réelle ». En effet, il ne suffit pas de consacrer formellement nos libertés. Pour garantir leur effectivité, il faut encore qu’elles soient financées par l’État. Cette distinction, d’origine marxiste, entre liberté formelle et liberté réelle procède en réalité d’une confusion entre deux notions distinctes : liberté et capacité. J’ai la liberté de partir cet été avec ma famille à Bora Bora (personne ne nous arrêtera à la frontière) mais je n’en ai pas la capacité (les moyens financiers). Encore une fois, il est normal pour l’État d’assurer la subsistance aux personnes nécessiteuses. Pas de financer leurs choix.

Impôt supplémentaire

Au niveau du financement, il faut vraiment n’avoir aucune expérience de la chose publique pour s’imaginer un instant qu’il serait miraculeusement réglé par un jeu de vases communicants. Comment croire qu’on puisse trouver un gouvernement qui parvienne (voire qui accepte) de supprimer toutes les allocations existantes pour les remplacer par une allocation unique ? Le mieux qu’on puisse atteindre, après d’homériques négociations avec les syndicats, ce sera un léger réaménagement de la Sécurité sociale.

En clair, en sus de toutes les allocations existantes qui, en dépit des belles promesses, resteront en place pour la plupart d’entre elles, on consacrera une allocation supplémentaire mais d’un montant qui, plus que probablement, excédera largement ce qui aura été économisé de l’autre côté. Le résultat sera une augmentation substantielle des impôts en Belgique (déjà championne du monde) avec, fiscalement, plus d’évasions, de fraudes et d’exils.

Par ailleurs, pense-t-on vraiment que le PIB actuel restera inchangé une fois l’AU adoptée ? Rien n’est moins sûr. Ne fût-ce que parce que plusieurs personnes actives préféreront, comme le préconisent les partisans de l’AU, consacrer quelques heures autrefois productives au profit de l’économie sociale.

En assurant les besoins de base de chacun, l’AU va-t-elle, comme le disent ses promoteurs enthousiastes, libérer les énergies et permettre à chacun de s’épanouir dans le secteur de son choix ? Pour certaines personnes sûrement. Mais, l’existence d’une rente n’est pas, en soi, un incitant. Ainsi, dans un pays comme l’Arabie Saoudite, le fait, pour chaque citoyen, de bénéficier d’une rente étatique généreuse a plutôt l’effet contraire : elle stérilise les volontés.

Autre question : l’AU ne va-t-elle pas engendrer une inflation généralisée, un peu comme les aides logement en France ont fait exploser le prix de l’immobilier ? L’AU ne va-t-elle pas inciter des gens à compléter leurs revenus par du travail en noir plutôt que par un travail lourdement imposé ? Avec l’AU, nous effectuons un saut dans l’inconnu. Un saut dont les actuels allocataires sociaux seraient les premiers cobayes.

Supposons néanmoins que toutes les autres allocations soient supprimées. Inéluctablement, un ensemble de questions surgiront : une personne handicapée ne mérite-t-elle pas une allocation plus substantielle ? Quid des personnes habitant en ville ou dans des zones où les loyers sont plus élevés ? Quid des personnes âgées invalides ?

On recréera fatalement une multitude d’exceptions, de régimes spéciaux, des majorations de taux, etc. Le système supprimé se reconstituera à une vitesse fulgurante. En pire. Pourquoi ? Puisque il faudra financer tous ceux qui, jusque-là, se débrouillaient tout seuls. Évidemment, ces gens-là ne feraient que récupérer une partie de ce qu’ils ont donné mais, précisément, pourquoi prélever chez eux cette partie d’argent qui leur sera d’emblée restituée (déduction faite d’une ponction faite par l’État pour financer cette opération inutile) ?

La réforme de l’État-Providence

Est-ce à dire qu’il faut laisser les choses en l’état ? Non. L’AU pose utilement la question de l’indispensable réforme de notre État-Providence. Mais si l’on désire réellement rendre les gens plus autonomes, il faut travailler au niveau de la perception et pas seulement au niveau de la redistribution : l’équivalent fiscal de l’AU, c’est la flat-tax. Le présent gouvernement a réalisé une avancée avec le tax-shift car il a pu consacrer le principe que les impôts n’augmentent plus. L’étape suivante, à mon humble avis, serait de diminuer sensiblement le taux d’imposition.

Ultimement, la flat-tax consisterait à supprimer toutes les taxes pour les remplacer par un impôt unique à taux réduit et sans exonération, exception, incitant, « cadeau » ou déduction d’aucune sorte. Fini les intérêts notionnels ! Ce système, qui laisserait aux gens une bonne part de leurs revenus, aurait pour effet de redonner à chacun une marge de manœuvre tout en maintenant, en le dégraissant, le système actuel de sécurité sociale. Concrètement, les gens recevraient une somme sans doute supérieure à l’AU et pourraient légitimement la consacrer à ce qu’ils désirent.

Mais, là aussi, il semble illusoire de penser qu’un gouvernement supprime l’actuel Code fiscal d’un trait de plume. Dans l’immédiat et de manière plus réaliste, une alternative authentiquement libérale à l’AU, c’est  l’impôt négatif. Certains confondent d’ailleurs les deux.

Concrètement, il s’agit d’une somme d’argent versée à tous ceux qui gagnent moins que le minimum imposable et qui correspond à la différence entre leur revenu et ce minimum imposable. Si vous gagnez plus que le minimum imposable, vous êtes taxés sur le surplus. Si vous gagnez moins, vous n’êtes pas taxés et vous recevez la différence en cash. Exposé par Milton Friedman, l’impôt négatif diffère de l’AU sur trois points fondamentaux : il n’est pas universel (il ne bénéficie qu’aux personnes nécessiteuses) et, contrairement à l’AU, octroyée a priori et de manière inconditionnelle, il s’opère a posteriori (une fois que l’on déclare les revenus) et conditionnel (uniquement pour ceux qui en ont besoin).

Philosophiquement, l’impôt négatif vise à soulager et à responsabiliser. Lui seul contribue à l’émancipation et à l’autonomisation de la personne. A contrario, l’AU maintient chacun dans le giron de l’État. L’AU ne rompt en rien avec la logique de l’État-Providence. En dépit de ses séduisants autours, l’AU n’est pas une idée libérale mais une fuite en avant, un énième avatar de l’idéologie sociale-démocrate aujourdhui en faillite.

  1. Bonjour,

    Le but des libéraux, c’est de baisser l’intervention de l’état sur nos vies, avec le RU on rend central celle-ci, la plupart des gens seront dépendants de ce RU.

    Le crédit d’impôt ne vaut pas mieux, sauf que le mécanisme est masqué. C’est tjs de la redistribution.

    1. Liberté adorée

      C’est le principal problème (outre le détail ahahah du financement) vous allez rendre dépendant des gens, puisque au début on va dire « c’est pour tous sans distinction » ensuite un attentat aura lieu en France et on dira « réformons ce système et sortons les terroristes de ce revenu »…. les Français pris par les sentiments crieront « bien sur », ensuite on verra que d’autres crimes vont avoir lieu, et au final on interdira a tout criminel ce revenu…. parti ce point, le criminel se marginalisera, vu qu’il est criminel, ne gagnant pas d’argent, ira plus loin, et continuera les crimes…. Et çà c’est dans le meilleur des cas, dans la réalité, on va commencer a dire « bien sur que tout le monde peut le toucher… mais tout de meme, le milliardaire, ca serait génant ».
      Au final vous aurez un truc transformé en RSA version 2025… c’est tout.

      1. Si on reprend cette allocation aux terroristes et aux criminels ils deviendront insolvables, et alors comment fera t’on pour leur faire payer leur prison (privée, bien sûr) ?

  2. lemiere jacques

    On doit déjà avoir tout dit sur ce sujet mais peut être n’a t on pas assez insisté sur le poids des mots , il faudrait l’appeler aide sociale de subsistance un truc comme ça pas une appellation fumeuse qui laisse à penser aux gens que l’argent tombe du ciel et que c’est un du. Il me semble que c’est la grande inconnue dans toutes ces aides, leur effet retour sur la production de richesse qui les permet…C’est une vision de l’économie déshumanisante qui oublie que la richesse est produite par des individus et qu’on ne peut pas s’amuser à imaginer les en déposséder sans que ces gens réagissent comme on ne doit pas oublier que assumer ses besoins et réaliser ses désirs est le moteur pour bosser…

  3. et un eniéme article contre le RU.
    pourtant la simplification administrative qui en découlerait serait formidable et tout le monde serait vraiment traité a égalité .
    chacun aurait un compte en banque automatiquement pourvu de …1000 euros ou plus et délesté de la part d’impôts sur le revenu chaque mois….bon il parait qu’on ferait faillite..mais non , c’est de l’argent électronique bien mieux que la planche a billet , cela n’aurait d’influence que sur la valeur de l’euro…et même pas si le RU est mondialisé avec un ajustement géographique jusqu’à obtenir une même valeur travail !
    fini le, je paie pour les pauvres , fini , les défiscalisations et les fraudes , le bonheur !……reste plus qu’a trouver un comptable pour prouver aux sceptiques que ce système est viable .

    1. ou pas.

    2. Le propre (ou le malpropre?) de nos Etats dits « providence » tient au fait qu’ils concourent à museler chez leurs « clients » toute notion de saine stimulation individuelle (hors celle de vouloir pleurnicher sur la préservation de droits (indument acquis la plupart du temps). Contrôle sur la vie de la naissance à la fin terrestre, ça s’appelle comment encore ?
      Egalité et nivellement se confondent vite ici ! Et conseilleur n’est pas payeur …

      La RU ne consiste qu’en une variante aux effets positifs ou « de simplification » jamais démontrés ! L’argument politique de nous assurer que l’opération serait « neutre » pour les budgets de nos Etats est un leurre savamment entretenu par certains philo-utopistes qui jargonnent du haut de leur pupitre académique. Je vous en laisse le soin d’en citer quelques noms sur la scène belge.

      La typologie humaine observable parmi les revendications d’activistes divers et multiples nous enseigne pourtant ce qui suivrait vite la mise en œuvre de cette Nième aventure. Car à de dites simplifications s’ajouteraient le traitement des « cas singuliers » dont se chargent des politiques bien connus. Surajouter des avantages, sans en gommer les précédents, restera une constante dont la réalité nous instruit.

      1. c’est utopique et impossible….non , cela existe déjà sauf qu’il n’y a aucun contrôle des dépenses a cause de la multitude d’intervenants comme les associations..devenues inutiles et qui coutent un pognon fou et mal redistribué !

    3. Fini aussi le clientélisme des politiciens sur des aides ciblées…

    4. Croire dans un libéralisme total sans concessions c’est se complaire dans une utopie sans lendemain…

      1. le libéralisme est la fin de l’esclavage et de l’appropriation par l’état des hommes.on travaille selon le bon vouloir de l’état d’où la multitude de lois sur le travail et l’entrepreneuriat.
        le RU est la clé pour la libération des hommes ,l’état n’ayant plus aucun levier pour nous contrôler de la naissance a la mort…d’ailleurs , ils n’a déjà plus aucun contrôle sur les assistés ou les privilégiés mais il ne s’en rend pas encore compte …et tant pis pour les esclaves , la classe moyenne !

        1. Liberté adorée

          Vous vous trompez…. au départ le revenu universel sera « universel » ensuite viendra le premier attentat, ou on dira « universel sauf pour les terroristes », ensuite une nouvelle grande affaire de pédophilie verra le jour et on dira « universel sauf pour les pédophiles »…. ensuite on dira « universel oui, mais il est dégoutant que les milliardaires puissent en bénéficier »…. puis nous, les libéraux, on dira « universel oui, mais pas pour celui qui profite du système en puisant les aides de l’état ou bien en excercant le capitalisme de connivence »,…. et les sauf transformeront ce revenu « universel » en RSA.

    5. RU : Royaume Uni ❓

  4. 100% d’accord avec cet article. Les aides universelles sont injustes. Mieux ciblées et basées sur des critères incitatifs pour empêcher les effets d’aubaine, ils peuvent représenter une politique équilibrée. Le reste, à savoir passer de la solidarité obligatoire à la solidarité consentie, doit représenter l’objectif de toute réforme d’abolition de l’état providence.

    1. Des aides mieux ciblees, vous pouvez elaborer un peu?

      Chaque fois qu’une aide cible un groupe, cela change le comportement des gens:
      Ceux du groupe cible, qui ont un moindre interet a sortir de ce groupe.
      Ceux hors du groupe cible, qui peuvent essayer d’y rentrer pour etre aides.
      Bref, cibler les aides sur des criteres qui dependent du comportement des gens (la plupart en fait) est du « dressage de peuple », de la meme maniere qu’on dresse un chien avec caresses et bonbons.

      Cela etant dit, je suis d’accord avec vous contre le RU. Je suis juste pour une diminution (progressive faut pas trop rever quand meme) de TOUTES les aides (aux personnes, entreprises, associations, culture…) avec diminution d’impots/taxes en proportion.

      1. Ce que j’entends par mieux cibler les aides vise avant tout à les retirer à ceux qui n’en ont pas besoin. Le ciblage basé sur un comportement est un mauvais ciblage car générateur d’effet d’aubaine. Quant à développer sur la dichotomie bon ou mauvais ciblage des aides, il faudrait que je me fende d’un article complet ou même un ouvrage entièrement consacré à la question.

        1. Bonjour la simplification ! Faut un bouquin maintenant…
          Tu as droit à l’aide ou pas ? Attends j’en suis à la page 192….

        2. Liberté adorée

          Hélas il est IMPOSSIBLE de mieux cibler, votre sensibilité n’est pas la meme que votre voisin et ceci pour 65 Millions de Francais. Certains vont dire, oui pour une aide aux homos souffrant de la difficulté de trouver un travail (c’est un exemple bidon pris au hasard je précise) et les opposants diront non, idem pour les pauvres, un pauvre tu lui donne 500€ il va vivre dans la rue à Paris, il se paye un logement en province… certains se sentent pauvres car ils mangent macdo 3 fois par semaine alors que une assiette de légume coute 10 fois moins cher… et quels sont les étapes pour aider.
          Le progressif est intéressant, mais de combien vous partez ? comment en bénéficier ? sachant que le vrai pauvre SDF vie dans la rue et n’a ni les compétence, ni le temps ni l’esprit a aller quémander a une administration une aide, et seul les personnes n’en n’ayant pas vraiment besoin en bénéficieront.

          Honnetement, la première solution, serait qu’on arrete de surtaxer les entreprises, qui par ce biais embaucheraient plus, moins de chomage de longue durée, donc économie d’impots, rajouter a cela l’esprit humain de fraternité, qui ne se développe pas car l’Etat est toujours derrière, la pauvreté serait sans doute réduite… mais les aides financières ca n’a jamais marché, cela n’a jamais touché les vrais necessiteux… il faut encourager le principe des commercants a donner les surplus, ou les limites de dates, aux vrais necessiteux, supprimer les trèves hivernales et laisser les proprios plus libre de virer des locataires qui ne payent pas…. encouragera les proprios a ne plus trop regarder les cautions, ou le cv, donc permettra a beaucoup plus de personnes de bénéficier d’un logement,….

  5. Je suis étonné qu’il ne soit pas envisagé ici un des aspects les plus positifs de cette allocation universelle d’un point de vue libéral, qui est la déconnexion entre un revenu de subsistance et le salaire apporté par le travail.

    Ce minimum de subsistance est déjà assuré dans nos sociétés occidentales, soit par les aides d’état associées aux actions des associations caritatives, soit par les entreprises qui doivent assurer un salaire minimum, une protection sociale et une sécurité de l’emploi, indépendamment de la rentabilité du travail fourni, avec toutes les conséquences que l’on connaît liées à cette exigence.

    Dans notre société qui refuse d’abandonner complètement une partie de sa population, cette allocation universelle serait à mon sens le seul moyen pour permettre de rétablir de véritables marchés : du travail , du logement, de la santé, de l’éducation, etc …, avec des offres et des demandes régies non pas par des aides et des contraintes étatiques, mais seulement par des choix de vie individuels et des critères de rentabilité dans un contexte de concurrence.

    1. La déconnexion entre revenu de subsistance et revenu du travail est parfaitement anti-libérale, car elle fait définir par la société ce qui est le minimum de subsistance, elle crée une obligation sociale de le fournir à chacun, et elle influe négativement les marchés que vous prétendez libérer en les taxant lourdement pour financer ces dépenses.
      L’allocation universelle ne serait libérale que si elle était décidée au sein d’une communauté à laquelle l’adhésion ou le renoncement seraient totalement libres.

      1. MichelO
        Je comprends bien qu’on est sur Contrepoints dont les principes libéraux sont affirmés.

        Il n’en reste pas moins que dans tout pays, il n’y a jamais unanimité mais différentes forces se battant pour leurs idées.
        Dans ces conditions, il est difficile de supprimer toutes les aides et d’établir la flat taxe au nez et à la barbe de tous les groupes de pression.
        Alors, soit on continue à parfaire la théorie du libéralisme en continuant à subir la réalité qui en est bien éloignée, soit on essaie de changer la réalité actuelle en y introduisant des idées libérales progressivement.

        Dans ce 2ième cas, je trouve que le revenu universel est plus libéral (liberté d’usage, pas d’intrusion administrative nécessaire dans la vie privée, diminution des frais administratifs et du contrôle étatique et, en théorie (!) diminution d’un personnel politique dont certaines taches auront disparu) que l’accumulation d’aides, allocations … qui malgré les efforts (oui, bon, enfin …!) ne parvient pas à une efficacité satisfaisante pour un coût très excessif. (On ne peut pas vraiment dire que le revenu universel crée autant de dépendance de l’état: il s’agit d’un revenu, évidemment imposable comme les autres – et au taux de la tranche la plus élevée de la déclaration -. Et si l’état verse à tous les citoyens un revenu universel provenant de nos impôts, ce n’est qu’un juste retour des choses que nous avons d’abord données: il n’y a là aucune dépendance, en fait!)

        Ceci ne préjuge en rien de l’examen préalable de la faisabilité et de la rentabilité de ce système ni des résultats qui seront constatés suite à cette mesure sur les comportements. C’est donc un saut vers l’inconnu qui demande au moins une expérience concrète limitée, dans le temps et dans l’espace, avant toute décision.

        Et si les commentaires sont aussi nourris, c’est bien à cause du manque d’éléments concrets qui ne justifie ni un pessimisme défaitiste ni un enthousiasme béat!

        1. bonjour miky stouffs

          Avec le RU, on va créé une dépendance de toute la population aux allocations.
          Dans une génération, les gens seront domestiqués (je dit bien domestiqués) et nourrit par leur maître (l’état).

          Dans toutes relations sociales, c’est celui qui paye qui décide.

          Pour parfaire le tableau, que votre patron paye directement votre salaire à l’état et en fin d’année, l’état vous donnera vos étrennes si vous êtes dans une démarche citoyenne.On en prend le chemin avec la retenue à la source.

          Si vous voulez être LIBRE, soyez libre financièrement.

        2. Un peu d’arithmétique montre que pour offrir 500 euros par mois = 6000 euros par an aux 66 M Français, on est à 400 milliards + frais de gestion.
          C’est à peu de choses près le niveau des dépenses actuelles de l’Etat et de l’ordre de 5 fois le rapport de l’Impôt sur le revenu. Vous aurez beau chipoter sur les demi-RU pour les mineurs et le fait que certaines dépenses sociales ne sont actuellement pas comptabilisées dans ces dépenses-là de l’Etat, le simple calcul montre que c’est impossible sans une augmentation monumentale des prélèvements obligatoires. Les commentaires nourris montrent simplement que la logique mathématique est de plus en plus étrangère aux gens, qui la trouvent trop abstraite quand elle va contre ce qu’ils imaginent. Faire passer la proportion de ceux qui vivent aux dépens des autres de 30 à 100%, ça n’est pas libéral du tout.
          Qui est John Galt ?

          1. Et pour en rajouter une couche MichelO puisqu’il fait toujours répéter la même chose sur ce style d’article :
            – Avec 500€ il faudra quand même des allocations logement
            – Avec 500€ il faudra leur payer leur santé : lissée sur une vie la santé coûte 275€ par mois
            – Ceux qui auront vécu toute leur vie du RU viendront augmenter le nombre des allocataires du RU une fois agé (pas de cotisations, pas de retraite)
            – Avec le RU, aucun espoir de privatiser l’éducation nationale car en plus il faudra instruire leurs gosses, donc bourses etc…
            -…..

        3. diminution d’un personnel politique dont certaines taches auront disparu

          Vous y croyez à ce que vous dites ❓ En France, la simplification se termine toujours par une complexification, sans exception 🙁
          Le personnel polytocard ne lâchera pas l’os si facilement.

      2. @ MichelO :

        Dans notre société qui refuse d’abandonner complètement une partie de sa population (et qui n’est pas prête à y renoncer, et qui a déjà défini le minimum de subsistance, et qui a déjà créé une obligation sociale de le fournir à chacun), cette allocation universelle serait à mon sens le seul moyen pour permettre de rétablir de véritables marchés (auxquels on ne demanderait pas de financer cette redistribution, puisqu’elle le serait uniquement par par les impôts directs) : du travail , du logement, de la santé, de l’éducation, etc …, avec des offres et des demandes régies non pas par des aides et des contraintes étatiques, mais seulement par des choix de vie individuels et des critères de rentabilité dans un contexte de concurrence.

        Quand à une société libérale telle que vous la définissez, permettant à chacun l’adhésion ou le renoncement aux règles communes, êtes vous bien sûr de vouloir nous démontrer par cet exemple qu’une telle société n’est qu’une utopie au-delà d’un nombre restreint d’individus ?

        1. « Dans notre société qui refuse… »
          La société c’est un concept fumeux. Vous avez déjà entendu la société dire qu’elle veut une bière bien fraîche ? Moi je veux une bière. Il y a des individus, point barre… et tout le reste de votre raisonnement s’écroule… ploc.

          1. Oui, fondamentalement je souscris à vos concepts.
            La différence entre vous et moi est peut-être que je garde ces notions seulement comme un point de référence, en essayant de trouver quand même un modèle envisageable, à partir de la situation actuelle.

  6. vos arguments sont nuls désolé,
    1) on aide pas les gens qui s’assument eux même car ils paient puis récupèrent leur argent
    2) les gens ne s’habitueront pas aux aides puisque les plus pauvres ont déjà pleins d’aides et les autres récupéreront juste leur investissement
    3) chacun est libre d’acheter un écran plat, s’il a envie de bouffer des pâtes pendant 3 mois c’est son choix.

    vous n’avez visiblement rien compris à l’AU comme 99% des gens et c’est dommage, décomposons l’histoire récente des classes sociales pauvres et moyennes , il y a quelques années il état plus intéressant d’être au rsa que de travailler en temps partiel, malgré les détracteurs de cette affirmation tous les chiffres prouvaient qu’elle était fondée, suite à cet échec incommensurable on a décider de lancer la prime d’activité qui a changé un peu la donne, malheureusement au dessus d’un certain revenu il y a toujours une classe sociale qui n’est pas assez riche mais pas assez pauvre et qui n’a droit à rien,

    l’ AU a pour but de changer cela, en cela elle incitera tout le monde à travailler, alors que le RSA d’il y a quelques années inciter à ne pas travailler pour ne
    pas perdre de l’argent, et que la prime d’activité actuelle incite à ne pas dépasser un certain seuil pour ne pas effectuer des heures de travail gratuites !!!!

    1. Si ça marchait si bien, pourquoi aucune communauté non religieuse n’a-t-elle jamais prospéré suivant ce modèle ?

      1. Les communautés religieuses fonctionnent plus selon un système collectif: tous les biens étant mis en commun et le travail n’est pas rémunéré individuellement: c’est le voeu de pauvreté: si on quitte la communauté, on s’en va sans rien!

        À part ça, bien des groupes très divers ont un pot commun ou une cagnotte dans lequel ou laquelle on puise pour les dépenses communes.

        J’ai rappelé aussi les tontines de femmes africaines qui, hors-circuit bancaire, leur permet de financer le fond de départ d’une activité lucrative.

        Mais il est difficile d’attendre ces relations de confiance de tous les citoyens d’un pays!

        1. Les tontines, les sociétés de secours mutuel, ce sont des gens qui se regroupent pour faire plus ensemble que ce qu’elles pourraient faire individuellement, en particulier en se cautionnant les uns les autres et sur le principe de solidarité pour faire face à une grosse dépense, qu’il s’agisse d’un investissement ou d’un accident. Tout le contraire du revenu universel, où c’est le fonctionnement courant de chacun qui serait garanti, à charge pour ceux qui disposeraient de plus d’y renoncer.

    2. 3) quand vous vous endettez, les créanciers sont dans leur bon droit de savoir ce que vous faites avec leur argent.

    3. l’ AU a pour but de changer cela, en cela elle incitera tout le monde à travailler

      Tant que l’impôt reste faible, mais s’il augmente pour financer le RU (près de 500 milliards pour 66 millions de bénéficiaires), sera-t-il toujours autant intéressant de faire des efforts ❓

  7. A force de lire des articles sur l’allocation universelle, je finis par avoir une petite idée bien à moi sur le truc.
    Dans un contexte économique ou les richesses seraient de plus en plus créés par des automatismes de tous bords, des solutions technologiques et informatiques en progrès constant, je peux concevoir que limiter le revenu individuel au seul salaire (au sens large) peut sembler limité. Idem pour les seules rentes financières des détenteurs de capitaux.
    Un RU pour tous serait une idée intéressante, mais je me place alors au niveau global de la société dans son ensemble. Je ne donne pas au RU un cadre de solidarité, de morale, d’entr’aide. Je le considère comme un dividende que l’Etat verse à ses citoyens « actionnaires ».
    En clair, tant que l’Etat est en déficit point de RU. Et tant que les déficits se creusent, restriction sur les largesses et la manne publique.
    Ensuite, quand l’Etat a retrouvé des finances positives, la redistribution est faite à l’identique (même montant) pour chaque citoyen. Quel que soit sa condition, son âge. Mais RU réservé aux seuls citoyens, plus d’aides aux étrangers, aux illégaux, aux invisibles. A charge à eux de postuler pour la citoyenneté : examen sur les principes de droit, connaissance de la langue et des usages, etc.
    Bien expliqué à la population, ma foi, ça pourrait conduire celle-ci à exiger de l’Etat qu’il cesse ses déficits.
    Ah, on me dit dans l’oreillette que non, il y a tant de citoyens qui croquent dans les déficits actuellement qu’ils n’accepteraient jamais de renoncer à ces privilèges dans l’attente d’un retour à des comptes équilibrés.
    Zut alors, je trouvais que c’était une bonne idée…

    1. Autre hic! Quand vous achetez des actions, vous pouvez au moins choisir où placer vos billes (et il existe bien des systèmes pour limiter vos pertes). Mais être obligé d’investir dans une affaire à la gestion catastrophique? Mieux vaut alors se trouver un mandat politique: bon salaire, grande liberté, retraite dorée: il manque juste le golden parachute!

      1. Mieux vaut alors se trouver un mandat politique: bon salaire, grande liberté, retraite dorée: il manque juste le golden parachute!

        Retraite dorée sans golden parachute… ??? Mais vous voulez le beurre, l’argent du beurre, la crémière et sa fille ❓

        Ces parasites, je les lesterais de 10 X leur poids avant de les larguer de 10000m avec leur parachute doré…

    2. Pourquoi se limiter à partager les bénéfices, partageons aussi les pertes… ah bah nan ce seront les prochains qui paieront 😀

  8. J’aime bien le concept d’AU, elle permet de distinguer les vrais libéraux des libéraux de salons, enfin les masques tombent

    1. +1
      Les libéraux mais…

  9. AU = communisme. Pourquoi ne pas filer le statut de fonctionnaire à tous pendant qu’on y est ?

  10. Cet article est une escroquerie intellectuelle. Pendant 90% de l’article l’auteur critique le revenu universel comme n’étant pas libéral, pas incitatif, pas responsabilisant et dans les 10 derniers % il essaie de nous vendre un truc qui aura exactement le même effet mais que sur une partie de la population puisque pour ceux qui ne travailleront pas elle aura exactement le même effet qu’un RU.

    Les Suisses au moins ont eu une grande idée : ne pas donner d’allocations familiales (issues des cotisations employeur) à ceux qui ne travaillent pas puisque les allocations familiales à l’origine mises en place par des entreprises privées et financées par elles avaient pour but unique de décharger un peu les parents et leur éviter des soucis familiaux préjudiciables à leur travail ( santé, 2 jobs etc…)

    1. Pas au courant mais cela semble tout à fait logique. Il est évident que ce n’est pas la presse française qui pourrait faire l’écho d’une telle chose. C’est un projet ou c’est actuellement instauré en Suisse?

      1. Ca existe depuis fort longtemps. Il y a eu une votation en 2006 pour que le montant soit le même dans tous les cantons (oui à 68% de mémoire, ça m’a étonné, c’est pas e genre de la maison) alors qu’auparavant les montants étaient différents suivant les cantons et des entreprises pouvaient choisir de verser directement ces allocations aux salariés (gainpar rapport à une cotisation)
        Les tenants, aboutissants tout est décrit là :
        http://www.bsv.admin.ch/dokumentation/gesetzgebung/00092/01415/index.html?lang=fr

    2. Si je comprends, les salariés sans enfants paient aussi et deviennent contributeurs nets à moins d en être exonérés, ce qui ne serait que justice.

      1. Oui Theo31 mais c’était juste pour mettre en avant que seuls ceux qui travaillaient recevaient des allocations familiales.
        Lorsque le système est apparu dans des entreprises privées en france (volontairement) c’était des caisses internes aux entreprises puis étonnement au niveau départemental ((je n’ai pas de source sur la raison) et c’est là qu’est apparue la cotisation pour éviter que le choix d’embauche d’un employé privilégie ceux sans enfants… puis la loi nationale est apparue aux alentours des années 30. Voilà comment un système a été perverti par la loi.
        Mais nul doute que les Suisses vont à terme arriver à donner ces allocations même à ceux qui ne travaillent pas, et d’ailleurs les cantons s’y emploient actuellement en distribuant un équivalent et ce hors de toutes consultations publiques.

  11. Une contribution récente dans contrepoint suggère la suppression pure et simple de l’impôt sur le revenu ce qui est effectivement la meilleure solution plutôt que de ratiociner sur la flat tax ou une allocation universelle

  12. Je pose une question toute simple à ceux qui pensent que le revenu universel est une utopie et qu’il ne pourrait pas fonctionner.

    Le système actuel fonctionne-t-il ?

    Notre système politique et économique qui portait en lui la promesse d’un monde meilleur, débarrassé de la pauvreté et du chômage, a réussi le tour de force de produire le résultat contraire !

    Les partisans de notre modèle de société, ces bien-pensants de droite comme de gauche, refusent de se remettre en question et rejettent toutes les alternatives qu’ils jugent improbables.

    La bien-pensance s’habille souvent de raison !

    Extrait de « Journal d’un anarchiste désabusé »

    1. Bonjour Francois Milhiet

      « Le système actuel fonctionne-t-il ? »

      Comme tjs il y a deux réponses, soit on considère qu’il n’y a pas assez d’intervention sociale et qu’il faut en rajouter (pro RU), soit on considère que l’ingénierie sociale est voué à l’échec et donc aller vers moins d’intervention.

      Je suis pour diminuer l’intervention de l’état, il va sans dire. Les socialistes eux seront tjs pour plus de politique, ils visent la perfection (qui n’existe pas).

    2. Oui y a plein de trucs qu’on n’a pas essayé… Montez dans votre voiture, pied au plancher et foncez dans un mur… ça peut peut-être marcher.

      Pour rester sérieux, il n’y a pas UN système politique et économique mais DES systèmes diversement appliqués et il est SURTOUT ce que des gens en font et comment ils le pervertissent pour s’approprier le fruit du travail des autres.
      Le système capitaliste n’a jamais promis fortune à celui qui ne fait rien.

  13. C’est avec ce genre d’article et les commentaires qui suivent que je comprends pourquoi je ne peux pas faire partie de la famille libérale.
    Pour atteindre l’autonomie financière il faudrait se résigner à alimenter une machine bientôt obsolète par un travail abrutissant qui bouffe littéralement un bon tiers de nos existences. Etre libéral aujourd’hui, c’est consentir à l’abrutissement à l’usine ou derrière un écran pour valider les notions suicidaires de croissance permanente dans un monde fini dont la population a presque décuplé en l’espace d’à peine 200 ans. Je valorise trop la notion de liberté pour la rabaisser à de si vils concepts.

    Je constate au moins deux contradictions dans cet article.
    D’abord, l’incohérence qui consiste à contrôler les récipiendaires des aides sociales et donc l’appareil d’Etat qui demande lui aussi à être contrôlé. Il s’agit donc de mettre en place le contrôleur du contrôleur, qui lui a tout intérêt à ce que les abus se perpétuent puisqu’ils justifient son poste.
    Puis l’illusion de la capacité à un impôt négatif de responsabiliser la personne. Au contraire, on rivalisera d’intelligence pour ne pas atteindre le seuil fatidique qui implique de payer l’impôt.

    S’il semble évident que les Suisses ne seront pas, du jour au lendemain, les pionniers du RBI – et de rien d’autre d’ailleurs car nous n’avons pas la fibre aventurière – viendra assez rapidement le jour où cette allocation universelle s’imposera d’elle-même partout par défaut. Pour de multiples raisons qui ne sont pas vraiment évoquées par les initiants car elles font peur.
    Les grands de ce monde ont déjà projeté les divers scénarios qui découlent directement de ce qu’ils appellent la 4ème révolution industrielle – la 3ème en fait – dont le cocktail consiste en gros à la dématérialisation assumée de la monnaie, la suppression de la moitié des postes de travail dans les dix prochaines années sans espoir, ni utilité de les remplacer artificiellement et l’explosion démographique ainsi que la durée de vie que seuls des conflits mondiaux de grande envergure ne pourront rééquilibrer.

    Bref, fait pas bon d’être libéral aujourd’hui !

    1. Avec vos idées de consommation finie dans un monde fini vous n’êtes effectivement pas bienvenu dans la famille libérale et vous devriez aller fréquenter les écolos.
      Votre explosion démographique n’existe tout simplement pas mais est rabâchée par les mêmes depuis 200 ans et dire une bêtise 200 fois n’en fait pas une vérité.Il y a de moins en moins de populations sous-alimentées.
      On ne vous retient pas.

      1. Sam, merci pour cette belle démonstration. En niant l’évidence vous confirmez magistralement ma sagesse. Nous étions effectivement 1 milliard d’individus sur Terre en 1800, nous avons passé les sept milliards et demi et la projection est de 11 milliards à la fin du siècle.

        1. Bah justement l’évidence faudrait me la montrer car je ne la vois pas :

          Enntre 4 et 5Mds : 12 ans (75-87), puis entre 5 et 6Mds: 12 ans (87-99) puis entre 6 et 7 Mds 12 ans (1999-2011) alors qu’en théorie si le taux de natalité était ne serait-ce que fixe on ne devrait pas avoir cette constante de 12 ans.

          Que se passe-t-il qu’il se passe alors ? Le taux de croissance de la population décroît très fortement et rapidement :plus de 2% en 1960, 1.5% en 1992, environ 1% en 2015.

          Malthus basait son raisonnement sur le fait que la croissance de l’agriculture ne pouvait pas suivre la croissance de la population : Fail, c’est tout le contraire qui est arrivé et le taux de natalité diminue sans interventionnisme.

          https://www.contrepoints.org/2014/09/23/182060-200-ans-apres-le-malthusianisme-a-toujours-tort-vers-une-societe-dabondance-durable

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