3 arguments libéraux en faveur du revenu de base

Publié Par Contrepoints, le dans Social

Par Matt Zwolinski [*], depuis les États-Unis.

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J’ai accordé une courte interview pour le Cato Institute à propos d’un argumentaire libéral en faveur du revenu minimum garanti. Cette interview a été conduite suite à la proposition en Suisse de donner à chaque citoyen 2.500 francs suisses (environ 2.000 euros) par mois. Mais la conversation a rapidement dérivé sur la question de savoir si une certaine forme de revenu de base peut être compatible avec le libéralisme. Certains de mes collègues de Bleeding Heart Libertarians ont déjà exprimé leur enthousiasme sur le sujet. Et du côté de Reason.com, Matthew Feeney a publié récemment une critique courte mais favorable à cette idée.

Bien entendu, comme pour toute proposition de loi, les détails sont cruciaux. Et la proposition suisse est problématique à de nombreux égards. Pour commencer, 2.000 euros par mois signifie qu’un couple marié percevrait 48.000 euros par an sans rien faire. Et alors qu’il est vrai que la Suisse est un des pays les plus riches du monde en matière de PIB par habitant, c’est tout de même une énorme somme d’argent. De plus, la proposition suisse semble reposer sur la mise en place d’un revenu de base en plus de son système d’État-providence existant. Peu de libéraux seraient prêts à signer pour cette proposition. Mais en remplacement des programmes de redistributions existants, il y a beaucoup de choses qu’un libéral pourrait aimer dans l’idée d’un revenu de base.

Toujours sceptique ? Voici trois arguments libéraux en faveur d’un revenu de base garanti. Je commence avec une proposition vague à laquelle même les libertariens les plus « hardcore » souscriraient. Ensuite, je fais des propositions plus avancées qui nécessitent quelques différences par rapport à la vision de base. Mais uniquement des différences justifiables, bien entendu.

1. Un revenu de base garanti serait bien meilleur que l’État-providence actuel

Les programmes fédéraux d’État-providence aux États-Unis sont un bazar cher et compliqué. D’après Michael Tanner, le gouvernement fédéral a dépensé plus de 668 milliards de dollars sur plus de cent vingt-six programmes anti-pauvreté en 2012. Lorsque l’on ajoute les 206 milliards dépensés par les États et les instances locales, on atteint 14.932$ (10.800€) pour chaque pauvre aux États-Unis. Ne serait-il pas mieux de simplement faire un chèque à ceux qui en ont besoin ?

Chacun de ces programmes anti-pauvreté est accompagné de sa propre bureaucratie. Si vous voulez réduire la taille et le périmètre de l’État, éliminer ces départements et les remplacer par un programme si simple qu’il pourrait être virtuellement piloté par un ordinateur semble être un bon point de départ. Éliminer des bureaucraties inutiles signifiera plus d’argent dans la poches des pauvres et moins de prélèvements.

C’est donc un jeu gagnant/gagnant.

Un revenu de base garanti serait aussi considérablement moins paternaliste que l’État-providence actuel, qui est l’enfant bâtard du « jugement conservateur et de la condescendance progressiste » à l’encontre des pauvres, selon Andrea Castillo. Les conservateurs veulent aider les pauvres, mais seulement s’ils peuvent justifier qu’ils le méritent en cochant certaines cases qui montrent leur volonté de travailler, de ne pas prendre de drogues, et de préférence de fonder une famille stable dans un style petit-bourgeois. Et pendant que les progressistes s’opposent généralement à cette tentative d’imposer aux pauvres des valeurs traditionnelles, ils ont pratiquement toujours préféré des aides en nature aux aides en cash pour s’assurer que le pauvre ait ce dont il a « réellement » besoin. Ne devrions-nous pas faire confiance aux pauvres pour savoir mieux que l’État fédéral ce dont ils ont besoin ?

2. Un revenu de base garanti pourrait être nécessaire d’un point de vue libéral pour la réparation des injustices passées

Un des principes les plus caractéristiques du libéralisme est la croyance que les droits de propriété privée sont pratiquement inviolables. Mais il ne découle pas de ce principe que la distribution actuelle de la propriété devrait être considérée comme inviolable, parce que la distribution actuelle est à de nombreux égards le produit de vols et de violences passées. Aussi attirante que puisse être la théorie libérale, « Libertarianism…Starting Now! » met le doigt sur le problème, en particulier lorsque cela vient de la bouche de ceux qui, en majeure partie, ont été les grands gagnants du bourbier qu’est notre histoire collective.

Les libertariens radicaux ont proposé de nombreuses approches pour résoudre le problème des injustices passées. Mais une suggestion que beaucoup semblent oublier vient d’une source inattendue. La plupart d’entre nous se souvient de Anarchy, State, and Utopia de Robert Nozick comme étant une défense sans compromis du libertarianisme et des droits naturels. Et on se souvient que Nozick a écrit qu’un État qui va au-delà des fonctions minimales de protection des droits négatifs serait lui-même en violation de ces droits et donc serait injuste.

Mais la théorie de l’habilitation de Nozick est une théorie historique dont un des composants est un « principe de rectification » pour corriger les injustices passées. Nozick lui-même n’a fourni aucun détail au sujet de la nature ou de l’application concrète de ce principe (même si d’autres ont spéculé). Mais dans un passage fascinant, Nozick suggère que l’on peut considérer certains principes de justice (comme le principe de différence de Rawls) comme une règle très approximative permettant de s’approcher du résultat voulu par le principe de rectification. Voici ce que Nozick en disait :

« Peut-être vaut-il mieux voir certains principes de justice redistributrice comme des approximations censées s’approcher des résultats qu’aurait l’application du principe de rectification des injustices. Par exemple, par manque d’informations historiques, et en supposant que (1) les victimes d’injustices ne font pas aussi bien qu’elles auraient pu et que (2) ceux qui sont dans les groupes les moins bien lotis dans la société ont de plus grandes probabilités d’être des descendants des victimes des pires injustices, à qui ceux qui ont bénéficié des injustices leur doivent compensation (en admettant qu’ils soient ceux les mieux lotis, il arrive que les coupables soient aussi dans le groupe le moins bien loti), alors une règle approximative pour rectifier les injustices pourrait être la suivante : organiser la société pour maximiser la position du groupe qui est le moins bien loti dans la société, quel qu’il soit. » (p. 231)

Dans un monde où toute propriété est acquise de façon pacifique par le travail ou l’échange volontaire, un revenu de base financé par l’impôt pourrait être considéré comme violant les droits libéraux. Mais notre monde n’est pas ce monde. Et puisque nous n’avons pas les informations qui seraient requises pour nous lancer dans une rectification précise des injustices passées, et puisque ignorer simplement ces injustices semble en soit injuste, peut-être que quelque chose comme un revenu de base peut être légitime en tant que rectification approximative ?

3. Un revenu de base garanti pourrait être requis pour répondre aux besoins des pauvres

Les deux arguments précédents considèrent le revenu de base comme une politique de « second choix », préférable non pas pour ses propres qualités mais parce que moins mauvais que ce que nous avons, ou une correction nécessaire des injustices passées. Mais les libéraux peuvent-ils aller plus loin que cela ? Peut-il y avoir un argument libéral en faveur du revenu de base non pas comme un compromis mais comme un idéal ?

C’est possible, et ça l’a été.

Milton Friedman comme Friedrich Hayek ont défendu quelque chose de similaire au revenu de base comme fonction légitime de l’État, quoique à partir d’une approche différente. L’argument de Friedman peut être trouvé dans le chapitre 9 de Capitalisme et Liberté et est basé sur l’idée que les tentatives pour soulager la pauvreté impliquent ce qu’il appelle « l’effet de voisinage », ou externalités positives. Friedman avance que ces externalités font que la charité privée sera insuffisamment fournie par l’action volontaire.

« Nous serions tous prêts à contribuer à résoudre la pauvreté, si tout le monde le fait. Nous ne serions pas prêts à contribuer autant sans une telle assurance. »

Et donc, Friedman conclut, « l’action de l’État pour soulager la pauvreté » est justifiée. Plus spécifiquement, l’État est légitime pour définir un « plancher minimum au niveau de vie de chaque personne dans la communauté », un plancher qui prendra la forme de sa fameuse proposition d’impôt négatif.

L’argument de Friedrich Hayek, apparaissant 17 ans plus tard dans le volume 3 de Law, Legislation and Liberty est encore plus avancé. Voici le passage crucial :

« L’assurance d’un certain revenu minimum pour tous, une espèce de plancher en-dessous duquel personne ne devrait tomber même lorsqu’il n’arrive pas à s’auto-suffire, apparaît non seulement comme une protection tout à fait légitime contre un risque commun à tous, mais un élément nécessaire de la Grande Société dans laquelle l’individu n’a plus de demande spécifique pour les membres d’une communauté particulière dans laquelle il est né. »

Pour ceux qui ne connaissent Hayek qu’à travers les caricatures de seconde main de son propos dans La route de la servitude, celui-ci sera sans aucun doute surprenant. Mais comme mon collègue Kevin Vallier l’a documenté à de nombreuses reprises, Hayek n’était pas opposé à l’État-providence en tant que tel (même dans La route de la servitude). Tout du moins considérait-il certains aspects de l’État-providence comme des options tolérables que l’État pourrait assurer. Mais le passage ci-dessus suggère qu’il pouvait avoir eu en tête une idée encore plus poussée – qu’un revenu de base n’est pas qu’une option tolérable mais un prérequis indispensable à la légitimité démocratique – une politique qui doit être institutionnalisée pour justifier le pouvoir coercitif que même un État hayekien exercerait sur ses citoyens.

* * *

Clarifications : revenu de base garanti, impôt négatif et crédit d’impôt sur le revenu

J’ai dit au début de cet article que, dans l’étude des propositions de revenu de base, les détails sont très importants. Mais dans les arguments ci-dessus, j’ai mis de côté ces détails, sans m’attarder sur les différences entre un revenu de base garanti et un impôt négatif par exemple. Avant de conclure, je voudrais évoquer un peu les différentes politiques possibles. Mais il y a beaucoup d’options différentes, avec pour chacune de nombreux détails. Donc gardez à l’esprit que ce qui suit n’est pas exhaustif.

Un revenu de base garanti ressemble à quelque chose comme un salaire subventionné pour chaque citoyen. Donc, dans la plupart des propositions, tout le monde reçoit un chèque chaque mois. « Garanti » signifie ici qu’en général le chèque n’est pas conditionné par la richesse, la pauvreté ou la volonté de travailler de chacun. Mais dans certaines propositions, comme celle de Charles Murray, il n’irait qu’aux citoyens adultes. Et dans la plupart des autres propositions, il ne serait donné qu’aux citoyens. La plupart spécifient que le revenu gagné au-dessus de la subvention est sujette à prélèvements avec des taux progressifs, mais pas la subvention elle-même.

Un impôt sur le revenu négatif est un crédit donné à ceux qui se trouvent en-dessous d’un certain niveau de revenu, en fonction de combien ils sont en-dessous. Donc le montant perçu (l’impôt « négatif » sur le revenu) diminue au fur et à mesure que les revenus s’approchent de ce niveau, jusqu’à ce qu’il atteigne zéro. Par la suite l’augmentation des revenus conduit à commencer à payer l’impôt à l’État (l’impôt « positif » sur le revenu).

Le crédit d’impôt sur le revenu est une politique que nous avons en place actuellement aux États-Unis. Il est inspiré de l’impôt négatif de Milton Friedman, mais il n’est pas de la même ampleur, puisque ne s’appliquant qu’à ceux qui travaillent.

Le US Basic Income Guarantee Network présente un joli résumé bien plus détaillé des différentes politiques. Vous pouvez regarder Milton Friedman expliquer avec une grande clarté sa proposition d’Impôt Négatif  à William F. Buckley ici. Et pour une défense plus développée et plus réfléchie d’une proposition précise de revenu de base garanti avec une approche libertarienne, je recommande chaudement le court ouvrage de Charles Murray, In Our Hands: A Plan to Replace the Welfare State.

* * *

Objections

1. Effets dissuasifs

Une des objections les plus courantes au revenu de base est qu’il créerait des effets dissuasifs dommageables à l’emploi. Ceux qui utilisent cet argument peuvent s’appuyer sur des expérimentations de l’impôt négatif faites aux États-Unis dans les années 60-70.

Mais la pertinence de cet argument dépend majoritairement des détails de la proposition à considérer, et est probablement surfaite de toute façon. Après tout, avec un revenu de base, l’argent que vous recevez, vous le gardez. Vous ne perdez rien si vous trouvez un travail et commencez à gagner de l’argent. De cette façon, les effets dissuasifs qu’il crée sur l’emploi sont probablement moins importants que ceux créés par l’État-providence actuel où le salaire est souvent une barrière à l’éligibilité.

Avec un impôt négatif, les effets dissuasifs sont présents, mais à des niveaux raisonnables. Après tout, sous l’impôt négatif si vous êtes au chômage et que vous trouvez un emploi, vous aurez plus d’argent au final. Vous n’allez pas tout garder. Mais personne ne garde tout l’argent qu’il gagne dans son travail – une bonne partie finit en impôts. C’est la même idée ici, mais à l’inverse – d’où le nom « d’impôt négatif ».

2. Les effets sur la migration

Lorsque l’on pense « aider les pauvres », on oublie généralement deux groupes qui sont largement invisibles : les pauvres dans d’autres pays, et les pauvres qui ne sont pas encore nés (voir ce papier de Tyler Cowen pour en savoir plus). Avec tout le respect pour le premier groupe, je pense (comme je l’ai déjà argumenté auparavant) qu’il y a une inquiétude réelle qu’un revenu de base aux États-Unis puisse créer une pression supplémentaire pour limiter l’immigration au-delà de ce qui se fait déjà. Après tout, quand chaque nouvel immigrant est une personne de plus à collecter un chèque de l’argent de vos impôts, il n’est pas déraisonnable de le voir comme une menace et de vouloir utiliser encore plus le pouvoir coercitif de l’État pour le tenir à l’écart. Ceci m’inquiète, parce que je pense que quiconque ayant un cœur sensible préfèrerait voir les plus démunis des pauvres accéder au programme anti-pauvreté le plus efficace qui n’ait jamais existé, c’est-à-dire une politique d’immigration relativement ouverte dans l’économie relativement libre des États-Unis. En particulier lorsque la justification avancée n’est rien d’autre que vouloir donner un peu plus d’argent à des gens qui sont déjà citoyens d’un des pays les plus riches de la planète.

3. Effets sur la croissance économique

Même un léger ralentissement de la croissance économique peut avoir des effets dramatiques quand il se prolonge sur une période de plusieurs décennies. Et donc même si un quelconque effet dissuasif produit par le revenu de base n’aurait pas trop d’effet actuellement, il pourrait avoir un effet bien plus grand pour ceux qui naîtront dans le futur. Voici une réflexion pour ceux qui apprécient les mathématiques : imaginez que les Américains en 1800 décident d’instituer un État-providence qui réduit la croissance économique annuelle de 1%, et que la politique soit maintenue intacte jusqu’à nos jours. De combien les États-Unis seraient-ils appauvris ? De combien les plus pauvres des Américains seraient-ils appauvris ? Et si la seule chose dont vous vous préoccupez est d’améliorer la situation des pauvres en général, les bénéfices de cette politique, quels qu’ils soient, en valaient-ils la peine ?

Lectures complémentaires

Tyler Cowen et Jim Manzi avancent selon moi les objections les plus pertinentes au revenu de base : aussi attirante que l’idée puisse être en théorie, toute politique mise en pratique sera sujette à des bricolages politiques et des recherches de rentes jusqu’à ce que cela ressemble à ce que nous avons déjà (sinon en pire). La proposition de Murray de mettre en place un revenu de base par un amendement constitutionnel qui, dans le même temps, élimine tout programme de redistribution existant vise à préserver la politique des pressions politiciennes. Mais je ne suis pas certain que ce soit assez.

Le journal Basic Income Studies a publié un numéro spécial sur le libéralisme et le revenu de base, avec des contributions de Mike MungerPete Boettke et Adam MartinDan MoseleyDan LaymanBrian Powell Peter Vallentyne et moi-même.


Article original : « The Libertarian Case for a Basic Income » publié le 05.12.2013 par libertarianism.org. Traduction : Emmanuel Bourgerie.

[*] Matt Zwolinski est Professeur associé et co-directeur de l’Institute for Law and Philosophy de l’université de San Diego.

  1. 2. Les effets sur la migration

    =>Si les conditions d’obtention de la nationalité sont dignes de l’Andorre, ce soucis est réglé

    1. Bonne réponse

    2. Voilà,

      on peu même vendre le droit de résidence, ce qui inclurait le coût actualisé des SUBVENTIONS à l’immigration qu’ont aurait pas encore eu le temps de supprimer.

      Façon Gary Becker ou quelque variante du même ordre…
      http://m.youtube.com/watch?v=pXNPxFNWg9g

  2. Il y a un autre argument en faveur de ce genre d’allocation :
    Dans la mesure où l’état est une sorte de copropriété coopérative, il est assez sensé d’exiger de lui une distribution de dividendes à la mesure du capital qu’il représente.
    MAIS
    Quand on calcule ce que le titre de copropriété vaudrait pour justifier un revenu significatif, on arrive à … peanuts. L’INSEE évalue le patrimoine net des administrations publiques à 325 milliards (et c’est l’INSEE, hein, pas un organisme indépendant qui serait certainement moins gentil). Soit une allocation de … 50 € mensuel par habitant en supposant un rendement mirifique de 12%. Ou moins, si le rendement est plus raisonnable.
    Cela dit, exiger un rendement raisonnable (sans subventions !) des entreprises publiques comme EDF ou la SNCF serait déjà un grand progrès en soit. Rien que ça plaide pour une redistribution directes aux citoyens plutôt que dans le « budget général ».

  3. Merci, un article très intéressant !

  4. Je pense qu’il est vain de se perdre en palabres sur le sujet.

    Il n’y a pas 36 000 solutions, il faut essayer.

    Bien entendu, la centralisation de notre pays est un frein puissant a ce type de chose. Mais dans un pays comme les Etats Unis, il est bien plus simple de mener des expérimentations de ce type a échelle réduite. Cela permettrait de voir comment évolue notamment l’aspect dissuasif du système: est ce que oui ou non il provoque du chomage volontaire.

    C’est le seul moyen d’y répondre.

    1. Je crois qu’il est très facile de répondre, il y en aurait au moins 1, moi ,j’ai toujours rêver d’être payé à ne rien faire et j’en connais un grand nombre qui y parviennent déjà actuellement malgré tous les « efforts » que cela réclame. Si demain c’est automatique je vous laisse imaginer la déferlante…

      1. Au moins 2 donc.

        1. Allez, 3 ❗
          Avec mon épouse : 4 :roll:
          Vous n’êtes pas seuls, il y a du monde …

  5. Bonjour
    « Mais il ne découle pas de ce principe que la distribution actuelle de la propriété devrait être considérée comme inviolable, parce que la distribution actuelle est à de nombreux égards le produit de vols et de violences passées »
    Le riche est riche parce qu’il à volé le pauvre.
    Belle porte ouverte à du grand n’importe quoi. La culpabilité collective: Si ce n’est toi, c’est donc ton frère.
    La réinvention du péché originel, t’y peut rien faut payer.

  6. Non, la « réparation des injustices passées » n’est pas acceptable d’un point de vue libéral, seule la réparation d’un préjudice causé par un individu, l’est.
    Et si, je suis convaincu que la charité privée serait largement suffisante dans un système libéral, sans qu’il soit nécessaire de recourir à une quelconque redistribution. Contrairement aux socialistes, je crois en l’humanité.

    1. permettez moi d’etre sceptique sur l’humanite. Quand un groupe de personnes preferent fuir plutot que d’aider une femme en danger dans une rame de metro, je les vois mal faire charite. Desole pour l’absence d’accent, mon clavier en est depourvu. Cordialement

      1. Ttttt, il ne faut pas la jouer à l’envers !

        Ces personnes ont fuit parce qu’elles ont fait l’expérience préalable de l’impéritie de la justice socialiste. Compte tenu de l’environnement judiciaire insane, c’était la seule attitude rationnelle. Depuis des décennies, la légitime défense est sévèrement punie, les victimes méprisées, épinglées sur des murs comme signe de leur élimination sociale, et les criminels vaillamment défendus par les juges.

        Quand il est interdit de se défendre soi-même, on ne peut plus défendre autrui.

        Il est évident que la victime, armée, ne serait jamais devenue une victime, et à cette banale condition, elle aurait eu le soutien sans faille des témoins, également armés. Vous n’omettrez pas d’observer à ce sujet que notre (in)justice considère de plus en plus les témoins innocents comme des coupables potentiels qu’on peut broyer sans merci pour faire progresser l’idéologie néfaste, un nouvel exemple de la guerre civile acharnée menée par l’Etat obèse socialiste contre notre pays et sa population.

        Cette affaire démontre en outre que les multiples caméras sont impuissantes à empêcher les crimes mais très efficaces pour agresser la population innocente.

        1. tout à fait d’accord :

          pour avoir défendu mon bien contre l’agression d’un voisin, on m’a récompensé par 5000 euro d’amende aprés m’avoir menacé de 3 ans d’emprisonnement.

          j’ai eu à faire un témoignage dans le cadre d’un meurtre, les policiers m’ont fait comprendre qu’il fallait que je ferme ma gueule en me montrant ostensiblement qu’il me considèraient comme un coupable potentiel … je me demande vraiment ce que j’aurai fait dans la rame de metro ?

      2. Je ne crois pas qu’il y ait dans le métro ni plus de libéraux qu’ailleurs, c’est-à-dire quasiment aucun, ni de circonstances favorables à l’action libérale. Pour la violence comme pour la charité, les modes d’action libéraux sont en conflit avec ceux qui sont organisés et réglementés par l’état : si vous blessez l’assaillant d’une femme, vous serez condamné plus lourdement que lui, si vous prêtez gratuitement aux pauvres, vous serez condamné pour exercice illégal de la profession de banquier.

      3. @ Damien : donc quand un groupe de personnes (3, 4 ?) a peur, vous en déduisez que 7 millairds d’êtres humaisn et que la nature humaine est mauvaise ?

        le raccourci me semble rapide.

        une vraie question est : qu’auriez vous fait dans les mêmes circonstances, vous qui vous drapez de bons sentiments et hauteur d’âme devant un clavier plusieurs jours après les faits ?

        La critique me semble facile …

        1. On pourrait aussi se demander ce que faisaient les flics. La réponse est simple, ils pouvaient pas intervenir, ils étaient trop occupés à violer une touriste dans les locaux du 36.

        2. Bonjour
          Avec des amis nous sommes deja intervenus pour rattraper un voleur de sac a main. Apres une bonne correction je doute qu’il ait recidive le jour meme.
          Dans une rame de rer, des jeunes fumaient du bedo. De toute la rame, je suis le seul a avoir demande d’eteindre leur cigarettes bedos. Sans violence ils ont ri et obei. Je n’ai que 24 ans et je suis loin d’etre physiquement imposant.
          Je pense que l’argument « la justice protege les delinquants » est un argument de lache pour avoir bonne conscience et pour ne rien faire.
          Je ne suis pas un heros, mais sincerement je prefere aller en prison que de rentrer chez moi en me disant « je n’ai rien fait ».
          Dans le fond je suis d’accord avec vous, il y a defaillance. Mais ne prenons pas ce pretexte pour excuser la lachete.
          Cordialement

      4. Il ne faut pas prendre la France et son modèle socialo-communiste avec inversion des valeurs pour une généralité.

      5. Ntre société à été déformé par des siècle de socialisme. On à bourré la tête des gens avec la notion que l’état était la solution à tous leur problème. Il n’est donc pas étonnant que la grande masse ne soit plus que des baudruche molle incapable de la moindre réaction. dans les pays ou les gens on encore en main leur destin, la solidarité, l’entraide, l’assistance ne sont pas de vains mot.

        1. Un vieux paysan du Jura me disait qu’avant les usines, les gens s’entraidaient. Avec l’arrivée des assurances forcées, ce mécanisme a disparu chez ces nouvelles classes sociales en guerre les unes contre les autres.

          1.  » chez ces nouvelles classes sociale en guerre les unes contre les autres …  »

            pas toujours, de le milieu rural proche des villes, il y avait un trés grand nombre de fermes ou la femme s’occupait du bétail et l’homme travaillait à l’usine… et ça fonctionnait pas si mal : quand il y avait mévente sur le bétail ( ou une grosse sècheresse ), le salaire du maris servait d’assurance.
            l’économie n’a pas besoin d’assurance, mais de résilience et de dynamisme, deux chose qui manque totalement à la société française de maintenant.

            1. Il n’y a plus assez de chaises dans le jeu …

        2. 30 ans de socialisme serait plus juste que  » des siècles de socialisme  » et ça suffit pour détruire une société …

  7. Sur ce sujet, Ayn Rand a fait un raisonnement qui, me semble-t-il, clos définitivement le sujet :

    Un revenu de base revient à réduire en esclavage une partie de la population, celle qui va le payer !!!

    Cette idée ne peut être libérale.

    Je la cite :
     »
    Dans la mesure où les choses dont l’homme a besoin pour survivre doivent être produites, et où la nature ne garantit le succès d’aucune entreprise humaine, il n’y a pas et il ne peut pas y avoir de garantie d’une sécurité économique. L’employeur qui vous donne un emploi n’a aucune garantie que son entreprise va rester en activité, que ses clients vont continuer à acheter ses produits ou services. Les clients n’ont aucune garantie qu’ils auront toujours la capacité et l’envie d’échanger avec lui, aucune garantie de ce que leurs besoins, choix et revenus seront dans le futur. Si vous vous retirez dans une ferme autonome, vous n’avez aucune garantie vous protégeant des conséquences d’une inondation ou d’un ouragan sur vos terres et vos cultures. Si vous laissez tout aux mains du gouvernement et lui donnez tout pouvoir pour planifier l’économie dans son ensemble, cela ne garantira aucunement votre sécurité économique, mais garantira l’abaissement de la nation entière à un niveau de pauvreté misérable – le résultat pratique que toutes les économies totalitaires, communistes ou fascistes, ont démontré.
    Moralement, la promesse d’un impossible « droit » à la stabilité économique est une infâme tentative d’abrogation du concept de droits. Elle ne peut signifier et ne signifie qu’une seule chose : la promesse de réduire en esclavage tous les hommes qui produisent au bénéfice de ceux qui ne travaillent pas. « Si certains hommes ont le droit de bénéficier des fruits du travail des autres, cela signifie que ces autres sont privés de droits et condamnés à travailler en esclaves. » Il ne peut y avoir de droit de réduire en esclavage, i.e. de droit de détruire les droits.
    Ayn Rand, « The Ayn Rand Letter » ; *Ayn Rand, « Capitalism: The Unknown Ideal ».

    1. Stéphane Bertrand

      L’esclavage implique l’obligation de travailler, pas le fait de travailler pour les autres. Or, dans le système actuel, seuls les rentiers n’ont pas cette obligation. Tous les autres sont donc esclaves.
      Si un état remet en cause le culte du travail en fournissant de quoi vivre à chacun, il n’y aura plus d’esclavage, laissant ceux qui souhaitent être plus riches que les autres (et il y en aura toujours) le soin de travailler. On a rarement vu des sociétés où les esclaves sont plus fortunés que leurs maîtres …
      Le concept de droit s’en trouve au contraire renforcé, et si la nature ne peut garantir la sécurité économique, c’est justement pour cela que nous devons poursuivre la civilisation.

      1. Il est totalement irréaliste d’imaginer à la fois un revenu garanti suffisant aux besoins élémentaires et que son financement ne confisque pas la majorité des revenus qui le dépassent pour ceux travaillent.

        Ces histoires mélangent deux choses :
        1. L’objectif, tout à fait cohérent avec le libéralisme, que personne ne doive craindre de tomber sous un certain seuil de revenus.
        2. La méthode, totalement anti-libérale, consistant à obliger ceux qui auraient plus à le garantir aux autres.

      2. @ stéphane Bertrand :

        Il me semble que vos définition de l’esclavage, des rentiers et des droits sont erronés.

        L’esclavage, c’est l’utilisation d’un des attributs du droit de propriété sur une personne.

        Le fait de travailler de façon obligatoire pourquelqu’un d’autre, même si c’est sous le couvert d’une sois disante noble cause, est un esclavage.

        « un état fournit de quoi vivre à chacun » ???? Mais un état en produit rien, ce qu’il donne, il faut qu’il l’ait pris avant…

        L’état n’est pas un léviathan omniscient faisant couler des fontaines de lait en claquant des doigts.

        On ne renforce pas le concept de droit en attaquant les droits de certains membre de la communauté.

        Enfin, sur la sécurité économique, vous n’avez manifestement pas lu le texte de Rand que j’ai mis en post, veuillez relire svp …

        La « civilisation » se développe si et seulement si les droits des individus sont respectés, sinno c’est le chaos.

        1. « La « civilisation » se développe si et seulement si les droits des individus sont respectés, sinno c’est le chaos.  » Faux la grèce est une belle civilisation basé sur l’esclavage tout comme pleins d’autres civilisation avant et après elle.

          Je suis d’accord avec ce que tu défends, mais rentrer dans l’argument civilisationel est un leurre dangereux. Vouloir défendre le libéralisme sur une « certaine idée de la civilisation » c’est l’exposer à sa propre remise en cause par une autre conception de la civilisation qui peut être plus pertinente. Le libéralisme est une question de droit fondamental des hommes, pas de civilisation ou de qualité de vie

      3. « dans le système actuel, seuls les rentiers n’ont pas cette obligation. Tous les autres sont donc esclaves. »

        Absolument ! Et les rentiers sont bien connus de tous : politiciens, retraités par répartition, fonctionnaires non régaliens, aidés économiques ou sociaux, et peut-être demain ceux qui toucheront un revenu de vie sans obligation de travailler. Les producteurs de toutes les richesses sont quant à eux réduits à l’état d’esclaves du système socialiste.

        L’économie, c’est simple ! Une des lois économiques fondamentales est décrite dans un très vieux livre : « tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ». Nul ne peut ignorer cette loi et les institutions humaines qui y contreviennent sont condamnées à l’effondrement, le revenu de base ne faisant évidemment pas exception.

        Il suit que le revenu de base ne peut s’envisager qu’à la condition d’être fermement limité en nombre de bénéficiaires comme en valeur relative (par exemple 5 ou 10% du revenu médian constaté dans la population) et en durée (une décennie tout au plus sur la durée d’une vie), et soumis à contrepartie productive.

        1. Revenu de base : novlangue pour allocation braguette.

      4. bonjour Stephane bertrand
        « Tous les autres sont donc esclaves. »
        Quelle belle novlangue!
        J’ai cela aussi:
        « Arbeit macht frei »

      5. Stéphane Bertrand

        Oula, pardon messieurs dames,
        Je ne voulais pas vous pertuber dans vos certitudes issus d’un monde au bord du gouffre. Force est de constater que nous réfléchirons à tout cela après la catastrophe. En attendant, continuons de penser
        -Que la croissance peut être infinie dans un monde fini
        -Que nous pouvons simultanément remplacer les hommes par des robots et retrouver le plein emploi.
        -Que nous pouvons créer toutes nos richesses par le service.
        -Que nous sommes libres dans un monde choisi, et non esclaves d’un système financier.
        … et advienne que pourra

        1. « Que la croissance peut être infinie dans un monde fini »
          Ce n’est pas la taille de la planète qui limite la croissance mais l’intelligence humaine.

          « Que nous pouvons simultanément remplacer les hommes par des robots et retrouver le plein emploi. »
          Si les prix baisse, le pouvoir d’achat ainsi libéré ira acheter plus (donc plus de robot à fabriquer) et plus futile (des tableaux, des services humains, des romans, etc…). Une économie libre tend donc en permanence vers le plein emploi.

          « Que nous sommes libres dans un monde choisi, et non esclaves d’un système financier.
          … et advienne que pourra »
          Ce système est autant financier que politique. C’est d’ailleurs aussi pour ça qu’il faut limiter l’État, celui-ci ne perd jamais une occasion d’endetter les 4 prochaines générations, de faire des lois sur mesure pour les ceux qui l’arrange, etc…

      6. Un voleur qui dépouille un personne ne sera peut être pas plus riche que sa victime mais ce sera tout de même un vole et il sera toujours un voleur. Nous vivons bien dans un société d’esclave et soutirer de force les fruits du travail d’un individus est un bien une forme d’esclavage ou alors on peut expliquer que la liberté s’est l’esclavage, la guerre c’est la paix et la nuit le jour…

  8. Il semble que la crainte de la pauvreté soit un ressort important dans notre motivation à nous rendre au travail chaque jour.
    Comment envisagez-vous l’évolution sur le long terme d’une société où la pauvreté aurait disparu par l’artifice du revenu de base, dont on peut se demander s’il n’est pas en fait « l’interventionnisme suprême »?
    Quelle serait la motivation des gens pour se lever le matin, pour s’éduquer?

  9. Argument 1 : A propos du §1, l’idée du chèque me semble aussi intelligente que répartir l’ensemble des coûts de la justice pénale, police et prison à tous les délinquants ! Voleraient-ils encore, nous clameraient les Idéalistes…

    Argument 2 : Cela me fait exactement penser à une proposition française, de faire payer un impôts aux propriétaires de leur logement, en raison de l’injustice par rapport aux locataires : un argument cynique pour motif de répartition juste…

    Argument 3 : Le besoin des pauvres et un revenu, ce n’est pas du tout la même chose.
    Si les pauvres se répartissent l’ensemble des fonds utilisés pour leurs besoins, comment s’organiseront-ils pour obtenir ces besoins ? Par le retour d’un organisme reprenant ce qu’il donne d’une main pour le reprendre de l’autre et se financer !
    L’idée d’un revenu dont le pauvre serait seul responsable de dépenser à volonté est un mirage !

    Un revenu de base comparable à notre revenu net est une chimère. On joue sur les mots : c’est comme si on me disait que mon employeur allait me faire un chêque pour la différence entre salaire brut et net !!! La poilade !

  10. Je propose que les partisans de revenu de base (RB) se le payent entre eux (et laissent les autres tranquilles).
    Ainsi, les pro-RB mutualiseraient une partie de leur argent qu’ils se redonneraient entre eux. Si ce système est aussi bien qu’ils le disent, les autres ne manqueront pas d’adhérer à leur caisse commune (hinhinhin, ça me rappelle quelque chose).

    Ainsi ceux qui payeraient plus qu’ils ne recevraient ne seraient pas obligés d’adhérer à ce système comique de RB.
    Parce que moi, ça ne m’intéresse pas de cotiser disons 5 RB pour recevoir 1 RB, mais pas du tout.

    Par contre je vois bien l’intérêt des 4 qui ne bossent pas, ne foutent rien et qui toucheront chacun 1 de mes 5.

    Enfin, si le RB est si bien, pourquoi vous contenter de 2000 euros/mois ? Mettez-la carrément à 10 000 euros par mois pour tous.
    Hein ? Quoi ?
    Ben voilà….

    1. Commentaire totalement à coté de la plaque. Parce que la proposition ce n’est pas d’inventer un RB, c’est de le mettre en place A LA PLACE du maquis d’aides diverses, à cout constant, et en supprimant la bureaucratie gestionnaire du maquis actuel.

      1. Commentaire totalement à côté de la plaque car qui vous dit que je suis d’accord avec le maquis d’aides diverses ???

      2. Ce n’est pas parce que je dis que je n’aime pas la torture à l’électricité que ça veut dire que j’aime bien la torture au fer rouge.

        1. Traduction : toute torture est insupportable et doit disparaitre, et donc en attendant mieux vaut continuer à supporter la torture actuelle à l’électricité, que soutenir une réduction du voltage de la dite torture. Oui da…
          Donc pas d’allocation universelle, na, et tant pis si en attendant on supporte bien pire (et quand je dis « on supporte », c’est effectivement le cas : de facto on supporte)

          1. Non, il faut AUSSI stopper la torture actuelle. Pas remplacer une torture par une autre mais stopper toute torture.

            1. Si t’étais vraiment convaincu par ce que tu dis, tu perdrait pas ton temps à écrire sur Contrepoint et tu serais déja dans la rue mon gars

            2. SWAG : « blabla.. »
              ———————-
              Tiens, un fonctionnaire ! 😉

              1. haha, non étudiant

      3. A la place du maquis d’aides diverses, à coût constant ?
        Donc, d’après vous, c’est juste une question d’implémentation, notre système et son mode de financement, par l’impôt et l’emprunt, découleraient actuellement d’une philosophie libérale ? Si vous voulez me convaincre, il vous faut trouver un mode de financement non-coercitif, le reste est littérature.

        1. Je ne cherches pas à convaincre, je n’y crois pas, au truc. Je dis juste que prétendre qu’il faut l’évaluer par rapport à l’existant, pas par rapport à un idéal, et qu’il est très con de refuser une amélioration sous prétexte que c’est pas encore assez libéral.

          1. Avec ton RB tu vas vite de rendre compte que tu viens de créer un acquis social universel très con et définitivement indéboulonnable. Et comme tout nouveau robinet créé, au début il coule doucement et ensuite les parasites demandent et parviennent à ce qu’il soit ouvert de plus en plus grand.
            Mais revenons aux fondamentaux, en quoi ça te dérangerait que ceux qui sont pour le RB y participent (cotisent et le touchent) et laissent tranquilles les autres ? Chacun choisirait s’il a envie de signer pour ou pas et si c’est si bien, ne t’inquiète pas, tout le monde signera, non ?
            Et oui aussi, pourquoi seulement 2000 euros/mois ? Puisque c’est un truc super et bénéfique pour tout le monde, autant le mettre direct à 10 k euros par mois, les gens seront 5 fois plus contents.

            1. oui oui on a compris. Tu es un pur, et si le braqueur qui te piques 1000 et signes déjà à ta place (c’est un faux mais il s’en fout puisque c’est lui qui juge et qui décide, aussi) t’offre de signer toi-même pour ne te piquer que 500, et bien tu ne signes pas, parce que na. Par principe. Pas de « Convention de Genève » : l’abolition totale de la guerre, ou rien.

              pourquoi pas 10 k ? et bien parce que les aides sociales actuelles ne valent pas 10 k, et qu’il s’agit de les remplacer.
              Mais qu’elle importance, hein ? tu es un pur et la réalité ne te concerne pas. 1 ou 1 k ou 1 M, c’est la même chose « en principe », et seul le principe compte pour toi . Ta dignité n’est pas à vendre, mieux vaut n’avoir pas de mains que les salir.

            2. Prouvez donc déjà que ça améliore l’existant.

              Ils ont raison. Pourquoi souffrir deux fois quand on peut souffrir seulement une fois. Passer de l’état providence actuel au RU, puis à rien, ça revient à arracher le sparadrap deux fois. Ce ferait aussi mal deux fois, ça passerait aussi mal auprès de la population les deux fois. Et ça sans le moindre avantage à aucun moment.

              Cette idée est ridicule.

  11. Le revenu universel, ça ressemble beaucoup trop au mouvement perpétuel : en théorie ça a l’air pas mal, en pratique, ça ne peut pas marcher pas à cause des frottements, et ça ne produit aucune énergie exploitable.

    Le principal avantage, c’est que ça élimine de la paperasse. Mais le diable va se dépêcher de revenir pour « orienter » l’activité, et donc complexifier ad nauseam, au nom de grands et beaux principes, dont l’écologie.

    La question de l’immigration est insoluble. Soit les immigrants y ont droit et avec 3 bons milliards de pauvres, le système explose instantanément. Soit il n’y ont pas droit et les immigrants illégaux seront outrancieusement exploités pour faire les sales boulots.

    Autre argument qui tue : l’AU est un bouclier vers le bas, il doit alors s’accompagner d’un bouclier vers le haut. Le taux de prélèvements obligatoires ne doit jamais dépasser -par exemple- 50% tout compris (voire moins).

    1. AU = allocation universelle

    2. Pour supprimer la paperasse, l’AU ne changera rien, elle s’y rajoutera.
      C’est le clientélisme électoral qui crée la paperasse.
      Il faut supprimer les élections pour supprimer la paperasse.

      Par exemple avec le tirage au sort qualifié des parlementaires, comme pour les jurys d’assises.

  12. Belle idée socialiste :roll: :roll: :roll:
    Mais si le curseur est un peu trop haut, quel intérêt à travailler ❓
    Pourquoi se fatiguer les neurones à produire de la valeur ajoutée, s’il suffit de rester tranquillos à la maison ❓
    Et si tout le monde s’y met, on fait tourner la planche à billets ❓

    Ce genre de mesure est bonne pour les retraités âgés, en complément, pas pour les jeunes.
    :mgreen:

    1. Non, il ne s’agit pas d’argent de poche.

      Je ne comprends pas d’ailleurs pourquoi l’auteur parle de revenu, il pourrait simplement parler de droits à un minimum vitale, qui pourrait très bien être géré dans une carte à puce. Mais quel intérêt puisque le contenu de cette carte ne peut pas être utilisé pour autre chose – loisirs, épargne, crédit… – que les besoins minimums – santé, manger, dormir…

      Le seul intérêt serait une libéralisation de la providence par un fournisseur qui ne serait plus l’Etat. Mais voila une façon bien compliqué !

      1. Si les diverses subventions sont toutes supprimées, alors oui. On simplifie le bastringue monstre.
        On prend le cas de la Suisse. Dans la région lémaniques, l’assuré paye au plus 50% de la cotisation LAMAL.
        Eh, bien, on supprime ce boxon, l’état ne finance plus un centime, et chaque assuré paye 1000 CHF de sa poche. Plus aucune aide sociale. Dans ce cas, je vous suis, reste 1500 pour manger s’habiller. Pas de quoi se loger sauf chez la parenté, ou une chambre. A deux, c’est plus facile et supportable.
        Et l’incitation pour les volontaires a des travaux selon qualification, surplus imposable.
        Montant à calculer pour ne pas couler l’état et ne pas créer d’incitations négatives ❗

        Pour la France, idem RSA, APL, allocations, truc muche et aide bidules, toutes réunies en une seule.

        Et le montant est fonction du budget effectif de l’état :
        – déficit => stagnation, ou légère baisse.
        – excédent => légère hausse si le seuil de la dette n’est pas dépassé.

  13. Un repas qui répond au « besoin de base » permet-il à quelqu’un de manger à satiété afin d’éviter de souffrir de la faim, ou est-ce que le repas qui répond au « besoin de base » n’apporte que l’énergie minimale nécessaire au maintien de la vie?

    Le système du revenu de base doit impérativement laisser un incitatif face au marché. En d’autres mots, un revenu de base doit laisser les gens avoir faim, autrement le système tendra à se rééquilibrer par d’autres effets, comme par exemple l’inflation.

    Le marché finit toujours par avoir raison, ce n’est qu’une question de temps. Un revenu universel suffisant à « satisfaire complètement » les besoins de base élimine de l’incitatif au travail et entraine naturellement de l’inflation sur l’ensemble des marchés.

    La proposition du revenu de base prend pour hypothèse que « tout le monde » est déjà incité à vivre au-dessus de ses « besoins de base » à travers ses désirs et son égo. Le système devient alors relatif à l’utilité marginale du prochain besoin situé « au-dessus » des besoins de base, versus la désutilité de lever son derrière pour aller travailler. Mais la quantité de désir et d’égo, la motivation à avoir plus, n’est pas une constante.

    Par exemple, si un système de revenu de base qui satisfasse complètement les besoins de base était appliqué sur une île où toute la population pratique une religion ascète, personne ne travaillerait. C’est à dire qu’un citoyen capable de se satisfaire complètement des besoins de base et n’ayant aucun désir ni égo n’a aucunement besoin de travailler. Ceci entraine donc une pénurie de production, ce qu fait augmenter le prix des ressources.

    À l’équilibre dans un marché libre, un système de revenu universel va toujours finir par offrir un revenu insuffisant pour « satisfaire complètement » les besoins de base afin de créér un incitatif à l’action humaine utile (le travail). En d’autres mots, si vous considérez que souffrir de la faim tout en étant capable de manger suffisamment pour survivre correspond à un état de pauvreté, alors un système de revenu de base n’élimine pas la pauvreté.

    1. J’aime bien votre analyse ❗

    2.  » un repas qui réponds au besoin de base …  »

      comme viande, moi, je ne mange que du filet de veaux, et bio s’il vous plait … pour finir, je veux une tropézienne.
      rassurez vous, je ne mange jamais de caviar… par contre, j’aime bien les mangues du pérou qui viennent par avion.
      et comme vin, vous avez quoi ?

  14. Il n’y a rien de plus socialiste que cette idée, un socialisme efficient peut-être, mais extrêmement socialiste, un égalitarisme répugnant qui assujetti les hommes à un état tout puissant chargé du bien-être d’un peuple stupide pour le trouver lui-même, paresseusement endormi dans son égoïsme puisque le Dieu état s’occupe de tout.

  15. « L’homme est serf dans ses racines mais libre par ses fleurs. »

    On ne peut revenir sur le passé tout comme on ne ramène pas les morts à la vie.

    On n’a que l’avenir pour nous racheter et la protection des droits individuels, du capitalisme et de la liberté est la seule Justice en ce bas monde.

    Je pense qu’on doit bien cela à tous ceux qui sont morts pour rien ou sous l’injustice la plus abjecte.

  16. Tous les néolibéraus sont favorables à un revenu de subsistance même si cela va à l’encontre de leur libertarisme revendiqué comme Hayek. Pourquoi ? Parce que le business a besoin d’un minimum de stabilité sociale pour se développer. Le revenu de subsistance vise simplement à éviter les « jacqueries ».

    1. Le revenu de subsistance vise simplement à éviter les « jacqueries ».

      Pas seulement. peut-être que garder une population à flot peut aussi être utile à l’économie en gardant une réserve de main d’oeuvre.

      Néanmoins, je connais quelqu’un en Suisse qui se plaint, le mari gagne peu pour la norme locale. Il picole. L’épouse garde des animaux (30 CHF de l’heure), au noir, donc pas déclaré. La gamin a tout, Iphone dernier cri, portable…

      La subvention pour l’assurance maladie, pour …, on est bien d’accord pour la recevoir. C’est agréable.
      Mais payer des impôts, cela ne passe pas. C’est les autres qui doivent.

    2. « Tous les néolibéraus sont favorables à un revenu de subsistance même si cela va à l’encontre de leur libertarisme revendiqué comme Hayek. Pourquoi ? Parce que le business a besoin d’un minimum de stabilité sociale pour se développer. Le revenu de subsistance vise simplement à éviter les « jacqueries ». »

      Les socialistes veulent aider les pauvres car ils sont gentils par contre les libéraux veulent aider les pauvres uniquement pour mieux les exploiter car ils sont méchants. J’ai bon ?

      Par ailleurs, êtes vous au courant que les jacqueries étaient des révoltes contre la pression fiscale ?

  17. Problème 1: »Ne devrions-nous pas faire confiance aux pauvres pour savoir mieux que l’État fédéral ce dont ils ont besoin ? »
    sauf que, une partie d’ entre eux ont un rapport à l’ argent qu’ ils sont devenus pauvres.Tout le monde ne sait pas gérer sereinement son fiduciaire.

    problème 2: la réparation des injustices passées: ou l’ art de vouloir faire justice en déterrant les haches de guerre.La paix implique le pardon ,pas une comptabilité pointilleuse des dommages subis.
    L’ arrivée de WW2, conséquence de WW1 illustre bien cela.

    problème 3:selon où l’ on place le curseur, il peut y avoir une inflation entraînant de fait une dévalorisation du pouvoir d’ achat de ceux qui travailleront toujours (avec leur second revenu, donc)
    le chômage ne sera aucunement résolu, ce qui est un problème si comme moi vous pensez qu’ il y a quelque chose de moralement sain entre le fait de fournir un effort et en récolter les fruits.

  18. revenu de base ? quelle base ? alqaeda ?

    revenu universel ? donc aussi pour les martiens, si on en trouve ?

    ce sera déja difficile à abonder si tous les indiens et les chinois le demandent ….

    il vaut mieux en rire qu’en pleurer ! allez valls ! mein liebling furher.

  19. Il me semble que j’y mettrait quelques conditions impératives.

    1 – identique pour tous, c’est évident mais ça va mieux en le disant.
    2 – non saisissable (ni dette, ni impôt, ni amende, ni rien)
    3 – non taxable (ça évitera déjà qu’ils grandisse trop puisqu’à chaque fois qu’il augmente, il diminue l’assiette de l’impôt et donc les recettes fiscales.
    4 – n’est distribué que s’il n’y a pas de déficit.
    5 – il est distribué à tout citoyen, y compris les adultes sous tutelle, pour les enfants, il s’accumule sur un compte personnel pour leur majorité. Compte éventuellement utilisable pour l’école (variante du bon scolaire).

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