6 façons de donner de l’efficacité à vos idées

Publié Par Alain Goetzmann, le dans Entreprise et management

Par Alain Goetzmann

Guillaume d’Ockham, philosophe et théologien anglais du XIVème siècle est surtout connu pour son principe de raisonnement philosophique appelé « rasoir d’Ockham ». Il peut se résumer ainsi : « Les multiples ne doivent pas être utilisés sans nécessité ». Traduit en langage moderne, il faut comprendre qu’il est nécessaire de faire les choses de la façon la plus simple possible sans pour autant les rendre simplistes.

Car si les idées simples sont souvent de grande valeur, ce n’est pas le cas des idées simplistes.

Parfois, dans le souci de clarifier notre discours ou pour lui donner un maximum d’efficacité, il nous arrive de le rendre simpliste. Ce n’est pas forcément une catastrophe si nous prévenons notre auditoire que c’est de volonté délibérée, dans le but de le rendre ainsi plus accessible.

Il arrive d’ailleurs aux plus grands de prononcer des jugements simplistes. Même Peter Drucker, cette icône du management, n’y échappe pas. Lorsqu’il affirme : « Les managers font les choses bien et les leaders font les bonnes choses », il simplifie vraiment à l’extrême et aboutit quasiment à un contresens, car il serait bien surprenant que les managers qui réussissent se contentent de faire bien de mauvaises choses. Quant aux leaders, pour être de grands dirigeants, ils doivent, eux aussi, faire les bonnes choses, et bien !

C’est vrai également dans l’appréciation des comportements et des talents. La notion de cerveau droit et de cerveau gauche est un raccourci simpliste de ce que nous enseignent aujourd’hui les neurosciences de notre fonctionnement cérébral. On ne peut donc pas s’arrêter à ces définitions sommaires.

Alors, comment faire pour rester simple sans devenir simpliste ?

1. Exprimez-vous avec discernement et précision. Les poncifs et les idées générales ne sont pas toujours vrais même s’ils contiennent une part de vérité.

2. Sachez évaluer si le contenu simpliste d’une idée est le résultat d’une certaine paresse intellectuelle dans sa conceptualisation. Dans ce cas, méfiance !

3. Allez voir au-delà de l’évident. Cherchez ce qu’il y a derrière, montrez-vous curieux pour restituer la réalité et non une caricature.

4. Identifiez les exceptions à la règle. Il y en a souvent plus d’une. C’est toujours la preuve que ce n’est pas vraiment une règle.

5. Demandez-vous quel est le minimum irréductible pour rendre une idée compréhensible sans en dénaturer l’éventuelle complexité.

6. Si vous n’arrivez pas à rendre simple une idée complexe sans la transformer en lieu commun, cherchez autour de vous un conseil pour vous y aider.

C’est un art difficile que de rendre évidente la complexité, sans être tenté de la réduire au point de la rendre simpliste. Mais sa maîtrise est un atout phénoménal quand il s’agit de conduire vos équipes vers des objectifs ambitieux et de les motiver par des explications simples sur des actions simultanées à conduire. La compréhension, par chacun, du projet, dans son ensemble, est alors un puissant moteur de l’action.

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  1. J’aurais inversé l’ordre des propositions :
    – D’abord le point 5, qui est la définition de simplifier.
    – Puis le 6, qui conseille de choisir une méthode.
    – Reprise du 1, qui rappelle qu’il s’agit de convaincre une audience.
    – Suivi du 2, qui prévient de s’assurer que l’idée en vaut la peine.
    – Enfin le 3, qui demande de se concentrer sur les enjeux.
    – Au final le 4, qui met en garde contre le bidonnage…

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