Le cabinet connecté : alternative au désert médical ?

Publié Par Farid Gueham, le dans Santé

Par Farid Gueham 
Un article de Trop Libre

Médecin pédiatre (Crédits David Mason, licence Creative Commons)

Médecin pédiatre (Crédits David Mason, licence Creative Commons)

Près de 2,5 millions de Français vivraient dans de déserts médicaux. C’est à partir de ce constat et de son expérience médicale internationale, qu’une entreprise française s’est lancée un pari ambitieux  « un médecin partout, tout le temps ». C’est aussi la promesse de Franck Baudino, président de la startup H4D, au parcours assez atypique. Avant d’être entrepreneur, il a été urgentiste, médecin de campagne et ces deux dernières expériences l’ont largement inspiré dans le lancement de son dernier projet.

Lutter contre le développement des déserts médicaux

désert médical rené le honzecMédecin de formation, Franck Baudino a exercé en France et à l’étranger, notamment en Afrique. Et dans le cadre de ce que l’on appelle communément les déserts médicaux, ces zones sous médicalisées, qui comptent très peu, voire pas du tout de médecin. Comment les nouvelles technologies peuvent-elles aider à résoudre ce problème ? Entre les campagnes et les zones urbaines délaissées, ou cibler prioritairement les moyens ? « Plus de 2,5 millions de Français sont touchés par ce fléau. Mais on retrouve les mêmes problématiques d’accès aux soins dans les villages, y compris dans certaines grandes villes, où, lorsqu’il y a encore des services d’urgence, ils se trouvent complètement saturés. Mais évidemment, les zones rurales, montagneuses ou périurbaines sont majoritaires à être pénalisées» rappelle Franck Baudino.

La défection des services de santé dans les territoires isolés n’est pas un mal français.

Plusieurs études de l’Organisation Mondiale de la Santé dressent un état des lieux révélateur : le désert médical n’est pas une spécificité hexagonale. Les pays émergents sont frappés de plein fouet. Mais la France est également confrontée au vieillissement de ses professionnels de santé. Et pour former un médecin, il faut environ neuf ans et demi. Un processus long auquel viennent se greffer les aspirations nouvelles et compréhensibles de médecins de plus en plus soucieux de leur qualité de vie. Car le choix de la ruralité n’est pas simple, « c’est un choix qui a du sens, mais lorsque l’on se retrouve seul face à plusieurs villages et dans des situations d’urgence, cela peut ne pas convenir à tous les profils. Les médecins veulent, et c’est légitime, avoir une vie professionnelle et sociale épanouie » souligne le directeur de H4D.

Le cabinet médical connecté se veut une alternative sérieuse à la désertification médicale.

Ce cabinet médical connecté, c’est la « Consult Station », un outil à destination des médecins et des patients, qui comprend toutes les avancées technologiques permettant de répondre de manière extrêmement précise, fiable et professionnelle, à certaines indications. Pas question de coloniser les campagnes ou d’arriver en terrain conquis. La cabine est toujours installée en coopération avec partenaires locaux, et intégrée dans les écosystèmes existants. Dans un futur proche, la société n’exclut pas de placer sa station dans un bureau de Poste, ou un supermarché. De la taille d’une cabine photomaton, on y trouve un stéthoscope, un tensiomètre et une multitude de capteurs. Une trentaine de tests peuvent y être réalisés, pour couvrir 85% des examens réalisables dans un cabinet médical classique. L’entreprise reçoit de plus en plus de demandes pour des bilans ophtalmologiques, avec des fonds d’œil à distance. « Le patient, au lieu d’être à l’intérieur du cabinet, se retrouve à 50, 100 km. Mais il y a un système de régulation en amont. Le service est professionnel, ce n’est pas un objet connecté quelconque. Nous obéissons à une règlementation juridique stricte et ce qui intéresse nos partenaires, c’est notre savoir organisationnel, au-delà de la technologie » affirme Franck Baudino. Par savoir-faire organisationnel, la société entend une capacité à proposer les bonnes indications, les pratiques, la formation de médecins du département à l’utilisation du matériel en cas d’absence d’urgentistes. H4D veut s’inscrire dans l’écosystème local. Pour accéder à la cabine, il faut d’abord appeler un centre « 15 ».  Les médecins régulateurs y suivent des protocoles précis d’inclusion et d’exclusion de demandes. S’il n’y a pas d’urgence vitale, un rendez-vous est donné dans la « consult’station ». À l’intérieur de la cabine, le patient insère sa carte vitale. Les résultats sont traités en temps réel, un diagnostic est réalisé et le patient peut même obtenir une ordonnance médicale suite à la téléconsultation. Quid du financement ? « Tout dépend du type d’analyses demandées » précise Franck Baudino. Les financeurs pourraient être les centres médicaux publics ou privés, via un système d’abonnement. Le payeur peut être la collectivité territoriale ou d’autres acteurs, comme un centre hospitalier, ou des investisseurs publics ou privés.

Fracture numérique et télémédecine : un paradoxe infranchissable ?

Pour une consultation à distance, le pré-requis de base est une connexion internet. La carte des déserts médicaux coïncide bien souvent avec celle des zones blanches du haut débit, très rare en zone rurale. Mais Franck Baudino se veut optimiste et rassurant « avec la Consult’station, nous nous intégrons pleinement dans une mission d’aménagement du territoire. Nous n’avons pour l’instant, jamais eu de barrière de connexion à notre service. Notre premier programme s’est fait en Afrique. Nous savons travailler avec des connexions bas débits sécurisées, ou même par satellite. Il n’y aura pas de problème sur l’ensemble du territoire français ». Plus d’une dizaine de télécabines sont déjà opérationnelles dans les déserts médicaux, mais aussi dans des résidences pour personnes âgées, ou en ville, dans le cadre de missions de prévention pour les étudiants. Une téléconsultation coûte exactement le même prix qu’une consultation classique. Depuis janvier 2016, une cabine est d’ailleurs installée au centre de la Smerep, Boulevard Saint Michel à Paris, sensibilise les étudiants aux enjeux de santé, par un télé-bilan de 10 minutes. L’expérience est plébiscitée par des étudiants, pour qui les délais d’attente, les coûts, le manque de contacts, sont autant de frein à l’accès aux soins. Depuis son installation, la cabine réalise en moyenne 10 bilans par jour. Le dispositif s’est parfaitement intégré dans l’environnement de l’antenne de la mutuelle, non pas comme un gadget, mais comme une nouvelle interface simplifiée, pour une santé plus accessible et plus juste.

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  1. « Une téléconsultation coûte exactement le même prix qu’une consultation classique. »

    C’est l’état qui paie la différence, donc elle est nulle ?

  2. Vous savez, la solution aux déserts médicaux est simple, il faut réformer la médecine générale. Aujourd’hui un généraliste ne fait plus réellement de la médecine, il passe son temps entre la bobologie, les certificats et les papiers administratifs.
    Solution selon moi: laisser à des infirmières qui auraient un diplôme spécial de formation médicale le soin de s’occuper de ces affaires administratives et de bobologie. Le généraliste qui est lui médecin s’occuperait des personnes malades avérées ou des patients dont l’infirmière n’a pas su trouver le diagnostic. Bien sûr ces infirmières spécialisées auraient un salaire supérieur à celui des « simples » infirmières, et pourraient travailler en cabinet avec les généralistes où elles feraient une première approche du patient (un peu comme en GB).
    Cela résoudrait le problème des déserts médicaux, car le nombre d’infirmières est largement supérieur à celui des médecins, leur nombre n’est pas limité par un numerus clausus, on aurait une offre élevée par libéralisation du secteur, et les infirmières sont déjà nombreuses à vivre dans ces déserts.

    1. Bonjour Jérémy

      J’ai tjs pensé qu’il n’y avait pas de déserts médicaux, il y a juste une évolution démographique déjà ancienne de la france (exode rural) et de tous les pays du monde.

      Les villes sont attractives, les transports plus aisés, et tout le monde va faire ses courses au super marché du chef-lieu de canton.

      Les médecins n’ont jamais été si nombreux, d’autres pays ont moins de médecins que nous (japon p.ex.).

      Encore un exemple de la mauvaise allocation des ressources des systèmes planifiés.

      Laissons le marché s’organiser tout seul, avec pourquoi pas des auxiliaires médicales.

      1. Si, il y a bien des déserts médicaux. Mais le problème est que ce sont des déserts tout court. La France n’est pas très urbanisée et est encore très rurale.
        Les médecins n’étaient pas nombreux, mais à une époque ce n’était pas problématique puisqu’ils n’étaient pas efficaces, et surtout leur sélection en fin d’étude se faisant localement ils étaient nombreux à rester exercer chez eux, que ce soit en campagne ou pas. Le médecin de famille était très respecté à cette époque. Aujourd’hui la sélection en fin d’études qui est une hérésie dictée par les médiocres se fait au niveau national, ce qui a poussé de plus en plus les médecins à exercer dans des villes. Ajoutez à cela la diminution du numerus clausus dans les années 80 et la préférence actuelle des médecins dans des régions confortables (sud de la France) et vous avez les fameux déserts.

        C’est justement pour que le marché s’auto-régule que je fais cette proposition de libérer des taches de généralistes à des infirmières spécialisées. Seules des infirmières pourraient exercer cette fonction, elles ont déjà la pratique des gestes, il ne leur manque que le savoir médical pour les problèmes de base.

        1. Il y a des villages qui se dépeuplent, quand il n’y a plus assez de clients pour faire vivre un médecin il ne s’installe pas, tout bêtement.

          Le prétexte des ‘déserts médicaux’ n’est que le motif pour les politiques et l’ARH de venir intervenir dans le marché médical. Les administratifs inventent des problèmes pour mieux asseoir leur pouvoir. Ne tombez pas dans ce piège.

          Il n’y a aucun intérêt d’avoir son médecin à 50 mètres de chez soi. Si vous faites un infarctus, c’est pas lui qui viendra.

          Je suis d’accord avec vous sur les auxiliaires, 10 ans d’étude pour prendre la TA et ajuster le ttt n’est pas nécessaire.
          Cela n’a rien à voir avec les ‘déserts médicaux’, c’est juste une bonne allocations de ressources et aller vers une diminution des coûts ainsi qu’un services plus rapide (voir examen optométrique par des non-ophtalmologistes.)

          1. Dire qu’il n’y a pas de désert médical est encore pire que de « tomber dans leur piège ». De nombreux départements sont désertiques, mais il y a encore des habitants à soigner (ex: la creuse). Et là où les imbéciles de la fonction publique demandent plus de lois, règlements, taxes et autres merveilles administratives, je dis qu’il faut au contraire en supprimer et laisser ce qui ne relève pas de la médecine aux infirmières.
            Je pense que ce qui vous dérange est le terme de désert, et là je comprends, car des villes comme Paris sont aussi considérées comme des déserts médicaux ce qui peut paraître paradoxal.
            Le problème quand on parle de désert médical n’est pas un manque de médecin, mais une mauvaise répartition des tâches ce qui fait qu’un généraliste se trouve à faire des journées de 10h non-stop (sans compter l’administratif le soir), un carnet de rdv complet sur une semaine, et donc des patients aux potentiels problèmes graves à attendre où engorger les urgences.
            Donc oui vous avez raison, il ne s’agit pas d’avoir son médecin à 50m, mais de pouvoir consulter quand besoin.
            Je ne sais pas si mon message est bien clair. Mais en gros les infirmières médicales s’occuperaient de la première approche, et le médecin de ce qui nécessite une approche médicale.
            J’illustre avec deux exemples. Le premier, c’est un patient qui vient pour un certificat médical, il voit l’infirmière qui l’examine et lui donne son certificat. Il n’a rien de spécial, donc inutile de voir le médecin.
            Second cas, patient fumeur de 50 ans qui a une toux chronique mais qui a changé ces dernières semaines. L’infirmière l’examine en première approche, mais face au risque de cancer elle l’oriente vers le généraliste qui alors fait un examen clinique plus complet.

            1. C’est bien , vous tombez dans le piège, déserts médicaux ==> il faut yaka contraindre les médecins à s’installer où la secu veut bien. Avec le tiers payant généralisé, la médecine libérale est morte. La sécu en rêve.

              La secu paye, la sécu décide de l’installation, seuls les médecins obéissants obtiendront le choix de leur installation. Les médecins libéraux futurs petits soldats aux ordres.

              De toute façon plus aucun jeune médecin ne s’installe en libéral.

              Bienvenue dans la médecine étatique.

              1. Il n’y a pas à les contraindre à s’y installer, mais à y permettre un mode de fonctionnement qui soit satisfaisant pour eux comme pour leurs malades. Quand on connaît des médecins de campagne et qu’on a des proches âgés isolés dans ces mêmes campagnes, on voit que le désert existe bien, et qu’il ne s’est pas du tout installé par une évolution naturelle des choses, mais bien par les effets pervers de la politique dite de santé publique.

                1. Bonjour MichelO

                  Dans un système libéral, si il n’y a pas de client, il n’y a pas d’offre.
                  C’est un choix des habitants, la creuse on y est tranquille, c’est moins bruyant que la ville, mais il n’y a pas d’aéroport proche ou d’hôpital proche.
                  C’est leur choix.

                  1. Mais il y a des clients ! Bon, les urgences des petits hôpitaux de cambrousse en zigouillent pas mal, mais il en survit. C’est juste que ça ne peut pas être rentable et c’est stupide de faire travailler le médecin à des travaux de simple technicien, en ville ou en campagne. Ne confondez pas désert médical et désert de patients, le désert médical se mesure au nombre de médecins pour 100000 habitants, s’il est faible, les habitants n’en tombent pas moins malades, bien au contraire !

                    1. Huummm..

                      Le désert médical, c’est aussi la proximité cf discours du ministère: « 95% de la population française se trouve à moins de 15 minutes d’un médecin généraliste, Il n’en demeure pas moins un réel problème d’accessibilité aux soins pour les 5 % restants ».

                      Il suffit de voir les reportages à la TV avec les maires qui veulent leur MG dans la commune. La poste s’en va, l’école ferme, la pharmacie aussi. C’est un fait démographique ancien, l’exode rurale.

                      Les modes de consommation changent, les gens vont voir le gyneco, le pédiatre en ville et n’hésitent pas à faire des km pour faire un IRM.

                      Un scandale, il n’y a pas d’IRM dans la commune, j’y ai droit!

              2. Bah non justement je dis qu’il faut laisser les médecins libres. Vous ne devez pas comprendre grand chose à ce que j’ai écrit, ou cherchez la polémique là où elle n’a pas lieu d’être.

                1. Je ne voit pas l’intérêt pour combattre les déserts médicaux de faire une délégation par les infirmieres. Admettons, elles feront les renouvellement d’ordonnance, les vaccins, ect… Que restera-t-il comme travail pour le médecin?
                  Déjà sans délégation il n’a pas assez de travail (10 clients par jour p.ex.), si le médecin ne fait que les cas graves, il ne fera que 5 actes par jour.

                  1. Vous ne devez pas connaître la situation pour dire qu’un médecin n’a pas de travail. Quand on est 10h/jour en consultation c’est qu’on n’a pas de travail selon vous?
                    Il resterait aux généralistes le temps de faire des vrais examens clinique et de s’occuper mieux de leurs patients. Ils seraient plus proche des internistes que des administrateurs qu’ils sont actuellement.
                    Et on ne parle pas de clients, mais de patients…
                    A vous écouter il n’y a aucun problème, si la creuse est désertique c’est parce que tout le monde en a fait le choix, si les médecins travaillent 10h/jours à faire de l’administratif c’est leur choix, si les patients engorgent les urgences par manque de place chez le médecin généraliste c’est par pur choix. En somme, il est inutile de débattre avec vous, vous ne voyez pas les problèmes.

                    1. Quand je regarde l’étude de ARH languedoc-Roussilon par exemple, sur les déserts médicaux:

                      « L’un des critères majeurs est le potentiel d’actes pouvant être réalisés sur une zone. En
                      effet, dans le système de paiement à l’acte, seul un niveau d’activité correct permettra
                      au médecin de vivre décemment et de consolider notre choix de territoire éligible aux
                      aides à l’installation.
                      Dans l’ensemble des régions du Sud de la France où la densité médicale est élevée, les
                      territoires dits « fragiles » sont souvent constitués de communes situées en « zone rurale
                      isolée » à faible potentiel d’actes.  »

                      Les déserts médicaux sont dans les zones rurales profondes. Le cas de Paris et le 9.3. est différent.

                      On parle bien des déserts médicaux, pas de la surcharge de travail des MG.

                      Je ne vous comprends pas, si vous avez du travail, vous devriez être content, il vaux mieux un cabinet plein qu’un cabinet vide. C’est votre choix aussi de travailler 10h/jour, je connais des médecins qui refusent des clients. Vous êtes libre de vos horaires.

                  2. Réponse à votre dernier message.
                    Vous mal compris, je ne dis pas que la quantité de travail est un problème. Je sais très bien que certains médecins limitent leur temps de travail. Le problème est de faire 10h/jours des tâches qui ne sont pas celles d’un médecin. Et je ne connais aucun médecin heureux de faire une consultation pour un certificat médical, un arrêt maladie ou passer 2h le soir à faire des papiers pour la sécu et les mutuelles.

                    Pour les déserts médicaux, encore une fois vous m’avez mal compris. Je vous ai dit que j’étais d’accord sur le fait que ce n’était pas le nombre de médecins qui était un problème, mais bien la répartition des tâches. Donc oui, même si l’administration et les ARS ne sont pas d’accord, le véritable problème aujourd’hui est là.
                    Enfin bon, je ne pense pas qu’il soit possible de vous convaincre.

                    1. Nous sommes d’accord, les médecins n’ont pas à faire le boulot de la secu, faire les FSE, vérifier dans un avenir proche du paiement des actes (1/3 payant oblige), relancer les mutuelles qui payent pas.

                      Surtout qu’avec le 1/3 payant, les clients considéreront que c’est un dû. C’est gratuit c’est l’état qui paye.

                    2. @gillib.

                      Le tiers payant dans sa version définitive ne concerne pas la part mutuelle il me semble. mais seulement la part sécu, ce qui simplifie quand même l’usine à gaz pour nos secrétaires.

                    3. à gillib, en effet n,us sommes enfin d’accord. Le tiers payant et la loi santé de manière générale finit de détruire la médecine française. Les médecins qui avaient encore un peu de libertés dans leur exercice n’en ont plus, et ne sont même pas des fonctionnaires, mais des esclaves de l’administration.

                      à hank rearden, le tiers payant généralisé concerne tout ce qui était à charge du patient. Désormais un patient consultant son généraliste n’aura plus à payer (comme en hôpital public ou en pharmacie), le médecin s’occupera de ses remboursements (retardés évidemment) avec la sécu et la mutuelle (obligatoire bien sûr). Comment ça fonctionnera dans les faits? Je ne sais pas encore. Je pense que le patient présentera d’un côté sa carte vitale pour la sécu et de l’autre la carte de mutuelle, et avec ça le médecin s’occupe du reste.
                      On voit ce que ça donne à l’hôpital public de ne pas faire payer les patients.

                    4. Le conseil constitutionnel a invalidé l’obligation de tiers payant pour la part mutuelle fin janvier.

                      Le tiers payant restera obligatoire seulement pour la part sécu.

                    5. Au temps pour moi. c’est une bonne chose, c’était l’usine à gaz assuré pour les médecins.

                    6. à hank rearden, Je n’étais pas au courant. Tant mieux, mais le CC aurait mieux fait de rejeter toute la loi. Le tiers payant n’est qu’un petit problème comparé au reste. Cette loi fait des médecins de vrais fonctionnaires aux ordres des ARS. Je dirais bien que c’est la mort de la médecine libérale, mais hélas ça fait 45 ans qu’elle se meurt à petit feu.

  3. « pour accéder à la cabine , il faut d’abord appeler le 15 »

    Le projet est donc mort-né. Compter sur le secteur public pour développer son innovation…. 😮

  4. L’article n’aborde pas le problème de la responsabilité médicale. En cas d’erreur de la « Consult Station », qui est responsable? Le médecin derrière la station? Le régulateur du 15 qui a orienté le patient vers la « Consult Station »? On en reparlera aux premiers procès.

    1. Le gros avantage de la Consult Station, c’est que vous ne pourrez jamais prouver qu’il y aurait eu une erreur : la machine vérifiera aussi que les protocoles sont respectés. C’est Procuste.

      1. Non, lisez bien: « Les résultats sont traités en temps réel, un diagnostic est réalisé et le patient peut même obtenir une ordonnance médicale suite à la téléconsultation. »
        Il y a donc une téléconsultation à distance voire une ordonnance. Il y a donc intervention d’un médecin au bout de la connexion. Médecin qui prendra sa décision et donc engagera sa responsabilité… Donc soit le médecin fait partie d’une structure publique et la responsabilité sera diluée dans la structure elle-même (bon courage pour d’éventuels plaignants). Soit c’est un médecin en activité libérale (si on en trouve!), qui devra se couvrir de tout élément manquant non dépisté par la machine et qui multipliera les examens complémentaires. Il sera curieux d’établir les coûts indirects de la machine (multiplication des examens) si jamais on l’évalue un jour.

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