La remarquable histoire de la renaissance économique du Chili
Publié le 26/07/2012
Alors qu'il y a trente ans, le Chili était dans une situation économique désespérée, il a aujourd'hui dépassé l'Argentine en devenant le pays le plus riche de l'ensemble de l'Amérique latine. Regardons comment le Chili est devenu le tigre de cette région du monde.
Par Daniel J. Mitchell et Julia Morriss (*), depuis les États-Unis.
Publié en collaboration avec le Cato Institute.
Il y a trente ans, le Chili était un cas désespéré. Un gouvernement socialiste dans les années 1970 avait paralysé l'économie et déstabilisé la société, menant à des troubles civils et à un coup d’État militaire. Compte tenu de la gravité de la situation, il n'est pas surprenant que l'économie du Chili était moribonde tandis que d'autres pays d'Amérique latine, comme le Mexique, le Venezuela et l'Argentine, avaient une richesse par habitant environ deux fois supérieure.
Aujourd'hui, en revanche, le Chili a dépassé l'Argentine en devenant le pays le plus riche de l'ensemble de l'Amérique latine. Pendant trois décennies, son économie a connu la plus forte croissance de la région. La pauvreté a chuté de façon spectaculaire, et le niveau de vie s’est envolé.
Regardons comment le Chili est devenu le tigre de l’Amérique latine.
La réforme des retraites est la réforme économique la plus connue du Chili. Depuis les années 1980, les travailleurs ont été autorisés à mettre 10% de leur revenu dans un compte de retraite personnel. Ce système, mis en œuvre par José Piñera, a connu un succès remarquable, en permettant la réduction du fardeau des impôts et des dépenses et l'augmentation de l'épargne et de l'investissement, tout en produisant une augmentation de 50 à 100% des prestations de retraite. Le Chili est maintenant une nation de capitalistes.
Mais il faut beaucoup plus qu’une réforme, bien qu’impressionnante, pour transformer une nation en une réussite économique. Ce qui a fait du Chili un cas spécial, c’est une libéralisation économique générale. Ce tableau, basé sur les cinq variables clés du rapport mondial du Fraser Institute sur la liberté économique dans le monde (EFW), montre comment le Chili a évolué dans la bonne direction au fil du temps.
En ce qui concerne la fiscalité des entreprises, les bénéfices non utilisés étaient imposés à près de 50%, mais le taux d'imposition a été baissé à 10% en 1984. Il n'est pas resté à ce bas niveau, mais il est demeuré inférieur à 20%, de sorte que le système fiscal n'est pas un grand obstacle à la production et les entreprises ont la liberté d'investir davantage. Le score du Chili quant à la taille de l’État montre une amélioration significative depuis 1975. La réforme des retraites y a sans doute contribué, comme l'ont fait les réformes qui ont réduit le taux marginal de l'impôt sur le revenu de 58% en 1980 à 40% en 2005. Mais même ce taux de 40% ne tient pas compte de tous les avantages de la réforme. Les tranches d'imposition sur le revenu ont été élargies, aidant de nombreuses personnes à protéger du fisc une plus grande part de leur revenu, tandis que les investisseurs et les entrepreneurs peuvent bénéficier de taux d'imposition inférieurs en créant des entreprises.
Sans surprise, la baisse des taux d'imposition a généré de nombreux avantages. Le Chili a éliminé un grand nombre de niches fiscales qui favorisaient certains groupes d'intérêt et qui poussaient à des décisions économiques inefficientes. L'évasion fiscale a considérablement diminué parce que les entreprises ont moins à payer et que leurs impôts sont devenus moins compliqués. En effet, la baisse de l’évasion fiscale a rapporté plus d’argent à l’État. Selon les données de Friedrich Schneider sur les économies parallèles (mesurant "la production par le marché de biens et services légaux, mais délibérément cachés aux pouvoirs publics"), le Chili a la plus petite économie souterraine dans la région, avec un score moyen de 20,3. En comparaison, le score de la Colombie est 41 ; pour le Mexique 30,2 ; El Salvador 47,4 ; l'Équateur 36,6 et le Brésil 40,5.
Ex-ministre des Finances chilien, Hernán Büchi a écrit un livre sur la transformation du Chili, et il décrit le plan de privatisation massive qui a généré de substantielles rentrées d’argent. Quelques-unes des principales ventes comprenaient le distributeur de carburant Copec, la principale compagnie d'électricité Endesa, des compagnies de téléphone, des aciéristes, et quelques-unes des banques, qui ont attiré des investisseurs privés. Les sociétés nouvellement privatisées eurent bien plus d'occasions de se développer et de grandir, les exportations ont augmenté, et de nouvelles entreprises ont commencé à croître.
Grâce à ces privatisations, le Chili garde un score assez bon pour les droits de propriété. Cela a été particulièrement évident dans le secteur minier. Büchi mentionne comment les investisseurs privés sont entrés en scène et les coûts de production ont chuté alors que la production augmentait. Cela a été perçu dans tout le pays tandis que les marchés ont été déréglementés et que les droits de propriété privée ont été protégés.
Le score relatif à l’accès à une monnaie saine s’est amélioré de façon spectaculaire entre 1980 et 2010, l'inflation a diminué à moins de cinq pour cent et la liberté d'avoir des comptes bancaires à l'étranger a augmenté.
Outre l'augmentation de la liberté de change, le Chili a également amélioré son score quant à la liberté de commerce international. Les taxes à l'exportation, qui étaient auparavant une barrière rédhibitoire, ont été pratiquement éliminées, ce qui permit la concurrence étrangère sur le marché. Selon Büchi, l'épargne intérieure a augmenté, atteignant 18%, et les droits de douanes moyens sont tombés de 105 à 57%. En 1979, un droit de douane uniforme de 10% a été mis en place.
Büchi note que suite à ces réformes, les exportations du Chili sont passées de 3,8 milliards à 8,1 milliards de dollars entre 1985 et 1989.
Le fardeau de la réglementation a également été allégé. La Banque Mondiale signale qu’il fallait jusqu’à 27 jours pour créer une nouvelle entreprise au Chili, et qu’il en faut maintenant sept. Büchi mentionne que les investissements ont augmenté de 11,3% du PIB en 1982 à 20,3% en 1989. L'épargne intérieure a aussi augmenté durant cette période, passant de 2,1% du PIB à 17,2%. Comme les entreprises ont connu une plus grande liberté de se développer, le Chili a connu davantage d'innovation, des profits plus élevés et davantage d’épargne.
Alors, que signifie tout cela ? Jetons un coup d'œil au PIB par habitant dans les principaux pays d'Amérique latine. Comme vous pouvez le voir, le Chili était près du fond en 1980, mais aujourd’hui il mène la danse.
Cela s'est traduit par de bonnes choses pour toutes les couches de la population. La proportion de la population sous le seuil de pauvreté a chuté de 40 à 20% de 1985 à 1997, puis à 15,1% en 2009. La dette publique est maintenant de moins de 10% du PIB, et après 1983 le PIB a augmenté en moyenne de 4,6% par an. Mais la croissance n'est pas un événement aléatoire. Le Chili a prospéré parce que le fardeau du gouvernement a diminué. Le Chili est désormais classé numéro un pour la liberté dans sa région et numéro sept dans le monde, devant même les États-Unis.
La leçon du Chili est que les marchés libres et un État restreint sont une recette pour la prospérité. La clé pour d'autres pays en développement est de comprendre comment obtenir ces avantages sans avoir à souffrir une période de tyrannie socialiste et de dictature militaire.
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Cet article est paru dans le Daily Caller le 18 Juillet 2012, et sur cato.org le même jour.
Traduction : Benjamin Guyot pour Contrepoints.
(*) Daniel Mitchell est senior fellow à l'Institut Cato. Julia Morriss étudie le droit et les sciences sociales à l'American University à Washington, DC.
Lien raccourci: http://www.contrepoints.org/?p=91621





Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault fait feu de tout bois pour concocter aux Français blasés une resucée de réforme des retraites....
Inclure l’Humanité parmi les espèces menacées, et pas seulement les pingouins...
Depuis la regrettable dictature Pinochet mais grâce à un entourage d'économistes compétents, le Chili est un laboratoire de l'innovation sociale...
Que faut-il penser de l' "index de libéralisation financière" qui est diffusé actuellement sur internet ? Est-il crédible ? Les critères retenus pour mesurer le degré de libéralisation sont-ils pertinents ?...
Au Pérou, il y a des secteurs économiques qui commencent à avoir la configuration du Premier monde...
Un demi million d'étudiants chiliens ont abandonné les écoles publiques pour passer aux écoles privées ...
"Est-ce qu'on pourra vendre sa maison avant de quitter le pays ?" demandent-ils tous comme si la vente immobilière n'était qu'une étape pour réaliser le rêve ancien d'émigrer...
Certains malfaisants cherchent à faire croire que le libéralisme porte en lui le germe du totalitarisme avec pour "preuve" les Chicago Boys....
Pourquoi notre très chère presse nationale ne parle-t-elle jamais de cela ?
Elle a ses priorités.
Recherche Google Actualités :
- Cuba : 261.000 résultats
- Chili : 101.000 résultats
- Brésil : 62.800 résultats
- Argentine : 55.600 résultats
- Mexique : 24.400 résultats
- Colombie : 11.700 résultats
- Pérou : 9.590 résultats
Bref, la presse francophone consacre autant ou plus de couverture à Cuba qu'à l'ensemble des plus grands pays latino-américains.
Cuba n'est pas à proprement parlé dans l'amérique du sud, monsieur DUFLOT, vous êtes découvert !
si on recherche google : Vénézuela, chili, pérou; suivi de economie = dans les 250.000 results mais si on fait cuba economie : 867.000 !!!
ils doivent causer qu'il n'y a d'économie, c'est pour ça !
"Cuba n'est pas à proprement parlé dans l'amérique du sud..."
On parlait de pays latino-américains.
C'est vrai, c'est triste que notre presse ne parle pas de la courbe croissante du PIB du Chili, ou encore moins de Pinochet et des morts nécessaires à l'élaboration de l'économie de marché au Chili.
Si entre 5 enfants je donne 100 euros à l'un et 1 euro aux autres, ils sont globalement plus riche que si je donne que 15 à chacun.
Mais le résultat est-il le même ?
Le manque de culture historique de l'auteur permet d'ajouter un nouvel article à la corbeille du web.
"...notre presse ne parle pas [...] de Pinochet..."
Quelle bonne blague ! Tant qu'il était vivant, Pinochet était bien une des têtes de Turcs préférées de la presse francophone.
"Si entre 5 enfants je donne 100 euros à l'un et 1 euro aux autres, ils sont globalement plus riche que si je donne que 15 à chacun."
Bien tenté le coup des inégalites dans la distribution de la richesse, mais il se trouve justement que les réformes économiques libérales implantées au Chili ont permis de réduire drastiquement le nombre de Chiliens vivant sous le seuil de pauvreté, le divisant par trois, pour arriver à des chiffres similaires à ceux des pays développés. En 2011, 14,4% de la population vivait sous le seuil de pauvreté et 2,8% vivait dans une situation de pauvreté extrême - en France, en 2009, 14,1% de la population vivait sous le seuil de pauvreté. La réalité, c'est que le Chili, c'est un pays bien plus riche, avec beaucoup moins de pauvreté et rempli de travailleurs immigrés qui viennent y améliorer leur sort (Péruviens, Equatoriens, Argentins, etc mais aussi Européens).
Réduire la pauvreté n'est pas l'objectif des socialistes. Leur objectif est de réduire les inégalités, quitte à augmenter la pauvreté. Un socialiste préfère l'égalité dans la misère à l'inégalité dans la richesse.
Attention aussi au "seuil de pauvreté", une des plus "belles" escroqueries intellectuelles de l'économie. Il est défini généralement (car ça change selon les pays!) comme étant égal à 50% du salaire médian. Et a donc tendance à mesurer les inégalités.
Dans un pays composé de 80% de milliardaires en euros et de 20% de millionnaires en euros, le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté serait élevé! Ou encore: augmentez le revenu des plus pauvres de 10% et augmentez les revenus des plus riches de 20% et le nombre de gens vivant sous le seuil de pauvreté... augmente! Alors que le sort des plus pauvres s'est amélioré...
Il y a justement des études sur la pauvreté, non pas en valeur relative telle que donnée par les stats officielles mais en valeur absolue, en terme de disponibilité de l'eau potable, de quantité de calories/jour, de micro-onde, télé, conso d'électricité (quand électricité il y en a), soins médicaux, scolarisation des enfants...
Comme on pouvait facilement s'y attendre, un "pauvre" américain est bien plus riche en valeur absolu qu'un riche du tiers-monde.
Mais bon, il ne sait pas ce qu'il rate, le pauvre américain. Dans le tiers-monde (alias "pays en voie de développement depuis toujours"), les gens sont sveltes et il y a le sourire et l'égalité. Paraît-il.
Oui, et il me semble même qu'aux USA, c'est la façon de calculer officielle: on mesure la possibilité d'accès à un panier de biens, plutôt que de regarder si les revenus sont inférieurs à x% des revenus médians.
très très bien !
continuez
Du grand n'importe quoi sur ce site comme d'habitude.
Les méchants socialistes qui ont créés Pinochet, c'est de leur faute. Mort de rire.
Ce sont des socialistes qui sont au pouvoir depuis 1990. Donc merci aux socialistes?
La leçon du Chili, c'est qu'ils ont des matières premières en quantité à vendre point barre.
Arrêtez votre propagande. Votre néo libéralisme est mort.
Vous devriez avoir honte de cautionner ce genre d'article.
Oh, un troll!
Qui a dit que les socialistes ont "créés" (je laisse la faute) Pinochet, mongolito?
Alors peut-être que ça te fait bizarre que des "socialistes" fassent ou prolongent des réformes libérales parce-que tu ne connaît que la gauche française, la plus rétrograde du monde, mais il existe des gauches intelligentes dans le monde, comme je le disais plus bas.
Allez explique-nous ce qu'est le "néo" libéralisme, histoire qu'on se marre un peu...
À part ça, des arguments de fonds à avancer? Non?
"Ce sont des socialistes qui sont au pouvoir depuis 1990."
Certes. Enfin, pas tout à fait, il s'agissait d'une coalition entre chrétiens démocrates et socialistes qui a gouverné le Chili entre 1990 et 2010.
Mais il se trouve que ce gouvernement de centre-gauche a conservé voire même approfondi les mesures économiques libérales implantées sous la dictature militaire, faisant ainsi du Chili le 10e ou 11e pays le plus libre économiquement au monde.
Sinon, le coup des matières premières, c'est du pipeau parce que 1° il existe une foultitude de pays pauvres dans le monde possédant des chiées de matières premières qui ne voient pas leur situation s'améliorer pour autant - d'ailleurs, le cuivre, il était au Chili avant la dictature militaire, n'est-ce pas et 2° l'économie chilienne s'est complètement diversifiée et dépend chaque fois moins des matières premières, à commencer par le cuivre.
""" il existe une foultitude de pays pauvres dans le monde possédant des chiées de matières premières qui ne voient pas leur situation s'améliorer pour autant"""
Par exemple, au hasard, le Venezuela ...
Ou le Congo.
Si on "donne" 15 ou même 100, les enfants ne sont pas riches. Ils disposent d'un stock de billets ou de métaux inutiles, qui excitent sûrement la jalousie de certains, mais aucunement de richesses. Adrien n'a toujours pas compris que la richesse provient de flux d'échanges volontaires, pas d'un stock stérile.
Adrien Hadj Salah "Si entre 5 enfants je donne 100 euros à l'un et 1 euro aux autres, ils sont globalement plus riche que si je donne que 15 à chacun."
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Bah oui, la bonne blague.
100+4, c'est globalement plus que 5x15, que ce soit en euros ou en pesos cubain, c'est de l'économétrie niveau CM1.
Bon d'accord, c'est encore trop compliqué pour un lobotomisé par l'EdNat, mais quand même !
"Le manque de culture historique de l'auteur permet d'ajouter un nouvel article à la corbeille du web."
Le manque de culture économique de l'auteur de commentaire permet d'ajouter un nouveau commentaire à la corbeille du web.
+1
Merci pour ce fulgurant raccourci du socialisme: Il s'agit bel et bien de la négation de l'individu responsable et de la propriété.
Dans un "si je donne" socialiste, "je" est l'État, le Bien, l'objet paradoxal d'une adoration exclusive de Dieu et de la raison.
En effet pour un socialiste, ce que possède un individu n'est pas le résultat des actions d'individus responsables, lui-même au premier chef, mais bel et bien ce que l'État lui attribue.
Autrement dit, l'État est en définitive l'unique possesseur de tout bien, et par conséquent toute inégalité de revenu est une injustice commise par l'État. Il faut corriger la distribution initiale par une re-distribution, car quelques individus avides et immoraux sont parvenus à la distordre à leur bénéfice, accaparant des biens en plus grande quantité que les nombreux individus moraux et intègres, dont certains ont ainsi été réduits à la pauvreté.
Pour la gauche la chute d'Allende est un complot ourdi par les méchants contre les gentils pour empêcher leur triomphe.
Car il ne fait aucun doute pour la gauche que le Chili d'Allende fut un pays de cocagne, un paradis socialiste égalitaire et surtout, phénomène unique, sans bain de sang.
Car l’échec économique répété socialisme, doublé de bains de sang non moins répétitifs, n’est pas dû à son inanité intrinsèque, au déni de l’individu, mais bien à la vigilance perverse d’une oligarchie mondiale occulte, probablement juive, acharnée à empêcher l’avènement du paradis égalitaire et à entretenir l’exploitation des riches par les pauvres afin que les premiers puissent vivre confortablement sans travailler.
La stupidité puérile du discours socialiste est aussi affligeante qu’est terrifiante sa puissance d’attraction, la force du fanatisme qu’elle engendre, et que sont effroyables les dégâts qu’elle cause.
Et le Chili d’Allende est sans doute le sujet sur lequel se concentre le plus explosivement cette charge de haine et des riches et de dogmatisme (= croyance maintenue en dépit des faits, contrairement au dogme qui est une croyance conforme aux faits).
Allende est mort le 11-septembre 73, et ce 11 septembre-là est pour la gauche infiniment plus grave que celui qui intervint 28 ans plus tard, et que les Américains, selon Jospin, avaient « bien cherché ».
Tout se passe comme s’il fallait compenser l’évidente inanité des « idées » socialistes par une charge d’émotion suffisante pour faire taire la raison. Le socialisme fonctionne à la haine.
Fucius ce sont des socialistes qui sont au pouvoir de 1990. Les gars réveillez vous!
Tu sais, beaucoup de réforme libérales ont été faites/prolongées par la gauche. Par exemple les importantes réformes libérales qui ont été faites en Nouvelle-Zélande ont été le fait du Parti Travailliste.
Les exemples sont nombreux! Toutes les gauches du monde ne sont pas aussi bêtes et socialistes que notre gauche française. Heureusement!
"des morts nécessaires à l'élaboration de l'économie de marché au Chili."
L'économie de marché n'est pas élaborée mais spontanée.
"Spontané", c'est cette notion inaccessible à l'esprit de système socialiste: Une régulation qui ne vient pas de l'État, imposée du haut par des esprits supérieurs aux intentions pures.
Non, le marché, c'est cette régulation spontanée qui s'installe sans supervision, sur la base de la liberté et de la responsabilité des individus.
L'économie de marché n'a pas à être installée, elle est naturelle. C'est le socialisme qui repose sur la coercition.
Et par ailleurs, les nombreux morts nécessaires à Allende pour instaurer un socialisme chilien apprécieront l'indignation à sens unique d'Adrien...
Vous avez les noms et les adresses de ces "nombreux morts nécessaires à Allende"?
Non.
Argument sans queue ni tête > Poubelle.
Ahem: http://www.contrepoints.org/2011/09/11/798-la-voie-chilienne-vers-le-socialisme
Quand on ne sait pas de quoi l'on parle, on ferme sa grande bouche... halte à la propagande gauchiste!
Se citer soi-même dans un "journal" qui dit parfois n'importe quoi pour "prouver" ses allégations gratuites, c'est pas le mode d'argumentation le plus crédible...
C'est bien tenté comme esquive, mais Mateo faire référence à un article qui expose des faits bien précis. Alors, la démarche correcte consiste à prendre connaissance des faits exposés et, éventuellemnt, de les réfuter. Se limiter à la réfutation ad hominem, par contre, ça, c'est vraiment un mode d'argumentation parfaitement débile.
Source ? Faits ? Elements étayant cette affirmation gratuite ?
Tiens. Rien.
Je croyais qu'on avait à faire à quelqu'un de solide. En fait, t'es en carton. Bouilli.
Par ailleurs, l'article de notre désopilant ami Lucillio ne dit même pas ce que vous essayez de faire croire, Mateo. Que vus renseigniez n'importe quoi ne me dérange pas trop, ça se fait sur Contrepoints, mais prenez la peine de parcourir vos "références" avant de les citer, ça vous évitera de paraître trop ridicule...
Minute. Dans mon article, il est parfaitement fait référence aux activités criminelles de groupes terroristes d'extrême-gauche couverts par le gouvernement Allende (notamment le MIR dont le n°2 était le neuveu d'Allende ou le VOP, mais il y en avait d'autres plus informels) qui ont bien assassinés et blessés des dizaines de personnes. Le bilan de la violence d'extrême gauche (assassinats, enlèvement, tortures, agressions, etc.) - tolérée, voir même incitée, par le gouvernement Allende - se monte à plus d'un millier de victimes. Pire, le gouvernement Allende lui-même a été impliqué dans des cas de tortures d'opposants politiques ou de jounalistes.
Pinochet = super radar automatique.
@Bat
"Par ailleurs, l'article de notre désopilant ami Lucillio ne dit même pas ce que vous essayez de faire croire, Mateo."
Il aurait mieux valu que tu lises l'article avant de l'ouvrir...
Comme c'est beau, vous lire fut pour moi le meilleur moment de cette journee
continuez
cette régulation spontanée?? je m'éclate sur ce site. Tu étais où ces 5 dernières années?
Oh, un inculte! Documente-toi sur les origines de la crise... Regarde par exemple si la régulation a plutôt augmenté ou diminué les années précédent la crise des subprimes...
Je te laisse trouver la réponse tout seul, mais elle risque de mettre à mal des a priori.
Il manque le grand méchant Friedman !
Encore un commentaire à l'emporte-pièce d'un gentil petit socialo en mal de sensations... pauvres de nous!
Mais nos socialos ne rêvent que de l'époque d'Allende !
Publié en collaboration avec le Cato Institute.
Il y a trente ans, le Chili était un cas désespéré. Un gouvernement socialiste dans les années 1970 avait paralysé l'économie et déstabilisé la société, menant à des troubles civils et à un coup d’État militaire. Compte tenu de la gravité
à vomir de réecrire l'histoire ainsi. on devrait porter plainte contre cet auteur pour négation de crimes atroces.
no voy a olvidar!!!
et la période bachelet?
La période Bachelet ?
Bah... rien de spécial, elle a conservé et même élargi les mesures économiques libérales adoptées auparavant (élargissement des fonds de pensions privés, accords de libre-échange partout dans le monde, diminution des frais de douanes, etc.)
Y'a aussi eu Les Corons, la B.O. des Bronzés Font du Ski ou encore En l'An 2001...
"...à vomir de réecrire l'histoire ainsi."
Un problème avec les faits historiques ?
Et quand tu a compris que le Père Noël n'existait pas, ça t'a fait quoi ?
"...on devrait porter plainte contre cet auteur pour négation de crimes atroces."
Ben voyons... Allez... lancez-vous et expliquez-nous quels sont ces crimes atroces qu'aurait niés l'auteur de l'article...
"...no voy a olvidar!!!"
Ah... merde alors... Daniel Mitchell va certainement faire dans son froc, quand il apprendra ça...
Je pense que ce qui est le plus à vomir, c'est la façon pathétique qu'a Lucillio de défendre systématiquement la junte militaire chilienne sous le couvert de soi-disant défendre la liberté.
Dis-nous, guignol, où et à quel moment aurais-je jamais défendu la junte militaire chilienne.
Vous avez mal compris, Licilio. Pour ces gens-là, si vous critiquez Allende, c'est que vous êtes Pinochiste.
Pareil si vous vous réjouissez du redressement et des gains de liberté du peuple Chilien depuis 20 ans.
Si c'est ça être Pinochiste, ça ne me pose pas de problème d'être Considérer comme tel.
Finalement, avoir soutenu Pinochet n'a même pas la moindre importance pour être Pinochiste. On peut même l'être en condamnant toutes les morts qu'il a provoqué.
De toute façon, écoutez-les bien, les socialistes!
La liberté c'est le mal, le socialisme c'est le bien, qu'importe de quel côté se trouvent les morts.
Certes, certes... de fait, ma question était purement rhétorique.
"Moi", comme souvent, a tort en plaquant des schèmes tous faits sur les gens et en cherchant à expliquer toute critique par je ne sais quel aveuglement socialisant. Je me revendique libéral et la question n'a rien à voir avec Allende. Mais avec Pinochet et l'"œuvre" de la junte, et la dynamique initiale de ce miracle chilien.
Lucilio, dans ses articles, mais surtout dans ses commentaires à l'emporte-pièce (ce qui est très pratique: les énormités n'étant pas dites dans le corps du texte, il peut toujours plus ou moins affirmer qu'il n'a jamais dit ceci ou cela, comme il le fait encore ici), matraque ceci: il était contre la junte, mais elle était bienvenue et son bilan est très globalement positif. Jamais une telle dictature n'avait été aussi nécessaire (ou quelque chose comme cela), a-t-il déjà écrit dans le passé.
Lucilio se réjouit du libéralisme chilien, mais occulte volontairement le prix payé par des centaines de milliers de chiliens pour ce libéralisme, à savoir les arrestations arbitraires, la torture, les détentions de masse, l'exil et les assassinats. Ou il considère que c'est bien regrettable, mais qu'on ne fait pas d'omelette sans casser les œufs, et puis que comme c'étaient surtout des œufs gauchistes ce n'est pas trop grave. Permettez-moi d'être profondément indigné par tant de légèreté et de cynisme.
Si le libéralisme doit s'imposer à coups de décharges électriques dans les parties génitales, ou si les militants libéraux trouvent cela acceptable, il ne vaut pas la peine d'être instauré. La défense de la liberté ne peut se satisfaire de compromis, même temporaires, avec les libertés fondamentales. Et le fait qu'Allende aurait peut-être fait pareil s'il n'avait pas été renversé n'y change rien: les excès de l'adversaire ne justifient en aucune manière ses propres turpitudes. Il y a dans toutes ces discussions une sorte de fascination morbide et malsaine (et sans doute inconsciente) pour la violence et l'autoritarisme, qui me semble incompatible avec une analyse libérale. C'est pourquoi j'ai employé plus tôt le terme de "vomir", que je ne renie pas.
Hayek disait préférer une dictature libérale à une démocratie socialiste (étant entendu que la dictature est temporaire et le moyen d'arriver à plus de libéralisme; je cite de mémoire, vous me corrigerez si j'oublie un aspect), et je pense qu'il a tort. Et Lucilio a tort en se glissant dans ses pas. Tous les vrais libéraux devraient considérer qu'ils ont tort, au lieu de trouver des excuses aux tortionnaires, au moins par omission. Lucilio, Hayek et les quelques afficionados de la junte chilienne qui sévissent périodiquement sur Contrepoints, dévoient totalement le libéralisme et l'amour de la liberté qui sont supposés nous rassembler. Je n'interviens jamais dans les échanges car je les trouve généralement outranciers ou vains. Mais il y a parfois des vérités bonnes à dire.
"les quelques afficionados de la junte chilienne qui sévissent périodiquement sur Contrepoints"
---> À toutes fins utiles, en qualité de rédacteur en chef de Contrepoints, je me permets de préciser ceci aux éventuels incrédules qui n'auraient pas compris que les propos ci-dessus ne sont que pures affabulations et délires (même si ses allégations sont suffisamment grossières pour être repérées) : aucun membre de Contrepoints n'a jamais eu et n'aura jamais de sympathie pour quelque forme de gouvernement usant de pratiques liberticides, cela va de soi.
Concernant Hayek, que certains voudraient faire passer pour apôtre de la dictature alors qu'il a voué sa vie à s'y opposer, peut-être est-il nécessaire de repréciser sa pensée puisque, de façon surprenante, quelqu'un qui se prétend libéral n'a pas été capable, sans doute par absence de culture élémentaire, de reconnaître dans les propos du Prix Nobel d'économie l'une des "tartes à la crème" de la théorie libérale : la distinction entre démocratie et libéralisme, distinction bien connue de tout bon libéral qui se respecte depuis la fameuse typologie proposée par Lord Acton.
Pour ceux qui ont besoin de sous-titres, un petit rappel ici : http://www.contrepoints.org/2010/12/08/8656-dictature-liberale
"Lucilio se réjouit du libéralisme chilien, mais occulte volontairement le prix payé par des centaines de milliers de chiliens..."
La lecture de mon article sur le Chili sous Allende permettra à n'importe qui de se rendre compte que tu es un menteur impudent.
"...les énormités n'étant pas dites dans le corps du texte, il peut toujours plus ou moins affirmer qu'il n'a jamais dit ceci ou cela, comme il le fait encore ici..."
Encore une fois, tu mens par le gueule. Je te défie donc, de nous nous indiquer un seul endroit, dans un article ou dans des commentaires où j'aurais défendu la dictature militaire chilienne.
"Jamais une telle dictature n'avait été aussi nécessaire (ou quelque chose comme cela), a-t-il déjà écrit dans le passé..."
Tu vois comme tu mens comme un goret. Ce que j'ai dis un jour, c'était : "Jamais une révolte contre un gouvernement liberticide prêt à imposer la dictature d’une minorité sur la majorité ne fut aussi nécessaire au 20e siècle"
"Si le libéralisme doit s'imposer à coups de décharges électriques dans les parties génitales, ou si les militants libéraux trouvent cela acceptable, il ne vaut pas la peine d'être instauré."
Bien tenté le sophisme strawmanesque. Mais c'est raté.
Aucun libéral ne dit qu'il est légitime d'implanter des mesures libérales par la violence. Par contre, le libéral, tout en condamnant les violations des droits élémentaires par la dictature militaire chilienne, remarque que celle-ci a su, néanmoins, à un moment donné adopter des mesures économiques libérales (qui seront conservées et élargies par les gouvernements démocratiques qui suivront) qui ont permis au Chili de devenir le pays possédant le meilleur indice de développement humain de toute l'Amérique latine.
Par ailleurs, les mesures économiques libérales qui ont été implantées au Chili ont si peu besoin d'être imposées par la violence qu'une foultitude de mesures économiques similaires ont été adoptées par des pays aussi peu suspects de tyrannie que la Suède, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, les États-Unis, l'Estonie post-soviétique, etc. (pensions privées par capitalisation, privatisations, baisse des frais de douane, de la fiscalité des entreprises, etc.)
"Hayek disait préférer une dictature libérale à une démocratie socialiste..."
Non, il a dit préférer une dictature qui respecterait les droits des gens plutôt qu'une démocratie qui violerait ceux-ci. Par exemple, préférer le Hong Kong colonial et non démocratique à la Suède qui stérilisait par la force une partie de sa population. Le tout, dans le cadre plus large d'une réflexion sur le problème de légitimité que peut poser la dictature de la majorité dans un système démocratique qui violerait les droits de la minorité.
Je me réjouit du libéralisme Chilien, malgré le régime de Pinochet.
Votre position revient par exemple à faire le même type de reproche à ceux qui se réjouissent du redressement de l'Allemagne en leur opposant les méfaits du Nazisme.
Vous vous complaisez dans le procès d'intention.
Le Pinochisme n'est pas un prix à payer pour le libéralisme, pas plus que le Nazisme l'a été pour la social-démocratie.
Vous avez l'air de partir du principe que Pinochet était un libéral, ce qui est faux. C'est pour ça que vous tombez à coté.
Vous avez de plus, très mal compris ce que disait Hayek, qui s'est opposé à la dictature plus que vous ne le ferez jamais.
Constater qu'un dictature puisse être inévitable ce n'est pas la justifier.
Ici, on se réjouit de la chute d'Allende, de celle de Pinochet, et du redressement du Chili et on vous emmerde.
"Votre position revient par exemple à faire le même type de reproche à ceux qui se réjouissent du redressement de l'Allemagne en leur opposant les méfaits du Nazisme.
Vous vous complaisez dans le procès d'intention.
Le Pinochisme n'est pas un prix à payer pour le libéralisme, pas plus que le Nazisme l'a été pour la social-démocratie.
Vous avez l'air de partir du principe que Pinochet était un libéral, ce qui est faux. C'est pour ça que vous tombez à coté.
Vous avez de plus, très mal compris ce que disait Hayek, qui s'est opposé à la dictature plus que vous ne le ferez jamais."
+1000
Voilà.
Lucilio, au risque de vous fâcher...:
"Tu vois comme tu mens comme un goret. Ce que j'ai dis un jour, c'était : "Jamais une révolte contre un gouvernement liberticide prêt à imposer la dictature d’une minorité sur la majorité ne fut aussi nécessaire au 20e siècle"
Il ne faut pas chercher bien loin pour trouver différents avatars de votre article "Le Chili entre dans le 21 siècle", où vous disiez::
"Jamais un coup d’État ne fut aussi nécessaire au 20e siècle"
(Par exemple disponible sur: http://extremecentre.org/2006/12/19/le-chili-entre-enfin-dans-le-21e-siecle/) Le texte a initialement été publié sur votre blog Chroniques patagones, mais a été effacé depuis: http://chroniquespatagones.blogspirit.com/archive/2006/12/13/le-chili-entre-enfin-dans-le-21e-siecle.html
Après, on peut discuter de la signification exacte que vous aviez alors voulu donner à cette phrase, de la nuance que vous mettez entre une dictature et un coup d'état instaurant une dictature (que vous justifiez en ayant le toupet de dire qu'il était ordonné par le parlement), ou sur l'évolution de votre pensée depuis (après tout, peut-être avez-vous changé d'avis et c'est pour cela que vous auriez effacé les traces de certains écrits antérieurs), mais avouez que vous avez sur ces sujets l'art d'écrire des choses parfois ambiguës.
"...au risque de vous fâcher..."
Pourquoi devrais-je me fâcher quand tu indiques toi-même que tu as menti comme un porc.
Parce que, figure-toi que, non, dire qu'un coup d'État est nécessaire pour renverser un gouvernement liberticide dirigé par des personnes à l'idéologie totalitaire ne signifie nullement prendre la défense d'une dictature qui suivrait la chute de ce régime. De même que, par exemple, approuver le coup d'État qu'était le Serment du jeu de paume ou la constitution de l'Assemblée nationale constituante ne signifie pas pour autant défendre la Terreur ou qu'approuver le renversement du Tsar en février 1917 de signifie pas plus défendre l'instauration de la dictature communiste après octobre 1917. Dans un autre registre, nombreux sont les juristes et historiens qui jugent que la Ve République s'est fondée sur un coup d'État.
Mais surtout, je ne suis pas fâché du lien que tu as posté renvoyant vers une ancienne version (de 2006) de mon article car il montre à quel point tu es un troll sans consistance. Parce que, hein, il ne faut pas avoir peur du ridicule pour affirmer que je défends Pinochet en pointant vers un article où je dis texto : "Comme on le voit, le bilan de l’oeuvre politique de Pinochet est des plus contrastés. [...] par pur revanchisme idéologique, la dictature fut inutilement cruelle. Et, de fait, Pinochet aurait dû rendre compte pour les crimes commis sous son régime."
Sinon, oui, j'ai le "toupet" de dire que le parlement chilien a fait appel à l'armée pour que celle-ci mette fin aux agissements illégaux et anticonstitutionnels du gouvernement de l'Unité populaire. Et j'ai ce toupet parce que ce sont les faits historiques, ainsi confirmés par les principaux acteurs politiques du moment, Frei, Aylwin et même Allende lui-même, et ainsi compris par la population et la presse chiliennes ou des observateurs étrangers comme The Economist, par exemple.
merci pour votre commentaire
@Moi Tatcher n'était pas une libérale? Et Milton friedman? Allo? Tous les 2 ont cité Pinochet en exemple d'une bonne gestion économique d'un pays. Tu ne vois aucun lien?
@ churchil
Et moi j'ai eu un prof de géo, tès à gauche, qui disait que malgré toutes les horreurs du nazisme, le bilan économique des nazis était selon lui plutôt bon (conclusion avec laquelle je ne suis pas d'accord, mais bon). Est-ce que ça en fait un nazi?
Et alors? Ça ne fait pas de Pinochet un libéral. Ça veut juste dire que Friedman et Tatcher ont trouvés que sa gestion économique était bonne. Si c'est vrai, pour Tatcher il me semble que oui, pour Friedman, je vais avoir besoin de preuves.
En tout cas quand on met en place une dictature militaire on est pas libéral.
Commencez par me montrer en quoi la politique de Pinochet a été libérale et après on verra.
Si vous parcourez les écrits libéraux vous vous rendrez compte que tous condamnent le meurtre et les arrestations arbitraires. Par conséquent, celui qui pratique le meurtre et l'arrestation arbitraire n'est pas libéral.
Vous vous rendrez compte aussi qu'aucun ne prône la centralisation des pouvoirs. Autrement dit, impossible de mettre en place une dictature et d'être libéral.
Il y est aussi dit que le libéralisme présuppose la protection de l'individu, autrement dit...
En gros, remarque du même niveau que: "Staline a un jour dit "il fait beau aujourd'hui", machin a dit que aujourd’hui il faisait beau, donc machin est stalinien".
@ Moi
Laisse tomber, en fait ils n'ont aucune idée de ce que veut dire le mot "libéral". Un mec qui va faire une politique foncièrement anti-libérale, comme une dictature l'est PAR DÉFINITION, ils vont quand même dire que c'est un ultra-néo-méga-hyper-giga-ilbéral. Exemple en vrac: Pinochet, Sarko, Bush père & fils, Mélancon (si si, de la bouche de MLP), Le Pen (si si, de la bouche de Mélancon & co) etc.
En fait, "libéral" c'est un mot qui ne veut pas dire grand chose dans leur tête, hormis "salaud" ou autre insulte.
Je sais bien, mais si on veut promouvoir le libéralisme il faut bien le défendre...
Et on sait jamais, il y a peut-être quelqu'un un jour, qui va passer par ici, lire cet échange et se dire "Ah..!" ^^.
@ Moi: "Je sais bien, mais si on veut promouvoir le libéralisme il faut bien le défendre..."
En tant que libéral, je préfère que Lucilio ou vous-même vous absteniez de défendre le libéralisme. Avec des défenseurs de votre acabit, le libéralisme n'a pas besoin d'adversaires: il se décrédibilise largement tout seul. Hélas.
J'ai des doutes que votre "défense" convainque grand monde: déjà parmi les libéraux, je pense que ça fait débat, alors parmi ceux qui se méfient du libéralisme, je ne vois pas ce que vous faites à part conforter toutes les raisons pour lesquelles ils prennent les libéraux pour une sorte de fondamentalistes religieux.
Pfff... même pas mal... Se voir refuser un brevet de libéralisme par un menteur effronté, ça me touche l'une sans faire bouger l'autre.
Me savoir être en compagnie de Hayek et Friedman suffit amplement à mon bonheur.
"mais occulte volontairement le prix payé par des centaines de milliers de chiliens pour ce libéralisme"
Ben non, c'est complètement débile comme remarque: ce n'était pas le prix à payer "pour ce libéralisme" mais le prix à payer des horreurs de Pinochet.
Vous voulez faire avancer la liberté? utilisez les armes de vos adversaires, comme le novlangue: appelez socialisme vos idées libérales, et vous les rendraient acceptables à leurs yeux...
Sinon Thatcher était conservatrice et non libérale, elle s'est associée aux libéraux car c'était porteur électoralement à une époque ou l'angleterre était rongée par le socialisme. Quant à Friedman, il était monétariste et pour le contrôle de la politique monétaire par l'Etat, donc à la fixation du prix le plus important de l'économie (le taux d'intérêt) par une autorité arbitraire et ayant une tendance à l'insolvabilité... sans parler du pouvoir de créer la monnaie, et donc l'inflation.
A part ça oui, Thatcher et Friedman ont probablement fait avancer le libéralisme plus que vous et moi ne le feront jamais...
Hors de question d'utiliser les armes de nos adversaires. Il faut utiliser celles du libéralisme: l'éducation, la confiance dans l'homme et la concurrence.
Ne t'inquiète pas Moi, c'était de l'humour!
@Bat
Merci de confirmer mon post d'hier : Pinochet et accessoirement Lucilio sont de sacrés détecteurs de cons(fiturologues).
Bah... ce n'est rien que le même troll qui glande par ici depuis un an.
J'ai retrouvé dans cet article les éléments qui suscitent mon admiration, toutefois si c'est le Chili est le plus sérieux et le plus sûr économiquement, beaucoup de travail reste à faire.
Fiscalement, les plateformes internationales jouissent de 0 impôts en Uruguay, Costa Rica, Panama. Le Paraguay offre la plus basse fiscalit´sur le revenu à seulement 10%, le Chili impose jusqu'à 42%.
La comparaison avec l'Argentine et en général toute l'Amérique Latine doit se faire à partir de 2002, le point bas de la crise qui a touché le continent depuis les années 80.
La progression du revenu par habitant est équivalente en Argentine, Uruguay, Brésil, Chili, Vénézuela. Or le Chili ne subissait qu'un risque exogène, comment se fait il que doté de meilleurs fondamentaux, il n'ait pu faire bien mieux que l'Argentine ou que le Vénézuela du communiste Chavez ?
Il faut aussi tenir compte de ce que rien en se fait sans le géant Brésilien, la croissance du Brésil se répercute dans tout le Mercosur.
Enfin il faut savoir que la vie est vraiment chère pour le Chilien moyen. Les prix pratiqués dans les supermarchés sont presque les mêmes qu'en Europe, donc plus élevés qu'aux USA. Or le Chilen gagne 13k$ contre 29k en France.
Le problème économique demeure donc entier au Chili.
J'ai un peu l'impression de me répéter mais le Chili est entré dans la mondialisation a marche forcé. Un coup d'Etat, la guerre froide et puis la "démocratisation du pays".. Une économie privatisée et renforcée sous le modèle démocratique avec une réduction du cout social. Cette politique donne une importance toute particulière à l'international. Le pole dynamique de cette croissance en est l'exportation et non le marché intérieur trop petit et pas assez diversifié. Sur le plan économique, à travers la privatisation du système éducatif aux marchés privés, pour un système de retraite AFP pronant l'exclusion des "pauvres". De manière générale, à travers la marchandisation de la société chilienne et ce jusqu'aux corps des individus (cafes con piernas, sites marchandisés de prostitution,etc.). Sur le plan social, également, parce que le mythe de l’éducation "efficace" fait croire à la possibilité d’une mobilité sociale et également un système économique excluant ceux qui n'ont pas eu la chance d'étudier. L'abandon de toute forme de système public et d'une impuissance à développer une industrie secondaire du cuivre (fabrication de fibres optiques par exemple) et d'indépendance énergétiques (centrales solaires, énergie géotermique). Pour un pays de plus de 3000 volcans, la géotermie reste inexistante. Il suffit de voir dans les rues de Santiago le mauvais état du réseau électrique (apagones à répétition), du système d'évacuation des eaux. Une éducation en mauvais état pour ne pas dire réservée à une "élite" dressée à l'école du profit et incapable de produire du "bien commun". Une standardisation de la culture sur un modèle américanisé, stéréotypé. Un irreespect profond du patrimoine architectural par une razzia du centre de Santiago avec la construction de buildings cages à lapins sans aucun respect d'un plan d'urbanisme. Bref une société qui restera marqué par une privatisation "sauvage" et sans vergogne. Un eldorado ceux qui croient qu'un monde libéral est encore possible amis qui en fait se heurteront à la réalité d'une économie de marché en décomposition et qui je l'ai déjà dit sera dissoluble comme le communisme dans l'alcool.
Difficile de raconter autant de sottises en aussi peu de lignes à propos du Chili. Même si c'est ta spécialité, marc, là tu frappes fort. On reprend donc dans l'ordre :
1° Certes les exportations joue un grand rôle dans l'économie chilienne, mais elles ne représentaient toujours qu'un peu moins de 35% du PIB en 2011, alors que, par exemple, les exportations allemandes représentaient 50% du PIB, les exportations belges, 85%, les exportations danoises, 54%, les exportations finlandaise, 39%, les exportations néerlandais, 83%, les exportations norvégiennes, 42%, les exportations suédois, 50%, etc. Et pour autant que l'on sache, cela ne va pas trop mal pour eux. Bref, l'économie chilienne est toujours bien centrée sur le marché intérieur et on ne voit pas en quoi, à la lumière des exemples précédents, l'ouverture économique au monde serait nuisible au Chili. Par ailleurs, dire que l'économie chilienne est peu diversifiée relève de la sottise quand on voit la composition du PIB (5% pour l'agriculture, 42% pour l'industrie et 53% pour les services) et la distribution de la main d’œuvre (13% des travailleurs sont occupés dans l'agriculture, 23% dans l'industrie et 64% dans les services).
2° Dire que le système de pension privé par capitalisation prône l'exclusion des pauvres relève de la grosse connerie : 96% des salariés chiliens cotisent à une des caisse privées, un taux de couverture jamais atteint du temps du monopole du système public de pension par répartition, avec plus de 10 millions de comptes de pension ouverts pour 9 millions d'affiliés.
3° Il faut être complètement à l'ouest pour trouver quelques chose à redire – pour dénigrer la réussite chilienne – au fait qu'il existerait au Chili quelques bars à filles dans le centre de Santiago ou des sites de cul ou de rencontres sur Internet. Parce que en Suisse, aux Pays-Bas ou en Suède, ça n'existe pas. Ou à Cuba, les putes, on n'en voit jamais, hein...
4° En ce qui concerne le système éducatif chilien – privé comme public –, il est bien efficace, comparé au reste de l'Amérique latine et favorise effectivement la mobilité sociale. C'est simple, c'est le meilleur de toute l'Amérique latine selon les chiffres des tests PISA de l'OCDE. Mais c'est aussi 800.000 jeunes qui font des études supérieures, c'est-à-dire une couverture supérieure à 40%. De tous ces étudiants d'écoles supérieures et universités, 70% sont les premiers de leur famille à atteindre un tel niveau académique et 78% vont dans des institutions privées. Accessoirement, au Chili, 85% des personnes âgées de 25 à 43 ans ont terminé leurs études secondaires – c'est-à-dire un chiffre supérieur à la moyenne OCDE.
5° En ce qui concerne la dépendance énergétique, c'est un fait. Mais on voit mal en quoi ce serait un problème insupportable en soi : des pays comme la Suisse, la Belgique, le Japon et un foultitude d'autres pays développés sont encore plus dépendants énergétiquement que le Chili sans que cela ne pose de problèmes insurmontables. Ce qui importe, c'est d'avoir accès aux ressources énergétiques. Et pour ce faire, le Chili a signé une série d'accords énergétiques avec divers pays hors de l'Amérique latine, les pays exportateurs d'énergie classiques, mais aussi d'autres, comme la Chine, dont récemment encore l'entreprise Sky Solar (on aime ou pas le solaire, c'est pas la question) va investir un milliard de dollars au Chili. En revanche, comble d'ironie, en Amérique latine, ce sont justement des pays exportateurs d'énergie comme la Bolivie ou l'Argentine qui connaissent des problèmes énergétiques, avec autrement plus de coupures de courant qu'au Chili. Et quant à la géothermie, si on ne la développe pas plus, c'est parce que c'est du flan. Ça peut peut-être fournir de l'eau chaude à quelques milliers d'Islandais, mais cela ne chauffera jamais une ville comme Santiago, où vivent 5,5 millions de personnes.
6° Quant à la culture « américanisée », c'est quoi le problème ? Surtout en sachant que les Chiliens sont, pour l'instant du moins, toujours moins « américanisés » que les Britanniques, les Hollandais, les Scandinaves ou même des Japonais ou des Coréens. Quant à l'urbanisme à Santiago, c'est celui d'une ville moderne qui bouge, qui vit, qui évolue, qui s'enrichit, qui gagne le surnom de Sanhattan. Alors, non, ce n'est pas un problème, pas plus qu'à Manhattan, que dans la City, le quartier de la Défense, Tokyo, etc. Et c'est toujours mieux que de vivre dans des maisons en ruines de l'époque coloniale, dans un pays arriéré, genre La Havane.
7° Bref, le Chili, c'est le pays latino-américain avec le meilleur PIB/hab., le meilleur indice de développement humain d'Amérique latine, avec la meilleure éducation et un des meilleurs systèmes de santé et de protection sociale de la région, c'est un pays d'immigration où viennent travailler en masse Péruviens, Boliviens, Equatoriens, Argentins, etc. mais aussi Européens, c'est le seul pays de l'OCDE avec l’Allemagne et la Turquie qui a un taux d’emploi plus élevés aujourd’hui qu’au début de la crise de 2008, etc. etc. En se rappelant dans quelle situation catastrophique, aussi bien sociale qu'économique, le gouvernement Allende avait laissé le Chili, on peut bien parler de remarquable renaissance économique de ce pays – atteinte grâce à l'implantation de quelques réformes d'inspiration libérale.
On voit la différence entre les deux commentaires.
Le premier se contante d'aligner les poncifs idéologique san la moindre argumentation. Le deuxième présente un vrai raisonnement, chiffré, cite ses sources...
Prenez-en de la graine, marc.
ATTENTION au bourrage de crâne opéré par la propagande néo libérale!
à la fin du règne sanguinaire de votre idole Augusto, 45% des Chiliens vivaient sous le seuil de pauvreté. 45%...la théorie libérale selon laquelle tous profitent d'une croissance généralisée dans un régime capitaliste, que dit-elle face à cet échec cuisant?
Lorsqu'un gouvernement de centre gauche passe au pouvoir, augmente le SMIC de 17%, crée des aides étatiques pour les plus pauvres, bref, augmente l'investissement de l'Etat dans l'économie de 210%, la pauvreté, entre 1989 et 2000 chute...de moitié!
Le libéralisme a affamé les Chiliens pauvres. C'est grâce aux investissements de l'Etat qu'ils sont sortis de la pauvreté! Mais plutôt que de jouer aux bobos cachés derrière vos statistiques trompeuses et vos sophismes mensongers, allez prendre un vol pour le Chili, et demandez au Chilien moyen s'il vivait bien sous la période de Pinochet.
Je précise que mes sources viennent de la Banque Mondiale.
Pour résumer: en 1987, après 14 ans de tyrannie capitaliste, 45% du peuple chilien vivait sous le seuil de pauvreté. ça vous suffit?