Allemagne : le scepticisme climatique, éolien et solaire gagne du terrain

Publié Par Anthony Watts, le dans Environnement

En Allemagne, l’électricité renouvelable, celle issue de l’éolien ou du solaire, conduit le pays à une spirale d’échecs catastrophiques.

Par Anthony Watts, depuis les États-Unis.

J’ai deux histoires majeures à raconter. La première sur la montée du scepticisme climatique dans les médias mainstream, alors qu’un environnementaliste allemand renommé devient « climatosceptique » et déclare : « Je ne pouvais pas en supporter davantage. Il fallait que j’écrive ce livre. »

Le doute est né il y a deux ans alors qu’il était un examinateur expert pour un rapport du GIEC sur l’énergie renouvelable.

J’ai découvert de nombreuses erreurs et me suis demandé si les autres rapports du GIEC sur le climat étaient aussi négligés.

… et l’autre histoire de premier ordre à propos de l’échec du solaire et de l’éolien en Allemagne.

D’abord, le scepticisme mainstream.

Coup dur pour le mouvement allemand sur le réchauffement climatique ! Les médias principaux titrent sur « Les mensonges sur le CO2 ! »

Extraits repostés depuis NoTricksZone par Pierre Gosselin

Le tabloïd allemand Bild (qui a un tirage colossal de 16 millions d’exemplaires) daté du 6 février dédie la moitié de sa deuxième page à un article intitulé :

« Les mensonges sur le CO2… pur alarmisme… Devrions-nous faire une confiance aveugle aux experts ? »

C’est ce que le principal journal allemand Bild (voir photo) a écrit dans ses versions papiers et online le jour même de la sortie d’un livre climato-sceptique publié par la célèbre maison d’édition Hoffman & Campe — écrit par une importante personnalité socialiste et environnementaliste.

C’est énorme. Plus que ce que je n’aurais jamais pu imaginer. Et plus encore et à venir dans les prochains jours ! L’article du Bild n’était que la première pièce d’une série.

Retenez tout ça comme la date où le mouvement allemand sur le réchauffement global a subi un coup dur extraordinaire.

Aujourd’hui, pas un mais deux des médias allemands les plus lus ont publié des articles scientifiques climato-sceptiques complets, coïncidant avec la sortie d’un livre climato-sceptique important, Die kalte Sonne (Le soleil froid).

L’Allemagne se trouve maintenant dans une épaisse confusion sur le sujet polémique du changement climatique.

Qu’est-ce qui a fait démarrer tout ça ? L’un des pères du mouvement écologiste moderne allemand, le Professeur Dr. Fritz Vahrenholt, un social-démocrate et écologiste activiste, a décidé de co-écrire un livre climato-sceptique avec le géologue/paléontologue Dr. Sebastian Lüning. Le scepticisme du Dr. Vahrenholt a débuté lorsqu’il lui a été demandé d’examiner un rapport du GIEC sur les énergies renouvelables. Il a alors trouvé des centaines d’erreurs. Lorsqu’il les a indiqué, les fonctionnaires du GIEC les ont simplement écartées. Stupéfié, il s’est demandé : « Est-ce là leur approche des rapports sur les estimations climatiques ? »

Le Dr. Vahrenholt a en conséquence décidé de creuser un peu. Son collègue le Dr. Lüning lui a aussi fourni une copie de « L’illusion de la crosse de hockey » de Andrew Montford. Il a été horrifié par le laisser-aller et la trahison ainsi découverts. Ayant des connaissances chez Hoffmann & Campe, lui et Lüning ont décidé d’écrire le livre. Die kalte Sonne cite 800 sources et inclut plus de 80 tableaux et graphiques. Il examine et synthétise les dernières avancées scientifiques.

Conclusion : la catastrophe climatique est hors jeu

La science médiatisée : le livre a commencé à cartonner en librairie aujourd’hui et est déjà numéro 1 sur Amazon.de pour les livres sur l’environnement. Tout indique qu’il va monter très haut dans le classement général des best-sellers. Il est publié par une maison d’édition allemande de renom et a créé un électrochoc à travers l’establishment allemand de la science climatique. La première édition prévoie 20 000 copies. Je m’attends à ce qu’ils partent assez vite.

Lisez la suite ici.

Pendant ce temps, le vent manque aux voiles du business allemand très subventionné des fermes solaires et éoliennes. Michael Limburg écrit depuis l’Allemagne :

Nous avons publié cette étude très complète de notre auteur le Dr. Günter Keil intitulée « La transformation allemande vers l’approvisionnement énergétique écologique a déjà échoué ».  (Lien)

La version allemande ici.

Elle a beaucoup gagné en attention et a été publiée dans tous les blogs germanophones climato-sceptiques, et est aussi regardée de près par nos politiques.

Puisque beaucoup de fanatiques verts à travers le monde loue l’Allemagne comme le pays des miracles écologiques durables, il peut être utile de leur montrer la réalité.

Je suis donc fier et heureux de vous annoncer que nous avons réussi à traduire cette information très précieuse qui révèle l’aveuglement et le fanatisme de nos politiciens actuels, qui détruisent volontairement la colonne vertébrale de notre économie. Faites-en le meilleur usage possible. Je suis sûr que vous serez heureux d’apprendre cette nouvelle. Le rapport complet et le communiqué de presse sont joints.

En voici la traduction française :

La transformation allemande vers l’approvisionnement énergétique écologique a déjà échoué

L’expert en énergie, le Dr. Guenter Keil, a minutieusement examiné la politique énergétique allemande d’éloignement du nucléaire et des énergies fossiles pour favoriser les énergies renouvelables. Ce qu’il a trouvé dépeint un bien morne tableau. Il y a des années, l’Allemagne a ambitieusement commencé à transformer son système d’approvisionnement énergétique, et espère combler au moins 80% de ses besoins énergétiques via les énergies renouvelables d’ici 2050. Elle est donc devenue un leader moral sur la responsabilité environnementale pour le reste du monde.

Pour ce faire, le précédent gouvernement de coalition Socialistes-Verts, dirigé par M. Gerhard Schröder, a promulgué la soi-disant Loi sur les tarifs de rachat des énergies renouvelables (EEG) en 2000. Cette loi contraint les propriétaires d’infrastructure énergétique à racheter toutes les énergies renouvelables, telles que les énergies solaires et éoliennes, à tous les producteurs à des taux fixes exorbitants et de l’injecter dans le réseau électrique pour une période de 20 ans. Cette politique a conduit à une véritable bulle puisque des milliers de propriétaires, d’entreprises et d’investisseurs ont installé l’équivalent d’une capacité de milliers de mégawatts d’énergie solaire et éolienne en quelques années. Le gouvernement conservateur-libéral actuel, sans être en reste, pousse allègrement cette loi à sa limite.

Cet approvisionnement sensible au climat fait des ravages sur le réseau électrique

Le problème est que ces sources d’énergie dépendent du climat. Leur caractère aléatoire cause des ravages sur le réseau allemand, et commence même à menacer de déstabiliser les réseaux à travers toute l’Europe. L’autre problème est que le réseau nécessaire pour la distribution de l’énergie verte produite de manière décentralisée n’existe tout simplement pas encore. Ils ont oublié de le construire ! Jusqu’à maintenant, après des dizaines de milliards d’euros dépensés dans les énergies renouvelables et des prix plus élevés pour les consommateurs, pas une seule centrale à charbon ou à pétrole n’a été fermée. Au contraire, les vieilles centrales inefficaces ont été remises en route dans un effort pour stabiliser le réseau.

Dans une réaction de panique, l’Allemagne a fermé 8 centrales nucléaires

Pour aggraver le tout, dans un moment de panique et d’hystérie, le gouvernement allemand a fermé huit de ses dix-huit plus vieux réacteurs nucléaires après la catastrophe de Fukushima, annulant par la même occasion une source très économique et stable d’énergie et poussant un peu plus le réseau dans ses limites. Avant la fermeture des réacteurs nucléaires, l’Allemagne était un exportateur net d’énergie. Aujourd’hui elle est importatrice nette et, de temps en temps, met une très forte pression sur les réseaux voisins. Pour compenser l’énergie nucléaire manquante, le gouvernement promeut aujourd’hui encore plus d’énergie éolienne dépendante du climat, ce qui déstabilise davantage encore les réseaux allemand et européen. La solution du problème du stockage de l’énergie est encore au moins une génération devant nous.

La question bien entendu est de savoir comment des décisions aussi absurdes ont pu être prises pour commencer. N’y avait-il pas d’experts impliqués dans le plan pour l’infrastructure du nouvel approvisionnement d’énergie ? La réponse, apparemment, est non. Les professionnels du secteur de l’énergie sont perçus comme Le Mal, de sales et avares pollueurs, et n’ont donc jamais été réellement consultés. On ne pouvait pas compter sur eux pour donner les solutions politiquement correctes. Ainsi donc, les décisions de fermer les réacteurs nucléaires allemands et de supporter massivement les énergies renouvelables ont été unilatéralement prises par le gouvernement, sans consultation des experts de l’énergie, ni même des pays voisins.

Eolienne off-shore en Allemagne -Licence CC-

Éolienne off-shore en Allemagne

Des parcs éoliens offshore, mais pas de lignes de transmission vers les régions industrielles !

Maintenant que les dommages se répandent, les fournisseurs se battent pour garder un réseau stable et pour combler la perte entraînée par la fermeture des réacteurs nucléaires. Pour ce faire, le gouvernement allemand a commandé l’installation de parcs éoliens à grande échelle dans la mer du Nord et la mer Baltique, en même temps que la remise en marche des centrales à charbon inefficaces, en sommeil jusqu’alors. Cette transition de la production énergétique du nucléaire et des fossiles vers les « renouvelables » est désignée par les fonctionnaires allemands comme la Transformation de l’Approvisionnement Énergétique. La construction des parcs éoliens offshore progresse maintenant rapidement. Mais il y a juste un problème : il manque les lignes haute tension requises pour acheminer l’énergie vers le cœur industriel allemand au Sud ! Il faudrait plus de 3000 km de ces lignes, mais elles ne sont en vue nulle part. Le gouvernement les a oubliées aussi !

Les groupes d’activistes qui bloquent l’extension du réseau !

Construire rapidement les lignes de transmission à travers le paysage sera une tâche virtuellement impossible. Les groupes d’activistes sont organisés depuis longtemps et bloquent efficacement leur approbation et leur construction. Jusqu’à maintenant, seuls 214 petits kilomètres ont été construits. En conséquence, le surplus de l’éolien ne peut pas être mis à disposition sur les marchés. Ils sont donc soit détruits, soit déversés sur les marchés à des « prix négatifs », ou les propriétaires de parcs éoliens reçoivent simplement l’ordre de stopper l’activité. Pas de problème cependant — le paragraphe 12 de la Loi de tarif de rachat des énergies renouvelables oblige les services d’énergie à payer pour l’électricité qu’ils ont demandé de ne pas produire ! Techniquement, il s’agit d’un incitateur pour les parcs éoliens à déstabiliser le réseau.

Finalement, tous ces coûts s’accumulent et sont transmis au consommateur. Les consommateurs doivent payer de plus en plus cher pour un service de moins en moins bon. L’industrie allemande s’inquiète et les sondages montrent que beaucoup quittent l’Allemagne, ou prévoient de le faire. Ils ne considèrent plus l’approvisionnement énergétique allemand comme fiable.

« Dans une spirale fatale… échouera spectaculairement »

Le rapport du Dr. Guenter Keil se concentre en détail sur les incroyables absurdités de la loi allemande sur le tarif de rachat des énergies renouvelables, et l’utopique Transformation Énergétique du pays. Le gouvernement, à travers une ingérence intrusive et une bureaucratie éloignée du terrain, a poussé l’approvisionnement énergétique allemand dans une spirale fatale : plus le gouvernement intervient, plus la pagaille grandit. Et plus la pagaille grandit, plus le gouvernement intervient !

Le Dr. Keil conclut :

La transformation énergétique allemande a déjà échoué. Pour les allemands, les perspectives sont sombres. […] La mauvaise gestion planifiée endommage fortement l’économie et échouera spectaculairement quelques années plus tard parce que les coûts économiques et sociaux seront devenus insoutenables. La question qui reste ouverte est combien de milliards d’euros devront être gaspillés avant qu’une nouvelle politique énergétique (une nouvelle transformation énergétique) ramasse les morceaux ?

Il n’est alors pas étonnant que selon un sondage d’experts de 21 comités nationaux conduit par le Conseil Mondial de l’Énergie, 0% ont déclaré pouvoir imaginer que leur propre pays adopte complètement l’approche politique allemande. Un nombre équivalent pense que l’Allemagne atteindra ses objectifs affichés.

Le modèle allemand servira comme une leçon classique sur Comment ne pas gérer la production énergétique.

Michael Limburg, avec mes remerciements à Pierre Gosselin de notrickszone pour l’excellente traduction.

Le Dr. Guenter Keil était un scientifique employé à l’Université Technique de Munich / Fraunhofer Society, ainsi que Soutien de Projet au Ministère Fédéral de la Recherche.
—-
Sur le web
Traduction eDoK pour Contrepoints

—-

Echec du sommet climatique de Durban : interview exclusive du chimiste István Markó

Laisser un commentaire

    1. La vérité (suite au mensonge du Figaro) a été réatablie par l’Usine Nouvelle :
      http://www.usinenouvelle.com/article/l-allemagne-a-eu-recours-a-ses-reserves-d-electricite.N168413

       » Mais une porte-parole du régulateur allemand du marché de l’électricité, l’Agence des réseaux, assure que « l’Allemagne n’a pas de problème d’approvisionnement, de quantité, et qu’il s’agit principalement de stabiliser le réseau ».

      L’Agence a désigné comme capacité de réserve cinq générateurs en Allemagne, qui fonctionnent au charbon ou au gaz et sont normalement à l’arrêt, ainsi que plusieurs en Autriche. Ils doivent être activés à la demande des opérateurs de réseaux en cas de besoin, ou comme mesure préventive.

      Les tensions sur le réseau allemand proviennent aussi du fait que le pays exporte vers la France. « 

    1. Les présentateurs météo aux USA, contrairement aux dindes du 20h de chez nous, sont météorologues. Ils sont obligés d’avoir des diplômes et de passer une certification exigeante pour pouvoir exercer.
      Mais merci quand même à Warm pour sa tentative d’enfumage ridicule.

  1. Oui, l’Histoire nous montre que, tôt ou tard, la réalité rattrappe puis dépasse les dictateurs de la science.
    Le dictat de l’écologie politicienne vit ses dernières heures… C’était à prévoir.

  2. Puisque l’Allemagne est l’exemple à suivre, il faut vite se mettre à saboter le secteur énergétique français.
    Ah, on me dit que cette noble tache est déjà à l’oeuvre.

  3. Merci h16 pour cette riche participation ^^ Bien que je sois d’accord avec la nécessité de réduire nos consommations (la réduction de la consommation de nos bâtiments constituent un immense levier), la consommation d’énergie ne se limitent pas uniquement au chauffage… La rationalisation de nos consommations ne nous exemptent pas non plus de développer en parallèle des moyens de production.
    AlainLib, ne me faites pas passer pour ce que je ne suis pas (pro ou anti quoique ce soit) Le productible du nucléaire est effectivement naturel mais non renouvelable. Je ne m’attarderais pas sur la question des déchets et de la dangerosité de cette technologie…
    Je trouve également dommage que ces problématiques servent actuellement principalement les politiques mais je ne trouve pas que cela fonctionne en sens unique comme vous le prétendez. Je suis de près les articles en ligne sur l’éolien et constate qu’ils sont systématiquement spammés par des propos anti-éoliens destinés à semer la désinformation, j’ai identifié d’ailleurs souvent les mêmes rédacteurs… Quoiqu’on en dise, le lobby de l’industrie nucléaire et bien plus riche et puissant que celui des EnR. Je serai plus rationnel en disant qu’il serait nécessaire d’envisager de réduire notre recours au nucléaire et qu’un changement de ce type se prépare et ne s’opère pas du jour au lendemain comme tente de le faire les Allemands.

    1. Alter-native : « Quoiqu’on en dise, le lobby de l’industrie nucléaire et bien plus riche et puissant que celui des EnR. Je serai plus rationnel en disant qu’il serait nécessaire d’envisager de réduire notre recours au nucléaire »
      ————————-
      Vouloir réduire une des rares industries « riche et puissante » dont on dispose alors qu’on est criblé de dettes et de déficit commercial, pour encourager une industrie qui ne survit que grâce aux subventions et qui est produite à 90% à l’étranger, c’est tout sauf rationnel !

      Ca ne résisterait pas une seule seconde à une analyse économique primaire et si les promoteurs de cette stupidité ont pu la maintenir encore dans le coma artificiel, c’est juste grâce à l’arnaque du réchauffement climatique. Celui-ci s’effondre et toute le complexe écolo-industriel du renouvelable suivra, comme un château de cartes.

    2. Que penser du système de centrale nucléaire MYRRHA en Belgique ? n’est-il pas une avancée technologique en la matière ! permettant d’apporter une nouvelle solution à nos besoins d’énergie par rapport aux problèmes de production nucléaire actuels !

  4. Tout ceci s’englobe d’une façon plus générale dans un renversement de civilisation : pour la 1ère fois depuis 500 ans la science est considérée comme nocive et porteuse de malheur.

    Les aigrefins, les fainéants intellectuels et politiciens sans âmes ont renversé notre civilisation.

  5. Pourquoi réduire les énergies renouvelables à la lutte contre un éventuel réchauffement ou dérèglement climatique ? Les énergies renouvelables lutte contre bien d’autres problèmes plus concrets ceux-là : Pollution atmosphérique, érosion et pollution des sols, raréfaction des ressources, pillage de pays producteurs de pétrole/gaz/charbon/uranium etc.

    Dire « il n’y a pas de réchauffement climatique donc les EnR sont inutiles » est un raccourcis bien réducteur…

    1. Les énergies renouvelables engendrent également des pollutions atmosphériques, érosion et pollution des sols, raréfaction des ressources, pour la fabrication des éoliennes et des panneaux solaires, ainsi que pollution visuelle et sonore pour l’installation. Ensuite, le photovoltaïque refroidit la Terre. Le budget énergétique qui chauffe notre planète est détourné ou stoppé par la captation des panneaux solaires. Si on recouvre le sol par 1 km2 de panneaux, plus de lumière et de chaleur du soleil sur ce km2 et le sol finira par geler. Dans une moindre mesure, l’éolien prend aussi l’énergie du soleil (qui fabrique le vent) et ralentit la rotation de la Terre (autre composante qui fabrique le vent).
      Mais le plus gros problème des EnR, c’est qu’elles sont plus chers pour l’instant.

      1. De plus les éoliennes sont extrêmement dangereuses pour les oiseaux. Et a-t-on prévu l’impact de champs d’éoliennes sur la faune maritime ? Parce que ça m’étonnerait que les animaux restent dans un environnement pollué auditivement ?

        Ce que vous dites concernant le photovoltaïque est intéressant. Sur son rôle qui détourne la chaleur émise par le soleil pour la consommation exclusive de certains et les conséquences sur la température environnante. Des études ont été faites la dessus ?

    2. Et le massacre des oiseaux et des chauves souris ? On n’accepte ça d’aucune industrie. Aucune. Pourquoi l’accepter de celle là ? Deux poids deux mesures. Pendant ce temps là les oiseaux et les chauves souris sont massacrés. Les aigles royaux par centaines rien qu’en Californie. Les aigles royaux, par centaines. Vous haïssez la nature ou quoi ?

  6. A Alter-native :

    « le développement des technologies de stockage de l’énergie est également un grand chantier en cours. »
    Peut-être, mis dans ce cas il serait prudent de ne pas mettre la charrue avant les boeufs et d’arrêter l’installation d’éoliennes et de panneaux solaires qui pour l’instant ne sont pas rentables et qui sont financés grâce à l’argent du CONtribuable. Si un jour le stockage de l’énergie devient économiquement et techniquement possible, alors on pourra développer ce type d’énergies.

    A propos de Fukushima, pour l’instant cet accident a été une affreuse catastrophe dont l’horrible bilan s’élève à zéro morts …

    L’énergie nucléaire est aujourd’hui la seule solution pour produire de l’énergie le moins polluante possible et de façon permanente. Même l’hydraulique a ses limites : rappelez-vous de l’été 2003 où les barrages italiens et ibériques étaient secs et ces pays ont été obligés d’importer de l’énergie nucléaire française.

    1. @Minitax:Il n’est pas question d’anéantir la filière nucléaire du jour au lendemain mais d’engager sa « sortie » ou la minimisation de son recours du fait de son principal inconvénient: le danger de cette technologie. Contrairement à ce qu’on essaye de vous faire croire, la diversité des technologies EnR génèreraient bien plus d’emploi que ce qu’elles en « détruiraient » à condition que l’on décide de prendre part à l’aventure. Il me semble que le monde du travail a quelque peu évolué ces derniers temps et que les salariés du privé (dont je fais parti) doivent s’attendre à évoluer et changer de métier et de fonction plus souvent que nos parents ou grands-parents. Une évolution se prépare notamment par la formation et la reconversion. Serait-ce considéré comme un outrage de passer du nucléaire aux EnR ?? De plus, vous devriez vous poser la question de savoir pourquoi les filières de production pour les EnR n’ont jamais réussies à décoller en France…
      @Pascale: Les éoliennes peuvent avoir des impacts sur les oiseaux mais également sur bien d’autres espèces (les chiroptères sont bien souvent plus sensibles) La France est le pays le plus contraignant du monde en matière d’éolien et c’est tant mieux ! Chaque projet prévoit des études environnementales complètes avec des mesures de réduction d »impact et mesures compensatoires + suivi de la mortalité au démarrage de l’exploitation. Pour rappel, nos bâtiments (principalement à cause de nos fenêtres transparentes) et circulation routière tuent beaucoup plus d’oiseaux que les éoliennes. Vous ne reprenez malheureusement que les arguments « types » déversés en masse par les anti-éoliens qui passent leur temps à vous faire croire que l’on peut faire encore n’importe quoi.
      @Abitbol: Un « climatoscpetique » qui dénonce l’impact que pourrait avoir les EnR sur le climat, on aura tout lu et entendu… De même, une production plus « renouvelable » s’articule autour de multitudes de moyens de production à adapter en fonction des ressources disponibles sur un territoire. Il n’a jamais été question de recouvrir le globe de panneaux solaires et d’éoliennes…
      @Pagerfi: « pour l’instant cet accident a été une affreuse catastrophe dont l’horrible bilan s’élève à zéro morts » Vos propos sont irresponsables et dénoués de sens. C’est comme pour Tchernobyl, les impacts sur l’homme et l’environnement s’évaluent sur la durée, c’est ce qui est pernicieux avec la radioactivité.
      Si j’avais mis au conditionnel la véracité de l’analyse d’Anthony Watts, c’est que comme vous tous, je n’ai eu la possibilité de lire l’étude complète en Allemand et d’en vérifier les sources. Elle est toutefois très intéressante et cette analyse doit évidemment être considérée. Toutefois, si vous remettez en question les études révélant un dérèglement climatique général, gardez également votre esprit critique lorsque les résultats vont dans le sens qui vous séduit. Je note tout de même un étrange timing de la sortie de cet article et du livre en Français au moment où les débats font rage pour faire des choix énergétiques pour notre pays… Serais-je devenu paranoïaque ?
      Quoiqu’il en soit, l’empressement de l’Allemagne ainsi que les erreurs qui auraient pu être commises ne doivent pas seulement servir à condamner les EnR. J’espère que vous trouverez la force de prendre part à une intégration intelligente plutôt que de tout rejeter en bloc.

      1. Alter-native : « la minimisation de son recours du fait de son principal inconvénient: le danger de cette technologie. »
        ———————
        Le nucléaire occidental n’a pas tué une seule personne dans la population en 50 ans d’exploitation. Même en comptant Fukushima ! Donc si c’était vraiment le danger qui vous préoccupe, c’est pas le nucléaire qu’il faut « minimiser » en premier mais les couteaux de cuisine, le steak tartare, le vélo, la baignade qui font un paquet de morts et ce chaque année. Donc votre « principal » prétexte contre le nucléaire repose sur un mensonge grotesque et irrationnel.

        ——————————
        « Contrairement à ce qu’on essaye de vous faire croire, la diversité des technologies EnR génèreraient bien plus d’emploi que ce qu’elles en « détruiraient » à condition que l’on décide de prendre part à l’aventure. »
        ——————————
        Affirmation gratuite et largement contredite par la réalité, bref poubelle.
        De plus, l’argument de la création d’emplois démontre que vous êtes complètement largué par rapport à la réalité. Si c’est la création d’emploi qui compte, alors autant supprimer tous les tracteurs, ça fera un paquet d’emplois dans nos campagnes. Mieux encore, donnons aux paysans des cuillères pour retourner la terre au lieu d’une charrue, ça fera encore plus d’emplois. C’est stupide n’est ce pas, pourtant, c’est exactement la « solution » que vous proposez : employer des centaines de gens dans les renouvelables pour produire la même quantité d’énergie qu’une personne dans le nucléaire.

        —————————–
        « Il me semble que le monde du travail a quelque peu évolué ces derniers temps et que les salariés du privé (dont je fais parti) doivent s’attendre à évoluer et changer de métier et de fonction plus souvent que nos parents ou grands-parents. »
        —————————–
        On peut changer de métier pour se former aux renouvelables comme au nucléaire ou au gaz de schistes ou au nettoyage de couches non-jetables, donc votre argumentaire est toujours aussi pathétique.

        —————————-
        « Quoiqu’il en soit, l’empressement de l’Allemagne ainsi que les erreurs qui auraient pu être commises ne doivent pas seulement servir à condamner les EnR. »
        —————————-
        Le problème c’est que les énergies alternatives n’a pas foiré qu’en Allemagne, il a foiré partout, en Espagne, au Danemark (pays qui a l’électricité la plus chère de l’Europe), aux USA et bien sûr en France. Si ça ne vous suffit pas, il faudrait QUOI comme preuve ? Si quoi qu’il arrive, vous persistez à dire que ça marche, c’est que ça n’a rien à voir avec un raisonnement rationnel, c’est une religion.

        1. « Le nucléaire occidental n’a pas tué une seule personne dans la population en 50 ans d’exploitation. Même en comptant Fukushima ! »

          Source: Picsou magasine

          1. « Le nucléaire occidental n’a pas tué une seule personne dans la population en 50 ans d’exploitation. Même en comptant Fukushima ! »

            Première fois que j’entends ça.
            Gros troll baveux ?

        2. @Minitax: Ah ouais… dis comme ça, vous m’avez convaincu ! Il me semblait pourtant avoir été correct jusque là…
          Il faut donc attendre un nouvel accident majeur EN OCCIDENT pour que mes propos deviennent rationnels ??! Il est vrai que le Japon est un pays sous-développé qui n’avait pas les moyens d’engager des moyens pour la sécurité son parc… Il a bien d’autres problèmes à appréhender concernant le nucléaire mais il ne me semblait pas nécessaire de s’étaler ici sur ce point… En tout cas belle démonstration, avec des comparaisons percutantes ! Je ne suis pas sur de partager votre interprétation du grotesque mais l’essentiel est d’être convaincu d’être du bon côté ;-)
          « Affirmation gratuite et largement contredite par la réalité, bref poubelle. » Il y a pourtant bien des pays qui les fabriquent ces p… d’éoliennes non ? Allemagne, Danemark, Espagne… Ce que j’essayais de faire comprendre c’est que, sans considérer un quelconque abandon de quoique ce soit, nous pourrions largement prendre part à tous les développements concernant des moyens de production alternatifs sur lesquels le monde entier est en train de plancher actuellement. Nous avons des idées et des projets dans les tuyaux mais nous avons pris du retard sur l’industrialisation de ces moyens. Laissons de côté le débat sur le nucléaire: Vous pensez vraiment qu’une (quasi )monoproduction énergétique est un choix durable pour notre pays ?
          « Le problème c’est que les énergies alternatives n’a pas foiré qu’en Allemagne » Maintenant vous les mettez toutes dans le même sac ??! Il doit avoir erreur… Je crois que vous avez quelques problèmes de rigidité : L’idée même de la remise en question de notre modèle à l’air de vous faire peur !
          La vulgarisation des propos de mon précédent post dessert votre discours et révèle la qualité de votre ouverture d’esprit… N’étant pas pour me faire insulter, je vais aller me faire un tartare qui de toute façon risque moins de me coller une chiasse aussi importante que celle que vous venez de m’occasionner.

          1. Ce que miniTAX essaie de vous expliquer, de façon certes (trop) agressive, c’est que « l’argument » des emplois créés est un sophisme économique, dénoncé depuis bien longtemps (par ex. par Frédéric Bastiat au 19ème siècle): utiliser plus de ressources (humaines ou autre) pour obtenir la même « quantité » de richesse est une perte nette pour la prospérité d’un pays.

            Dans l’exemple des emplois dans les énergies vertes, l’argent servant à les créer ne tombe pas du ciel, il est bien pris quelque part, ce qui détruit, ou empêche de créer des emplois ailleurs. Or, comme il faut utiliser plus de ressources (humaimes entre autres) pour obtenir la même quantité d’énergie avec les énergies renouvelables dont il est question ici qu’avec les technologies concurrentes, il en résulte qu’il s’agit d’une perte nette en terme d’emplois pour la société.

            Comme disait fort justement Bastiat, il y a « ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas »: « ce qu’on voit », ce sont les emplois créés dans ces énergies renouvelables, et « ce qu’on ne voit pas », ce sont les emplois détruits ou dont on empêche la création dans les autres secteurs/technologies.

            Bref, pour défendre votre point de vue sur ces énergies renouvelables, n’utilisez pas ce sophisme, car la pire chose que l’on puisse faire à une cause, c’est la défendre avec de mauvais arguments.

          2. Alter-native : « Il me semblait pourtant avoir été correct jusque là… »
            —————————-
            Correct ou pas correct, un sophisme reste sophisme , et vos arguments (sur l’emploi, sur le nucléaire, sur les énergies alternatives…) le sont.

            ——————————-
            Alter-native : « Il faut donc attendre un nouvel accident majeur EN OCCIDENT pour que mes propos deviennent rationnels ??! »
            ——————————-
            On a déjà eu un accident majeur EN OCCIDENT. Ca s’appelle Fukushima (je ne parle même pas de TMI où l’impact local avait été NUL) ! Même avec une cause extérieure massive et sur une centrale vieille de 40 ans (Fukushima Daini a subi le même tsunami et n’a rien eu, mais ça, les nucléophobes se gardent bien de le dire), ça a fait ZERO mort, zéro arbre couché, zéro maison détruite. Si c’est ça une technologie dangereuse, il faudrait nous citer ce qui ne serait PAS dangereux (ce n’est pas qu’une question de rhétorique, c’est une question précise, concrète et qui appelle une réponse honnête).

            Le tout dernier rapport SOARCA sur la sécurité des centrales rédigé par le NRC, un organe on ne peut plus nucléophobe depuis qu’il est dirigé par un sbire d’Obama et de l’anti-nucléaire Harry Reid, a clairement conclu que dans le pire des pires des pires des cas 1) « même si un accident nucléaire devient incontrôlable, cela prendrait énormément de temps et les fuites radioactives seraient beaucoup plus faibles que les estimations précédentes » (et donc c’est très facile de mettre la population à l’abri) 2) « un accident va causer essentiellement zéro mort et il y aurait un très, très faible risque de hausse de mort par cancer » : http://www.nrc.gov/reading-rm/doc-collections/news/2012/12-011.pdf

            Même l’hydro-électricité, énergie éminemment renouvelable, a fait infiniment plus de mort que tout ce que le nucléaire civil a pu causer et ne pourrait jamais causer.
            Et vous, vous avez quoi comme preuve que le nucléaire occidental est dangereux ? Pour l’instant, je n’en vois pas !

            ——————————
            « Je crois que vous avez quelques problèmes de rigidité : L’idée même de la remise en question de notre modèle à l’air de vous faire peur ! »
            ——————————
            Non, c’est plutôt vous qui projetez vos travers sur les autres. On parie combien que j’ai raison ? Exemple, je suis à 100% pour qu’on exploite le gaz de schiste, la gazéification du charbon souterrain dans le Nord, l’exploitation du charbon dans la Nièvre, toutes des technos éprouvées, ultra-rentables, qui créent massivement de l’emploi et qui rapportent une montagne d’argent à l’Etat, contrairement aux énergies alternatives.
            Et vous, êtes-vous pour cette diversification énergétiques là et non juste celle qui trouve grâce à vos yeux ?

      2. Mais c’est quoi, « le danger de cette énergie », qui fait 0 morts, alors que toutes les autres énergies, gaz, pétrole, charbon, éolien, solaire, barrages, font des morts ? C’est quoi ? Le danger de ne pas faire de morts ? Vous préférez voir des gens mourir pour que vous puissiez allumer la lumière ?

        1. Ca, je crois qu’on n’arrivera pas à le savoir, Nick, vu le « je ne m’étendrai pas sur le sujet » bien pratique lorsqu’on le pousse dans ses retranchements.
          Ma foi, c’est humain comme réaction. Inacceptable dans un débat, mais humain.

  7. quelle connerie ces éoliennes industrielles …..dénaturer les paysages et augmenter la précarité énergétique pour un résultat aussi faible et surtout pervers …non merci

  8. A Alter-native

    A propos de votre affirmation :
     » « pour l’instant cet accident a été une affreuse catastrophe dont l’horrible bilan s’élève à zéro morts » Vos propos sont irresponsables et dénoués de sens. C’est comme pour Tchernobyl, les impacts sur l’homme et l’environnement s’évaluent sur la durée, c’est ce qui est pernicieux avec la radioactivité.  »

    Je suis désolé, mais j’insiste que, pour l’instant, Fukushima a fait zéro morts. Tchernobyl n’a pas été une catastrophe nucléaire, mais une catastrophe soviétique (centrales mal construites et mal entretenues, etc). Je me souviens encore de l’URSS dans années 70 avec des centrales nucléaires au beau milieu des quartiers résidentiels des grandes villes comme à Moscou ; cela n’existait pas dans le monde occidental.
    En outre, il y a eu dans les années 70-80 rupture de plusieurs barrages en Chine, qui ont fait des milliers de victimes : doit-on en conséquence condamner la production d’énergie hydraulique en Europe ou aux USA ?
    Même en ce qui concerne Tchernobyl, la vie continue dans la région et les conséquences n’ont pas été aussi catastrophiques que certains prêtre de la religion anti-nucléaire veulent faire croire.
    Encore à propos de radioactivité, les récentes éruptions volcaniques en Islande ont propagé beaucoup plus de poussières radioactives dans l’atmosphère que Tchernobyl et Fukushima réunis. Personne n’est mort de ça !

  9. Cherchez donc voir la bio de ce dénommé Fritz Vahrenholt soit disant pionnier de l’écologie en Allemagne. C’est surtout un pionnier de la chimie qui a travaillé à reverdir Shell, et travaille actuellement pour RWE, une des sociétés les plus émettrices de CO² de toute l’Europe ! Il est vraiment neutre comme climato sceptique !
    Remballez votre torchon nauséabond, pendant ce temps là l’Allemagne nous envoie de l’électricité pour chauffer vos logements mal isolés.

    1. « torchon nauséabond » !?

      Donc l’Allemagne n’as pas fermé 8 centrales, la politique énergétique allemande n’est pas un échec fortement émetteur (entre autre) de Co2 et l’Allemagne fourni toute l’Europe grâce à ses merveilleuses éoliennes charbon/gaz.

      LOL les écolos ! des rouges enrobé de vert, ça c’est du recyclage.