Droit à la paresse : une conséquence de notre État-providence

Le droit à la paresse revendiqué par Sandrine Rousseau n’est pas un droit. C’est l’octroi d’une faveur rendue possible uniquement par la contrainte exercée sur les autres.

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Droit à la paresse : une conséquence de notre État-providence

Publié le 10 février 2023
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Il faut faire grève. Il faut manifester. Il faut se mobiliser. Il faut s’opposer à cette réforme des retraites. Cette proposition de loi est totalement injuste et inacceptable.

Imposer un départ à la retraite à 64 ans : hors de question !

Je revendique le droit à la paresse, le droit de ne pas être obligé de travailler.

Et ce n’est pas de l’ironie, je suis totalement d’accord avec Sandrine Rousseau. Sérieusement !

Il faut faire grève. Il faut manifester. Il faut se mobiliser. Il faut s’opposer à cette réforme des retraites. Non pas pour obtenir l’abandon de la réforme, non pas pour s’opposer à Emmanuel Macron, même pas pour embêter Éric Ciotti et faire rager les Républicains.

Il faut faire grève, il faut manifester, il faut se mobiliser pour que tout ce système de protection sociale qui détruit le pays depuis près d’un siècle maintenant s’effondre en emportant avec lui le socialisme corrompu qui a envahi jusqu’au moindre petit rouage de la société.

Il est temps que la servitude s’arrête.

 

Tourner la page du collectivisme

Sandrine Rousseau a totalement raison quand elle appelle à la diminution du temps de travail et au partage des richesses ! Pour cela, il y a urgence à faire voler en éclats le système collectiviste moribond qui entraine le pays dans l’abime. Il y a urgence à le remplacer par un modèle économique et social juste, solidaire et performant, le seul au monde d’ailleurs qui ait jamais montré ses preuves : le libre marché, le libéralisme.

Il est temps de mettre fin à 150 ans de socialisme, à 90 ans de national-bolchevisme et à 40 ans de soviétisme.

Le Droit doit redevenir le Droit. Il doit cesser d’être une distribution de privilèges financés par la spoliation des uns au bénéfice des autres. Tout le monde a le droit d’être paresseux. Tout le monde a le droit à la paresse. C’est un droit naturel que le socialisme nous arrache dès trois ans quand commence le lavage de cerveau destiné à faire des petits Français de bons contribuables, de bons petits soldats au service de sa majesté l’État français.

 

Le piège de l’État-providence

La France n’est pas née avec la défaite d’Alésia, ni avec le baptême de Clovis, ni avec le sacre de Charlemagne, ni même avec la Révolution ou le sacre de Napoléon. La France actuelle, la République démocratique de France est née le 18 janvier 1871 au Château de Versailles quand les princes allemands ont proclamé Guillaume 1° de Prusse Empereur d’Allemagne et ont fixé les termes de l’armistice imposée à l’armée française vaincue.

Depuis cette date, la France est entrée dans un monde parallèle, un monde fantasmagorique, celui de l’État providence bismarckien.

En imposant en 1871 la République aux Français humiliés et vaincus, le stratège prussien voulait conserver le contrôle sur ce voisin à la fois si riche mais si inorganisé et si indiscipliné. Quoi de mieux que cette bonne vielle démocratie inventée par l’aristocratie athénienne pour museler toute opposition populaire en offrant à ces leaders des postes très bien payés et totalement inutiles ?

Le pari se révéla raté. Qui aurait pensé que ce système imposé par la force et l’humiliation allait devenir une fierté nationale ? Qui aurait osé imaginer que la fille ainée de l’Église allait reprendre à son compte et se complaire avec délectation dans ce mensonge profondément immoral ? Qui aurait pensé que les irréductibles Gaulois allaient passer les 150 années suivantes à pleurnicher sur leur sort en se fustigeant du soir au matin de ne pas jouer assez collectif, de ne pas être assez disciplinés, de ne pas être assez romains ?

C’est pourtant ce qui est arrivé. Cent cinquante ans plus tard, nous en sommes toujours au même point. Le pays est toujours enfermé dans un étroit carcan d’idées fumeuses qui maintient en place la servitude volontaire.

 

Droits et privilèges

Le droit à la paresse revendiqué par Sandrine Rousseau n’est pas un droit. C’est l’octroi d’une faveur rendue possible uniquement par la contrainte exercée sur les autres. Ce faux droit n’est rien d’autre qu’une allocation perçue non pas sous forme monétaire mais sous forme de temps libre à être nourri, chauffé, logé, éduqué, diverti par les autres. Une allocation de plus, financée par un impôt de plus, dans un pays où tout repose sur la redistribution. Un privilège, l’aumône de quelques piécettes prélevée sur le butin pour faire taire la foule.

Est-ce que 150 ans est une durée expérimentale suffisante pour se rendre compte que toute cette usine à gaz qui consiste à prendre l’argent quelque part pour le distribuer ailleurs ne marche pas, ne sert à rien et est profondément injuste en plus d’être totalement immorale ?

Même les farouches partisans du socialisme se prennent les pieds dans le tapis. La confusion est devenue si grande qu’on en est à écouter du soir au matin des gens nous expliquer que le système par répartition est un salaire différé, s’insurger des dividendes des entreprises tout en fustigeant la capitalisation, parler de diminution du temps de travail tout en sacralisant le salariat…

 

Il faut se réveiller

Mais si vous voulez que votre retraite soit effectivement un salaire différé, il suffit d’épargner ce salaire. Ce n’est pourtant pas compliqué à comprendre.

Si vous voulez que les dividendes bénéficient aux travailleurs, il suffit de permettre aux travailleurs de devenir actionnaires, soit directement, soit au travers de fonds de pensions ! Ça non plus, il n’y a pas besoin d’une intelligence transcendantale pour le concevoir !

Si vous voulez être libre de votre temps de travail, il n’y a pas cinquante solutions : soit vous convenez avec votre employeur de cette liberté, soit vous êtes votre propre employeur ! Pourquoi y aurait-il besoin de Sandrine Rousseau pour négocier votre contrat de travail ou de prestation ?

Pourquoi ? Parce que l’immense usine à gaz soviétique construite dans l’édifice national-bolchévique qui repose sur les fondations socialistes creusées sur les ruines de l’ancien régime en copiant le plan de l’État-providence bismarckien est en fin de vie. Les tuyaux fuient de toute part, la cuve est vide et les parasites aux commandes, trop habitués au chauffage et aux repas gratuits, n’ont aucune idée de comment effectuer les réparations.

Voir les commentaires (18)

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  • Droit à la paresse et à la pauvreté !

  • Les Français sont des veaux, disait le Général De Gaulle, et un veau aura toujours besoin d’être pris par la main et guidé jusque dans les aspects les plus élémentaires de sa vie. C’est pourquoi l’état providence, « ce modèle social que le monde entier nous envie », a encore l’assentiment d’une écrasante majorité des habitants de ce pays. Le changement ne pourra venir que d’une faillite massive, et de la fermeture du robinet du crédit qui s’ensuivra. C’est pourquoi je suis d’accord avec l’auteur, et avec la CGT, je dis « Non à la réforme des retraites! ». Plus tôt le monstre sera acculé à la faillite, et plus tôt ce pays pourra commencer à se reconstruire sur des bases un peu plus saines.

    • De Gaulle ne savait pas reconnaître un veau d’une génisse. Les veaux, susceptibles de transformer sinon en taureaux furieux, ont fini à l’abattoir, et les génisses en vaches à lait que tètent goulûment les veaux et génisses de la nouvelle génération.

  • La France, le dernier pays esclavagiste de la terre. Quand on ne veut pas faire un travail pénible (ou ne pas traité tout), on fait venir des esclaves. En France, on fait venir des immigrés pour faire le travail que les Français de souche ne veulent pas faire et pour que ces français de souche regardent ces immigrés travailler en profitant de leurs cotisations sociales pour rester oisifs.
    Madame Rousseau défend l’esclavage, comme toute la gauche. On vit dans un pays formidable mais il nous faut plus d’immigrés pour augmenter nos indemnités sociales. Peut-être qu’en accueillant 10 millions d’immigrés on pourrait partit à la retraite à 40 ans. Manifestez et sortez tous vos fouets !

    • Non, la France n’est pas le seul pays à faire venir des étrangers pour faire le boulot dont les locaux ne veulent pas. Les employeurs EtatsUniens font aussi massivement appel à des travailleurs Mexicains sous-payés pour faire les tâches ingrates, notamment dans l’agriculture et dans l’hôtellerie. Beaucoup d’agriculteurs Californiens ont ainsi été mis en grande difficulté par le mur de Trump qui les a privé d’une main d’oeuvre indispensable.

      Après, et là je vous rejoins, ça ne veut pas dire que les locaux restent assis à regarder les immigrants travailler. Les locaux bossent eux aussi, mais sur des emplois plus qualifiés, mieux payés, et au final plus intéressants.

      • « sous-payés » ?
        Alors, pourquoi ces gens viennent-ils travailler ? Et comment fixeriez-vous le « juste » salaire mieux que par la loi de l’offre et de la demande ?

        • @MichelO: Sous-payés par rapport aux attentes des citoyens étatsuniens. Bien sûr les Mexicains en question sont très contents d’avoir cette rentrée d’argent, et je ne suggère nullement qu’il faudrait fixer les salaires autrement!

      • @AlainR, c’était vrai il y a encore 20 ans. Maintenant un employeur et recruteur comme moi est obligé d’importer même des bac+5 voire des docteurs, la mort dans l’âme. Les jeunes élevés en France et employables (ils sont extrêmement rares et le savent) ont des exigences complètement folles, que ce soit au niveau des conditions de travail ou de la rémunération. Je suis d’accord avec JR en revanche, il n’y a pas pire esclavagistes que les gens de gauche, à tous les niveaux. Ils ont la prédation dans le sang.

      • Aux États-Unis, ceux qui n’ont rien à manger travaillent et prennent n’importe quel boulot pour se relancer. Lorsqu’il y a surchauffe dans l’emploi, c’est le paradis pour de nouveaux immigrés. En France, quand on n’a rien à manger, il y a le bouclier sociale qui évite de travailler. Et pour le payer, on fait venir des immigrés : 7 millions de sans travail et 100.000 jobs rien que dans l’hôtellerie non pourvus pour lesquels on va faire venir des immigrés. Qui dit mieux ?

    • Que les petits protégés de Sandrine en profitent, le privé à 1350 net par mois s’active pour leur bien-être…

  • « que celui qui ne travaille pas, ne mange pas non plus » (Saint Paul).
    merci pour cette perspective historique à partir de 1871 : c’est original et plutôt pertinent !

  • Avatar
    The Real Franky Bee
    10 février 2023 at 10 h 32 min

    On s’est beaucoup moqués des Grecs après la débâcle des années 2010. Je pense que le monde va prochainement pouvoir se payer la tête des Français et leur « droit à la paresse », avec en arrière plan trente ans de déficits publics cumulés, une industrie qui ne cesse de disparaitre, un système éducatif qui s’effondre, et un déficit commercial record. Mais qu’importe, au pays de Sartre, Bourdieu et Derrida, on vous continuera de vous expliquer à l’antenne du service public et autres médias de référence que tous nos maux sony la faute du vilain capital. Pathétique France.

    • Certains prétendent qu’on est « too big to fail », que les conséquence d’un défaut de la France seraient telles pour l’ordre économique mondial qu’on ne nous laissera pas tomber, ni le FMI, ni la BCE. Le lider maximo n’a-t-il pas clamé « les dettes souveraines sont un simple jeu d’écriture » et demandé que, si la dette de la France devient insupportable, elle soit reprise par la BCE et transformée en dette perpétuelle, dans ces conditions pourquoi se priver?

      • Avatar
        The Real Franky Bee
        10 février 2023 at 14 h 54 min

        Plus le temps passe, plus cette croyance devient fragile. L’économie mondiale se remettrait bien plus facilement d’un défaut de la France que d’une attaque de la Chine sur Taiwan. Par contre, l’Europe serait probablement davantage plus que fragilisée si la France et/ou l’Italie devait assumer les conséquences de leurs politiques. Mais il me semble que c’est le sens de l’histoire de toute manière. À force de tirer sur l’élastique…

        • Exactement. Nous avons perdu 2 places en 10 ans, encore une ou deux et notre chute ne risquera plus de provoquer qu’un séisme mineur.

      • On n’est plus too big : on était 5ieme et on n’est plus que 25 ième puissance économique. Et la chute continue….

  • Si on est tombé par terre, c’est la faute au CNR. Le nez dans le ruisseau, évidemment la faute à Rousseau (JJ pas l’autre). Parfois, mine de rien, la faute à Pétain.
    Et je dirais même plus, la faute à la Prusse !

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