La « triple épidémie » menace d’abord un hôpital public en phase terminale

La triple épidémie est sans doute inédite, mais le narratif sanitaire ne vous rappelle rien ?

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La « triple épidémie » menace d’abord un hôpital public en phase terminale

Publié le 8 décembre 2022
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Attention ! Pas de panique mais après le Covid-19, c’est la « triple épidémie » qui menace la France. Empressons-nous d’ajouter autant sur le plan sanitaire que des libertés publiques, ce que le tintamarre médiatique a un peu tendance à minorer.

Covid, bronchiolite, grippe : une triple épidémie « complètement inédite » selon Santé Publique France, remplies « d’incertitudes » pour Didier Che, qui intervenait au nom de l’organisme public, des pics difficiles à prédire et une circulation du covid « particulièrement active ».

Les autorités se veulent rassurantes : nous avons à disposition des vaccins mais ils sont actuellement sous exploités par les personnes à risque. Respectons les gestes barrières, portons le masque dans les endroits peuplés ou en compagnie de personnes à risque, mais rien d’obligatoire pour l’instant.

 

Le narratif de la panique sanitaire

La triple épidémie est sans doute inédite mais le narratif sanitaire ne vous rappelle rien ?

Bingo : on a la désagréable impression de revivre la mise en récit bureaucratique au pire moment de la crise sanitaire pour préparer la population à se serrer la ceinture. L’exceptionnalité de la crise pourrait possiblement entraîner, une nouvelle fois, l’exceptionnalité de la réponse des pouvoirs publics.

Une nouvelle sortie de route du cadre de l’ordre démocratique et libéral est toujours possible, il y a même une partie de la population qui en redemande comme en témoigne l’empressement de certains à vouloir à tout prix rétablir l’obligation du masque dans certains lieux publics. Le bout de tissu n’est pas seulement un outil utile pour limiter l’épidémie, il est devenu pour certains un fétiche politique scientiste.

Accès de paranoïa aiguë ? Procès d’intention ? Pire, complotisme ? Plutôt retour d’expérience : il y a à peine un an, l’instrumentalisation de la peur par un gouvernement appuyé sur la bureaucratie hospitalière a abouti à des mesures inédites en matière de restrictions des libertés publiques. Certaines, temporaires, ont été levé. D’autres ont été intégré au droit commun, dans la plus grande indifférence de la classe politique et médiatique.

 

L’hôpital public en ruines

Alors certes, nous ne sommes pas au même degré d’intensité de paranoïa collective entretenue par l’État et ses clientèles prêtes à se bunkériser pour échapper à la maladie. Et il existe une différence majeure, réelle, entre le pire moment de la crise covid et aujourd’hui : l’hôpital public s’est effondré et la « triple épidémie » bien réelle est aussi inédite à cause de l’état catastrophique d’un système de santé totalement centralisé, bureaucratisé, incapable de répondre aux attentes des usagers et décourageant des soignants essorés.

L’hôpital public est en tension et l’objet de toutes les pénuries. Au bon vieux temps de la crise covid, on pouvait immobiliser tout le pays par des confinements et des couvre-feux, quitte à hypothéquer l’avenir du pays en son entier et provoquer l’effondrement de son commerce intérieur afin de protéger et conserver l’institution sous sa forme sénile.

Mais aujourd’hui, après avoir dépensé des tombereaux d’argent public en mesure de soutien aux entreprises, en applications de tracking totalement inutiles et en vigiles pour contrôler les pass sanitaires, ne serait-il pas souhaitable de réformer les hôpitaux pour les rendre enfin « antifragiles » face aux épidémies ? Malheureusement, les stars de la Macronie qui étaient au manettes avec la crise covid sont les mêmes qui piloteront l’éventuelle réponse à la « triple épidémie », dont vos libertés sont une variable d’ajustement et votre santé une ligne sur le tableur excel d’un technocrate.

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