Retraites : et si les Suisses avaient raison ?

Les Suisses ne consacrent aujourd’hui pour leur retraite que 7,5 % de leur PIB (grâce notamment au recours à la capitalisation), mais malgré cette marge de manœuvre, ils préfèrent allonger encore leur durée de travail.

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Retraites : et si les Suisses avaient raison ?

Publié le 29 octobre 2022
- A +

Un sondage (Smartvote) fait en Suisse, le 19 août 2019, révèle que la majorité des candidats à la députation est en faveur d’un recul de l’âge de la retraite à… 67 ans. Impensable ici.

Pourtant, s’il y a une chose à expliquer dans cette période de consultation sur la loi retraite, c’est comment s’en tirer, chez nous, sans bouger significativement l’âge de la retraite ni augmenter la durée de cotisation ?

 

Surcharge pour les entreprises

Rappelons quelques faits.

En 1983, quand Mitterrand a lancé l’idée de la retraite à 60 ans, il y avait quatre cotisants pour un retraité et l’espérance de vie était de 72 ans, soit 12 ans de retraite en moyenne. Aujourd’hui l’espérance de vie est de 84 ans, ce qui fait 22 ans de retraite. Et il n’y a plus que 1,7 cotisant par retraité. En 36 ans, la durée de retraite a été augmentée de 83 % et le pourcentage de ceux qui cotisent réduit de 57 %.

On en a remis une couche avec les 35 heures, qui reviennent à annihiler au moins quatre ans de cotisation. Pour faire simple, le ratio cotisants-retraités a été divisé par cinq. On a certes doublé la part du PIB consacrée aux retraites à 13,8 % (sous Mitterrand le ratio était d’environ 7 %), mais au prix d’une surcharge accrue pour nos entreprises. Il y a aussi eu des gains de productivité, mais la situation n’est absolument pas tenable.

Les Suisses ne consacrent aujourd’hui pour leur retraite que 7,5 % de leur PIB (grâce notamment au recours à la capitalisation), mais malgré cette marge de manœuvre, ils préfèrent allonger encore leur durée de travail. On dira : « Ils sont différents ! » Regardons alors nos autres voisins : le départ à la retraite se situe partout entre 65 et 67 ans. Si partir à 67 ans est un argument électoral de l’autre côté de la frontière, est-ce parce que le chocolat qu’ils consomment leur dérègle l’esprit ou parce que devant les faits ils sont, contrairement à nous, humbles et capables de se remettre en question ?

Sur le web

Article publié initialement 21 septembre 2019

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  • Ce n’est pas tant que des solutions n’existent pas , mais le fait que les administrations aient accumulé des avantages en rapport avec leur capacité de nuisance, fait qu’aucun politique n’est en mesure de reformer quoique ce soit..
    puisque la capacité de nuisance et toujours là..par le statut et les syndicats
    Il fallait d’abord remettre en cause le statut des non régaliens ( alors là bonjour)
    la retraite aurait suivi mécaniquement..
    Proposer une modification des retraites sans remette en cause le statut , le droit syndical ,le droit de gréve ,ne sers a rien..
    Louis Xvi a eu le meme probleme,
    la noblesse par statut , le clergé qui administrait le social, et le peuple qui payait la facture..
    personne n’a voulu renoncer a ses privilèges.. ben là c’est pareil
    tous les presidents se font jeter car ils n’y arrivent pas.. et le peuple veut tout casser ,et personne n’écoute

    • Si les français n’avaient pas gagné la guerre on aurait pas eu les ordonnances de 45/46 ni leurs avatars sous le forçage du front national de libération très majoritairement d’obédience communiste et particulièrement aux ordres de Moscou , nous en payons encore aujourd’hui et pour longtemps le prix saignant au profit des « encartés »

      • les français n’ont pas gagné la guerre , nuance
        la france a collaboré avec l’allemagne ne l’oublions pas
        ce sont les alliés qui ont gagné la guerre et DeGaulle pour avoir le pouvoir traité avec les communistes.. et les a associés au pouvoir , voila la genèse

      • En fait, si les francais avaient perdu la guerre, la France aurait quand meme eu les retraites par repartition. Elles ont deja ete promulguees par le ministere du travail plutot CGT sous le gouvernement de M Petain, et reprise par le « programme des jours heureux ».

  • Les français persistent à croire que l’ on peut travailler moins, gagner plus et payer moins……Le beurre, l’ argent de beurre etc etc

  • Hum, prendre les Suisses comme exemple. Un pays qui a pendant si longtemps été complice de l’évasion fiscale et qui le serait resté sans aucun scrupule s’il n’avait pas été montré du doigt par le reste des états Européens.
    Ce n’est pas sérieux.

    -6
    • Qu’il y ait une prédation financière (dont « les » Suisses ne sont pas responsables) est une chose. Ça n’empêche pas de bien gérer ses affaires internes, à commencer par éviter les déficits. Ce qui est le meilleur moyen d’être indépendant des financiers…

    • « Un pays qui a pendant si longtemps été complice de l’évasion fiscale »


      @Hibicus : Si des gens ont acquis leur fortune honnêtement, en quoi est-ce une mauvaise chose de leur permettre de ne pas se faire racketter/piller/extorquer ?

      • Le devoir de tout opprimé est de se révolter. Un pays qui a toujours refusé d’être complice de l’oppression fiscale est en effet hautement respectable, pour quiconque fait marcher son cerveau plutôt que de soumettre à ses jalousies.

      • et évasion fiscale …implique de reconnaître l’idée de prison fiscale.. et illicitement de non consentement à l’impôt.

        la dérive constante du discours.. maintenant on même condamne l’optimisation fiscale..que chacun pourtant pratique …

    • Réalisez-vous l’horreur de votre discours ❓
      Ces évadés de l’horreur fistal français auraient pu déclarer leur revenus en France, ce n’était pas à la Suisse de le faire à leur place.
      Mais grâce à des individus dans votre genre, hop, tous en route vers la déresponsabilisation. Bravo.
      C’est vous qui n’êtes pas sérieux.

    • s’il y a une évasion fiscale, c’est qu’il y a des prisons fiscales !!!

  • On remarquera que toutes les « avancées » dont nous subissons aujourd’hui les conséquences ont été décidées par la gauche…

    • Et si l’allongement de la durée de la vie n’était pas prévisible, les effets du baby boom d’après guerre l’étaient. Après moi le déuge…

      • deslé mais l’allongement de la vie était prévisible et il a été parfaitement intégré dans le caisses independantes..
        le seul probleme c’est l’etat avec 40% d’augmentation des effectifs depuis Mitterrand qui a rendu le systeme insoutenable

    • Oui, c’est certain, mais pas seulement : le calcul n’a jamais été fait mais je suis prêt à parier que si, les gouvernements toutes tendances confondues, n’avait pas utilisés, pendant des années et maintenant encore, les caisses de retraites (régime général du privé) comme source d’argent facile et discrète, contrairement à l’impôt, pour régler certains problèmes depuis de nombreuses années (plan sociaux mines, textile…etc, cas sociaux non cotisants, augmentations du minimum vieillesse à des fins électorales… etc) les déficit actuels seraient nettement moins importants si ce n’est inexistants.

  • ‘Les Suisses ne consacrent aujourd’hui pour leur retraite que 7,5 % de leur PIB (grâce notamment au recours à la capitalisation)’
    c’est sûre que si vous n’incluez pas la capitalisation dans la part de pib pour les retraites, on peut arriver à ça. Mais qu’il cotise ou capitalise, faut payer de toute façon. Quant à l’âge de départ, il ne veut plus rien dire, c’est la durée de cotisation qu’il faut regarder, et le fait que les jeunes commencent la vie active plus tard.

    • c’est surtout que la capitalisation c’est de « l’individuel ».. rien a voir avec le tonneau des danaïdes de la « solidarité »

    • en effet ce n’est pas clair, l’auteur ne dit pas que ce n’est pas compté il dit « grâce à »..

      ceci dit fait il vraiment aller voir les autres pays pour se rendre compte que ça cloche ici?

    • C’est pourtant clair. La répartition est une charge pesant sur le PIB, tandis que la capitalisation est une épargne investie contribuant à fabriquer le PIB, contribuant à la création d’emplois ainsi qu’à la productivité générale.

      Parce qu’elle contribue à l’augmentation de la productivité, donc à l’augmentation des salaires et du nombre d’emplois, la capitalisation réduit d’autant le poids relatif de la répartition dans les charges salariales à montants de cotisations inchangés. Elle permet également une augmentation des retraites sans douleur.

      La capitalisation est à ce titre triplement vertueuse, l’idéal étant de parvenir à 100% de capitalisation.

      • on peut même se demander pourquoi les pouvoirs publiques s’occupent-ils de retraite ?
        A chacun d’épargner ce qu’il lui faut pour s’arrêter de travailler quand il le décide !
        Mais cela implique un respect absolu de la propriété privée…

      • Que l’entreprise paye x% de retraite à ses salariés pour leur cotisations retraite, ou x% à ses actionnaires salariés pour leur retraite, le poids reste le même.

        -1
        • Pas le même type de coût : une destruction de richesse immédiate en pure perte dans le cas de la répartition, des investissements directs ou indirects dans le cas de la capitalisation. La capitalisation accélère la croissance du PIB qui apporte ensuite plus de débouchés aux entreprises et plus d’emplois aux jeunes générations. Le développement de la capitalisation apporterait à terme plus de 3000 milliards de capitaux frais investis dans l’économie nationale, pour 50% de PIB potentiel supplémentaire. Ces nouveaux capitaux sont en outre indispensables, d’une part pour résorber le chômage de masse, d’autre part pour accompagner le développement de la robotique ou de l’IA.

        • Avec un poids de x, la répartition permet aux retraités de toucher x, et la capitalisation de toucher 3 à 5x, voire plus si les plus-values ne sont pas imposées. En toute logique, on peut donc diviser sans risque par 3 le poids sur les entreprises .

      • l’avantage est que la capitalisation poussent les salariés à s’intéresser à la vie économique. L’inconvénient est que leur retraite peut subir les aléas des marchés.

        • Les aléas des marchés pèsent autant sur la répartition qui ne peut être durablement déconnectée de la richesse produite par ailleurs.

          Mais ce n’est pas là l’important, les aléas étant lissés sur le long terme. L’avantage déterminant de la capitalisation par rapport à la répartition est la transformation des retraités inactifs en retraités actifs jusqu’à leur dernier souffle, et même au-delà par transmission des capitaux épargnés à leurs héritiers. Dès lors, les questions démographiques, notamment les ratios actifs/pensionnés ou l’âge moyen de départ, qui pèsent tellement sur la répartition, perdent toute signification avec la capitalisation.

        • ?? Vous n’y pensez pas Tigrou666!
          Notre grand sachant économique Picketty a dit que le rendement du capital était supérieur au taux de croissance expliquant que les riches devenait toujours plus riches!
          Une retraite basée sur la capitalisation ne peut donc pas baisser sur le moyen – long terme.
          Vous ne croyez plus en Picketty? 🙂

          • Oui, mais Piquetout veut la pauvreté pour tous. Avec cela, il est très généreux.
            Mais il gardera ses millions bien au chaud, c’estpaspareil 😉

    • Oui mais la capitalisation permet la rentabilisation au mieux de l’épargne constituée pour être utilisée par chacun, plusieurs années après qu’elle ait été constituée. La redistribution immédiate ne le permet que très mal (le volant non encore distribué devant évidemment être géré).
      Par ailleurs laisser gérer le courant à redistribuer par l’Etat (la « Sécurité Sociale ») est évidemment une aberration. A-t-on jamais vu un état « bon gestionnaire »?! C’est au mieux un gestionnaire extrêmement conservateur, qui ne prendra aucun risque et qui aura tendance à détourner les fonds pour satisfaire ses besoins propres.
      Il vaut mieux effectivement que les particuliers puissent choisir dans quels actifs, éventuellement un peu risqués mais prometteurs, ils souhaitent que leur compagnie d’assurance (privée!) investisse. De toute façon c’est leur argent (salaire ou revenu différé) et il est normal qu’ils en soient responsables
      Monsieur Fontanet a raison, la Suisse est effectivement un excellent modèle qui fonctionne très bien (expérience vécue).

  • je veux bien bosser jusqu’à 67 berges…..encore faut il qu’il y est du travail pour ces tranches d’age et que ce soit un emploi tenable surtout physiquement ;

    • çà ne servira a rien..si a payer les caramels de la fonction publique

    • Vous avez raison, mais les Suisses ont ces emplois, en mutations internes vers des boulots moins ‘pénibles’ au fur et a mesure que l’âge avance…

    • Le rapport au travail en Suisse serait différent de ce qu’il est en France que je n’en serais pas surpris. Il est (était ?) aussi différent pour X. Fontanet de ce qu’il est pour le senior français lambda, et c’est dommage parce que ça affaiblit sa parole pourtant sensée. Le travail apporte des satisfactions et a son lot de contraintes et d’inconvénients. Pour beaucoup, les satisfactions cessent de croître à un certain âge, mais pas les inconvénients, et surtout n’apparaissent pas les moyens d’atténuer ces derniers, temps partiel, plus grande liberté hiérarchique, etc. De plus, pour un salarié, le coût employeur devient disproportionné par rapport à un jeune, même moins expérimenté… La grande majorité des gens que je connais veulent partir parce qu’ils en ont marre, et attendent avec impatience de pouvoir le faire. Un sentiment qui me paraît bien moins répandu chez mes amis étrangers, Suisses ou autres.

      • Il est vrai que pour une raison que j’ignore (peut être pas en fait), les salariés français et même le discours étatique et médiatiques présentent la retraite comme une ‘libération’.
        Libération de quoi ? D’un enfer qu’ils ont aidé à créer par leurs votes ?

      • A partir du moment où Votre travail est le seul moyen de vous payer votre retraite (capitalisation) et que ce n’est pas les autres qui vous la paieront sans qu’aucun intervenant extérieur (Etat) puisse changer la situation, le rapport au travail change. C’est la responsabilisation de l’individu sans recours possible à l’argent des autres qui change la vision des choses.

      • Quand on a un matelas patrimonial qui permet de voir venir, on n’a pas du tout le même rapport au travail. Ni les mêmes rapports dans l’environnement de travail.

    • C’est pas gentil , a 67 ans le cerveau est deja a preparer sa senilite future ,aucune efficacite au travail…je le sais , j’y suis presque et c’est pas joli du tout….mais il est vrai qu’une femme…..80 ans est son age d’or ,elle torche (coach) encore son papy ou son jeune mari ^_^ hein , emmanuel !

      -1
      • Votre cerveau doit être bien malade! Ayant travaillé jusqu’à 72 ans, je peux affirmer que ce n’était pas difficle et que je regrette d’avoir arrêté si tôt.

        • Moi j’ai arrete a 50 et j’ai bien fait ,le monde est si vaste , bien plus vaste qu’un bureau même climatisé.va falloir que je me preoccupe de ma retraite d’etat avant qu’il la supprime..ou me declare mort ..retraite glorieuse , 1350€..juste assez pour les cigarettes mais trop pour la cmu ,notre etat est tres futé ,faut bien que nos mutualistes fassent leur beurre avec l’argent de l’etat ou nos cotisations retraites….

  • Et la retraite a cinquante ans serait donc inimaginable ?
    Et pourtant , c’est possible..il suffit de plafonner les retraites ,pas de retraites a 40 000€ par mois comme notre flamby avec chauffeurs ou des 3700€ de moyenne dans la fonction publique allez un 1200€ pour tout le monde

    -2
    • vous avez un point..

      le simple fait de discuter d’un age légal de la retraite pose un certain nombre de questions..
      la premiere pourquoi je ne peux pas la prendre quand je le veux??

      on a crée un système pensé pour une minorité qui ne peut plus travailler..
      on COMMENCE par faire la charité…

    • Sauf que :
      1) même les 1200 € par mois, il faut quelqu’un pour les payer…
      2) il faut aussi du monde pour continuer à travailler pour « faire tourne la boutique ».
      C’est donc de l’utopie.

  • C’ est tout de même étrange que les gouvernements se succèdent en France, chacun y va de sa réformette de la retraite mais aucun n’ a entrepris la moindre action pour revaloriser le travail et la formation. Et quand je dis revaloriser, je pense à l’ idée que l’ on s’ en fait, pas forcément au salaire quoique le salaire participe beaucoup à l’ idée qu’ on s’ en fait. Si le travail était perçu comme moyen d’ épanouissement, si il y en avait plus, si l’ on pouvait librement passer d’ un boulot à un autre, la retraite aurait beaucoup moins d’ importance dans la tête des gens.

    • +1000
      Les médias étrangers ne relaient pas comme en France le discours syndical selon lequel le travail rabaisse et avilit !

      • Il ‘y a surtout trop de chomeurs en France ,trop de naissances pour necessiter le travail des vieux et ils en ont conscience apres le matracage mitterandien sur le vieux prend la place des jeunes.

        -1
    • tout simplement parceque ce ne sont pas les élus qui gouvernent, mais les ponctionnaires et leurs syndicats

  • Merci à Xavier Fontanet de nous vanter l’effet bénéfique du chocolat suisse.
    En France, nous subissons l’effet maléfique des privilèges du monde Étatique – salaires, retraites, glandouillage au travail, avantages divers et variés – qui s’exerce aux dépens de l’asservissement d’autres citoyens qui s’échinent à produire des biens et des services et qui ont de plus en plus de difficultés à payer pour le bien vivre des privilégiés…
    Bref, un contexte politico-économique de mauvais présage!

  • Désolé, il n’y a pas que l’allongement de la durée de cotisation pour équilibrer. Cette notion devrait d’ailleurs disparaître dans un système par points.
    Je pars à 62, j’ai acquis moins de points que si je pars à 65 ou 67, je choisis mon âge et mon niveau de retraite sans que cela ne déséquilibre le régime :
    Je pars à 67 et vis 20 ans à la retraite. Si je pars à 65, je vis 22 ans à la retraite, et si je touche 10% de moins, cela fait au total le même montant de retraite : 10% de moins, pendant 10% plus longtemps. C’est ce que j’ai fait chez les médecins, en abaissant le complémentaire de 65 à 62 ans, en recalculant la valeur du point et en bonifiant au delà de 62 ans (+5% l’an). Les projection à 30-40 ans donnaient le même résultat que de passer de 65 à 67 ans sans rien changer.
    Laissons les gens choisir leur durée de cotisation, c’est facile et cela ne coûte rien à la société, en plus cela libère des postes pour les jeunes.

  • Une seule solution ,à la Reagan tous les virer! Y’en a marre de ces profiteurs qui n’ont que les acquisocios dans le peu de cervelle qu’ils ont ,c’est payé par qui?

  • Oui, les Suisses ont raison, mille fois raison, et je n’arrive pas à comprendre qu’en France les gens soient si obtus! On vit bien plus longtemps et en meilleure santé, alors oui, il faut partir en retraite plus tard!

    • payer les gens 20 ans « à ne rien foutre » : il y a forcément un problème !

      « que celui qui ne travaille pas, qu’il ne mange pas non plus » (Saint Paul)

      • 20 ans ?
        23 ans avant d’entrer dans la vie active, 5 ou 10 ans de chômage cumulé, 20 ans de retraite (30 pour les fonctionnaires).

  • Pourquoi?parce que la France pays de la lutte des classes,Germinal….blablabla ,les méchants riches,un Président qui ne les aimaient pas….le travail est considéré comme une peine à effectuer sinon une aliénation,les communistes à près de 20% jusqu’au milieu des années 80,des élus clientélistes et menteurs depuis plus de 40ans ,d’ailleurs comment se fait-il qu’autant d’élus soient si âgés?La retraite n’est pas obligatoire pour eux ?ils s’accrochent à tous leurs avantages et quoique nous coûtent encore plus cher quand ils font valoir leurs droits liés à tous les cumuls de mandats,plus chauffeurs….protection,bureaux,secrétariat….

  • Avantages de la capitalisation non cités par l’auteur :
    – on part quand on assez de fonds, suivant le régime.
    – l’industrie et entreprises sont possédées en grande partie par les locaux, ce qui augmente la stabilité économique, la sécurité de l’emploi, l’emploi lui-même et le niveau des salaires par des gains de productivité.

    Ce n’est pas rien.

  • J’allais dire quelque chose dans le même genre, mais vous me devancez. Et, si je n’ai pas lu trop vite les autres commentaires, le vôtre est le seul à envisager le problème. Effectivement, tous les emplois ne sont pas tenables jusqu’à un âge avancé.

  • L’auteur joue sur les mots. La capitalisation, c »est aussi une part de revenu ou d’épargne consacrée à la retraite. Si les Suisses n’avaient recours qu’à la capitalisation, l’auteur dirait-il qu’ils ne mettent rien de côté pour leur retraite ?

  • Puisqu’on nous dit qu’il ne reste plus que 1,7 cotisant pour 1 retraité, cela signifie clairement que le montant des sommes collectées est supérieur aux pensions versées.

    Alors il part où le pognon qui manque?

    (j’en profite pour rappeler qu’en France, on a toujours pas de pétrole mais qu’on est pas à cours d’idée à la con, pour sauver les retraites, enfin certaines retraites. Tout le monde sait bien entendu, que sur sa facture de gaz et d’électricité, il y a une « contribution » nommée Contribution Tarifaire d’Acheminement [C.T.A.]. Ben non c’est pas pour amener le gaz ou le courant chez vous, c’est juste pour acheminer votre pognon [le mien aussi d’ailleurs], jusqu’à la caisse de retraite des industries électriques et gazières [CNIEG]. Bref tout le monde verse une cotisation retraite [ça se chiffre en milliard tout de même] à une caisse pour servir des pensions confortables à 150 000 privilégiés. Cela résulte d’une très discrète loi estivale de 2004, prise juste quelques mois après une grève à EDF, grève motivée, parait-il…pour la défense du service public! Et tiens donc aujourd’hui les employés d’EDF sont en train de nous refaire le chantage à la grève pour s’opposer au « démantèlement » de leur tirelire)

  • Deja l auteur dit que c est la majorite des candidats a la Deputation qui sont pour la retraite a 67 ans. C est pas forcement la majorite des deputes et encore moins la majorite de la population.

    La suisse a moins de 3% de chomeurs et des salaires nettement superieur a la France (meme corrige du niveau de vie). Travailler jusqu a 67 ans a 2500 €/mois c est autre chose que devoir alterner les petits boulot au smic jusqu a 67 car il n y a rien d autre

    En suisse vous etes en Theorie a 40 h/semaine et 4 semaine de conge (c ets le minimum, souvent vous avez des conditions plus favorables). Mais surtout vous avez pas de management a la francaise ou c est « tu es un ane, tu fais ce qu on te dit et si pas content tu peux prendre la porte, il y en a 10 qui attendent ta place »

    • Oui, mais si, en Suisse , le patron vit dans l’inquiétude de perdre un bon salarié, il n’a aucun bâton dans les roues pour en licencier un mauvais.
      Alors qu’un France, la mauvais salarié, c’est la croix et la bannière pour s’en débarrasser surtout s’il se syndique ou se fait bombarder représentant du personnel. Et ce mauvais salarié, c’est souvent une charge de travail supplémentaire pour ses collègues.
      Donc qu’est-ce qui est le mieux?
      Le système suisse valorise les bons et limite le pouvoir de nuisance des mauvais. En France, il est difficile (voire quasiment impossible) de valoriser/favoriser (grille salaire, convention, égalitarisme) un bon salarié par contre le pouvoir de nuisance des mauvais ne trouve que peu de limites!

      • j ai travaille dans les 2 pays. Il y a des boulets dans les 2 pays. Il est certes plus facile de licencier en suisse mais c est pas si simple que vous le dites (en tous cas pour les grosses societes)
        La grosse difference c est la mentalite: un patron francais pense tres souvent court terme et donc se moque d avoir un employe qui va faire un produit de meilleure qualite ou etre plus productif. Il va preferer prendre quelqu un de moins cher, ca gonflera sa marge tout de suite.
        En reaction, un employe francais va pas se casser la tete car il sait que si ca marche mieux, c est pas lui qui tirera les marrons du feu (par contre si ca marche pas, ca sera de sa faute)

        • Pas si simple.
          Travaillant dans un domaine nécessitant des employés ayant un minimum de bagage technique, un employé incompétent ou non consciencieux se paie cash en perte de CA ou perte de temps. D’ailleurs, la plupart du temps on préfère ne pas embaucher plutôt qu’engager un incompétent.
          Et l’employé français un minimum consciencieux sait que s’il veut négocier prime ou augmentation, il faut qu’il y ait un service rendu correct.
          Quant à votre assertion qu’un patron français « pense à court terme », on la dirait issue de l’Humanité. Si vous, en tant que patron, pensez à court terme, vous êtes mal à moyen terme et mort à long terme (c’est d’ailleurs souvent bcp plus rapide 🙂 ). D’autant qu’en matière d’emploi, si vous pouvez peut-être payer moins cher un incompétent, vous le garderez longtemps vu la difficulté à licencier en France!

          Par rapport à la France le licenciement en Suisse est d’une simplicité biblique…

  • Ces Suisses sont des gens sages.

  • Le taux de chômage en Suisse est inférieur à 5 % .
    En France, les salariés savent bien qu’ils finiront chômeur bien avant d’être en retraite à 62 ans. Alors repousser l’âge de départ, c’est pour eux la certitude de finir chômeur en fin de droits…

    -1
    • Et pourquoi finissent-ils chômeurs ? Parce que les entreprises françaises ne sont pas compétitives. Pourquoi ne sont-elles pas compétitives ? Parce que le poids des charges, y compris les cotisations retraite, y est trop grand. Votre raisonnement est un serpent qui se mange la queue.
      Allongeons la durée d’activité, les charges baisseront, et les entreprises auront davantage de marges de manœuvre pour employer les seniors, CQFD.

  • Capitalisation? Travail? Que des gros mots en France (dans la république collectiviste que l’on subit)!

  • Tres bon article, notons qu’il ne s’agit d’une surcharge pour les entreprises que sur le court terme, sur le long terme, les couts forts ont contribue a ce que le tissu industriel disparaisse. Pour un article qui rapelle les chiffres: https://economiepublique.blogspot.com/2019/04/le-cout-des-retraites-retraites-par.html

  • La gestion des retraites a toujours été une arène pour les combats démagogiques. La retraite ne pourrait-elle pas être un problème personnel ?

  • Les moyennes ne disent que la moyenne … il est juste de regarder ce qui se passe en aval et en amont
    .
    A 35 ans, l’espérance de vie des cadres est de 6,5 points supèrieure à celle des ouvriers … qui ont de fait moins de capacités à la capitalisation, alors qu’ils commencent en général à travailler plus tôt.

    • La question n’est pas de savoir si les ouvriers ont moins de capacités à la capitalisation qu’untel ou untel, mais s’ils en ont suffisamment. Or en réduisant très fortement leurs paiements à la répartition, oui, ils les auraient.
      Et encore une fois, la défiscalisation du patrimoine capital en échange du renoncement à une part de répartition permettrait aussi de faire rapidement la transition qui nous est souvent présentée comme un obstacle insurmontable.

  • Les Suisses ont surtout raison parce qu’ils distinguent très clairement différents étages, différentes sources de pension. Ils ont compris qu’il faut plusieurs dispositifs complémentaires ayant chacun sa fonction et donc sa logique propre.
    Ce qui embrouille le débat chez-nous, c’est qu’on veut tout résoudre avec un seul et même outil. La conséquence fatale est qu’on se prend les pieds dans un mélange de logiques différentes.
    — Bien sûr il faut la répartition financée par l’impôt, si c’est pour assurer à tous le même minimum quoi qu’il arrive.
    — Bien sûr la capitalisation, si c’est pour assurer à chacun un complément de retraite en relation directe avec ce qu’il a cotisé.
    — Bien sûr la capitalisation obligatoire, si c’est pour palier à insouciance et à l’imprévoyance de la plupart des gens et si c’est pour assurer à chacun le maintien de son niveau de vie d’activité.
    — Bien sûr la capitalisation libre et facultative, si c’est pour permettre à chacun d’avoir en plus une retraite encore plus confortable.
    Les Suisses sont plus intelligents que nous !

  • Les commentaires sont fermés.

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Évidemment, en France, ce titre risque d'être considéré comme une provocation. C’est un peu comme si on ouvrait un parapluie à l’intérieur d'un logement, ou si on proférait des injures à l’égard d’un défunt dans la chambre mortuaire.

La répartition est injuste

Aussi, dois-je m’efforcer de présenter immédiatement, non pas les excuses que certains lecteurs attendent peut-être, mais des arguments sur ce que j’avance.

Les voici :

Le système de retraite par répartition consiste à payer les retraites des pensionnés en prélevant... Poursuivre la lecture

Beaucoup de temps a été perdu du fait que nos autorités se sont fondées sur la loi dite des trois secteurs de l’économie qui voudrait qu’une société moderne soit une société « postindustrielle ».

Comme nous l’avons montré dans d’autres articles, les travaux de Jean Fourastié sur l’évolution des sociétés ont été mal interprétés. Dans Le grand espoir du XXe siècle paru en 1949, un ouvrage au succès considérable, cet économiste avait mis en évidence les évolutions en termes d’emplois, et non pas de valeur ajoutée. Nos dirigeants ont trop ... Poursuivre la lecture

Trois pièces de monnaie (dont une sur laquelle est gravé le symbole Bitcoin)
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Dans le monde de la « cryptonation », il y a deux écoles : la France qui veut devenir une cryptonation et dont on peut voir les politiciens gesticuler et parler ; et la Suisse, dont aucun membre de la fédération n’a spécialement émis d’avis sur la cryptonation.

À votre avis, lequel de ces deux pays deviendra une cryptonation ?

 

Législation des particuliers

En Suisse, on peut détenir des cryptos sans formalité. On peut même en acheter à de nombreux distributeurs physiques y com... Poursuivre la lecture

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