Être libéral, cela veut dire…

Que répondre à ceux qui ne comprennent pas toujours le libéralisme ? La réponse est ici.

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Être libéral, cela veut dire…

Publié le 23 octobre 2022
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Par Nathalie MP.

Je me suis demandé ce que je dirais si on me demandait ce que signifiait pour moi « être libéral ». Je vais commencer avec un exemple qui va sans doute surprendre car il ne concerne pas du tout l’économie.

 

Deux exemples de constructivisme

Vous trouvez – hypothèse – que le don d’organes est une idée géniale qui permet de sauver des vies. C’est parfait, moi aussi je trouve que c’est génial. L’affaire commence cependant à déraper car vous êtes tellement emballé par cette idée que vous trouvez même qu’il faudrait que tout le monde fasse comme vous. En fait, idéalement, il faudrait obliger tout le monde à donner ses organes, parce que « c’est bien ».

Or il existe des personnes moins enthousiastes, voire carrément hostiles, sur ce sujet. Parmi ces dernières, certaines aimeraient que le don d’organes soit purement et simplement interdit, parce que « c’est mal ».

Vouloir imposer le don d’organes à tout le monde selon votre propre sens du bien et du mal fait de vous un constructiviste progressiste. Ceux qui à l’inverse souhaitent l’interdire sont des constructivistes conservateurs. L’attitude du libéral consistera à dire que la décision doit revenir à chaque personne prise individuellement, pas à quelques « élus » qui s’imaginent savoir pour les autres ce qu’il convient de faire.

Il est possible qu’au fil du temps l’idée des bienfaits du don d’organes gagne de plus en plus de personnes et s’impose naturellement dans l’ensemble de la société, mais ce sera par évolution des décisions individuelles, certainement pas par détermination arbitraire d’un « intérêt général » applicable de force à tous les membres de la société.

 

Le libéralisme est fondé sur la liberté individuelle

La première chose à retenir de cet exemple, c’est que le libéralisme est fondé sur la liberté individuelle. La seconde, c’est qu’un régime politique qui se limiterait à baisser les impôts, et plus largement à organiser un environnement agréable aux entreprises tout en maintenant un contexte coercitif et un ordre moral – progressiste ou conservateur – partout ailleurs, ne serait pas un régime libéral.

Il se trouve que l’État est l’entité typique qui pense savoir mieux que vous ce qui vous convient. Ses représentants ne sont pourtant jamais que des humains comme vous et moi. Il n’empêche, ayant déterminé que telle action est « géniale », ils n’auront de cesse de vouloir l’imposer à tous en maquillant leur autoritarisme sous la défroque de l’État stratège et sous le faux activisme de politiques dites « volontaristes » et réalisées au nom de l’intérêt général.

Dans les faits, l’État stratège rime toujours et partout avec copinage, connivence, mauvaise gestion et festival de déficits. La preuve par Areva, la SNCF, la région Poitou-Charente et la Sécurité sociale. Les politiques « volontaristes » ne font que refléter la faible adhésion qu’elles suscitent dans la société, au point qu’il faut les imposer pour tenter de les faire vivre.

Quant à l’intérêt général, c’est un concept prétentieux visant à noyer les lubies de quelques-uns dans une attente prétendument partagée par tous les citoyens sans exception.

 

Le libéralisme valide uniquement ce qui marche

Sur le plan économique, ainsi que j’ai eu l’occasion de l’écrire à plusieurs reprises, le libéralisme n’a rien d’une construction idéologique prédéterminée. Il s’est développé peu à peu à force d’observations sur ce qui marche et ce qui ne marche pas.

Très vite il est apparu que le protectionnisme et toutes les limites imposées au jeu de la concurrence ne marchent pas ; qu’il ne sert à rien de vouloir maintenir à tout prix des activités durablement non rentables ; que les exigences réglementaires de l’État freinent les échanges et la créativité ; que le poids toujours croissant de l’impôt pour satisfaire des rentes ou des trains de vie dispendieux pèse sur le développement économique harmonieux de toutes les classes de la société.

 

Le libéralisme veut limiter le pouvoir de l’État

De façon générale, le libéralisme s’oppose à tout pouvoir arbitrairement imposé d’en haut. Il est au contraire question de limiter le pouvoir de l’État pour laisser chaque individu choisir lui-même son mode de vie, au plan personnel comme au plan économique.

Loin de s’imaginer que « tout est permis », le libéralisme considère que l’individu est un être responsable qui respecte l’intégrité des personnes qui ne sont pas lui, et celle des biens qui ne sont pas siens. La liberté est totale dans la limite du respect des droits naturels que sont la liberté, la sécurité et la propriété. L’État est là pour faire appliquer ces principes et veiller au respect du droit et des contrats entre les hommes.

Mais l’État n’est pas là pour nous dicter notre conduite de tous les jours. Il est assez curieux de penser que nous sommes encore jugés capables d’acheter une voiture, des vêtements ou de la nourriture – encore que nous ne manquions pas de conseils et d’injonctions en tout genre sur ces sujets, mais que nous serions incapables de choisir une assurance maladie ou une école pour nos enfants en dehors de ce que l’État veut bien nous consentir en ces domaines où il ne brille guère.

 

Redonner à l’individu le pouvoir de décider pour lui-même

L’idée fondamentale du libéralisme, c’est de redonner de l’autonomie et du pouvoir de décision aux individus sur la base de deux constatations : celui qui sait le mieux ce qui lui convient, c’est l’individu ; celui qui agit le plus efficacement, c’est celui qui a un intérêt direct dans l’affaire pour laquelle il agit.

Cette ambition n’est ni « meurtrière », ni « démesurée » car elle se déploie dans le cadre du respect des droits naturels que sont la liberté, la sécurité et la propriété. L’unique limite qui fasse justice à tous les hommes passe par le respect des biens et des personnes, l’unique rôle de l’État qui ne constitue pas un abus de pouvoir consiste à la faire respecter.

Plutôt que de nous résigner à être les robots dociles des lubies autoritaires de quelques-uns, qu’ils soient progressistes ou conservateurs, ne serait-il pas enthousiasmant de contribuer à l’évolution positive du monde en cultivant nos talents personnels, en usant de créativité et en faisant montre de curiosité dans tous les domaines possibles, dans la limite essentielle du respect des personnes et de leurs propriétés ?

* Remarquons que depuis le 1er janvier 2017, la norme qui s’applique en France en ce domaine est l’acceptation par défaut, ce qui revient à avancer sur le chemin de l’obligation sans consentement explicite du défunt.

Sur le web

Article publié initialement le 3 avril 2017.

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  • Très bonne synthèse.
    Le libéralisme est que l’individu est son propre propriétaire.
    Aux Droits Naturels, quand je les cite, à la Liberté, la Propriété, la Sécurité, j’en ajoute toujours un quatrième : L’Identité. Le Droit à son Identité, c’est-à dire la propriété des biens matériels et immatériels qui vous reviennent par vos appartenances génique (filiation, droit du sang) et nationale (par extension). En particulier, ici, pour les biens immatériels : culture, histoire, etc.
    Le Droit du Sang est un droit naturel. le droit du sol est une disposition légale, votée, voulue (ou non) qui peut être faite et défaite, selon la volonté des citoyens et l’intérêt qu’ils pensent (ou non) y trouver.
    Nota : Je suis toujours choqué qu’on puisse prétendre « retirer une nationalité ». Du moins celle acquise par le Droit du Sang. Elle devrait être imprescriptible. Pour une nationalité acquise par disposition légale, naturalisation ou « droit du sol », un délais de prescription devrait être clairement défini. Cela éviterait également que soit mis sur le même plan le Droit du Sang et celui du Sol (pour autant qu’un loi le prescrit).
    De mon avis, il faut toujours différencier dans les textes ce qui est différent par nature. Et je crois – au risque d’en choquer plus d’un – il en va de même pour le mariage dit « pour tous »… et cela, sans jugement moral. Mais bien sûr cela ne sera pas compris comme cela par ceux qui mélangent – volontairement (idéologiquement) ou non – égalité et égalitarisme.

    • Je vois pas trop le rapport avec la culture, histoire,…
      ton sang, ta filiation sont des acquis qui t’appartiennent, c’est précisément la notion de propriété. Comme tout ce que tu acquis de tes mains… sans retirer de force la propriété d’un autre (donc la liberté). Tu ne peux pas prendre le sang de ton voisin si il ne te l’a pas autorisé (liberté et propriété)… et ta culture et ton histoire… je vois mal comment on pourrait te la reprendre…
      Non il n’y a rien a ajouter au libéralisme. La liberté de chacun de partir, de rester, de faire, de dire,… avec une notion de propriété, donc ce que je construit m’appartient, comme mon corps m’appartient… et si on attaque mon corps pour stopper une de mes libertés ou pour me voler une de mes propriétés, la justice est la pour me défendre.
      Pour ta nationalité, en effet, il est impossible de te la retirer, car elle ne découle pas d’un contrat, mais d’une naissance ou d’une acquisition… et donc l’Etat ne peut pas rendre apatride une personne et doit assumer le fait d’avoir donner la nationalité a quelqu’un qui, selon certains, ne l’a méritaient pas… une idiotie théorique et pratique. La double nationalité est une idiotie incohérente fournie par des pays par pur intéret géopolitique… nous n’avons qu’une nationalité, j’ai envie de dire, celle dans le pays ou l’on vit normalement.

      • C’est en effet un versant du droit naturel de propriété.
        Mais à la différence de la propriété qu’on a soi même acquise, lors de sa vie et par son travail, il s’agit ici de ce qui relève de l’héritage. Quand on voit ce que l’Etat et certains en font – ils le contestent et vous le prennent tout ou partie – il est important de préciser ce Droit particulier là. Ce Droit à l’héritage par le sang. Il fait partie de notre identité. Et ne croyez pas que l’on ne peut pas être dépouillé de nos valeurs, culture et histoire. Vous n’avez pas vu les camps maoïstes ? Vous n’avez pas entendu parler des cliniques psychiatriques soviétiques ? Vous n’avez pas entendu parler Peillon qui exigeait des enfants « pages blanches » à l’EN pour les mette à l’abri de l’influence familiale ? Vous n’avez pas lu les beaux discours idéologiques sur « l’Homme Nouveau » ? L’Islam, par exemple, entend convertir les non-croyants y compris par la contrainte.
        Voilà pourquoi je crois important de mentionner le Droit à la transmission par le Droit du sang. Pas seulement pour un patrimoine matériel mais également identitaire et culturel.

        • Vous me parlez de « force » (camp maoiste, daesh,…) et c’est la base du libéralisme, c’est la notion de liberté, qui empeche toute notion de force… donc non on a pas le droit de vous forcer a croire ou a ne pas croire… par contre oui vous pouvez vous faire endoctriner, comme tout le monde le fait et se fait endoctriner d’une façon ou une autre.

          Je vais pas partir sur votre phrase sur l’islam… mais « l’islam » n’existe pas en tant qu’individu… le libéralisme c’est l’individu. Donc si sur un texte il y a marqué « il faut convertir tout le monde » c’est un droit a l’expression… si quelqu’un te force, c’est un individu… et lui peut-etre condamné par la justice, puisque violant ta liberté. (la seule limite acceptée par de nombreux libéraux, c’est la notion d’appel au meurtre directe, qui lui sort de la liberté d’expression pour, je crois, la majorité des libéraux d’ailleurs).

          Pour peillon, j’avoue que j’ai pas vu, et je n’ai pas trop compris… mais l’enfant est un probleme différent, car il est propriété de ces parents jusqu’a ce qu’il soit en age de vivre libre lui-meme… et si vous n’etes pas content de l’école publique (abomination étatiste) vous choisissez une école privée qui correspond a vos attentes, et si aucune ne correspond a vos attentes, vous cherchez des amis avec qui vous etes d’accord pour en monter une… et si vous trouvez pas, vous faites cours a domicile. C’est comme l’histoire de la tenue des enfants par Fillon, qui veut, je crois, imposer une tenue a l’école… normalement ce n’est pas a l’Etat de dicter comment votre enfant doit s’habiller… par contre si vous voulez que votre enfant porte la tenue… libre a vous de signer le contrat privé qui peut vous lier a une école privée respectant cela.

      • « La double nationalité est une idiotie incohérente fournie par des pays par pur intéret géopolitique… nous n’avons qu’une nationalité, j’ai envie de dire, celle dans le pays ou l’on vit normalement »
        ————–

        Fils de mère Française et père Uruguayen, je ne vois pas pourquoi je devrais renoncer à une de mes deux nationalités. J’ajoute à cela que l’Uruguay interdit de renoncer à la nationalité, donc si demain l’Etat Français m’oblige à en choisir une, si je choisis la française, j’aurai toujours deux nationalités (puisque l’Uruguay m’empêche d’y renoncer). Bien que libéral, je ne vois pas que vient faire ici cette discussion sur la nationalité, il y a des millions de français, qui résident ou pas en France, avec un parent étranger, il faudrait demander à l’enfant de choisir la nationalité de papa ou de maman?

  • La liberté c’est l’état nation ???? Effectivement vous avez votre propre lecture du libéralisme…

  • Quid de la solidarité (pour ne pas l’appeler la « fraternité ») ?
    Les citoyens « objectivement » plus faibles, parce que présentant des handicaps physiques, psychiques, voire sociaux, ont-ils vraiment la possibilité de « choisir librement ce qui est bon pour eux » ?
    Une Société « libérale », à défaut de »réduire les inégalités », cherchera t elle à éliminer la (grande) pauvreté (revenu minimum de subsistance) ? Comment sera garantie l’équité ?

    • Comme vous l’annoncez-vous même, via la solidarité. L’homme n’est pas un loup pour l’homme. L’exemple des sociétés anglo-saxonnes ou le bénévolat est considéré comme normal, et très répandu chez les jeunes, vous montrent ce qu’est la solidarité réelle. Celle imposée, forcée, via l’impot, c’est qu’une chimère. Pour preuve, vérifiez l’Etat social de la France.

    • Attention à ne pas confondre liberté et pouvoir.

      Ces gens « faibles » ont la liberté de choisir ce qui est bon pour eux, même si ils n’en ont peut-être pas toujours les moyens.
      Une société libérale sera par définition égale en liberté, mais ne garantit en rien un nivellement du pouvoir de tous les Hommes.

    • Attention à ce que la solidarité ne devienne pas un prétexte pour réduire les libertés, ce qui est trop souvent le cas.

  • Voilà un excellent article que tout libéral a commencé un jour à écrire pour convaincre ses amis, puis renoncé n’ayant pas les qualités pédagogiques de l’auteur… on va donc pouvoir l’utiliser largement à cet effet autour de nous !
    Sinon, il me manque quand même 2 petits arguments que je ne lis pas ici, même si je les devine dans l’article: 1) c’est la notion de responsabilité qui accompagne mécaniquement le libéralisme et marque très précisément la limite sociale à la liberté d’entreprendre. Pour moi la responsabilité du libéralisme est à l’exact opposé de la déresponsabilisation de l’étatisme (c’est quoi le n° de tel de l’Etat déjà ?) 2) c’est le potentiel d’innovation, d’agilité, d’adaptabilité, de créativité, de modernité.. qui accompagne la liberté d’entreprendre et qui en fait non seulement une garantie de mise à niveau permanente de nos activités économiques, mais une démarche proactive (via la prise de risques et la valorisation des talents cités en conclusion) pour rester en tête du monde qui se construit.

    • Disons plutôt que cette définition de « être libéral » te convient !
      A l’instar de celle de « collectiviste », elle ne peut être donnée que de manière relative.

      Pour reprendre 2 exemples cités dans cet article ou les commentaires précedents : dire que le libéralisme c’est limiter le pouvoir de l’Etat et qu’il est là pour faire quelque chose est collectiviste pour certains, et d’autre part le RU est une mesure libérale pour d’autres parce qu’étant inconditionnel il permet l’autonomie de ceux qui en bénéficient.

    • ton point 1 auquel je souscris totalement, sur la notion de responsabilité est en fait induite dans les notions de « liberté », « propriété », « sécurité ». Tu es libre de faire ce que tu veux pourvu que tu ne voles pas la propriété de tes voisins, ni leur sécurité… et tu peux le tourner dans tous les sens… tu dois pouvoir etre propriétaire comme tu le veux pourvu que tu ne limites pas la liberté des individus de force,… etc… donc assez logiquement c’est la notion dont tu parles d’assumer ces actes.

      Pour le point 2… au combien non… je suis plutot progressiste, pour l’innovation… mais je ne le mélange pas avec le libéralisme. Chacun est libre de vouloir vivre a l’age de pierre ou vivre dans des trains volant… c’est la principale notion de liberté. « rester en tete du monde » n’existe pas dans le libéralisme, il n’existe que des individus, libre et indépendant. Choisir que « le monde doit-etre… » c’est forcer la liberté des gens qui ne le veulent pas…

      • D’accord avec vous sur les points 1 et 2.
        Pour compléter, si le libéralisme est responsable, il n’est pas gentil, il fait ressortir le mérite, mais aussi l’incompétence, les bonnes choses et les mauvaises…
        Avec la responsabilité vient le droit à l’échec et à la faillite, car c’est à travers ses erreurs et ses échec que l’humanité progresse. Le système actuel qui refuse de reconnaître ses échecs et interdit les faillites (état, institutions, grandes entreprises…) est une aberration.

      • En fait le libéralisme condamne à la croissance sinon la ruine. Pourquoi ? parce qu’un vrai système libéral instaure la concurrence dont les effets ramènent le profit des entreprises à zéro au bénéfice des consommateurs (qui se ruent sur le meilleur opérateur); Il devient par conséquent vital pour survivre et se développer d’innover, prendre des parts (temporaires) de marché via sa valeur ajoutée.. avant qu’elle ne soit rejointe.

        • Pas du tout… mais alors pas du tout.
          Aujourd’hui tu prends le marché de la voiture (qui est souvent le plus représentatif) tu as des lowcosters qui margent presque pas (Dacia) et tu as Bentley qui marche bien… et entre cela, tu as des voitures a 10k€, 30k€, 70k€,… tous trouvent leur place… car chaque individu cherche le meilleur pour lui, et pas forcément le moins cher. Certains cherchent toujours le moins cher, moi je recherche toujours le meilleur rapport qualité/prix, et certains recherchent le plus luxueux…. Et donc non, l’innovation n’est pas au coeur de la réussite… regarde tout simplement le marché, c’est l’heure du retour aux sources, on prend des légumes bio, on est en train de le remplacer par le locavore (manger local) donc acheter chez des petits producteurs, donc… des gens qui sont très loin des machines de productions innovantes qui ont été chez les grands fabricants,… et les exemples sont nombreux, ce retour existe aussi dans le ménage par exemple avec le retour du vinaigre blanc, du bicarbonate,… qui sont en train de remplacer (on est loin encore la lol mais c’est un chemin) les produits industriels qui ont occupent nos magasins… et qui ont investis comme des fous dans l’innovation… c’est ainsi… le marché est imprévisible, et c’est pour cela que ce n’est pas a l’Etat de fixer des caps, des objectifs, car deja qu’ils n’arrivent pas regler un simple principe de calcul d’enfant de 5 ans (tu dépenses 1000€ et tu gagnes 500€ c’est un probleme) donc voir l’avenir… on est loin.

          • Je crois qu’on dit à peu prés la même chose: ce que tu décris, c’est de la valeur ajoutée (le bio, le tendance, le luxe, le pas cher, tout ce que tu veux). Si tu fais de gros profit sur ta valeur ajoutée et si le système est réellement concurrentiel, d’autres opérateurs viendront s’installer sur ton créneau. Ta compétition, c’est de toujours te différencier sinon ton profit plonge.

  • J’étais dernièrement dans le sud de Ténérife où je constatais la dégradation majeure de l’environnement par des constructions d’immeubles tout azimut.
    Dans ce contexte, quid de la liberté des propriétaires de construire et quid du rôle de l’état de réglementer ?

    • Le libéralisme ce n’est pas faire n’importe quoi, c’est être responsable de ce que l’on a fait. S’il y a dégradation, il y a un principe qu’on nomme « pollueur-payeur » qui fait payer au prix exact le coût de la pollution. La question ici c’est: qui a donné le permis de construire sinon une administration complice . Tout l’inverse du libéralisme.

      • Ah, donc vous êtes pour des réglementations de l’urbanisme qui empêchent un privé de construire n’importe où n’importe comment.

    • A Paris, avant il y avait des grandes et belles prairies, aujourd’hui des immeubles… cela ne te choque pas, car tu ne l’as pas vécu… il y a des plages entières dans le monde, bourrées d’immeubles, qui ne choquent personne… la loi littorale est une idiotie sans nom par excès d’interventionnisme… car si on veut protégé des littoraux… pourquoi d’autres n’ont pas ce droit ? Pourquoi ne rase-t’on pas tous les immeubles en bordure de mer ? et sur la meme ligne, il y a la montagne, ou je vis, ou des gens rasent tous les arbres, pour mettre d’horrible télésièges, et on supprime des champs au milieu de la France pour y mettre des maisons,… bref, oui c’est une liberté, et comme d’habitude elle choque car un politique a décider de mettre le pointeur dessus… et vient le sentiment, l’émotion ensuite « ba oui mais c’est beau donc faut pas le détruire »…

  • J’aimerais que cet article soit épinglé sur le site : c’est clair, ce n’est pas agressif, c’est empreint de raison.

  • Beau texte… et beau rappel.
    Toujours se rappeler, que quand tu commences a te dire « quand meme, ca serait bien que… » il en découle un interventionnisme qui entrainera irrémédiablement de la discrimination, de l’inégalité, de l’échec, ensuite… de la rustine pour corriger l’échec, l’égalité, ce qui aboutira a de l’égalitarisme, donc de l’inégalité… et je reste volontairement vague car ce schéma s’applique a tout, de la meme façon, a chaque fois qu’un politique a décider d’intervenir pour le bien de tous en écrivant des lois.

    • Belles paroles mais pas très convaicant, si je suis propriétaire d’un terrain en bord de mer ou dans une ville ou ailleurs, ai-je la liberté de construire un immeuble ?, qui peut dire si cela est bien ou mal ?, qui peut ou doit définir des règles d’urbanisme au risque de favoriser les uns par rapport aux autres ?
      Dans le cas de Ténérife, chaque construction ne constitue pas en soit une catastrophe environnementale, mais l’addition de toutes ces constructions est horrible, il n’y a donc pas de responsabilité individuelle mais une responsabilité collective de cette situation.
      Personnellement je suis libéral sans pour autant réduire le rôle de l’état à la seule garantie droits naturels.
      Je pense qu’au delà de ce cas d’urbanisme, nombreux sont les domaines où chaque individu ne peut exercer sa liberté et sa responsablité sans un cadrage ou une réglementation qui ne peut venir que de l’état.
      La question à laquelle j’ai du mal à répondre est de définir les nécessités et les limites d’intervention de l’état.
      – qui prend en charge la recherche fondamentale ?
      – qui definit les possibilités d’exploitation des énergies ?
      – qui définit l’exploitation des océans ?
      – qui se lance dans l’expérimentation de nouvelles technologies encore non rentables ?
      La liste serait longue et je suis attentif à vos idées.

      -1
      • L’exemple de l’urbanisme est certainement le parangon de l’échec du planisme géographique.
        Au contraire, des règles d’urbanisme très simple (encore plus minimale que les cartes communales qui s’appliquent sur le territoire) favorise une urbanisation intelligente qui répond au besoin, à l’exact opposé des politiques de zoning qui ont créé des cités dortoirs et des zones d’activités excentrées.

        Le fait qu’il n’y ait pas de règles à proprement parler d’urbanisme, ne signifie pas que vous êtes autorisé à faire n’importe quoi. Si l’on se place dans un système libéral, vos voisins directs ont un droit de regard sur votre construction dans la mesure où ils peuvent demander des dédommagements si jamais vous détériorez trop l’espace de vie dans lequel ils s’étaient implantés avant vous. Les tribunaux civils, comme pour tout autre litige, sont parfaitement aptes à traiter ce genre de sujet.
        Le fait d’être dans une société libérale n’empêche pas non plus la formation de comité de voisins (plus ou moins larges) qui instaureraient sur leur territoire (dont ils sont propriétaires) un règlement d’urbanisme plus dur. La différence principale réside dans le fait qu’on est dans une approche bottom up de l’urbanisme, et non pas top down (qui amène aux résultats mentionnés plus haut).
        Des cas d’urbanisme qui peuvent vous intéresser qui montre une gestion decentralisée, individuelle ou collective (mais non coercitive) et qui montrent une parfaite adéquation entre la demande et le respect de « la ville » : Houston, Bogotta, Dallas notamment. Le livre de Vincent Bénard sur le sujet est également très bien fourni en exemple. Enfin, vous pouvez également jeter un coup d’oeil du côté de marketurbanism.com qui montre, par l’exemple, comment les villes gérées de manière libérale amènent à une croissance importante, une qualité de vie supérieure, ainsi que des prix immobiliers beaucoup plus faibles que des villes de tailles comparables. Il n’existe malheureusement pas d’équivalent, à ma connaissance, pour la France.

        Pour vous autres thèmes :
        -La recherche fondamentale n’a pas attendu l’Etat pour être financée. Loin s’en faut. Il suffit de voir aujourd’hui les recherches menées par Google dans les domaines informatiques pour voir que les innovations futures (qui dépendent de la recherche fondamentale dans différent domaine) ne proviendront plus de laboratoires financés par les Etats.
        – Le cas des exploitations d’énergie renvoie directement à la définition de la propriété privée et de responsabilité par rapport à la propriété privée des voisins. Qui définit? Le propriétaire, qui, si il foire son coup, devra payer les pots cassés, ce qui crée un incitatif à ne pas faire n’importe quoi.
        – le cas des océans est intéressants car il y règne, comme dans de nombreuses forêts de par le monde, une opacité importante sur qui est propriétaire de quoi. Le résultat, on le voit encore une fois.
        – Qui se lance dans des choses non rentables? Aujourd’hui, tout le monde souhaite se lancer dans des expérimentations pour justement en tirer quelque chose de rentable plus loin. Pourquoi nous ne le faisons pas? Ce n’est pas par manque d’argent, mais par principe de précaution légalisé qui empêche physiquement de faire quoique ce soi, et un par une fiscalité qui fait que les investissements en capitaux, dans ce domaine, ne se font plus dans notre pays. Typiquement, l’Etat est le pire actionnaire possible est doit être gardé aussi loin que possible de toute forme d’investissement (que ce soit dans les nouvelles technologies, comme dans tout autre domaine qui peut-être géré par le privé)

        Pour résumer, le fait qu’un système libéral vous semble non fonctionnel pour ce type de problèmes est principalement dû au fait que nous avons une justice médiocre, et une définition du droit de propriété particulièrement équivoque et sur laquelle l’Etat a un droit de regard et de veto parfaitement antilibéral.

        J’espère que cela clarifie quelques unes de vos inquiétudes.

        • Deux autres remarques qui me viennent à l’esprit qui pourront aussi vous intéresser (à quand une fonction éditer les commentaires?):
          – Une gestion capitaliste de la propriété est toujours plus respectueuse de l’environnement (au sens large du terme). Sur ce thème, lire ceci :https://minarchiste.wordpress.com/2010/12/06/est-ce-que-le-capitalisme-implique-la-destruction-de-l%E2%80%99environnement/
          – Enfin, pour en revenir à l’urbanisme, dernièrement les praticiens sont obligés de défaire totalement les 60 dernières années d’urbanisme qui reposaient sur le mouvement moderne (polarisation des activités théorisée notamment par Corbu). On est aujourd’hui sur des principes de mixité qui s’apparentent beaucoup à …. ce que l’on faisait au moyen-âge. Et à l’époque, autant dire que les règles d’urbanisme étaient extrêmement minimales. Ce qui est amusant, c’est que se balader aujourd’hui dans une ville dont le centre ville est médiéval, montre que ces constructions, qui ont grosso modo 1000 ans, ont plus de flexibilité en terme d’accueil de programmes contemporains (bien que les PLU restreignent certains usages de locaux) que bon nombre de nouvelles villes monoprogrammatiques d’aujourd’hui.

      • Je ne vois pas pourquoi il y aurait des regles d’urbanisme… mon voisin a construit il y a 30 ans… il avait une superbe vue… un jour une maison s’est construite entre lui et sa vue… faut-il interdire les voisins ? Non, si tu veux occuper plus et ne pas etre déranger d’achete plus de terre… si tu n’as pas les moyens, ou si personne ne veut vendre, tu habites ailleurs ou tu acceptes.
        La majorité des gens qui s’installe dans un village ou une ville, ne veulent pas etre mal vu par ces voisins, donc construisent de tout manière des maisons allant avec le contexte paysager.
        Si tu veux construire en bord de mer, je vois pas en quoi on pourrait t’interdire… vu que ca se fait déja… que ca plaise ou non, que ca dénature la plage ou pas.
        Précisions, le droit d’avoir un passage sur toutes les plages est différent, car c’est la seule façon de pouvoir quitter le pays par la mer… donc une liberté qui nous ait due, donc bien évidement c’est le contraire des plages privées qui devraient-elles, etre interdite, tout du moins laisser un passage public… mais a partir du moment ou n’importe qui peut passer entre la mer et le mur d’une maison ou d’un immeuble… alors je vois pas en quoi cette construction devrait-etre interdite…
        Et d’un autre coté, on regarde l’histoire des habitants d’une ville du nord, qui doivent déménagé car la falaise ou ils se sont installés est en train d’etre bouffé par la mer… et bien ils doivent en assumer les conséquences naturelles.
        Après ce qui est beau pour toi est moche pour un autre… et réciproquement, et c’est en çà que le libéralisme est une idée intéressante, puisque tu te dis, quand tu hésites, penche vers le libéralisme… car chaque exception entraine forcément une inégalité, des privilèges,… Et si tu ne veux pas qu’un immeuble se construise en bord de mer, de peur que ca soit détruit… tu te regroupes avec d’autres acheteurs et vous achetez les terrains au nom d’une assoc de protection du littoral… ou sinon, tu ne peux pas te plaindre.

        Personne n’a dit qu’il ne fallait pas de reglementation ou de regles. Mais elles doivent-etre lié aux 3 principes de liberté (et par définition égalité et pas égalitarisme, donc exemple si on reste sur le domaine, tout le monde a le meme droit a la propriété, mais les prix des terrains peuvent etre differents), sécurité (car ta sécurité est le fondement de la liberté, si tu n’es pas en sécurité, tu n’es pas libre), propriété.
        Donc… tu dois etre libre de faire ce que tu veux sans atteindre la liberté, la propriété et la sécurité des autres… et tout cela passe en effet par des reglementations… interdiction de tuer, d’agresser,… interdit de voler, de prendre de force,… mais toute reglementation te disant de quelle couleur doit-etre ta voiture car cela gene par rapport a tes gouts ne doit pas avoir lieu. Exemple, si tu t’attaches au respect de la cohérence des batisses, certains proprio privés ont decidé de s’installer dans des résidences privées qui ont mis comme reglement intérieur ce type de necessité pour eux… donc le contrat privé est la solution aux manques que tu peux avoir a titre perso.

        Pour essayer de répondre a tes points :
        – la recherche : aujourd’hui les entreprises privées gèrent la chose, en pratiquant des prix de produits élevés pour rentabiliser leur investissement de recherche. (après quel interet de faire des recherches ? je provoque volontairement, mais si tu trouves que le cancer tue trop de personne, fait leur un don et ils developperont la recherche… mais pour cela, il faut que tu récupère l’argent que tu as donné par tes impots, a l’Etat, qui a choisi pour toi, ce qui était la bonne cause et les mauvaises causes a défendre… et donc a rechercher)
        – Les énergies, comme ca se faisait très bien avant… t’es proprio de ton terrain, donc si tu découvres un gisement de pétrole, tu en es proprio, mais comme tu n’as pas les moyens d’avoir les machines necessaires, tu vas conséder un bail a une entreprise qui forera et récoltera et te versera ce que ton contrat aura prévu… vient ensuite, imaginons, que tu fores et que la maison d’a coté s’affesse car tu as foré… ton contrat devra l’avoir prévu… mais a partir de la… pourquoi cela serait a l’Etat de mettre des normes ?
        – les océans sont sous droit international, justement pour laisser la liberté aux individus, et tu devrais pouvoir etre propriétaire d’un bout d’océan juste en installant une structure, toujours en respectant la propriété du noyau de la terre a l’espace. Tout en laissant des passages pour que chacun puisse naviguer et atteindre un autre pays, comme nos routes nous permettent de traverser tous les pays du monde. (on y est pas)
        – les new techs, c’est précisément le privé qui doit se lancer dedans, comme c’est deja le cas. Exemple, Tesla a investie avec ces fonds, d’autres fonds privés (et un peu de subvention hélas) sur le solaire et la batterie… a coté la région de Segolene Royal a investi dans la voiture électrique… tu connais Mia ? va l’a voir si tu l’as connait pas, et regarde ce que l’Etat prend comme décision… et ce que le privé prend. Ce n’est pas a l’Etat de décider ce qui serait l’avenir ou non, c’est a l’individu, de choisir son avenir…

      • Le modèle de démocratie sous-jacent au libéralisme, c’est le principe du subsidiarité qui respecte (mieux que le centralisme jacobin), la prise de décision au niveau local le plus concerné. Le niveau le plus bas, c’est le contrat, ensuite il faut trouver l’entité géographique cohérente avec le niveau de responsabilité et de décision.

  • Je plussoie la définition telle que décrite ci dessus. Néanmoins, j’ai toujours un souci avec la notion d' »individu » responsable qui sait ce qui est bon pour lui…
    Quid des : enfants, personnes psychologiquement instables (bipolaire, dépressifs etc…), physiquement diminués (au point de ne plus pouvoir s’exprimer), handicapés de toutes sortes, sociopathes ?
    Et que fait-on des personnes fragiles ? influençables/manipulables ?

    loin de moi l’idée de vouloir l’étatisation de la solidarité, mais je doute du fait que les êtres humains puissent être tous, et à tout moment de leur vie, considérés comme « responsables ».

    • Je pense que l’on peut tous acté qu’on devient adulte a 18 ans (bien sur certains a 16 ans le sont,… mais en moyenne on acte cela a 18 ans et voila ca fait un chiffre de base de reflexion). Donc quand on dit que l’on est libre on se base sur cette age de 18 ans, qui fait de toi, quelqu’un apte a gérer ta vie, ta propriété, ta liberté… en dessous, un enfant est propriété de ces parents, puisque, si o nveut etre carricatural, si tu construit ta maison de tes mains, tu en es le propriétaire… donc si tu construit un enfant, tu en es proprio jusqu’a ce qu’il devienne en age d’etre libre car responsable. (d’ailleurs apparté sur Fillon qui propose de mettre la peine de prison a 16 ans d’office, c’est une stupidité, puisque si tu fais cela il faut accepter donc que tous les enfants aient des devoirs, la prison, mais aussi des droits, voter, conduire,…) On a acté que a 18 ans, en gros, on peut etre mis responsable de ces actes… donc de sa liberté.
      – les handicapés c’est la meme logique, si c’est physique uniquement, cela répond aux memes principes qu’un homme valide, donc a 18 ans, il devient libre. Si c’est mental, cela signifie que la personne n’est pas apte a décider par lui-meme donc est sous controle de ces parents… (et imaginons que ces parents décedent… c’est soit aux associations de prendre le relais, aux individus donc, d’etre fraternel… et imaginons que personne ne veut s’en occuper, oui l’Etat est la, car il doit garantir, sa sécurité et sa propriété justement…
      – les influencables… ca sort du libéralisme… tout le monde est infulencable… cela me rappel ma voisine qui me disait « moi je regarde jamais les pubs, je me laisse pas influencer par tout çà »… tu vas chez elle, tu peux prendre les pattes Barilla, la lessive « Le Chat »,… bref tout ce qu’elle a vu a la télé dans les pubs. Bref tout le monde est influençable, et ce n’est pas a l’etat de gerer cela. Si un juges décide que cette personne n’était pas apte a vivre en liberté, sous-entendu pas adulte mentalement, alors ce sont les parents qui sont responsables.

      • en fin de compte, la réponse, c’est « on sait pas, mais on se démerde » ? je suis déçu…

        J’aimerai savoir comment faire la différence entre une personne capable d’être un individu libre dans une société libérale, et un individu non libre (enfants, handicapés etc…).

        Et quand je parle des gens influençables, je pense surtout au personnes manipulés, essentiellement par des pervers, qui en viennent à se meurtrir par aveuglement (donc qui ne font/savent pas ce qui est bon pour eux).

        • Bon je fais des commentaires long (très long ok lol) mais je pensais avoir répondu. En gros on a tous acté qu’a 18 ans c’est le seuil ou tu deviens « libre »… ca c’est la base théorique selon moi.
          Ensuite vient les exceptions qui sont gérés par la justice (d’ou l’interet d’avoir une justice indépendante et a fort moyen dans un pays libéral). Ce qui se fait aujourd’hui, un gosse de 15 ans peut déja se retrouver en prison (d’ou le peu d’interet de la mesure de Fillon et en meme temps son danger) mais c’est a son appréciation en fonction du contexte et de l’étude du « dossier ». Bref quelqu’un de capable d’etre libre ou non… on peut le determiner par expérience, en gros les enfants, les handicapés mentaux… font partis de ceux qui doivent etre géré par leur parents… et si les parents ne peuvent le faire, assoc sont la pour prendre le relais… et au pire Etat.

          Sur l’influence… hélas je te dirais la meme chose. On va etre concret, quand une femme se fait endoctriner par son homme… se fait ensuite battre, elle reste chez lui car elle a peur… meme si c’est pas facile, il faut qu’elle aille dans des associations… et je le rappel… l’Etat doit-etre la pour garantir sa sécurité… dans tous les cas. Donc une femme qui se fait battre, et j’ai envie de dire meme une femme ou un homme tout court qui veut quitter son foyer doit pouvoir le faire… et c’est précisément le role de la justice de lui assurer cela… et sans délais. Aujourd’hui c’est compliqué car nous mettons le meme budget dans la culture que dans la justice… donc nous avons une justice inefficace et lente. Dans un pays libéral, la justice est le maillon fort.
          Imaginons un autre exemple, une personne est endoctriné dans une secte… qui les oblige a se suicider (temple du soleil par exemple)… l’Etat doit garantir, par le biais de la justice, que ces gens n’étaient pas sous influence… et pour cela… la justice fait appel a des docteurs,… en tout genre pour déterminer, justement cette capacité a se déterminer et si l’acte voulu était totalement libre, ou si cette personne était sous influence… Donc encore une fois, les assocs sont souvent la pour commencer le travail… et la justice fait le travail qui lui est demandé… donc juger et condamner si besoin.

          • C’est gentil d’essayer de me répondre ^^ mais si c’est pour me dire les mêmes choses, je reste complètement sur ma faim (surtout si ce sont des choses ‘selon vous’).

            Pour le coup, je repose les mêmes questions :
            1 – Qu’est ce qu’un être humain libre dans un monde libéral ?
            2 – selon la définition donnée à la première question : que fait-on des êtres humains non libre ? (enfants, handicapés etc…)

            Cela dit, pas la peine de répondre si c’est pour dire « on fait appel à des associations »…

    • Le libéralisme n’exclue pas la solidarité, ni l’association, ni la mutualisation et il est dés lors évident que les individus concernés par une question de handicap (mais on pourrait d’ailleurs dire la même chose concernant les amateurs de culture marginale et « élitiste ») auront intérêt à se réunir entre eux (subsidiarité) pour réfléchir au meilleur moyen d’associer leurs efforts et leurs besoins. Si l’impôt qu’on paye aujourd’hui à ce titre (idem pour la culture) est supprimé, chacun retrouve des moyens pour organiser la chose comme indiquée ci-dessus.

  • @ Guy

    les règles d urbanisme c est n’ importe quoi. personne n’a à définir de règles d urbanisme. je fais ce que je veux chez moi, bien sur en respectant les voisins. il est dans mon intérêt d’être en bon terme avec mes voisins.
    les règles mise en place par les collectivités ont pour conséquence de pourrir les relations de voisinage justement parce qu’on s’appuie systématiquement dessus en cas de problèmes sans chercher d’ accord avec l’autre partie. ça me rappelle le courrier en recommandé reçu par mes parents de la part d’un voisin parce que leur haie faisait 2m50 au lieu de 2 m. il aurait pas simplement pu demander, verbalement, gentiment de tailler ?

    le libéralisme c’ est aussi ça, la recherche permanente du consensus pour son propre intérêt, la prévention des conflits par la discussion. rien à voir avec des règles débiles établies par d’obscur fonctionnaires, qui auraient voulu par exemple, m’ empêcher de mettre un chauffage au sol dans ma veranda (Sisi !)

    si vous n’ aimez pas les constructions en hauteur eh bien déménagez dans une zone où il n y en a pas
    ?

  • @guy

    vous en conviendrez, la recherche fondamentale, l’ exploitation des énergies et des océans n’ont pas attendu les états pour être mise en œuvre, cf l’histoire des sciences…
    la pêche à toujours existé, bien avant la création d’ état …

  • Absolument d’accord avec cette vision du libéralisme à la fois utilitariste et pragmatique pour laquelle la liberté est un moyen laissé à disposition de chaque individu.

    Attention cependant, ce libéralisme « classique » devient vite orthogonal avec le libertarianisme pour lequel la liberté est un but politique, un « intérêt général » vers lequel la société doit évoluer par l’activation de règles morales (principe de non agression)

  • Tout est dit et bien dit. Merci.
    Je me suis forgé une définition simple du libéral :
    – c’est quelqu’un qui a une très faible tolérance pour la contrainte étatique.
    Fort de cette définition, je pense que nous sommes nombreux à être libéral comme Mr Jourdain faisait de la prose.
    Yapuka fédérer tout ça.

  • « Remarquons que depuis le 1er janvier 2017, la norme qui s’applique en France en ce domaine est l’acceptation par défaut, »
    AMHA, ça date de bien avant janvier 2017, puisque personnellement, me faisant un devoir d’aller voter ( ce qui devient de plus en plus absurde, j’en conviens!), le système en place ne m’a jamais laissé la possibilité de voter « libéral », mais toujours pour le moins pire -rarement-et pour personne -souvent! Faisant partie de ceux que les jeunes appellent boomers, ça fait donc un paquet d’années et de consultations électorales bidon!

  • Très bonne analyse l’efficacité du moins d ‘Etat est prouvée par les faits … ce , à quoi ,les Etatistes répondront que le but de la société civilisée est de réduire les inégalités ,même si on peu rétorquer ;à juste titre, que la première inégalité est le chômage.. là, ou je suis moins d’accord ,c’est lorsque la justification Diu libéralisme serait : sur la base » du respect des droits naturels que sont la liberté, la sécurité et la propriété.  » je n’ai jamais compris ce que serait le « Droit Naturel » .Rien dans la nature n’existe, sans le passage obligé par nos cervelles , donc par. des traductions subjectives , malheureusement , sauf admettre, que la propriété , la liberté et l’égalité flotteraient quelque part dans l’air  » sans doute conçus par une Puissance Supérieure ,dont une grande partie de la population ,pourtant , nierait l’existence ou l’interprèterait différemment , (lui préférant la propriiété collective ) . Tout est compliqué , oui ces 3 notions sont importantes mais PAS comme conséquences de » droits naturels » .D’abord la sécurité , car sans sécurité la loi du plu s fort triomphe ET il n’y a pas , de libertés, le vrai problème, dans une société organisée , ( sur là-base d’un contrat évident pour moi ,mais pas nécessairement ,pour d’autres) est comment empêcher une partie des participants ,au contrat ,de s’emparer du pouvoir de la police et des armées à sons seul profit… La liberté ,ne peut être totale et sans aucune limite, dans les comportements sociaux et sociétaux , voire économiques ( car , si une partie des participants au contrat sociétal , trafique les règles à son profit ou possède le pouvoir de former ou déformer les opinions ,alors ,formellement le contrat légal serait respecté ,mais nous aboutirions, à un capitalisme de connivence , particulièrement d actualité aujourd hui ) ,enfin le droit de propriété , pour moi, il est évident ,c’est le moteur de l ‘initiative individuelle ,plus il y a d initiatives individuelles et plus il y a de chances que la société invente et se développe … … seul le développement assure la création de richesse qui ,seule ,permet un partage , pour payer les service rRégalien à surveiller mais indispensables . la Démocratie est une belle invention , sa mise en oeuvre réelle reste à inventer

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