Y a-t-il des élus préoccupés par l’intérêt général ?

Une analyse détaillée du livre de Copeau qui est aussi une occasion de revenir sur le rôle que s’est octroyé l’État.

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Y a-t-il des élus préoccupés par l’intérêt général ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 12 octobre 2015
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Par Nathalie MP

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Terrible révélation, ce week-end : je suis une « jouvencelle effarouchée » (page 8). À mon âge, c’est dramatique. J’ai consacré la matinée d’hier à la lecture du livre de Copeau, Les rentiers de la gloire, qui, d’après son expérience directe, nous propose une anthropologie sombre et désabusée des élus assortie d’une galerie de cinq portraits, tous plus têtes à claques les uns que les autres. Lecture synthétique (excellent point) et passionnante, que je recommande, autant le dire tout de suite, à tous ceux qui s’interrogent sur la seule question qui vaille en politique, celle de la place de l’État. Et lecture amusante pour moi, car de page en page j’ai eu comme l’impression de me faire taper sur les doigts par le professeur Copeau pour mon penchant infantile à croire les « fariboles » sur « le courage, la ténacité, le dévouement » des élus (page 40).

CopeauIl se trouve qu’il y a quelques mois, entre les deux tours des élections départementales de mars 2015, j’ai écrit un article intitulé « Faire de la Politique : le difficile combat du dévouement contre la tentation des manquements ». Il s’agissait certes pour moi de mettre en évidence le fait, exemples à l’appui, que les élus sont trop facilement tentés d’œuvrer d’abord à leur conservation dans le champ politique, ce qui engendre inévitablement manquements, indélicatesses et prime à l’incompétence. Il s’agissait deuxièmement de voir que les électeurs, qui se plaignent beaucoup de la médiocrité des hommes politiques, ne sont pas exempts de tous reproches en ce domaine en exigeant d’eux des « actions » plus apparentes qu’utiles, telles qu’inaugurations répétées de salles de sport et de crèches, déclarations lyriques sur l’avenir radieux de la commune qui passe immanquablement par des « dépenses d’investissements » et participations à mille comités aussi ronflants dans leurs intitulés que peu efficaces.

Mais il s’agissait aussi de reconnaître qu’il pouvait exister des hommes politiques désintéressés et sincèrement préoccupés du bien commun, proposition totalement écartée par Copeau :

« Et même s’il y a – comme partout ! – quelques brebis galeuses sinon gâteuses, l’écrasante majorité des élus ferait son job dans un altruisme de tous les instants (…)
Cette parabole n’est pas sans charme. Elle a toutefois un petit défaut, elle est parfaitement fausse. » (page 40)

Pour ce versant positif de mon article, j’avais en tête deux élus de ma commune, surtout un, que je ne peux absolument pas assimiler à l’un des cinq phénomènes décrits par Copeau. L’explication tient peut-être à la modestie du rang occupé par mon ami et à son éloignement complet des parcours habituels du pouvoir, sciences po et assimilés. Peu importe, car je viens d’utiliser l’expression sur l’ambiguïté de laquelle réside mon erreur et tout le malentendu : le bien commun aussi appelé l’intérêt général.

Comment définir l’intérêt général, dont nos hommes politiques et les nombreux fonctionnaires qui les assistent se targuent de s’occuper pour nous h 24 ? Lorsqu’on interroge les élus, ils répondent qu’ils travaillent pour le bien de tous, qu’ils mettent en place des services (piscines) et des politiques (aides aux agriculteurs, ou aux seniors, ou aux chômeurs) qui vont profiter à tous, mais ils n’expliquent jamais comment ce bien de tous, ce profit de tous est déterminé. Et pour cause, car c’est impossible. C’est ainsi que débute le pamphlet de Copeau. S’il y a un minimum de pages à lire absolument dans son livre, ce sont bien les pages 13 à 24 intitulées « La volonté générale, un viol honteux génial » qui démontrent efficacement que l’intérêt général n’existe pas, sauf pour justifier l’intervention politique. Cette dernière ne peut en aucun cas se faire au nom de tous, au mieux au nom d’une majorité, et presque toujours au nom d’intérêts particuliers. Pourquoi cela ?

Copeau commence par évoquer « le contrat social » de Rousseau (1712-1778), contrat que personne n’a jamais vu, encore moins signé. Selon le philosophe, les hommes ne forment pas une unité, il convient donc qu’un pouvoir supérieur, l’État, en construise une pour donner corps à son action. Cette unité va s’appeler la société. Selon cette optique, le contrat social consiste à placer la volonté individuelle sous la coupe de la volonté générale de la société, laquelle est déterminée sans égard pour les volontés individuelles des hommes.

Il est intéressant de constater que pour Condorcet en 1785, puis, de façon mathématiquement plus développée, pour Kenneth Arrow au milieu du XXème siècle, les hommes ne forment pas non plus une unité. Mais pour eux, la conséquence de ce constat ne consiste pas à en créer une de toutes pièces, mais plutôt à prendre acte d’une impossibilité de fonder un choix collectif à partir des préférences individuelles. Le Théorème d’impossibilité d’Arrow s’énonce ainsi :

« Il n’existe pas de fonction de choix social (un système de vote) qui puisse convertir des préférences individuelles en une décision agrégée cohérente, hormis dans le cas où la fonction de choix social coïncide avec les choix d’un seul individu (« dictateur »), indépendamment du reste de la population. »

L’économiste libéral Henri Lepage (dans Demain le capitalisme, 1978) fait remarquer à juste titre que si ce théorème renforce les thèses libérales en montrant que les idéologies « étatisantes » sont des usurpations d’une volonté générale imaginaire, il peut aussi être perçu à l’inverse comme légitimant la nécessité « d’une élite particulière détentrice de l’intérêt général ». Cette interprétation paresseuse du théorème d’Arrow tend ainsi à nous faire croire que nos hommes politiques agissent pour nous dans l’intérêt général. Or dans la vie politique ordinaire, c’est bien l’opinion qui prévaut alors qu’elle est matériellement fausse.

Voilà, Kenneth Arrow nous le confirme, l’intérêt général est une « faribole ». Pour en revenir à mes deux exemples d’élus « sincèrement préoccupés par le bien commun », on peut seulement leur attribuer l’aveuglement ou l’ingénuité dont parlait Milton Friedman dans La liberté du choix, cité par Copeau page 16 :

« Les individus dont la seule intention est de favoriser l’intérêt général sont amenés par la main invisible politique à promouvoir un intérêt particulier qu’ils n’avaient pas l’intention de favoriser. »

Copeau peut maintenant replacer l’action politique dans son marché naturel, celui de l’élection et de la réélection. Les votes des électeurs sont échangés contre des promesses d’intervention publique en leur faveur de la part des élus. Le tableau est assez peu flatteur :

« Les électeurs sont des junkies en manque de faveurs et de privilèges, et les politiciens sont leurs dealers. Eux cherchent le pouvoir et l’argent. » (page 20)

Il en résulte directement que les politiciens, s’ils tiennent à leur poste, doivent participer à cette compétition pour le pouvoir, c’est-à-dire se faire démagogues vis-à-vis des électeurs. Dans ce contexte, leurs décisions n’ont nullement pour objet d’être efficaces mais de leur rapporter des voix. L’idéal démocratique, défini par Abraham Lincoln (1809-1865) comme étant « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » est hélas assez loin de leurs préoccupations et conduit Copeau à proposer une définition plus terre à terre de la démocratie :

« La démocratie est une croyance pathétique en la sagesse collective de l’ignorance individuelle. » (page 21)

Finalement, nos élus ne sont pas nos représentants, ils sont avant toute chose les représentants de l’État. Or, comme le fait remarquer Copeau page 24, l’État ne résulte d’aucun contrat social, mais de l’appropriation un beau matin d’un territoire par un groupe d’hommes suffisamment armés pour s’imposer aux autres hommes présents. Si avec le temps, la symbolique de l’État acquiert dorures et lambris, si avec le temps, l’État en question acquiert la reconnaissance du concert des nations, sa constitution initiale est violente, fruit de la prédation, certainement pas de la volonté générale. Et les hommes politiques d’aujourd’hui en sont les héritiers.

Copeau poursuit son réquisitoire en décrivant comment la prédation de l’État et le mythe de l’intérêt général poussent les hommes politiques dans des comportements mégalomaniaques exacerbés par la flagornerie de leur entourage, et d’où sont résolument absentes des qualités telles que vision à long terme, désintéressement, fiabilité ou bienveillance. Dans la deuxième partie, il incarne l’analyse de la première partie dans cinq « caractères » politiques typiques des élus qui nous gouvernent. Mais, m’objecterez-vous, des fous furieux, imbus d’eux-mêmes, on en trouve dans tous les milieux. Certes, sauf que le club des cinq férocement croqué dans Les rentiers de la gloire a une particularité unique : la rente qu’il s’octroie est payée par notre argent d’aujourd’hui et de demain à travers notre soumission obligatoire à l’impôt et à la dette publique.

À l’issue de ce constat désabusé, une fois le livre refermé et l’évident malaise qu’il soulève dissipé, il reste une question cruciale, une question de « jouvencelle », non pas effarouchée, mais toujours optimiste : que faire pour sortir de l’illusion politique dans laquelle nous vivons et qui fait régner quelques intérêts particuliers sur le sort de tous ? Une première solution consisterait à apporter des modifications à la règle du jeu en faisant en sorte qu’il n’y ait plus de rente possible pour les élus. Je pense à tout ce qui relève du non-cumul et de la limitation des mandats. Je pense aux salaires et indemnités des élus. Je pense aux diverses immunités dont ils jouissent.

Cependant, comme je le disais dans mon précédent article à propos d’événements récents, l’État n’est pas notre ami. Compte tenu de la méformation fondamentale initiale de l’État, il me semble donc plus important encore d’en limiter la surface, afin de revenir à un État qui n’aurait d’autres missions que celle de défendre les droits naturels des hommes. Dans ces conditions, le marché de l’action politique pourrait perdre beaucoup de son attraction et limiter au strict nécessaire les vocations politiques dédiées aux activités régaliennes de l’État.


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  • Merci de cet article !
    Je vais lire ce livre, ne serait-ce que pour lire cette brillante démonstration que l’intérêt public n’existe pas !

    J’ai un peu peur de tomber sur une ronflante démonstration par l’absurde purement théorique qui dirait que, puisque un intérêt ne pourra jamais être parfaitement général, c’est-à-dire convenir à tout le monde, il ne saurait exister d’intérêt « général », mais je verrai bien……..

  • A chaque fois que j’ai eu l’occasion de discuter avec des hommes politique ou des fonctionnaires j’ai toujours été sidéré par l’évocation qu’ils pouvaient faire de l’intérêt général.

    Ce fut toujours « la main sur le cœur » qu’ils me parlaient de ça. Ou parfois avec une mine condescendante, invoquant une superbe chevaleresque… ou encore sans vraiment y croire.

  • Mes impôts locaux ont augmenté sensiblement « grâce » à la com’com’. Depuis qu’elle a été créé, c’est à dire 5 ans, je n’ai vu AUCUNE différence d’avant sa création. À part les impôts qui, dans ces conditions et en mutualisant les moyens auraient dû BAISSER !!!

  • Pour résumer, le seul intérêt général qui puisse jamais exister, c’est le respect des droits naturels des individus ainsi que celui des institutions chargées de les protéger et d’organiser un système de prise de décisions qui traite de manière équitable tous les intérêts divergents.

  • ce qu’il faut faire simple:
    Dans la Constitution établir que les « élus » ne sont pas élus pour un mandat de .. tant de temps (4-5 ans)
    mais pour une tache précise , a la fin de laquelle ils disparaissent en tant qu’élu (et tant pis s’ils ne sont pas motivés, on va en trouver je vous assure).
    Si tel mesure d’importance ne trouve pas vote suffisant (50% mais ça peut être autre chose) on ne la fait pas.
    Egalement si pour une élection les votes blancs dépassent 50%, pas d’élu.
    Je vous signale que la Belgique n’a pas eu de gouvernement pendant 2 ans et le crédit du pays a la fin de la période était plus élevé qu’au début de la période. Donc..
    Donc simple. Maintenant, si vous proposer ça « sérieusement » on vous jette en prison… on vous déclare fous.. etc..
    Et les banques centrales avec leur fausse monnaie font que la population ne vive pas assez mal pour se révolter. Il faut donc attendre l’explosion de la crise de la dette pour penser et appliquer ça.

    • Définir une tâche précise est irréaliste en revanche limiter a 2 ou 3 mandats de toute nature est LA solution *proposition de nous citoyens

      • Vous vous faites des illusions. La mise ne place de telles limitation de mandats créerait un grand besoin de rotation des postes qui sera organisé par les partis mais également d’encore plus de placards dorés pour les politiciens. Il faudrait donc s’attendre à une multiplication forcené de ces postes sachant que la limitation du nombre de mandats introduirait encore plus de personnes dans la carrière politique par besoin accru de marionnettes pour prendre sa propre succession. Je vois d’avance après 10 ans les scandales arriver quand on comprendra comment tout cela sera financé. Puis bien entendu une loi d’amnistie et de nouvelles lois de financement des partis augmentant le diamètre de tuyaux à pognon …

        Quand à la réduction du périmètre, il faut s’attendre à une défense acharné et pied à pied … pas touche au grisbi !

        • Pas forcément.
          Si vous ne pouvez faire que 3 mandats politiques au cours de votre vie, et que ces mandats sont plafonnés à 3 ans, on peut faire « tourner » mais en fait pas tant que ça.

          Cela dit, vous soulevez un autre problème de notre système… les partis. Ce sont des clubs d’élus auxquels vous devez obéissance sinon vous ne pouvez pas être élu. Sinon peut-être au niveau local, dans les petites villes. Mais la conséquence c’est que ce sont ces « partis » qui décident des votes et non pas la volonté de la majorité. Et de ce fait les politiciens sont détachés même du marché des votes qui donne quand même un peu de contrôle à la population.

          Interdisons les partis, on pourra ensuite faire d’autres réformes. Sinon ça va être coton de faire bouger les choses, fut-ce d’un iota.

  • Tout est vrai mais le problème c’est que les textes sont votés par les élus eux même. Donc sauf une révolution je ne vois pas.

    • Idem. j’ajouterais que nos « élus » obtiennent généralement au premier tour les votes de moins de 25% des inscrits. Ils ne « représentent » donc au mieux qu’une minorité.

  • Nos gouvernants ne prennent jamais la responsabilité de leurs actes. Que risquent ils? de ne pas être réélus, une inéligibilité de 5ans?
    Il manque aujourd’hui en France une police dédiée à nos élus ayant un vrai pouvoir pour sanctionner les élus.

    si on pouvait forcer l’état, les gouvernants, les élus à appliquer les lois qu’ils votent pour les autres mais surtout pas pour eux, peut être qu’ils commenceraient à dé-légiférer…

  • L’intérêt général est une chimère bien utile pour nos gouvernants. Ils peuvent agir en son nom tout en sachant que, comme il n’existe pas, personne ne pourra jamais démontrer qu’il n’ont pas réussi à l’atteindre.

  • intérêt général non. Bien commun oui !

    • précisez un peu…sinon la foret amazonienne fait partie du bien commun de l’humanité, ce qui permet d’interdire à ceux qui y vivent..d’y vivre…

  • Réduire la présence de l’Etat et donc mécaniquement le nombre et le rôle des élus comme le prescrit Nathalie MP est une solution radicale et de bon sens à laquelle on ne peut qu’adhérer. Ce n’est pas la seule car au fond, même en nombre limité, les restants reproduiront leurs mauvaises pratiques entrainant les mêmes effets. Ce qu’il faut à la gestion de l’Etat et encore plus à celle des élus (sous couvert de l’intérêt général), c’est des méthodes, des règles et des outils systématiques de calcul économique, avec une évaluation préalable détaillée des projets – coût complet et bénéfice escompté- des procédures de contrôle durant l’exécution de ces projets ainsi qu’un bilan complet à leur issue. Chaque ligne de dépense devrait être documentée, affectée à un responsable de projet (le politique qui l’a porté) et contrôlée à terme, mettant factuellement en évidence la réussite ou l’échec de celui qui s’est engagé politiquement sur la dépense. Aujourd’hui les outils de calcul économique de l’Etat sont pitoyables et dispersés, quant au contrôle (Cour des Compte nationale et régionales), tout le monde s’assoit dessus..

    • L’état ne devrait rien faire en matière économique, rajouter de la bureaucratie à la bureaucratie ne changeras rien.

  • Article à relier à La théorie des choix publics de James M. Buchanan (« Prix Nobel » d’économie 1986) Et aux travaux de JJ Laffont ( co fondateur de l’école d’Economie de Toulouse) qui montrait que l’hypothèse de l’Etat « bienveillant » était infirmée par la réalité.

  • « Y a-t-il des élus préoccupés par l’intérêt général ? »

    On cherche…

  • L’analyse qui nous est proposée démontre, ce que beaucoup d’entre nous percevait, à savoir que la notion d’intérêt général n’est que poudre aux yeux. Nos politiques, dans leur grande majorité sont surtout préoccupés de leur intérêt propre.

    Je voudrais cependant mettre en parallèle la définition de la conception de l’intérêt général à la française et à l’anglo-saxonne.

    La conception française considère l’intérêt général comme une finalité d’ordre supérieur aux intérêts individuels, dont on sous-tend qu’elle dépasse l’intérêt commun dans la mesure où elle prétend être « quelque chose de plus ambitieux que la somme des intérêts individuels », soit une finalité à laquelle l’individu est censé se soumettre.

    La conception anglo-saxonne définit l’intérêt général comme résultant de la somme des intérêts individuels.

    Ce que j’en déduis :

    Une fois de plus et c’est bien français :
    * on intellectualise, on se gargarise de mots, on noie le poisson pour appeler un chat, un chat.
    * on complique les choses à loisir
    * on est loin du pragmatisme

    La version anglo-saxonne quant à elle est claire, pragmatique et appelle un chat un chat.

    Ne nous étonnons pas d’être aujourd’hui dans la m…. car de toutes choses que nous faisons, les nœuds de l’esprit sont là pour aller au but, si bien comme le disait Coluche, on ne sait même plus lorsqu’on commence une phrase ce qu’on a dit au départ. Notre absence de pragmatisme, notre intellectualisation de tout et n’importe quoi se fait au détriment de l’efficacité…et surtout de l’intérêt général.

    Nos hommes politiques, socialistes en particulier, sont très forts dans ce domaine et beaucoup se sont laissés abuser en les élisant croyant leur fadaises sur leur volonté de justice sociale que eux considèrent comme l’intérêt général.

  • Voilà une description clinique, quasiment une dissection de l’appareil politique et de l’état, qui confirme ce que j’en perçois à travers le prisme de mon poste de cadre de la fonction publique d’état. Ça me conforte dans mes facultés d’analyse mais ne me remonte pas le moral quant à l’avenir de notre malheureux pays. Parfois, je préférerai qu’une analyse pointue me démontre que j’ai tort. Le pire est que les électeurs encouragent toutes ces déviants en continuant à voter sur un discours, voire sur une simple couleur politique, en ne réfléchissant surtout pas aux réalités. Les clowns sinistres qui vivent de ça à nos entière dépends ont de belles « carrieres » d’inutiles nuisibles devant eux.

    • Moi qui n’ai pas d’affection particulière pour l’administration, et j’imagine que vous comprendrez pourquoi, je suis heureux de constater qu’il existe quelques fonctionnaires qui réfléchissent sainement.

      Par contre là où je ne suis pas d’accord c’est lorsque vous dites dans votre propos qui englobe tous les électeurs (c’est ce que vous écrivez « les électeurs) « encouragent toutes ces déviants (j’imagine que vous avez voulu écrire déviances)… ».

      Vous généralisez et démontrez que vous connaissez mal les gens qui ne font pas partie de la caste de l’administration, car je peux vous assurer que beaucoup sont très loin de croire et de voter pour ces « dévoyés » de l’intérêt général. Discutez avec des gens du privé, qui aient une once de bon sens et ils sont nombreux, et vous verrez que la coupe est pleine, au demeurant depuis fort longtemps.

      Il est même surprenant que l’explosion n’ait pas encore eu lieu.

  • L’intérêt général pourrait exister, si on savait le définir:

    1) faire en sorte que le pays s’enrichisse et aille mieux après qu’avant.
    2) garantir l’ordre et la sécurité des citoyens.
    3) œuvrer à mettre en place des conditions propices à l’activité économique.
    4) et, bien sûr, veiller au respect des droits fondamentaux.

    Mélange de pragmatisme, de libéralisme et de patriotisme, en quelque sorte!

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