Transition écologique : cet hiver populiste qui arrive

La transition écologique est une folie qui nous emmène droit vers un hiver glacial… et un réveil violent du populisme.

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Transition écologique : cet hiver populiste qui arrive

Publié le 18 juillet 2022
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L’actualité récente n’est pas tendre avec les idéaux ouatés d’un monde plus douillet que certains formulent et tentent d’imposer au travers de politiques de plus en plus hardies : même (et surtout) avec les meilleures intentions du monde (au moins affichées), la réalité ne se laisse pas faire.

Ainsi, puisque les intrants (notamment les fertilisants) coûtent cher et qu’en plus de cela, ils sont abondamment (et vertement) critiqués pour leur impact environnemental, nombre de pays ont décidé d’en limiter l’usage. Eh oui : petit à petit, ce qui a sorti l’Humanité de la famine et des pénuries alimentaires est courageusement combattu par les écologistes qui, incidemment, ont trouvé là un moyen malin de réduire de fait la population terrestre à moyen et long terme.

Surprise totale : malgré ce but réjouissant, certains peuples émettent des protestations et refusent de voir la situation se dégrader ou, alternativement, de mourir de faim en silence.

Au Sri-Lanka, l’interdiction des engrais a légèrement agacé les fermiers locaux qui ont jugé nécessaire de se débarrasser violemment de leur gouvernement : la décision de retrait total de tout engrais synthétique, inspirée et préparée par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, a directement provoqué un effondrement de la production agricole et des famines qui ont conduit le peuple à démettre ses dirigeants un peu trop volontaristes dans leur écologisme total.

Il sera difficile de ne pas dresser un parallèle avec ce qui se passe actuellement en Union Européenne où le programme « De la ferme à la fourchette » envisage une réduction de ces mêmes intrants de 20 % à horizon 2030 : ceci commence déjà à se traduire dans les politiques nationales des pays membres et de petites tensions sont déjà palpables entre ceux qui décident, de façon de plus en plus unilatérales, et ceux qui appliquent, de façon de moins en moins volontaire.

C’est ainsi que les fermiers néerlandais – dont la presse grand public ne fait guère mention – marquent actuellement de façon aussi claire que ferme leur désaccord fondamental sur les décisions prises par leur gouvernement dans un mélange d’irresponsabilité économique et d’affichage vertuel écologiste un tantinet dangereux ; afin de promouvoir une agriculture prétendument plus respectueuse de l’environnement, le gouvernement social-démocrate de Mark Rutte, douillettement favorable aux agendas du Forum Économique Mondial, entend donc réduire ses rejets azotés et carbonés dans de telles proportions que plus de la moitié des exploitations agricoles du pays pourrait être amenée à arrêter ses activités.

Le constat n’est pas très différent en Pologne ou en Allemagne dont les agriculteurs ont rapidement rejoint le mouvement néerlandais pour des raisons similaires.

S’ajoutent à ces considérations écologiques des éléments encore plus terre à terre comme les prix des intrants eux-mêmes, directement liés au prix de l’énergie qui bondit actuellement suite, là encore, à de fines décisions politiques et économiques internationales : entre la distribution d’argent gratuit des autres (qui alimente l’inflation) et les décisions géopolitiques assez peu affûtées (qui alimentent les pénuries qui alimentent l’inflation), tout semble s’accumuler pour créer une tempête parfaite.

À chaque fois, le schéma est le même : poursuivant un agenda déjà décidé unilatéralement, avec des échéances extrêmement courtes et des objectifs parfaitement grotesques, les décideurs tentent le tout pour le tout et imposent leurs décisions de façon de plus en plus autoritaire. Devant le désastre (prévisible ou observable), la réaction est, à son tour, de plus en plus violente. Pour la contrer, l’opposition est alors qualifiée de fasciste et/ou de populiste dans un mouvement qui prend rapidement de l’ampleur sur toute la planète, avant l’option, maintenant évidente, d’un usage de plus en plus appuyé de la force.

C’est bien d’un mouvement global qu’il s’agit ici : les partis de système, qui se présentent volontiers comme sociaux-démocrates, passent doucement du centre à l’extrême centre, cette nouvelle position politique dont les propositions seront présentées comme modérées mais rapidement imposées à tous par la propagande, puis par l’indifférence aux oppositions voire le pur déni démocratique, puis la coercition la plus ferme. En d’autres temps, on parlerait de dictature, mais le faire serait… populiste, voyons.

Politiquement, cela se passe de moins en moins bien : Bulgarie, Pays-Bas, Pologne, Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni, la liste des pays s’allonge où se font nettement sentir les difficultés politiques des gouvernements en place qui n’ont plus de marge de manœuvre et doivent maintenant composer avec un peuple et des Parlements de plus en plus hostiles.

L’ambiance est délétère et les politiciens les plus avisés (et sans doute les plus à même de calmer la situation) ne se bousculent plus guère pour reprendre le pouvoir, tant l’atmosphère politique semble volatile : par exemple, Macron en France a dû se contenter de troisièmes couteaux à l’affûtage très approximatif, Draghi en Italie a proposé sa démission au président, mais les perspectives électorales étant médiocres, ce dernier la lui a refusée. En Allemagne, le parti de l’actuel chancelier a subi des revers marqués lors des dernières élections. On n’évoquera même pas les élections de mi-mandat américaines qui promettent un grand moment de solitude pour les démocrates…

Partout s’observe ce décalage entre les dirigeants et la base qui continue de s’agrandir à mesure que s’empilent des décisions politiques de plus en plus déconnectées des réalités pratiques des citoyens.

Ce décalage n’est pas nouveau mais s’illustre de façon croissante entre une élite, suivie par une petite proportion du peuple, résolument décidée à appliquer les objectifs intenables d’écologisme ultime au fond marxiste à peine caché (« Vous ne posséderez rien mais vous serez heureux » – ou sinon…) et le reste de la population qui résiste maintenant clairement à ces impératifs et cet agenda.

Et cette résistance est d’autant plus visible à présent qu’elle est ouvertement labellisée « populiste » par les médias grand public et la propagande politique actuelle : de la même façon qu’il a fallu étiqueter conspirationnistes ceux qui avaient l’impudence de proposer des informations alternatives à la presse officielle, on distribue encore et encore du « populiste » à ces dirigeants qui ont le toupet de mettre en avant les intérêts de leurs concitoyens avant ceux des écologistes, des va-t-en-guerre ou de toute la clique mondialiste. Au passage, on ne pourra s’empêcher de noter que ce sont ces « populistes » qui s’en sortent le mieux actuellement : Orban, en Hongrie, a ainsi été reconduit avec une confortable majorité. L’actuel parcours de Trump et de ses équipes aux États-Unis participe du même mouvement. Ni Poutine, ni Xi ne semblent en difficulté chez eux.

Combien de temps ces tensions pourront subsister sans se traduire par des renversements politiques, éventuellement violents ? Combien de mois les dirigeants actuels pourront-ils continuer de pousser leurs politiques énergétiques et écologistes, leur « agenda 2030 », sans que les peuples ne protestent ? Comment imaginer que l’hiver prochain, énergétiquement tendu, se passera d’une bonne couche de « populisme » ?

En tout cas, chaque semaine qui passe montre que si l’écologisme politique doit mener l’Humanité, il n’est pas dit que ce ne soit pas à sa perte.


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  • Après les religions théistes, nous avons vu une autre religion « le marxisme » qui comme chacun a pu le constater n’était pas particulièrement une réussite. Les apôtres de cette religion reviennent en se couvrant d’écologie, il ne faut pas se tromper, avec cette doxa, on est pal parti. (chacun aura pu remarquer que le terme planification est à nouveau usité).

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    • manque un « s » (trop tard)

    • J’ai oublié de préciser (mais c’est sous-entendu) que la révolution marxiste a changé de nom : c’est la transition énergétique !
      Que des solutions plus énergivores et couteuses. Bien évidement habillé de « protection de la nature », c’est plus présentable. C’est une autre façon de combattre le capitalisme…

  • On comprend maintenant pourquoi les anglais ont fuit l’UE…. Et qu’ils attisent le feu en Ukraine. Il paraît que nos gendarmes vont recevoir des véhicules anti émeutes équipés d’une mitrailleuse automatique, 1000 gilets jaunes a la minute..

    • @Baby-foot
      Malheureusement, si les Anglais ont quitté l’UE, Boris Johnson n’a fait qu’enfoncer son pays toujours plus loin dans le délire de la pseudo transition énergétique, qui n’est qu’une escroquerie. Transition signifie passer de quelque chose à quelque chose d’autre. Ici il s’agit de passer d’une énergie abondante, peu polluante et bon marché, à pas d’énergie du tout, sauf pour quelques privilégiés, qui, à mon avis, se fourrent le doigt dans l’œil en espérant continuer à prospérer dans un monde qu’ils s’acharnent à ruiner.

  • La planification ne cache pas son sens de tout mettre à plat. On y retrouve l’abolition des différences, l’égalitarisme, le nivellement par le bas, la fameuse « base » des révolutions bolcheviques. Et bien sûr, le moral aussi se met à plat. Et chose renversante,on n’a jamais autant planifié que depuis que Galilée nous a arrondi notre espace !

  • Notre gouvernement et ses écologistes devraient se méfier du peuple français. Il est le seul avec la Russie à avoir coupé la tête de ses dirigeants lors d’émeutes de la faim….
    Et celle-ci se rapproche très vite.

    • @JR
      Bonsoir,.
      Les anglais ont aussi raccourci une tête royale, bien avant les français.

    • C’est pour ça qu’en France on fait tout pour que le peuple Francais 2022 ressemble le moins possible à celui de 1789. Ethniquement, religieusement, politiquement, en termes d’éducation (on est je pense en dessous du niveau d’alphabétisme de 1789) et les médias alternatifs (pamphlets, journaux) qui échappaient au contrôle du roi ? Ben on fait tout pour qu’il n’y ait pas d’équivalents modernes et quand il y en a on cherche à les discréditer (d’où l’invention du « fact checking »).

      Mais c’est pas sûr que ça marche si bien… Le seul truc fonctionnel c’est qu’une révolution « qui marche » n’arrive jamais que dans un pays où il y a une grande quantité d’hommes jeunes et célibataires. Donc comme ils sont malins, ils font en sorte qu’il n’y ait plus d’hommes, que les jeunes soient rares et que dès 15 ans ils soient en couple. Ça fonction chez les souchiens, ailleurs, je ne suis pas certain !

  • marrant.. un peu pour digresser mais pas trop…
    je vous invite à regarder cette vidéo..
    d’unn chercheur… mais anticapitaliste et ecolo..
    https://www.youtube.com/watch?v=mMQwdUxF_bQ

    avec la phrase qui pour moi est clef..

    « il faudrait prendre des mesures »….pour me forcer à faire ce qui est dans mon interet…

    pour moi on a des constructiviste persuadés de la nécessité du constructivisme.. mais qui ne savent clairement pas quoi construire.. et finissent dans un état de grande perplexité…

    • je trouve vraiment cette vidéo fascinante… par le cadre de pensée dans lequel intervieweur et interviewé ne se rendent pas compte qu’ils se situent…

  • voila le temps de commencer à payer pour les politiques écolos…

  • éviter la catastrophe « écologique » , expression bizarre, au prix d’une catastrophe économique et donc humaine.. ressemble à éviter les morts du covid « à tout prix »…

  • Ne pas oublier que pour les écolos, il y a 7 milliards de personnes en trop qui piétinent Gaïa.

    • dieu merci juste les « vrais écolos »… il n’empeche que la large sympathie pour cette idéologie pose question..
      il suffit de réfléchir à l’affirmation qui les rend populaire. ».la preservation des écosystèmes naturels est bonne pour l’humanité ».. c’est très discutable..
      et il suffit de faire remarquer à l’ecolo de service quand il accuse de crime contre la nature que lui aussi il le commet..
      ils excellent dans la critique. car TOUT est critiquable sauf la mort et l’appauvrissement…

      • @jacques lemiere
        Bonsoir,
        « juste les « vrais écolos » »
        Même pas ! N’importe quel écolo, même s’il ne milite pas, arrivera à l’argument « surpopulation » qu’il utilisera après un petit moment dans une discussion, ou qu’il casera à l’occasion. Ils n’ont pas l’air de savoir que la population Occidentale est la seule à décroître. En plus, le plus drôle, est qu’il ne se rendent pas compte que diminuer la population va être très problématique pour les retraites, celles par répartition j’entends.

    • Qui piétinent Gaïa ? Qu’on leur coupe les pieds, et plus de problème.

      • oui….très juste.. problème mal énoncé solution absurde..

        la planete meurt.. le climat est en danger…

  • Je ne suis pas très enclin à croire que le peuple français soit prêt à se révolter, il en est actuellement plutôt à accepter tout ce qu’on lui propose (impose), à courber l’échine et à demander encore plus de restrictions.
    Pour preuve avec les VE. Notre cher président nous prédit de mauvais jours et un mauvais hiver dans le sens où il va falloir faire des économies d’énergie et se restreindre en gaz et électricité, et dans un même temps il vante les mérites des VE et demande au peuple de s’équiper de tels véhicules.
    C’est une totale aberration et il est impensable qu’il puisse proposer ces restrictions sans que personne ne réagisse.

    • Le peuple a trop de bon sens pour croire qu’aller bloquer quelques ronds-points résoudrait le moindre de ses problèmes.

  • Beaucoup de Vérité….dans cet esprit, « vive le populisme »

  • Excellent ! Le seul côté positif de la pseudo transition énergétique est qu’elle va bientôt ôter tout pouvoir sur le plan international à ceux qui la mettent en place, comme on le voit avec l’affaire russe. Et dire que ces guignols se croient encore ridiculement à la tête du centre du monde !

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