Thomas Sowell : les Oints du Seigneur contre la population

Les Oints ont le vent en poupe. Ils l’ont toujours eu. Mais qu’est-ce donc qu’un Oint ?

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Thomas Sowell : les Oints du Seigneur contre la population

Publié le 4 juin 2022
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Les Oints ont le vent en poupe. Ils l’ont toujours eu, me direz-vous. Pas un jour ne passe sans qu’un journaliste n’ait une entrevue avec une personnalité appelant à une révolution sociale, ou qu’un intellectuel ne présente son plan d’ingénierie sociale sur un plan ou l’autre de votre existence. Mais qu’est-ce donc qu’un Oint ?

 

Les Oints du Seigneur

Dans son livre The Vision of The Anointed, Thomas Sowell nous présente les Oints, leurs outils et leurs méthodes. Les Oints utilisent les idées pour maintenir leur pouvoir dans la vie politique américaine. Sowell considère que le discours politique américain (il s’intéresse bien entendu majoritairement aux États-Unis) est dominé par des personnes convaincues de savoir ce qui est bon pour la société et qui pensent que ce bien doit être atteint par une action gouvernementale élargie.

Cette élite liberal (liberal qualifie aux États-Unis les personnes de gauche, défendant la vision de la justice sociale) exerce son influence par le biais d’institutions qui vivent de mots : les universités et les écoles publiques, les médias, le clergé liberal, le barreau et la magistrature. Sa domination résulte de sa maîtrise de l’information que les mots véhiculent et des attitudes qu’ils inspirent. Les Oints verrouillent ainsi toute opposition en pipant les dés du pluralisme d’opinion à leur avantage. User des mauvais termes et le chien de Pavlov s’éveillera, quels que soient les arguments rationnels que vous pourrez présenter.

Résumons les 5 principes et propositions fondamentaux que Les Oints suivent et respectent :

  1. Les situations sociales douloureuses (« problèmes ») existent non pas en raison de limites inhérentes à la connaissance ou aux ressources, ou d’insuffisances inhérentes aux êtres humains, mais parce que les autres personnes n’ont pas la sagesse ou la vertu des Oints.
  2. Les croyances évoluées ne représentent qu’un ensemble de notions « socialement construites », et non le reflet d’une réalité sous-jacente. Par conséquent, la façon dont les « problèmes » peuvent être « résolus » est d’appliquer la rationalité articulée des Oints, plutôt que de s’appuyer sur des traditions évoluées ou des processus systémiques issus de l’expérience des masses.
  3. La causalité sociale est intentionnelle, plutôt que systémique, de sorte que la condamnation est de mise lorsque diverses caractéristiques de l’expérience humaine sont malheureuses ou semblent anormales aux yeux des Oints.
  4. Les grands dangers sociaux ou biologiques ne peuvent être évités que par l’imposition de la vision de l’Oint à des personnes moins éclairées par le gouvernement.
  5. L’opposition à la vision des Oints n’est pas due à une lecture différente de preuves complexes et peu concluantes, mais existe parce que les opposants sont déficients, soit intellectuellement, soit moralement, soit les deux.

 

Les Oints contre les Benêts : la présomption de bienveillance

La Vision des Oints, propagée à un moment t, ne vous fournira pas un meilleur confort de vie, mais elle vous assurera d’être dans les bonnes grâces de celle-ci si vous y croyez. Les autres ne sont pas seulement dans l’erreur, mais aussi dans le péché. On le voit à la manière dont les Oints ont considéré les masses ignorantes tout au long de l’histoire (cf la citation de Thomas Sowell plus bas). La société se scinde ainsi en deux : les Oints et leurs suiveurs, et les Benêts, les ignorants et les pécheurs. Ces deux parties de notre société ne suivent pas les mêmes règles de la logique, et ce faisant, les premiers doivent appliquer leur programme social aux seconds.

C’est là une proposition fondamentale des Oints : personne ne peut s’opposer à eux que car ceux-là ont de mauvaises intentions. Les conservateurs n’ont aucune empathie et souhaitent laisser les pauvres mourir de faim.

Si vous soulevez le fait qu’il existe des différences biologiques fondamentales entre les hommes et les femmes, la probabilité qu’on vous qualifie de dangereux individu sexiste souhaitant abolir le droit des personnes transexuelles est à peu près de deux chances sur trois (selon qui vous avez à votre table). Vous pouvez multiplier ce type d’incursion idéologique à foison. On le voit à ce nouvel argumentaire populaire : « Ce n’est pas une opinion, c’est un délit », entend-on dire à droite à gauche. C’est assurément plus facile d’affronter un adversaire en l’envoyant en prison qu’en lui formulant quelques arguments construits.

 

« Les dénigrements contemporains des masses font écho à une tradition séculaire chez les oints, malgré les nombreux discours de la gauche politique sur le peuple. Rousseau comparait les masses populaires à « un invalide stupide et pusillanime » et Condorcet affirmait que « le genre humain révolte encore le philosophe qui contemple son histoire ». Pour l’écrivain radical britannique du XVIIIe siècle William Godwin, le paysan avait « l’insensibilité méprisable d’une huître ». Le socialiste fabien George Bernard Shaw considérait la classe ouvrière comme un peuple « détestable » qui « n’a pas le droit de vivre ». Edmund Wilson, malgré ses nombreuses causes de gauche – ou peut-être à cause d’elles – ne manifestait que du mépris pour les gens ordinaires. Alors qu’il servait dans l’armée pendant la Première Guerre mondiale, il écrivit à un ami pour déplorer « la cruauté, l’ineptie et le gaspillage » qu’il voyait dans la conduite de la guerre, mais il ajouta : « Je ne serais pas sincère si je faisais croire que la mort de cette « pauvre ordure blanche » du Sud et du reste me rendait à moitié aussi amer que la simple conscription ou l’enrôlement de n’importe lequel de mes amis. » Cela n’était pas non plus dû au racisme des Blancs du Sud, car Wilson lui-même faisait référence au fait que Chattanooga lui déplaisait à cause « des nègres et des usines ». » Thomas Sowell, The Vision of The Anointed

 

Or, ceci est bien plus qu’une différence de style polémique, comme le rappelle Thomas Sowell :

En 1944, dans son ouvrage La Route de la Servitude, Friedrich Hayek attaquait l’État-providence et le socialisme. Cela ne l’a pas empêché de qualifier ses adversaires d’idéalistes bornés et d’auteurs dont la sincérité et le désintéressement sont au-dessus de tout soupçon. Dans le même temps, son propre livre a été qualifié d’immoral, certains éditeurs américains ont refusé de le publier malgré son impact déjà démontré en Angleterre.

De même, un livre de 1993, The Dream and the Nightmare: The Sixties Legacy to the Underclass, très critique à l’égard des politiques sociales de justice sociale, reconnaît néanmoins que les partisans de ces politiques sont des personnes qui « veulent aider » pour des « motifs décents et généreux », même s’il conclut que le résultat net a été de « maintenir les pauvres dans leur pauvreté ». 

En revanche, un best-seller de 1992 écrit par un partisan de ces politiques de justice sociale déclarait que « les conservateurs ne se soucient pas vraiment de savoir si les Noirs américains sont heureux ou malheureux. »

Cette diabolisation des opposants de La Vision ne se limite pas non plus à l’Amérique ou aux questions raciales. L’éminent écrivain français Jean-François Revel, qui s’est opposé à de nombreux aspects de la vision dominante, rapporte avoir été traité, même dans un cadre strictement social, comme quelqu’un n’ayant que des « traces résiduelles d’homo sapiens. »

Telle est la présomption de moralité des Oints sur laquelle ceux-ci souhaitent ériger un nouvel ordre social.

 

La dispersion de la connaissance : la Vision tragique contre la Vision des Oints

Les Oints ont donc une présomption forte en termes de disponibilité des connaissances et des ressources. Ils raisonnent comme si toute la connaissance dans la société était à leur portée, et qu’ils peuvent apporter des solutions catégoriques. Dans leur vision, la société est la cause de tous les maux sociaux. On y retrouve tous les Rousseau, les Stuart Mill, les Condorcet, et tous les socialistes, pour qui la société est une plus grande menace pour la liberté que l’État.

Sowell nous livre dans La Vision des Oints, que ceux-ci visent à trouver ces « solutions catégoriques », définitives, et cherchent à instaurer la « Justice Cosmique » sur Terre. L’Oint est parfait, il a accès à une connaissance dont personne d’autres ne bénéficie, et il a la juste moralité pour mettre en application son projet. Si le commun des mortels ne comprend pas son projet, c’est car fondamentalement, il est un être vulgaire et ignorant.

On voit avec quel dédain l’intellectuel du pouvoir considère les masses ignorantes, et avec quelle facilité celles-ci se trouvent des mascottes, bien souvent à leur détriment, qu’ils s’agissent des femmes, des noirs, des enfants ou des homosexuels, puisque ceux-ci finissent par être confondus dans leur globalité avec les parasites sociaux défendus par les Oints. La famille doit être détruite, elle qui est en concurrence avec la volonté de l’État d’être des décisionnaires-tiers. Telles sont les hypothèses fondamentales du Oint (c’était un point de la première ébauche du Manifeste communiste, avant qu’il ne soit retiré pour des raisons évidentes).

Toute personne doit ressembler aux Oints, à l’intellectuel qui érige le plan social. On en revient à la volonté des auteurs socialistes de faire naître un Homme nouveau qui ressemblerait en moyenne à Aristote ou Gœthe. Les Benêts (Benighted), c’est-à-dire les ignorants, n’ont pas la voix au chapitre. On en revient au fameux permis de voter d’Aymeric Caron. Que l’individu de gauche qui exprime que ce n’est qu’une partie de la gauche qui raisonne ainsi devrait se demander si il a bien cerné La Vision des Oints, la vision des réformateurs sociaux, et s’il s’y oppose, s’il est simplement de gauche.

Or, pour Thomas Sowell, il y a une autre Vision, une Vision dramatiquement opposée à celle des Oints : La Vision Tragique. La Vision tragique est défendue par les auteurs libéraux classiques, comme Adam Smith, Edmund Burke ou Friedrich Hayek. Les distinctions que Sowell établit entre ces deux visions sont nombreuses, précises et intellectuellement provocantes. La vision tragique est « tragique » parce qu’elle reconnaît qu’il s’agit d’un monde aux options limitées, un monde dans lequel toutes les solutions proposées par les Oints aux problèmes sociaux imposent leurs propres coûts inéluctables. La vision tragique considère ces coûts comme cruciaux, et non pas simplement accessoires.

Elle incite donc à la prudence. Elle encourage les gens à prendre des décisions progressives, et non catégoriques, pour sauvegarder, par exemple, les processus qui peuvent réduire la pauvreté, plutôt que de décréter que la pauvreté doit simplement être abolie. La vision tragique privilégie la fourniture d’incitations pratiques plutôt que les tentatives de réforme des dispositions. Elle ne s’appuie pas sur la planification sociale délibérée de quelques-uns, mais sur la diffusion des processus de décision dans l’ensemble du système social. Elle considère que les limitations du pouvoir sont à la fois nécessaires et saines.

« Dans la Vision Tragique, les souffrances individuelles et les maux sociaux sont inhérents aux déficiences innées de tous les êtres humains, que ces déficiences concernent la connaissance, la sagesse, la moralité ou le courage. En outre, les ressources disponibles sont toujours insuffisantes pour satisfaire tous les désirs de tous les individus. Il n’y a donc pas de solutions dans cette vision tragique, mais seulement des compromis qui laissent encore de nombreux désirs inassouvis et beaucoup de malheur dans le monde. Ce qui est nécessaire dans cette vision, c’est un sens prudent de la façon de faire les meilleurs compromis à partir des options limitées disponibles, et une prise de conscience que les « besoins non satisfaits » resteront nécessairement – que tenter de satisfaire pleinement ces besoins en série ne fait que priver d’autres personnes d’autres choses, de sorte qu’une société poursuivant une telle politique est comme un chien qui court après sa queue. Dans cette vision, les solutions particulières à des problèmes particuliers sont beaucoup moins importantes que le fait de disposer et de maintenir les bons processus pour faire des arbitrages et corriger les erreurs inévitables. Pour les tenants de la vision tragique, l’intégrité des processus est cruciale, bien plus que les causes particulières. Comme l’a dit Jean-François Revel, dans une société libre, « il n’y a pas de cause juste unique, il n’y a que des méthodes justes ». »Thomas Sowell, The Vision of the Anointed

 

C’est pour cela que nos institutions, les marchés, les droits de propriété, sont importants, pour nous fournir des incitations à nous comporter de manière honnête, et nous permettent de communiquer ces fractions de connaissances que nous détenons individuellement, et que les Oints ne peuvent centraliser. La Vision Tragique propose une vision réaliste, basée sur des processus de décision décentralisées et fournissant les incitations nécessaires à la bonne vie en société. La loi qui punit à sa juste valeur le crime n’est pas l’image d’une société qui se défoule, mais une société où il fait bon vivre et où le droit des honnêtes gens est respecté. Il n’y a de responsabilité qu’individuelle. C’est le point de vue de la Vision Tragique, point de vue nié par la Vision des Oints, eux qui se passent de toute preuve et qui n’arborent que de bons sentiments.

Comme nous l’avons vu, les prémisses tragiques sont fondamentalement différentes des prémisses des Oints. Ici, ce ne sont pas les limites innées des êtres humains, ou les limites inhérentes aux ressources, qui occasionnent le malheur social, mais le fait que les institutions sociales et les politiques sociales ne sont pas conçues avec autant de sagesse que les Oints l’auraient fait. Comme l’a dit John Stuart Mill, « la misérable éducation actuelle et les misérables arrangements sociaux sont le seul véritable obstacle » à la généralisation du bonheur. Il est du rôle et du ressort du Oint d’ajuster la société à cette réalité sociale oppressive. Le Oint est l’archétype du planificateur centrale appliqué à la société.

Le point de vue de Mill incarne à bien des égards la vision de nos élus. De grandes choses pourraient être accomplies, disait le philosophe, « si les esprits supérieurs s’unissaient les uns aux autres » pour améliorer la société. Il demandait aux universités « d’envoyer dans la société une succession d’esprits, qui ne soient pas les créatures de leur époque, mais qui soient capables de l’améliorer et de la régénérer ». L’ouvrage de Mill sur la liberté a souvent été considéré – à tort – comme un plaidoyer pour une plus grande liberté de tous vis-à-vis du gouvernement. C’est dans cet esprit que la plupart des libéraux en partagent des extraits. Or, le livre de Mill est bien plus un plaidoyer pour exempter les Oints de toute forme de critique sociale.

En somme, les Oints devraient juger et influencer les ignorants, mais pas l’inverse. Mill considérait que le gouvernement de l’Angleterre de son époque n’était plus une menace majeure pour la liberté. C’est à la « tyrannie de la majorité » sociale et au « despotisme de la coutume » qu’il s’opposait dans De la Liberté. Ce qu’il considérait comme souhaitable, c’était que les individus soient libres de faire ce qu’ils veulent « sans que cela nuise à leur estime » aux yeux des autres. De nos jours, ce principe se fonde sur la vindicte populaire appelant à « ne pas juger » – et, très souvent dans la pratique, c’est aussi un principe appliqué de manière sélective entre les Oints et les Benêts, ces derniers étant étrangement très facilement critiquables lorsqu’ils s’opposent à l’ingénierie sociale.

 

Conclusion

Je terminerai cet examen par une petite anecdote, une conversation que j’ai eu avec l’un de mes camarades. Lors d’une réunion avec quelqu’un qui pensait peu ou prou comme La Vision des Oints (cela ne l’empêchant pas d’être intéressé et sympathique), celui-ci me questionna sur ce que je pensais sur la faillite future du capitalisme et autres sujets du même type. J’ai eu la possibilité de présenter ce point de vue tragique, en montrant les différents problèmes du fonctionnement de l’URSS, et en spécifiant que l’individu n’y était pas moins égoïste qu’en Amérique.

Je déclarais alors que c’est le but des institutions du marché de diriger l’égoïsme des individus vers la fourniture de service à leurs pairs, là où les institutions de l’URSS dirigeaient l’égoïsme vers la condamnation de leurs pairs. Je me suis également permis d’illustrer comment les institutions de marché, les droits de propriété, pouvaient servir à protéger la nature et les animaux. J’ai senti en retour la détresse de mon interlocuteur : « Ne sommes-nous alors condamnés à être que des individus dans un monde hobbesien, où les hommes ne seront à jamais que des loups pour les hommes ? » m’a-t-il rétorqué. Ma parole ne brillait pas de la Justice Cosmique. Je ne fournissais pas de solution catégorique.

C’est le point culminant du contraste entre la Vision Tragique, où il n’y a que des arbitrages entre des problèmes pressants et moins pressants à résoudre dans un monde limité, et la Vision de la Justice Cosmique, où tout doit être harmonieusement rangée comme le suggère son édification, où tout problème social a finalement disparu, et où un Homme Nouveau marcherait sur cette Terre.

 

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  • Mais pourquoi n’y a t’il pas plus de livres de Thomas Sowell traduits en français ? Hormis « Intellectuels et race » je n’en vois pas d’autres et c’est bien dommage, surtout pour les non anglophones dans mon cas, car le gusse à l’air fichtrement intéressant…

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