Embargo sur le pétrole : pourquoi les prix continuent de flamber

Quelles sont les conséquences de l’embargo partiel du pétrole russe ? L’Europe peut-elle trouver des routes alternatives ?

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pétrole-antoine moens de hase-(CC BY-NC-ND 2.0)

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Embargo sur le pétrole : pourquoi les prix continuent de flamber

Publié le 2 juin 2022
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Après de nombreuses tergiversations, l’Europe a finalement décidé dans la nuit de lundi à mardi d’un embargo partiel sur les importations de pétrole russe. « Partiel » car il vise exclusivement les importations par voie maritime (soit deux tiers des importations).

Elles devraient être arrêtées d’ici décembre 2022. En revanche, l’acheminement par oléoduc se poursuivra jusqu’à une date non fixée. Il se matérialise notamment par l’oléoduc de l’Amitié (son nom Russe est « Droujba ») transitant depuis la Sibérie Occidentale 1,5 millions de barils par jour vers les pays d’Europe centrale (Hongrie, Slovaquie, République Tchèque) ne disposant pas d’accès à la mer. Dépendant à 80% du pétrole Russe et ne disposant d’aucune alternative à court terme (sinon un approvisionnement coûteux et logistiquement complexe par train ou par camion), ces pays enclavés s’étaient logiquement opposés à l’embargo pétrolier total.

L’embargo partiel est le compromis trouvé par Bruxelles pour accommoder ces situations très hétérogènes. Quant aux pays « hybrides » (important par oléoduc mais disposant d’infrastructures maritimes) comme l’Allemagne et la Pologne, ils se sont engagés à arrêter leurs importations par oléoduc d’ici la fin de l’année. Si l’embargo partiel est correctement appliqué, l’UE devrait réduire de près de 90 % ses livraisons de pétrole russe d’ici la fin de l’année.

 

Où trouver le substitut ?

Contrairement au gaz naturel, le pétrole est une matière première fongible pouvant transiter aisément d’un point à l’autre de la planète. L’embargo sur le pétrole Russe devrait donc à priori induire un système de vases communiquant reroutant le pétrole Russe vers le sud est asiatique mais libérant du pétrole Moyen Oriental approvisionnant l’Europe. L’impact sur les prix du brut serait à priori modéré avec toutefois des surcoûts de transport. Mais, en pratique les choses ne sont pas aussi simples.

Selon le dernier rapport de l’AIE, les différentes sanctions en vigueur commencent à fortement affecter l’industrie pétrolière Russe dont la production a baissé de près 20% depuis le début de l’année : ce sont 2 millions de barils par jour en moins sur les marchés mondiaux. La Russie souffre notamment du retrait partiel de plusieurs Majors (Shell, Exxon, BP) et des grandes compagnies de service (Schlumberger et Halliburton). Un phénomène bien connu de l’Iran quand le Dr Mossadegh avait voulu nationaliser l’Anglo Persian en 1951. Privée de la technologie occidentale, l’Iran avait vu sa production s’effondrer en quelques mois. La redistribution des flux ne se fera donc pas à volume constant, la perte de production Russe devant être impérativement compensée par d’autres sources.

Les vingt-sept importent aujourd’hui de Russie 25% de sa consommation pétrolière. Pour satisfaire la décision d’embargo partiel sans affecter son économie et ses citoyens, l’Europe doit trouver sur les marchés pétroliers un substitut de 2,5 millions de baril par jour d’ici la fin de l’année. Les réserves de production disponibles se situent surtout au sein de l’OPEP et sont principalement situées en Arabie Saoudite et aux Emirats Arabe Unis. Ces pays sont-ils pour autant prêts à nous ouvrir les vannes ?

Depuis le début du conflit Russo-Ukrainien, les pays de l’OPEP n’ont pas marqué de grande empathie vis-à-vis de l’Ukraine. Ils se sont tous abstenus lors du vote de la résolution de l’ONU du 2 mars et aucun n’a soutenu les sanctions contre Vladimir Poutine. Bien que possédant d’importantes marges de production, l’OPEP par la voix de l’Arabie Saoudite (second producteur mondial après les US) et des UAE n’augmentera pas de façon marquée ses quotas de production pour contrer la Russie. Ryad ne souhaite en rien exclure la Russie de l’OPEP+. Une telle décision pourrait conduirait Poutine à consentir à des rabais très importants sur le pétrole russe rerouté vers l’Asie avec des conséquences imprévisibles sur les marchés mondiaux. L’OPEP augmentera donc sa production au compte-goutte.

Une autre idée est de ramener dans le marché mondial certains producteurs « parias » comme le Venezuela et l’Iran. Malgré des réserves colossales, il y a peu d’espoir d’accroitre à moyen terme la production du Venezuela dont le secteur pétrolier a été anéanti par le chavisme. En revanche, l’Iran possède d’importantes marges de production entravées aujourd’hui par les sanctions internationales pesant sur la République Islamique. Des sanctions que Joe Biden souhaiterait alléger en échange d’un nouvel engagement sur le nucléaire militaire.

Cette intention du Président Américain est évidemment très mal vue des pétromonarchies du golfes, ennemis historiques de l’Iran. Un accord sur le nucléaire iranien pourrait alors pousser les saoudiens et les émiratis à réduire les quotas de l’OPEP.

 

Conséquences sur les prix

Jusqu’à présent la baisse de la production Russe et l’annonce de l’embargo n’ont pas eu de conséquence majeure sur le prix du Brent se maintenant depuis début Mars autour de 110 $/bbl. Toutefois, le manque de visibilité quant au reroutage des flux futurs a conduit, les pays de l’OCDE à puiser dans leurs stocks stratégiques dont les niveaux n’ont jamais été aussi bas. Quant on sait que le niveau de ces stocks joue un rôle prépondérant sur les prix du brut, ce petit jeu imprévisible de « chaises musicales » où « chacun voit midi à sa porte » pourrait dans les mois à venir impacter les prix à la hausse.

Mais, le principal risque de l’embargo se situe au niveau des produits raffinés : l’embargo décrété par les pays occidentaux sur les produits pétroliers russes entrainent une réduction de l’offre de produits raffinés (essence, diesel, kérosène, fioul domestique) que la Russie exporte massivement vers l’Europe. Cette baisse conjoncturelle de l’offre de produits raffinés liée au conflit Russo-Ukrainien est renforcée par une baisse structurelle mondiale des capacités de raffinage souffrant de sous-investissements depuis une dizaine d’années.

En conséquence, les marges de raffinage (différence entre le prix du pétrole Brut et du produit raffiné – essence ou diésel) ont flambé sur le marché de Rotterdam au cours des dernières semaines. En 2020 à la suite de la faible demande liée à la crise du COVID19 elles s’étaient effondrées sous 10 €/tonne. A partir de 2021 elles se sont stabilisées à des valeurs normales autour de 30€. Mais, depuis le début du conflit Russo-Ukrainien elles ont atteint des valeurs inédites dépassant en avril et mai 2022 les 150 €/tonne.

En conséquence, malgré un prix du pétrole brut stagnant autour de 110$, les prix à la pompe subissant de plein fouet la flambée des marges de raffinage poursuivent leur hausse. Sans la prise en charge de 0,20 centimes d’euros par l’Etat, le litre de SP95 dépasserait aujourd’hui les 2,5 euro dans Paris intra-muros.

Pour l’instant les raffineurs indépendants « pure-play » (et non les majors pétroliers actifs sur toute la chaîne) profitent tranquillement de marges bénéficiaires record. Les actions des géants américains du raffinage ont au cours des dernières semaines atteint des sommets. Mais c’est aussi un jackpot pour l’Etat prélevant via la TVA 20% du prix HT.

 

Notre meilleur atout : limiter notre consommation

Si la question de l’offre reste aujourd’hui centrale, il ne faut pas pour autant occulter celle de la demande dont la croissance ralentit notamment en Russie à la suite des sanctions (les Russes ont fortement réduit de facto leur mobilité) mais aussi en Chine où 300 millions de personnes sont aujourd’hui confinées pour cause de COVID 19. Sachant qu’il y a une forte corrélation entre croissance économique et consommation d’énergie, la possible récession économique attendue au second semestre 2022 devrait réduire la demande et avoir un effet bénéfique sur les prix. Mais, ce n’est pas là la perspective la plus enthousiaste.

Cette situation d’extrême tension sur les marchés de l’énergie doit aussi nous inciter à réfléchir sur nos comportements énergétiques ceci afin d’évoluer vers une réduction choisie et non imposée de notre consommation. Une réduction de consommation choisie indispensable face aux enjeux climatiques.

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    jacques lemiere
    2 juin 2022 at 7 h 32 min

    « Une réduction de consommation choisie indispensable face aux enjeux climatiques. » moi je me fous des « enjeux climatiques ».. parce que le monde, surtout les pays en développement ne VA PAS diminuer sa consommation de fossile tant que celui ci est disponible…
    les « politiques climatiques » ne sont d’ailleurs que de CHOISIR qui consomme cette ressource et comment , et non pas de ne pas la consommer…

    SI je comprends bien,votre point de vue est un prix qui reste haut durant un certain temps… c’est ne u banale spéculation argumentée.. où l’inconnue centrale est l’état de guerre en ukraine..

    vous donnez un conseil. que je suis de toutes façon forcé de suivre… sans dire la pertinence dans le temps ..sans préciser les modalités pratiques..

    par ailleurs l’occidental moyen PEUT diminuer sa consommation de façon générale..

    mais des tas de gens dans le monde , et notamment les occidentaux pauvres.. vivent sans véritables marges de manoeuvre..

    la période est par contre révélatrice de l’escroquerie climatique…
    quiconque prétend diaboliser le pétrole devrait dire youpi…

    il est quand même ordant de voir que c’ets le champion des transitionneurs énergétiques qui souffre le plus structurellement!!!!

    voila la réalité… moins de pétrole plus de pauvreté… ici ça passe ailleurs, c’est parfois la mort..

    avec toujours le nucleaire comme choix pertinent pour limiter la casse.

    le sujet « démocratique » la taxation sur l’essence son niveau et son utilisation…

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  • Je n’ai plus les moyens de payer les factures, donc je choisis de réduire ma consommation. Vous parlez d’un choix, voire d’un « atout »…
    C’est bien différent de réduire sa consommation pour investir, là on se réjoui d’avoir la possibilité de décroissance…
    Autant le dire tout net, l’embargo va nous appauvrir, seuls les imbéciles ne l’ont pas compris.

    10
  • « Une réduction de consommation choisie indispensable face aux enjeux climatiques. »

    Je ne vois pas bien le rapport entre notre consommation et le climat, sauf sur le plan de la crédulité administrée.

    14
  • Avant l’invasion de l’Ukraine, j’ignorais que les Russes et les Ukrainiens vendaient du gaz, du pétrole, blé, huile, moutarde etc… aux Européens après nous sommes étonnés de voir l’agriculture européennes en complète déliquescence, gens qui se sont installé aux divers postes de pouvoir au seing du pouvoir pour diriger les citoyens de l’UE, nous mentent sans arrêt, quel immense déception tous des menteurs même Mélenchon

  • « Une réduction de consommation choisie indispensable face aux enjeux climatiques. »
    Phrase typique de bobo parisien.
    La France émet 0,9 % des émissions mondiales et donc ne compte pas
    Les grands pays émetteurs (Inde, Chine, Allemagne, et certainement Russie !) n’en ont en fait rien à faire de toute cette idéologie qui va en fait nous ruiner
    Allez dire au locataire de banlieue de réduire sa consommation de fuel domestique l’hiver prochain !
    ou de ne plus prendre sa voiture pour aller travailler.

    11
  • Lla Rerefaction du Pétrole a commencé en 2008 !
    Se priver du quart des ressources potentielles pour encourager Jo Bidet et ses troupes. Ce n’est pas le le plus judicieux ni le plus intelligent.
    Voila pourquoi votre fille est muette.

  • cela fait 10 ans que la clique verte, dont on ferait bien d’examiner avec grande attention les financements(on me dit que Vlad le boucher n’est pas étranger aux manifestations « citoyennes » contre le fracking) manoeuvre pour éliminer les fossiles, et maintenant toutes les entreprises commencent à s’y mettre, et le mécanisme ESG se met en place.Les investissements dans la recherche et l’exploitation des fossiles sont en chute libre, du moins en Occident,et on découvre que sans pétrole, sans gaz, … ben on ferme.
    Et on tablait sur le signal prix pour détourner les gens des fossiles, la taxe carbone qui a failli déboucher sur une « chienlit » semble maintenant ridiculement complètement idiote,et au vu des bouchons lors du dernier WE, visiblement, le consommateur n’a pas d’issue
    Quand une assemblée des principaux leaders mondiaux applaudit une gamine « secouée » qui vient les admonester, on comprend que nous sommes en pleine déstructuration de nos sociétés.
    Et malheureusement, on ira jusqu’au bout de cette asservissement sectaire, on a eu l’épisode gilets jaunes, qui a montré à quel point ces gens évoluent dans un monde parallèle.
    Ubu roi, ce sera notre lot pour les années à venir

  • Avatar
    Hyacinthe Herve
    2 juin 2022 at 12 h 59 min

    Je n’ai pas forcément compris l’aspect libéral de cet article. Sur un aspect purement écolo : mouais aussi… À quoi ça sert que les gens réduisent leur consommation si de toute manière le système continue de reposer sur les monnaies FIAT ??? On peut aujourd’hui créer de la monnaie de manière illimitée en totale déconnexion de ce que l’on est capable de produire mais aussi en totale déconnexion avec les ressources naturelles… il est même probable qu’une grande partie de l’inflation soit justement due à la création monétaire massive de ces dernières années plutôt qu’à la guerre.
    Je suis très dubitatif sur cet article. Des pièces d’or (ou autre) A mon avis le seul moyen de retrouver un capitalisme de qualité et de réconcilier les ecolos avec le libéralisme.

    • L’inflation n’est pas due à la guerre. Vous avez entièrement raison!
      Cette guerre déclenchée par Biden, Ursula,… sert aussi à masquer l’échec de leurs politiques gauchistes. Aprés le Covid19, bienvenu à « la faute a Poutine » , puis ils nous inventeront autre chose.
      S’il y a une constante avec les gauchistes, c’est que l’échec systématique de leurs politiques n’est jamais leur faute… L’autre constante c’est que c’est nous qui payons les pots cassés.

  • Le pétrole n’est pas aussi fongible que l’auteur ne le croit, il existe toute une palette de qualité de pétrole qui a un impact sur les produits raffinés que l’on peut en tirer et nécessite une adaptation des raffineries pour passer de l’un à l’autre.
    Par exemple le pétrole russe est un pétrole lourd permettant de raffiner du diesel, le pétrole de schiste américain est plus léger et très peu adapté à la production de diesel

  • Je suis globalement d’accord avec les commentaires des lecteurs qui reflètent les préoccupations des Français dans leur vie de tous les jours et non celles des politiques qui s’alignent sur les lobbys et des intérêts étrangers :
    – le Français veut plus d’industries en France, une agriculture autosuffisante, une énergie bon marché, des systèmes de santé, d’enseignement et de formation, de protection intérieur et extérieur performants ;
    – les politiques désindustrialisent, globalisent les échanges, cassent les systèmes légués par le gaullisme en créant de la dette sociale et de l’insécurité .
    La plupart du temps, les politiques jouent du mensonge et de conflits d’intérêts pour arriver à leurs fins dans tous les domaines de la vie publique au profit des USA ou de l’Europe mais rarement au bénéfice de la France et des Français…
    Comparez ce que De Gaulle à léguer (aéronautique, spatial, agriculture, logement, télécommunication, informatique, automobile…liste non exhaustive) et ce que nous lèguent nos derniers présidents… rien, sinon de la dette et de la casse sociale !

  •  » réfléchir sur nos comportements énergétiques ceci afin d’évoluer vers une réduction choisie et non imposée de notre consommation. Une réduction de consommation choisie indispensable face aux enjeux climatiques. »
    Bien sûr! parce qu’ici, nous consommons de l’énergie taxée à mort, sans réfléchir, bien que ça nous coûte un pognon de dingue, et donc nous prenons un plaisir immense à la gaspiller! ( Enfin, c’est ce que j’ai compris de la conclusion?). Et si nous ne fantasmons pas sur les « enjeux climatiques », c’est qu’ils nous semblent un peu trop sortis du chapeau des illusionnistes écolos!
    Il y a juste un petit détail qui m’embête: on a pu développer l’industrie au départ grâce au charbon et à la machine à vapeur. Puis, on a extrait du gaz ( du charbon) parce que plus commode d’utilisation domestique. Quand il y a eu suffisamment d’utilisateurs captifs, du gaz, du pétrole, on a commencé de taxer ces énergies fossiles ( l’assiette taxable étant en pleine croissance). Puis les taxes ont ensuite servi à influencer les choix des consommateurs entre gaz, essence, fuel, jusqu’à ce que l’on découvre que tous ces hydrocarbures brûlaient en dégageant du CO2 ( coupable idéal, à éradiquer et donc supprimer tout ce qui en produit en brûlant – notez que la fabrication du pinard en produit aussi, donc on va bientôt aussi nous mettre à l’eau). Apparemment ça fait un siècle que nos dirigeants avaient séché leurs cours de chimie de seconde
    Alors tous les bobos écolos qui souhaitent décroître, qu’ils le fassent et nous lâchent un peu le chou! Je ne saurais trop leur conseiller, pour une décroissance réussie, La Corée du Nord qui me semble actuellement la destination la plus pertinente.

    • Il serait intéressant de faire un bilan carbone de Hulot, Duflot, Voynet, Jadot,… et de tous nos chers donneurs de leçons et de comparer avec la moyenne. Je pense que ce serait amusant…

  • Les commentaires sont fermés.

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