Présidentielle : les Verts de retour sur Terre

Cette présidentielle marque un retour sur Terre des idées des Verts. La faillite de leur parti et la modération des finalistes le montrent.

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Présidentielle : les Verts de retour sur Terre

Publié le 14 avril 2022
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S’il est un message clair de ce premier tour de la présidentielle c’est le retour des Verts… sur Terre. Se sentant des ailes après avoir conquis, lors des municipales de 2020, de nombreuses grandes villes comme Marseille, Lyon, Bordeaux, Strasbourg et Poitiers, ils ont douloureusement atterri dimanche dernier.

La faillite des Verts à la présidentielle

Avec moins de 5 % des voix ils ne seront pas remboursés de leur campagne ce qui les a conduits, sous peine de banqueroute, à demander l’aumône auprès de leurs électeurs.

Hypertrophiant les enjeux climatiques aux dépens des piliers économiques et sociétaux, voulant imposer autoritairement une sobriété énergétique incompatible avec notre société de croissance, ils se sont aussi entêtés pour des raisons morales à promouvoir un utopique mix énergétique 100 % renouvelable doublé d’une sortie du nucléaire. Un copié/collé de l’Energiewende allemande dont on sait aujourd’hui qu’elle a conduit le pays de Goethe à toujours plus de dépendance énergétique vis-à-vis du gaz russe.

Face à la crise énergétique qui courait depuis l’été 2021 puis au conflit russo-ukrainien les Verts ont été incapables de changer leur logiciel. Piégé par l’idéologie woke de sa sparring-partner Sandrine Rousseau, le pourtant réputé raisonnable Yannick Jadot s’est enfoncé dans le climato-gauchisme le plus extrême.

Pour refaire surface, les Verts devront impérativement faire « acte de contrition », reconnaître leur responsabilité écrasante dans l’actuelle situation énergétique européenne et surtout définitivement rompre avec l’idéologie égalitariste qui leur colle à la peau.

Dans cette campagne présidentielle, le nucléaire est apparu comme un marqueur politique très net. Tous les partis de droite et du centre (incluant la majorité présidentielle) sont pronucléaires et font de l’atome un outil d’indépendance énergétique et de compétitivité économique pour le futur. Quand on se déplace sur le curseur politique de la droite vers la gauche, le mix proposé contient de plus en plus de renouvelables et de moins en moins de nucléaire. Sans surprise les candidats centristes (Valérie Pécresse et Emmanuel Macron) proposaient un mix équilibré regroupant « en même temps » nucléaire et renouvelables.

Les programmes de Macron et de Le Pen en matière d’énergie

En dehors de leur positionnement en faveur du nucléaire et/ou des renouvelables que dire des programmes des deux finalistes ?

Celui d’Emmanuel Macron est de très loin le plus abouti. Rien d’étonnant dans la mesure où il repose principalement sur les scénarios publiés par RTE fin 2021. Largement développé dans le discours de Belfort du 10 février 2022, le candidat président remet largement en cause ses choix de 2017. Il ne souhaite plus fermer de réacteurs nucléaires en état de fonctionner et envisage de procéder sans délai au grand carénage prolongeant de 20 ans les 56 réacteurs existants.

Il ambitionne de lancer dans l’immédiat la construction de six nouvelles EPR4 et d’étudier la faisabilité de 8 autres (soit 14 au total). En matière de renouvelable il veut atteindre à l’horizon 2050 100 GW de solaire (x8), 37 GW d’éolien terrestre (x2) et 40 GW d’éolien offshore. Il supporte également le lancement d’un grand plan hydrogène principalement dédié à la mobilité ainsi que la rénovation thermique de l’habitat ancien. Son programme comporte toutefois deux failles majeures.

La première concerne la réduction de 40 % de la consommation d’énergie finale, valeur incompatible avec une croissance économique continue et une volonté de réindustrialisation. Pour rester en croissance économique tout en réindustrialisant le pays, il faudra produire en 2050 entre 800 TWh et 850 TWh d’électricité. Pour cette raison la réduction de l’énergie finale ne pourra excéder 20 % à 25 % de sa valeur 2019.

Par ailleurs, dans la mesure où seulement 15 GW de nucléaire existant resteront en service en 2050, malgré la mise en œuvre massive de solaire et d’éolien, il faudrait 30 EPR4 (et non pas 14 !) de 1,66 GW pour assurer une production d’électricité totalement décarbonée. Cela représenterait la construction d’une nouvelle EPR chaque année. Mission totalement impossible pour une filière dont les compétences se sont évaporées en une vingtaine d’années. Implicitement, l’électrification devra inclure une partie significative (de l’ordre de 25 GW) de gaz naturel.

Si, à l’opposé des partis de gauche, la candidate du Rassemblement national a le mérite de mettre en avant les piliers économiques et sociétaux et de trier à boulets rouges sur le Green Deal européen pointant que les « normes contraignantes de Bruxelles imposent des coûts amenant les entreprises à mettre la clé sous la porte », son programme est extrêmement pauvre, bâclé et pèche par une absence alarmante de chiffres, d’explications et de précisions.

Sa mesure phare consiste à baisser de 20 % à 5,5 % la TVA sur les produits pétroliers (carburants et fioul domestique), le gaz et l’électricité. N’allant pas vraiment dans le sens de l’Histoire elle coûterait annuellement à l’État plusieurs dizaines de milliards d’euros (12 milliards pour les seuls carburants).

Si, comme Emmanuel Macron, Marine Le Pen est favorable à l’augmentation de la durée de vie des centrales existantes et à la construction immédiate de 6 EPR4, elle souhaite en revanche totalement arrêter les projets éoliens on et offshore et démanteler progressivement les parcs existants.

Une mesure à la fois coûteuse (un million d’euros de démantèlement soit 10 milliards d’euros pour l’ensemble du parc) mais surtout doublement aberrante : sans éolien les objectifs d’électrification demanderaient de doubler la génération électrique gazière et conduirait à un accroissement significatif des émissions. D’autant que, cerise sur le gâteau, sa volonté de sortir du système électrique européen nous priverait en partie, voire en totalité, des importations d’électricité depuis nos voisins européens. Avec Marine Le Pen investissez dans de gros pulls pour passer une partie de l’hiver sans électricité.

Pour le reste, son programme repose sur des poncifs généraux du genre « Assurer notre indépendance énergétique pour baisser la facture des Français » ; « relancer la filière hydroélectrique et investir dans la filière hydrogène » ; « mieux accompagner l’isolation des bâtiments ».

En déclarant que « le véhicule électrique à batterie est un modèle transitoire car il nous place en situation de dépendance forte [vis-à-vis] des terres rares et à l’égard de l’Asie » et que « le vrai saut technologique serait l’hydrogène », elle démontre une ignorance totale du rôle de la mobilité électrique qui à terme pourrait couvrir 75 % des kilomètres parcourus. Si sa connaissance des autres dossiers est aussi approximative que celui de l’énergie, elle pourrait revivre le 20 avril prochain la soirée cauchemardesque du 5 mai 2017.

 

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  • Cet article de Philippe Charlez m’interroge sur plusieurs points.
    Concernant la volonté de Marine le Pen de mettre un terme au développement de la filière éolienne et de démanteler les installations existantes, Mr Charlez déclare: ‘Une mesure à la fois coûteuse (un million d’euros de démantèlement soit 10 milliards d’euros pour l’ensemble du parc) mais surtout doublement aberrante : sans éolien les objectifs d’électrification demanderaient de doubler la génération électrique gazière et conduirait à un accroissement significatif des émissions’.
    Sur le premier point, je suis d’accord sur le fait que le démantèlement du parc actuel français (de l’ordre de 8000 éoliennes en 2020) devrait bien conduire à une facture de l’ordre d’au moins 10 milliards d’euros (soit en moyenne un peu plus d’un million d’euros par éolienne installées), très au delà des chiffres que laisse entendre le coût de 50000€ par éoliennes que font circuler les promoteurs éoliens (pour une éolienne de 2MW de puissance crête, des coûts compris entre 400 000 et 700000€ circulent et la fourchette parait assez raisonnable; ils seraient bien sûr plus importants pour des éoliennes de 3MW et plus qui sont installées aujourd’hui). Il y a donc sur ce sujet une énorme tromperie de la part des promoteurs (rien d’étonnant) mais aussi de la part des écologistes qui minimisent complétement l’aspect démantèlement de l’éolien alors que c’est un de leur cheval de bataille pour les installations nucléaires.
    Sur le second point, j’avoue ne pas comprendre ou alors il manque des précisions quant au contexte de cette affirmation. En France, la part gazière dans la production d’électricité n’était pas plus forte qu’aujourd’hui quand il n’y avait aucune éolienne sur le territoire et si cette part augmente depuis quelques années, c’est bien à cause du développement des parcs éoliens terrestres dont l’intermittence et le caractère aléatoire de la production rend obligatoire de faire appel à des filières de mise en route très réactives.
    Mr Charlez laisse entendre le contraire alors même que la situation allemande démontre sans ambiguïté le lien entre augmentation de la production éolienne et augmentation de la production gazière (je mets ici de côté les autres productions fossiles qui peuvent jouer le même rôle de ‘back-up’ pour apporter des solutions à l’intermittence et qui sont loin d’être anodines).
    Je pense donc que cette phrase de l’article mérite un minimum d’explications complémentaires.
    Je ne suis pas contre les énergies renouvelables mais je suis très opposé au développement irréfléchi de celles qui sont intermittentes et aléatoires car elles ne peuvent que conduire à la mise place de filières fossiles en en particulier de la filière gaz. Cela conduit inévitablement à un surdimensionnement de la puissance de production installée, à une sous-utilisation des installations pilotables avec les conséquences économiques (voire sécuritaires) évidentes qui en découlent. De ce point de vue, l’éolien terrestre décroche la palme d’or!
    La aussi, l’exemple de l’Allemagne est particulièrement édifiant.
    Le mix nucléaire-renouvelables est très séduisant à condition de bien préciser ‘renouvelables pilotables’; mais n’est-ce pas ce que nous avions déjà en France, il y a 30 ans?
    Je rejoins par contre Mr Charlez sur sa méfiance quant à la filière hydrogène, dont beaucoup d’incompétents notoires se gargarisent, mais qui objectivement aujourd’hui représente un défi technologique et économique (voire même écologique) plus qu’aléatoire.

    • « En France, la part gazière dans la production d’électricité n’était pas plus forte qu’aujourd’hui quand il n’y avait aucune éolienne sur le territoire et si cette part augmente depuis quelques années, c’est bien à cause du développement des parcs éoliens terrestres dont l’intermittence et le caractère aléatoire de la production rend obligatoire de faire appel à des filières de mise en route très réactives. »
      Non. Totalement faux ! Décidément, les mythes anti-éoliens ont la peau dure. Revoyez les chiffres. L’augmentation du gaz ne s’explique que par une et une seule cause : la diminution des autres énergies fossiles (charbon et pétrole) plus émetteurs de GES. En 30 ans la production électrique d’origine fossile n’a pas bougé en valeur absolue (de 47 TWh à 45) alors que la production totale a augmenté. En relatif, le fossile (charbon, pétrole, gaz) passe de 11,2 % à 8,6 %. Il y a bien eu un transfert charbon-petrole vers gaz, et pas du tout une augmentation globale des fossiles pour soit-disant compenser l’éolien. Ce serait même plutôt le contraire.
      C’est pareil en Allemagne. En gros, le gaz a remplacé le charbon. Et l’éolien le nucléaire. En termes de GES et de dépendance énergétique, la très mauvaise idée allemande a été de se passer du nucléaire, ne permettant pas de profiter d’une réduction maximale des GES et de ne pas devenir dépendante de la Russie.

      -7
      • « Il y a bien eu un transfert charbon-petrole vers gaz »…
        En 1990, les 11,2 % se répartissent en 8,4/2,1/0,7 pour charbon/pétrole/gaz.
        En 2020, c’est devenu 1/1/6,6 soit 8,6 % de la production globale d’électricité.

        -5
        • Il y a 5 imb.ciles qui ne savent pas lire les chiffres ni les comprendre.
          Et 2 qui répondent à côté de la plaque, même quand on leur met le nez dans leur c.ca !
          C’en est désespérant de bêtise.
          Entre les c.ns et les pleurnicheurs, la coupe est pleine.
          Je pense que je vais arrêter de perdre mon temps à venir ici. Ça me fera des vacances.

          -4
      • Vous avez en partie raison sur le fait qu’en Allemagne, la filière gaz a en partie remplacé le charbon, ce qui en pourcentage permet à ce pays d’annoncer de légères baisses de ces émissions de CO2 alors qu’il reste un des plus gros émetteurs européens par habitants en volume réellement émis.
        Dire par contre qu’une énergie intermittente et aléatoire comme l’éolien (en particulier terrestre) a remplacé une filière pilotable comme le nucléaire est une ânerie.
        Faute de moyens actuels de stockage de l’électricité adéquats l’intermittence se paie forcément par un surdimensionnement des moyens de production pilotables; ce n’est malheureusement pas un mythe anti-éolien mais une réalité que vous aurez du mal à réfuter!

        • Je confirme. Pour toute l’Europe en 2011 ; Puissance installée : 75 TW.
          Puissance effective maximale (12 nov.) : 37 TW.
          Puissance effective minimale (4 septembre) : 4 TW
          Déséquilibre entre les pays : néant, ce qui veut dire aucune compensation possible.

        • Effectivement, le gaz n’est pas l’évolution du charbon vers la propreté mais une solution moins sale à l’intermittence éolienne. Sachant que la solution propre serait de ne pas construire du tout d’engins énergétiques à l’intermittence incontrôlée…

          • Oui tout à fait; mais visiblement ce raisonnement de simple bon sens n’a pas encore réussi à se frayer un chemin dans le cerveau de nos écologistes, ni dans celui de J.L. Mélanchon ni, ce qui est plus grave, dans celui de notre président.

  • Excellente analyse énergétique, comme j’en ai rarement lu sur CP.

  • Le rapport de RTE a été « pondu » sur l’hypothèse « sortie du chapeau » d’une baisse de la consommation électrique de 40%…et c’est énorme !
    Que l’on m’explique comment cela serait possible alors que l’état souhaite imposer le passage des automobiles à l’énergie électrique.
    Peut-être est-ce un rapport « Mc Kinsey » ? (J’ironise).
    Rien que de ne pas augmenter la consommation globale serait déjà un exploit.

  • 30 EPR en 30 ans c’est tout à fait possible. Mais 1 EPR chaque année pendant 30 ans non. Mais on peut commencer par une petite série de 6 pour les 10 ans à venir, puis après monter en puissance pour les 24 autres. Si on compte 10 ans pour la construction d’un, on a le temps de récupérer les capacités techniques. Il faut juste ne pas tarder à commencer et gagner du temps avec les réacteurs existants.
    Ce que veulent les écolos, c’est qu’on se retrouve au pied du mur et qu’on soit obligé de construire rapidement des centrales. Ce qui peut se faire vite, c’est les éoliennes, le solaire, le gaz. Alors que ce qu’ils détestent, le nucléaire et l’hydraulique, prend beaucoup de temps. Ils ont donc tout intérêt à retarder au maximum les décisions pour le réseau.

    • C’est effectivement la stratégie écologiste actuelle évidemment largement encourager en sous-main par les fournisseurs de gaz en particulier.
      C’est pour cela qu’on a assister à un véritable sabotage de la filière nucléaire depuis plus de 20 ans. En plus, les écologistes se sont montrés pour une fois malin (quand il s’agit de mettre en avant de mauvaises solutions ils sont toujours très imaginatifs) en faisant arrêter la filière de quatrième génération qui venait fermer le cycle du combustible en permettant de bruler une partie des déchets et de disposer de combustible pendant de très longues années: un coup de maître validé par Mr Jospin et plus récemment par Mr Macron en arrêtant le programme ASTRID: des visionnaires!
      Bêtise pure ou complicité bienveillante?

  • Sur l’arrêt du développement des éoliennes, 100%d’accord (du moins si on veut limiter nos émissions de GES), par contre démolir l’existant est une connerie dans le sens ou le mal est déjà fait (je veut dire l’ardoise est à payer et le parc nucléaire est insuffisant).

    Sur le long terme c’est sur il faut remettre sur pied et achever le plan Mesmer. Mais ça prendra au moins 30 ans et les premiers bénéfices n’apparaitront que dans 10 à 15 ans.

    Donc en attendant, on est obligé de faire avec les conneries réalisés par les guignols qui ont conduit la France durant les 25 dernières années, donc il faut:
    – Construire les centrales a gaz nécessaires au backup de l’éolien déjà en place
    – Construire les projets de step les plus intéressants mis en veille
    – Upgrader les contrats & la smartgrid pour optimiser le système.

    Pour les appros de gaz on a le choix entre:
    – Planter Zelensky et se réconcilier d’urgence avec les russes.
    – Exploiter les GDS…
    Sachant que la 2e solution nécessite du temps et reste incertaine

    • On pourrait même multiplier les profits en faisant les deux.

    • Commentaire plein de sagesse et de bon sens, bon sens qui manque cruellement à nos dirigeants.
      L’enseignement des mathématiques servait entre autre à développer cela, c’est sans doute pour cela qu’on cherche à tout prix à le réduire. Il faut bien reconnaitre que les résultats sont de ce point de vue étonnants

  • j’ai déjà à de multiples reprises évoqué une analyse faite par Mr. Pellen, ancien de EDF qui montre sans discussion possible qu’il n’y a strictement aucun bénéfice à vouloir associer les renouvelables et le nucléaire
    Comme personne ne lit les liens, je vais tenter d’en faire une petite synthèse
    le réseau français est un réseau bouclé, à savoir que tous les groupes du territoires sont en phase.
    Pour assurer la stabilité du réseau, il faut nécessairement en permanence réaliser adéquation entre conso, et production
    Chaque jour, en fin de journée, le gestionnaire établit les sources de production appelées sur le réseau, en fonction d’une courbe établie grâce à un historique des conso sur des années.
    Il établit également des sources appelables, en rémunérant cette disponibilité
    En France, la production dite de base est essentiellement nucléaire, c’est le socle disponible tout au long de la journée.
    D’autres productions vont servir à l’ajustement au cours de la journée, barrages, flammes,
    Le réseau d’une d’une réserve dite primaire, de l’ordre de 5 % de puissance, en ajustant sur les groupes alternateurs le point de consigne, profitant de leur inertie, pour faire des ajustements instantanés de variations sur le réseau, et des ajustements très rapides de fréquence.
    En aucun cas l’éolien ni le solaire ne peuvent réaliser cette réserve,
    Le gestionnaire prévoit aussi la réserve dite secondaire, appelable en 15 minutes, ce sont les groupes mis en stand by, prêts a venir sur le réseau rapidement à la demande, également les échanges internationaux, suivant le prix en cours.
    ici non plus , ni l’éolien, ni le solaire ne peuvent répondre à cette exigence
    enfin, la réserve tertiaire,en cas de pannes importantes, par le rappel de groupes disponibles, des importations, des effacements contractuels(payants bien entendu)
    là non plus ni l’éolien , ni le solaire ne peuvent répondre à cette exigence
    Comme ces sources ne répondent à aucun des critères devant assurer la stabilité du réseau, elles viennent donc se substituer aux sources dites de base, ici principalement le nucléaire, et comme cela n’a aucune influence sur une éventuelle économie de combustible, cela n’a aucune utilité.
    Il est donc tout à fait idiot de vouloir associer renouvelables intermittents et nucléaire, c’est pourquoi on va accélérer cette politique,
    J’aime beaucoup les pubs de Total, où on voit des éoliennes et des fermes solaires.
    Total bine logiquement engrange les subventions que nous payons, mais a investi des dizaines de milliards chez Poutine pour le gaz, qu’il nous vend au prix fort, gagnant à tous les coups.
    On pourrait très rapidement produire du gaze chez nous, un gisement aux réseerves prouvée à au moins 10 ans est directement exploitable en Moselle depuis.. 4 ans, mais cela n’intéresse … personne
    En Angleterre, un puit d’exploration validation pour le fracking, est disponible, mais arrêté par les idiots utiles de Poutine qui mlilitent pour le sceller définitivement, les réserves de gaz et d’huile sont au minimu de …100 ans de conso UK
    En Allemagne, on peut rapidement exploiter le gaz en mer de Wadden(les hollandais le font) mais bien sur…
    Les USA de premier importateur mondial sont devenus exportateurs en 10 ans, à leur plus grand profit
    et les chars du boucher de Moscou ne sont pas électriques que je sache
    Bref, on se fout du monde

  • Je préfèrerai voir les verts « en terre » plutôt que dur terre. Cela serait moins dommageable pour la planète et pour la société ! Quand je vois sandrine rousseau se définir comme écolo cela me fait bien rire ! Une ultra wokiste écolo ? on aura tout vu !

  • Avatar
    jacques lemiere
    17 avril 2022 at 7 h 30 min

    à terme…à terme de quoi?

  • Les commentaires sont fermés.

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