Présidentielle : le jour où les Français ont renoncé à la liberté

La présidentielle 2022 montre un contexte défavorable à la liberté qui reste la grande oubliée.

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Présidentielle2022 Lassalle Le Pen Rousselle (credits FMas)

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Présidentielle : le jour où les Français ont renoncé à la liberté

Publié le 13 avril 2022
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Le programme de centre droit d’Emmanuel Macron est bien connu, puisqu’il le développe depuis 5 ans.

Toutes ses réformes ont renforcé l’État au détriment des individus et des corps intermédiaires.

À l’ extrême droite, Marine Le Pen veut rétablir un ISF, nationaliser les autoroutes, instituer pour les commandes publiques une priorité nationale détruisant la concurrence. Son programme est une longue suite de subventions, d’exonérations, d’abattements, d’incitations financières. Son projet de réforme est timoré, voire insuffisant ou inadapté, pour les retraites, l’emploi, la santé, l’éducation…

L’un et  l’autre multiplient les plans de soutien coûteux et inutiles, les mesures démagogiques, les interventions de l’État résumait Jean-Philippe Delsol dans une tribune de l’IREF.

L’oubli de la base électorale

Les vieux partis dits de gouvernement, socialistes et républicains, se sont auto-dissous dans l’archaïsme de leur propre structure et oubliant ceux qui les ont créés : leur base électorale. Face à deux candidats de la droite illibérale, les électeurs de gauche vont se jeter dans les bras du mouvement de Jean-Luc Mélenchon et ses vieux relents marxistes-léninistes. Si on ajoute le score d’Éric Zemmour au trio de tête du premier tour c’est plus de ¾ des électeurs qui ont choisi des programmes collectivistes.

« Les idées et les projets se noient désormais dans le nihilisme narcissique et la surenchère démagogique » écrivait ce matin dans son blog Maxime Tandonnet.

Décidément, les Français n’aiment pas la liberté ! Mais peuvent-ils aimer ce dont on ne parle plus ? Les législatives sont leur (notre) dernière chance avant liquidation totale de l’héritage des Lumières…

Où est la liberté dans cette présidentielle ?

Douze candidats au premier tour dont le nuancier de couleurs politiques allait du trotskyste jusqu’au nationaliste d’extrême droite, et aucun candidat libéral et/ou conservateur. L’échec de Valérie Pécresse, candidate de la droite républicaine, est la conséquence de cet absence. En oubliant que la grande conquête de la droite, c’est la Liberté, elle a perdu son électorat fondateur. En rejetant les conservateurs lors des élections régionales (absence des représentants du mouvement Sens Commun), Valérie Pécresse avait perdu cette frange de ses soutiens qui se sont précipités vers Éric Zemmour ou Marine Le Pen.

En appelant à voter Emmanuel Macron, Valérie Pécresse (comme Nicolas Sarkozy ou Rafik Smati) donne l’image d’une nouvelle combinaison entre élites politiques. Il faut reconstruire une droite libérale conservatrice (un courant où la liberté des citoyens est indissociable d’un passé commun, où le changement ne crée pas de rupture). Il faut revenir à la stratégie du Ni-Ni : ni Le Pen, ni Macron. La France ne peut attendre 5 ans de plus. La droite doit reprendre le chemin du combat politique.

Les législatives sont l’occasion de ce combat. L’Élysée est perdu. Matignon pas encore…

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  • Encore faudrait-il qu’il y ait des candidats libéraux aux élections législatives… Pour ceux qui veulent se lancer:
    https://www.partiliberal.fr/2021/12/05/devenez-candidat-aux-legislatives-pour-le-parti-liberal/

  • « Il faut reconstruire une droite libérale conservatrice »
    Surtout pas ! Cette droite-là elle est morte et enterrée et c’est très bien comme ça. Tout sauf cette droite « la plus bête du monde ».
    Pas envie de voir renaître ce bipartisme à l’ancienne, conduisant le pays à osciller entre une droite conservatrice et une gauche collectiviste.
    Et puis « libéral-conservateur », c’est un oxymore. L’électeur l’a bien compris. Lui.

    -1
    • En attendant, les pays qui demeurent actuellement encore relativement libéraux sont ceux qui ont une droite libérale et conservatrice.

      Le libéralisme centriste qui existe en France depuis le retrait de Madelin n’a jamais réussi à décoller en 20 ans d’activité. Et c’est encore plus mal parti aujourd’hui, car c’est maintenant EM qui incarne aux yeux des Français le « libéralisme centriste ».

      Si le libéralisme veut redevenir une force d’envergure, il faut donc qu’il revienne par les extrêmes. Chez LFI, ils sont bien trop communistes pour que cela soit envisageable, et à RN ou Reconquête, il faudrait un changement de tête, ce qui pourrait arriver prochainement au RN si MLP échoue à nouveau.

      • Je m’étais fait la même réflexion sur les pays où subsiste une trace de libéralisme : ils ont été plutôt conservateurs avec une importante force politique libérale-conservatrice qui arrive à tenir ses positions face au wokisme, à la cancel culture, aux mouvements mondialistes qui veulent tout gérer (santé, environnement, égalité, éducation…) avec une posture très méfiante à leur égard.
        Pécresse paie sa Macron-compatibilité avec son score, le crypto-libéralisme du centre d’accord avec tout le monde mais qui vous enferme pour votre bien ayant déjà une tête d’affiche. LR parait très mal barré pour proposer un courant libéral-conservateur.
        Le seul qui me donne de l’espoir en ce sens en ce moment, c’est Zemmour qui semble perméable à une certaine liberté économique dans les faits (avec moins de réglementations et d’impôts et moins de subventions clientélistes) et des positions socialement très conservatrices (qui permettent enfin un vrai débat face aux hystérisés des combats communautaires en roue libre, qui ont quand même fini par pondre l’idée de transformer en délit le peu de temps consacré par un homme à la lessive dans son foyer).

        • Vous confondez libéralisme et libéralisme économique. Comme la plupart des gens de droite.
          L’échec de Fillon, puis de Pecresse montre désormais que c’est une impasse.
          Zemmour, c’est le RPR des années 90. Économiquement, son programme était libéral. Il pouvait refonder sérieusement cette droite mais une anecdote révèle qu’il a été pris en otage par son propre électorat.
          Il avait théorisé sur CNews que la lutte contre la drogue étant un échec, il convenait de réfléchir à la légalisation. Voilà qui aurait eu de l’allure, libéralement parlant.
          Quand on lui a reposé la question, quelques semaines plus tard, au candidat, il a rejeté totalement et définitivement cette alternative.
          Pour un libéral, il n’y a plus rien à attendre de cette droite-là.
          Reconstruire une droite « conservatrice-libérale » mènerait tôt ou tard à la même impasse.

          • Avec Fillon, la droite française était prête à revenir au libéralisme, il y a donc bon espoir que le libéralisme renaisse un jour à droite, le problème était le candidat. VP était bien moins libérale que le programme de Fillon, son échec est donc plutôt bon signe.

            EZ n’est pas libéral, pas plus qu’il n’est conservateur, il est surtout nationaliste et en bon juif, il sait la menace que représente l’islamisation en France. Pour rappel, les musulmans votent en grande majorité JLM. Mais EZ a le mérite de proposer une nouvelle droite qui peut s’unir avec la droite populiste et non plus avec la gauche socialiste. Dans cette nouvelle droite, un bon candidat libéral aurait toutes ses chances de percer.

            Si la légalisation de la drogue aurait eu de l’allure, elle n’aurait pas changé grand chose en France. La France a aujourd’hui un gros besoin de libéralisme au niveau de l’économie, de la santé, de l’énergie, et en isolationnisme. Ces thématiques ne sont porteuses qu’à droite, même les « libéraux » centristes et de gauches n’y sont que peu intéressés et préfèrent encore parler du sexe des gens, alors que le pays est en train de s’effondrer.

  • Si Arthaud, Poutou, Lassalle, ont pu se présenter, pourquoi n’y a-t-il pas eu un candidat libéral pour le faire ? Serait-ce que le libéralisme en France ne représenterait absolument rien ?

    • Si on laisse de côté Rafik Smati qui est libéral comme je suis évêque, il n’y en avait qu’un : Koenig. Il a obtenu 100 parrainages. C’est un bon début mais c’est peu.
      On peut esperer qu’avec la mort du PS et de LR, ce genre de propositions reprenne du poil de la bête.

  • Vous qualifiez MLP « d’extreme droite » mais si on prends le temps de lire et écouter son discours, c’est quand même plutôt centre gauche (socialiste) et vu ses tendances nationalistes on peut dire que c’est du « national-socialisme » modéré .
    L' »extreme » droite francaise c’etait Alain Madelin…

    Quand a Macron vous le qualifiez de centre droit, mais je trouve que l’appellation « OPNI » (objet politique non identifié) que certains l’avait taxé est 5ans après toujours adapté. Difficile de dire ou il se situe. On pourrait dire qu’il est du parti des mauvaises décisions. Finalement il a bien nommé son parti, il manque juste l’orientation du « en marche » qui va manifestement vers le bas…

    • Exact.
      Son programme économique, à MLP, est de gauche.
      Madelin a été à l’extrême-droite dans sa jeunesse, avant de finir libéral, un vrai libéral.
      Macron est un centriste, dont les actions vont de la gauche réformatrice au centre-droit. Il a fait le chemin inverse de Bayrou, ils ont donc fini par se croiser.

      • Et ils forment maintenant l’extrême-centre… Je ne pense pas que MLP aurait fait pire en matière de recul des libertés que la clique actuelle. Elle aurait peut-être essayé, mais les contrepouvoirs l’en auraient empêché, alors que EM ne rencontre aucune opposition et fait ce qu’il veut.

  • « À l’ extrême droite, Marine Le Pen veut rétablir un ISF, nationaliser les autoroutes, instituer pour les commandes publiques une priorité nationale détruisant la concurrence. Son programme est une longue suite de subventions, d’exonérations, d’abattements, d’incitations financières. Son projet de réforme est timoré, voire insuffisant ou inadapté, pour les retraites, l’emploi, la santé, l’éducation… »
    Hors l’ISF et la nationalisation des autoroutes, le reste du paragraphe fait aussi référence au programme de Macron… D’ailleurs, avant ce paragraphe, il aurait été intéressant que l’auteur décrive le programme de Macron au lieu d’écrire un simple « on le connaît déjà »… Car en fait, non, on ne le connaît absolument pas étant donné qu’il est en train de le construire en ce moment avec le « en même temps ».

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