Fanatisme écologiste : dernières nouvelles d’Europe

Misère alimentaire et misère énergétique : on ne pourra pas reprocher aux écologistes d’entretenir le mystère sur leurs intentions. 

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Fanatisme écologiste : dernières nouvelles d’Europe

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 12 avril 2022
- A +

Programmatiquement, les partis écologistes les plus extrémistes d’Europe sont les belges Ecolo & Groen et le parti allemand Die grünen. Ces partis ont en commun d’être au pouvoir au niveau fédéral de leur pays respectif, avec des partis socialistes et libéraux.

En Belgique

La Belgique est, avec la France, l’un des pays d’Europe dont le mix énergétique est le moins émetteur de CO2. Cette vertu est entièrement due à sept réacteurs nucléaires parfaitement opérationnels. Las ! Les écologistes, dont le moteur idéologique premier est et n’a jamais été que la haine, vouent au nucléaire une inextinguible détestation. D’une part parce que le nucléaire leur paraît une sorte de viol de Gaïa, en en extirpant une énergie virtuellement illimitée. D’autre part parce que cette énergie est précisément illimitée, ce qui contrecarre la misère généralisée — ils préfèrent modestie — qui est désormais l’objectif premier des écologistes en politique.

Les écologistes belges ont exigé et manqué de peu obtenir le remplacement de l’intégralité du parc nucléaire par des centrales au gaz. Ce qui eut propulsé d’un coup d’un seul la Belgique dans la classe des pays européens les plus émetteurs de CO2. Un responsable écologiste déclarait à l’époque : « Pas grave, les autres pays européens vont compenser en diminuant leurs émissions. » Malin singe !

L’invasion de l’Ukraine a réduit au néant les projets ultra-carbonistes des écologistes. Il s’est en effet avisé que les centrales au gaz fantasmées par les écologistes seraient approvisionnées pour partie et par nécessité par du gaz russe, contribuant directement aux efforts de guerre de la Russie.

Vaincus par le réel sur la prolongation du nucléaire, les écologistes belges pinaillent à présent sur les détails : prolonger deux réacteurs nucléaires alors qu’il faudra en prolonger cinq. En effet, les partis Ecolo et Groen exigent encore et toujours de substituer à trois réacteurs nucléaires viables des centrales au gaz qui feront exploser les émissions belges de CO2. Ces centrales au gaz seraient encore et toujours, par nécessité matérielle, alimentées pour partie par du gaz russe, donc finançant l’impérialisme de la Russie.

Ce qui est neuf est qu’on apprend que l’une des centrales fantasmées par les écologistes serait construite et donc contrôlée par le régime totalitaire… chinois. Les écologistes européens sont décidément — et résolument ! — la providence des régimes humanicides.

On s’interroge : quel est seuil de contradiction à partir duquel les électeurs Ecolo – à Groen il n’y en a presque plus — s’interrogeront sur la pertinence, la rationalité et la conformité à leurs propres valeurs, de leur choix électoral ?

En Allemagne

En 2018, à la tribune des Nations-Unies, le président Donald J. Trump signalait aux Allemands qu’ils aggraveraient leur archi-dépendance au gaz russe — donc celle de l’Europe — en ajoutant Nord-Stream 2 à Nord-Stream 1. La délégation allemande accueillait cette déclaration — simple constat factuel — avec cet air de supériorité si caractéristique :

Contrairement aux écologistes belges, les écologistes allemands ne lâchent pas pour autant le morceau : ils persistent à exiger — et sont en passe d’obtenir — la fermeture des trois derniers réacteurs nucléaires allemands en service. Cela, pour leur substituer du gaz — toujours plus de gaz ! 55 % du gaz allemand est payé à la Russie — et du charbon, entre toutes la source d’énergie la plus polluante, en plus d’émettre massivement du CO2. On lit beaucoup que les Allemands apprennent de leurs erreurs.

Il est permis d’en douter.

 

Union européenne

Ces escarmouches anti-nucléaire d’arrière-garde ne doivent pas masquer que l’écrasante majorité des pays d’Europe ont à présent compris et intégré que leur avenir sera pour partie nucléaire. Deux exemples parmi d’autres : le Royaume-Uni va se bâtir un parc nucléaire géant, et les Néerlandais ont renoncé à leurs superstitions dans le même domaine.

La vraie menace écologiste qui pèsent sur les familles d’Europe est aujourd’hui le programme Farm-to-Fork de la Commission européenne. Ce programme vise à détruire, en Europe, les méthodes et techniques de l’agriculture moderne pour leur substituer une agriculture écologique ou bio. Selon le chiffrage neutre et objectif de ce programme par le ministère fédéral américain de l’Agriculture, Farm to Fork mènerait à un effondrement de la production agricole en Europe.

Combiné à la réduction substantielle des livraisons agricoles en provenance d’Ukraine — qui reste l’un des greniers de l’Europe — et de Russie, s’il était implémenté Farm to Fork mènerait mécaniquement à une explosion du prix des denrées alimentaires les plus élémentaires.

Misère alimentaire et misère énergétique : on ne pourra pas reprocher aux écologistes d’entretenir le mystère sur leurs intentions.

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  • Très juste, hélas. La « sobriété » appelée par certains est un euphémisme pour la décroissance et la misère. Quand donc les Européens ouvriront-ils les yeux sur le véritable projet des écolos?

    • S’il n’y avait que décroissance et misère avec l’utopie écolo, ce serait presque supportable.
      Car il y a pire au programme : le totalitarisme !
      Quand ces gens nous expliquent que pour sauver la planète, il faut mettre de côté nos grands principes démocratiques… Voilà la graine des bonnes vieilles dictatures !

  • On constate une énorme inertie des opinions – et des partis politiques, tétanisés par la simple éventualité de les contredire – en ce qui concerne les mythes et propagandes escrologistes. Ceux-ci sont également protégés par le faux « bon sens » de millions de personnes qui ne peuvent ou ne veulent s’informer correctement, notamment sur les questions énergétiques et qui finissent par penser que « la vérité est entre les deux », « il y a des bonnes idées partout ». Alors on accepte de fermer ou de réactiver un réacteur nucléaire sur deux, de recourir à un indéfinissable mélange de vraies énergies (nucléaire, hydraulique et fossiles) et d’énergies intermittentes (qu’on s’obstine à maquiller sous le pavillon « énergies renouvelables ») alors qu’un minimum d’information et de réflexion sérieuses amène inévitablement à conclure que le solaire et l’éolien sont des impasses ruineuses dont les effets les plus concrets sont (i) de promouvoir des énergies fossiles (centrales à gaz, à charbon, voire au lignite, pour prendre le relais dès qu’il fait nuageux ou nuit ou que le vent tombe, situations plus que fréquentes) et (ii) de défigurer nos paysages ruraux (éoliennes) et urbains (panneaux solaires).

    Malheureusement, quasiment aucun responsable politique au pouvoir ou dirigeant un parti majeur ne prend encore clairement position, à savoir en déclarant que, à part des contrats en cours qui seraient trop coûteux à résilier, il faut couper immédiatement toute subvention aux énergies intermittentes, relancer la construction de réacteurs nucléaires de tailles diverses, relancer les filières de formation aux métiers de l’industrie électronucléaire et consacrer l’essentiel des recherches aux filières présentant de réelles perspectives (EPR, fusion). Tout cela devrait être accompagné de vraies campagnes d’information validées par de vrais experts techniques et économiques en matière de production d’énergie afin que les citoyens puissent enfin comprendre ce que sont les vrais enjeux et se désintoxiquent du conditionnement-propangando-escrologiste relayé par des autorités malhonnêtes comme maints responsables de l’UE notamment manipulés par l’Allemagne.

    Je crains que, malgré le salutaire rappel opéré par les conséquences du conflit russo-ukrainien, il nous faille au moins cinq à dix ans pour sortir de cette situation et mettre à la poubelle ces convictions escrologistes délirantes.

    Et delenda est escrologia !

    • Bof !
      Tous les pays, des States à la Chine, en passant par l’Europe, misent aussi sur les ENR.
      Si nous étions les seuls, vous pourriez être suspecté d’avoir raison.
      Quand tout le monde fait pareil, croire qu’on est le seul à avoir raison contre tous est tout de suite plus délicat.
      Le tout ENR est une utopie. Pas un mix, où les ENR représentent environ 20-30 % max. Dans ce cas là vous avez tort : il n’y a pas besoin de relancer des centrales au gaz ou au charbon.
      L’autre utopie c’est de croire qu’on peut se passer du nucléaire, de même que croire qu’on peut n’avoir que ça.
      Les monomaniaques ne sont, ici comme ailleurs, que des conseillers dangereux.

      -6
      •  » Pas un mix, où les ENR représentent environ 20-30 % max. Dans ce cas là vous avez tort : il n’y a pas besoin de relancer des centrales au gaz ou au charbon. »

        Les 70-80% ils proviennent d’où alors???

        Le nucléaire peut faire techniquement 100% de besoin, (déjà le cas dans les sous marins) , c’est un problème plus économique (construire une centrale nucléaire pour l’utiliser un jour par an n’est pas du tout rentable.)

        Du fait de la variabilité du solaire / éolien, faire du backup nucléaire pour le solaire et l’éolien demandant de construire les mêmes réacteurs que pour faire 100% nucléaire et relève de la débilité profonde d’un point de vue économique. (C’est encore pire qu’un mix 100% Nucléaire)

        Donc au final éolien + solaire = en sus Hydraulique ou gaz + charbon. Si vous avez pas l’hydaulique c’est du gaz + charbon.

        Le dimensionnement opté par beaucoup de pays c’est une petite base nucléaire exploitée au taquet + un melange de fossiles et d’ENR, le tout ayant un bilan GES pas franchement terrible au regard d’une utilisation plus massive du nucléaire comme démontré par le parc Francais , mais mieux que de faire tout avec du charbon .

        Mais bon, on peut être écolo ou être compétant. La somme des deux c’est Jancovici…

        • « Les 70-80% ils proviennent d’où alors??? »
          Nucléaire, hydro, principalement.

          • oui quand on a de ‘hydro’ et du nucléaire comme en France. Mais les 70-80% seraient les bon chiffres si les renouvelables n’étaient pas intermittentes. En fait, il faut rajouter 30% de pilotable qui seront dans la plupart des cas inutilisés mais qui vont pourtant bel et bien peser dans la balance économique et qui seront indispensables pour éviter un ‘black-out’ en cas d’absence complète des renouvelables intermittentes. Exemple: une soirée d’hiver très froide (comme en février 2012) par météo anticyclonique conduirait aujourd’hui en France à un ‘black-out’ inévitable et la stratégie actuelle de diminuer la part du nucléaire et d’augmenter la part de renouvelables aléatoires ne fera que renforcer cette tendance.

          • Et le gaz … Car il est idiot de faire du backup pour l’éolien avec du Nucléaire. Les ENRi peuvent aider (notamment le solaire) l’hydrau mais dans de faibles proportions du fait que l’hydrau pilotable pése peu (<10%) . De plus le profil des ENRi est si pourri qu'il consomme beaucoup de backup donc beaucoup d'hydrau qu'on n'a plus pour aider le nucléaire qui en nécessite moins.

            L’éolien n'a pas sa place dans un mix qui cible du très bas carbone, et l’élimination au maximum des fossiles.

        • Et non le nucléaire ne peut pas faire 100 %. Pas assez rapide en terme de pilotage.
          De toutes façons, en France, la question ne ne pose pas : on a déjà 20 % entre l’hydro et les ENR.

          -1
          • @ Pierre Ponce

            Pour la France métropolitaine, une production d’énergie sûre et performante doit – et peut – se fonder sur l’électronucléaire [recours aux techniques actuelles et recherche dans toute direction viable] et l’hydraulique et quelques centrales à énergie fossile (gaz de préférence) pour gérer des pics de consommation subits car, comme vous l’indiquez justement, le nucléaire et l’hydraulique ont des capacités d’ajustement moindres ou moins rapides.
            NB : contrairement à l’Allemagne, la France peut importer du GNL [gaz naturel liquéfié] pouvant donc provenir de divers pays car notre pays est actuellement doté de quatre terminaux terrestres d’importation de GNL, un à Dunkerque, un autre à Montoir-de-Bretagne et deux à Fos-sur-mer.

            Enfin, on pourrait peut-être extraire ce gaz de notre sous-sol : il faudrait commencer par effectuer des prospections, donc passer outre au diktat des escrologistes interdisant non seulement l’exploitation du gaz de schiste mais aussi toute recherche géologique ! Fanatisme obscurantiste typique de ces « élus du Bien » autoproclamés.

            Bref, commençons par cesser de nous tirer des chargeurs entiers dans les pieds, conseillons aux escrologistes d’essayer de trouver un vrai travail en entreprise et renvoyons d’urgence Greta la Gourette [féminin de gourou escrologiste] sur les bancs de l’école.

            Et delenda est escrologia !

          • Vous avez raison mais pendant longtemps l’hydraulique seul a suffit en France. Les ENR intermittentes et aléatoires ne font que compliquer le problème!

        • Jancovici, en ce sens qu’il est décroissant, est un imbécile. C’est un imb.cile savant. Un truc tout aussi improbable qu’un pro-nucléaire écolo. Mais il faut de tout pour faire un monde.

          • Les analyse de Jancovici étaient pendant longtemps assez correctes. Depuis il a compris que son intérêt n’était pas de ruer dans les brancards compte tenu de la doxa ‘réchauffement climatique anthropique’. Depuis ses analyses deviennent un peu biaisées et beaucoup plus sujettes à caution.
            Mais je pense que lui est conscient de cet état de fait, enfin je l’espère!

      • @ Pierre Ponce

        1) Il faudrait indiquer le pourcentage que représentent les énergies INTERMITTENTES [et non renouvelables] en Chine et aux États-Unis :
        – en 2017, solaire et éolien représentaient 2,3 % de la consommation primaire d’énergie en Chine, pays qui produit au moins 50 % des terres et métaux rares dans le monde, ce qui la met à l’abri de la dépendance, contrairement aux pays d’Europe dont la « géniale » politique énergétique favorisant les énergies intermittentes les fait dépendre et de la Russie (gaz, voire pétrole) et de la Chine (terres et métaux rares) ;
        – en 2020, aux États-Unis, les énergies intermittentes représentent environ 11,6 % de l’électricité produite (8,3 % d’éolien et 3,3 % de solaire), en sachant que (i) l’ensoleillement est bien plus puissant dans maints états que dans la plupart des pays européens et que (ii) les États-Unis regorgent de sources d’énergies fossile, dont le gaz de schiste.

        En clair, alors que la Chine et les États-Unis sont bien plus à l’abri des inconvénients des énergies intermittentes, ces deux pays leur accordent un rôle nettement moins important que dans les pays de l’UE. Votre affirmation « Tout le monde fait pareil » est donc au moins deux fois inexacte, notamment parce qu’on ne peut sérieusement comparer les politiques énergétiques des différents pays sans tenir compte de leur profil en la matière : ce serait la même chose si on prenait la Norvège ou la Suisse comme modèle général alors qu’il s’agit de pays à faible population dotés de sources d’énergie hydraulique (au passage, c’est une vraie énergie renouvelable) considérables par rapport aux besoins de ces pays.

        Pour le reste, vous êtes typiquement dans le « il doit y avoir un peu de bien partout » au lieu de raisonner à partir de données objectives.

        • Justement, revoyez vos donnees…
          Chine : « Elle investit lourdement dans la production d’énergies renouvelables : elle est de loin au 1er rang mondial pour la production hydroélectrique (30,8 % du total mondial en 2020), pour la surface de capteurs solaires thermiques (71 % du total mondial fin 2018), pour l’éolien (29,3 % de la production mondiale), au 1er rang également pour le solaire photovoltaïque (32,9 % du total mondial en 2019) et pour la production d’électricité à partir de biomasse (17,5 % du total mondial en 2018). Les énergies renouvelables ont fourni 28,1 % de l’électricité chinoise en 2020 (hydroélectricité : 17,0 %, éolien : 6,0 %, solaire : 3,4 %, biomasse+déchets : 1,7 %). » (wiki)

          States : « la remontée progressive des énergies renouvelables : après un long déclin de 30,3 % en 1950 à 8,3 % en 2007, elles sont remontées à 20,6 % en 2020, grâce surtout à l’essor de l’éolien et plus récemment du solaire. »
          (wiki).

          Même si la réalité vous défrise, au point de la nier, ces deux grands pays se sont lancés, comme beaucoup d’autres, dans les ENR.
          Mais bon, rien ne vous empêche de continuer à vous aveugler et de croire que vous aussi vous pouvez avoir raison contre tout le monde.

          -4
          • @ Pierre Ponce

            1) Il faut distinguer les énergies renouvelables (essentiellement l’hydraulique) des énergies intermittentes (solaire, éolien) qui n’ont pas les mêmes conséquences, notamment la nécessité de doubler les capacités de production d’énergies intermittentes par des centrales à énergie fossile.
            Autre différence : le coût de production des énergies intermittentes est bien plus élevé… et ce n’est qu’un début car on ne prend pas (assez) en compte l’usure des pales (le plus « beau » étant les hélices « baignant » dans des vents marins salés, donc hautement corrosifs) ou des panneaux solaires.
            Ce regroupement trompeur de sources d’énergie profondément différentes est une sorte de « pavillon de complaisance » qui permet de mélanger pommes et navets ou de marier carpes et lapins et, ainsi, de brandir des chiffres plus élevés que ceux concernant les énergies intermittentes alors que ce sont elles l’objet du débat. Méfions-nous : à défaut de connaître les questions économiques, les escrologistes sont de redoutables experts en désinformation, héritage de l’origine d’extrême-gauche de nombre de leurs cadres.

            2) Que la Chine et les États-Unis aient augmenté récemment leurs investissements dans les énergies intermittentes n’affecte pas la validité de ce que j’ai écrit :
            – ces 2 pays sont à l’abri de nombre de conséquences, notamment la forte dépendance à l’égard de pays potentiellement peu fiables ;
            – d’autre part, en ce qui concerne les États-Unis, l’ensoleillement est nettement plus favorable à l’utilisation du solaire ;
            – enfin, au-delà d’un simple « rattrapage » (visant peut-être à assurer une veille technique ou, aux États-Unis, à ramasser des voix aux élections), il reste à voir si ces pays – surtout les États-Unis – seront disposés à s’en remettre fortement à des sources d’énergie bien plus coûteuses que le nucléaire, l’hydraulique ou les énergies fossiles : même si ces pays représentent un pourcentage important de la production d’énergie intermittente, ces chiffres doivent d’abord être rapportés à ceux de la production d’énergie toutes sources confondues ; or, 30 % ou 40 % de pas grand chose, cela fait toujours pas grand chose…

          • @Pierre Ponce vous mettez l’hydraulique dans les ENR ce qui est techniquement correct, mais politiquement faux. Pour les écolos, le solaire et l’éolien sont les seules ENR qui vaillent.

          • Le solaire thermique de grande surface, ça s’appelle une serre. Si vous êtes à Oslo ou même à Plougastel, et que vous n’avez pas une grosse solution de remplacement, au gaz en général, pour quand il pleut ou neige, vous ne ramènerez pas vos fraises. En revanche dans le sud de la Chine…

          • On ne peut mettre dans le même panier, l’hydraulique qui est quasi pilotable et l’éolien et à un degré moindre le solaire qui sont intermittentes et aléatoires. Par ailleurs la Chine, vase territoire, dispose de nombreuses zones quasi inhabitées ou l’implantation de l’éolien ne gêne pas grand monde et ne représente pas une catastrophe écologique comme cela peut l’être en France ou pire en Allemagne.
            Par ailleurs le pourcentage de production associé à des filières intermittentes doit être pris avec précaution car l’énergie fournie quand on en a nul besoin peut être un lourd fardeau. Les Danois, qui bradent leur électricité éolienne aux Norvégiens quand leurs éoliennes produisent plus que nécessaire et qui leur achètent l’électricité hydraulique à prix fort quand le vent se met au repos, sont bien placés pour le savoir.
            Cette dernière remarque permet bien de voir que toutes les ENR ne se valent pas et que si une bonne dose d’hydraulique est un véritable atout, ce n’est pas vraiment le cas des ENR intermittentes et surtout pas de l’éolien terrestre.
            Ceci dit, la filière éolienne a enrichi grassement quelques personnes et présente un véritable atout en terme de spéculation dans un monde où les placements avec rendement à 2 chiffres deviennent rarissimes: cela explique peut-être le bel engouement que certains lui portent!

            • @jardinier

              Exactement, on ne saurait mieux dire ! Et voilà pourquoi, d’ironique au départ, le terme « escrologie » est de plus en plus descriptif de ces idées tordues, ruineuses et malhonnêtes, intellectuellement et financièrement. d’insister sur la distinct
              Merci par ailleurs d’avoir rappelé l’indispensable distinction entre énergies renouvelables (essentiellement l’hydraulique) et les énergies intermittentes (notamment l’éolien et le solaire)
              Et delenda est escrologia !

      • « Si nous étions les seuls, vous pourriez être suspecté d’avoir raison. »

        Vous pourriez aussi être suspecté d’être un xyz-sceptico, negationo-ultra-libéralo-comploto-fako-propando-fashique.

        D’ailleurs ça tombe bien car c’est le cas !

      • Il y a aux EU, plus de 14000 éoliennes qui rouillent gentiment donc, du moins pour cette filière, je n’ai pas l’impression qu’ils compte véritablement dessus.
        Pour beaucoup de pays, installer du nucléaire pose des problèmes évidemment plus délicats qu’installer des renouvelables car les savoir-faire associés ne sont pas du tout les mêmes au niveau de la construction et au niveau de l’utilisation et de la maintenance.
        Tout le monde peut installer de l’éolien et du photovoltaïque, pas du nucléaire. Mais l’usage n’est aussi pas le même et si 20% de renouvelables sont encore acceptables (avec comme en France 12% environ de renouvelables quasi pilotables avec l’hydraulique), aller au delà pose de graves problèmes que les allemands sont en train de mettre en évidence!

  • Il reste à espérer que les responsables aux manettes entendent raison et ne précipite pas le monde vers la faim et sa fin. Car il n’y a pas que l’Europe qui souffrirait des délires écologiques mais le monde !

  • « quel est seuil de contradiction à partir duquel les électeurs Ecolo – à Groen il n’y en a presque plus — » La vraie question est là : comment se fait-il que 5% des électeurs (Jadot) imposent leurs lubies assassines à 95% de la population? Une seule réponse possible : téléguidage depuis les USA par l’intermédiaire de Soros.
    A signales que les écolos allemands, qui font la pluie et le beau temps à Bruxelles, sont issus du défunt parti communiste interdit dans les années 50. Leur furieuse hostilité au nucléaire s’explique car à l’époque ça voulait dire fusées pointées sur Moscou. Péché capital!

    -1
    • Pourquoi les lubies assassines écolo s’imposent-elles à l’ensemble de la population ? Pas besoin de chercher un bouc émissaire palindrome. D’abord, il y a l’instruction publique et obligatoire, qui comprend depuis quelques décennies une part importante d’endoctrinement. Ensuite, il y a l’instruction publique et facultative qui permet d’arriver à l’âge adulte sans savoir le moins du monde les bases de l’arithmétique, lesquelles ne sont plus non plus requises pour obtenir des responsabilités même au plus haut niveau. Enfin, il y a la méfiance générale pour les mécanismes de marché, considérés comme polluants et urticants.
      Les écolos font la pluie et le beau temps à Bruxelles parce que la subvention à une activité vertueuse et non rentable est le summum de la sainteté pour une grande partie de la population. Cette grande partie est convaincue d’avance que tout ce qui affiché comme pour l’environnement est vertueux, que les reporters de la télé peuvent faire multiplications et additions à leur place et arriver à des grandeurs sidérantes, et que même subventionné, le privé se détourne à tort et par pure malignité de ces vertus qu’il juge non-rentables.

    • « comment se fait-il que 5% des électeurs … »

      4.6% de 73.7% de votants : on est plutôt autour de 3.4% qui prétendent faire manger des insectes, cultiver la terre à la charrue … aux autres.

      Mais 3.4% étonnamment bien représentés dans les médias ?!?

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