Valérie Pécresse au Zénith : le siège de Sarko est toujours vacant

Au Zénith, Valérie Pécresse a repris le rôle de Nicolas Sarkozy mais peine à convaincre. Peut-être la droite devrait-elle arrêter de se chercher un leader charismatique ?

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Valérie Pécresse au Zénith : le siège de Sarko est toujours vacant

Publié le 14 février 2022
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Le premier grand meeting de Valérie Pécresse au Zénith a fait salle comble mais n’a guère suscité l’enthousiasme. Son projet de « nouvelle France » se voulait rassembleur, il n’a pas convaincu les commentateurs qui l’ont accusé d’enchaîner les platitudes, de copier ses adversaires et même de surjouer l’autorité pour tenter de s’imposer.

« La France qui s’assume et qui se réinvente », telle était la partition de la candidate des Républicains, qui a tenté à la fois de répondre aux attentes sécuritaires d’une société française qui se droitise tout en tentant de ne pas paraître totalement populiste et passéiste.

C’est que la droite en France est prise dans un étau entre une centre autoritaire et des formations nationalistes qui ont largement pioché dans son électorat et son programme pour prospérer. Elle n’a plus non plus l’homme fort pour maintenir sous sa férule l’ensemble des ambitions et fédérer les 50 nuances de droite que les franchises UMP puis LR incarnaient.

Après Nicolas Sarkozy

D’abord de Gaulle, puis Chirac et enfin Sarkozy ont toujours considéré les partis comme des chevaux de course entraînés pour gagner des élections ponctuelles, pas vraiment comme des plateformes idéologiques très cohérentes ou très structurées. Le RPR, l’UMP puis LR sont des casaques différentes pour les mêmes professionnels de la politique. Centristes, droites bonapartiste et orléaniste y ont coexisté à peu près paisiblement quand le chef donnait la direction qui convenait à tout le monde.

Par son talent de tacticien et son énergie, le dernier ténor de la droite, Nicolas Sarkozy, avait réussi à maintenir l’illusion d’une droite unie. Capable à la fois de séduire l’extrême droite en jouant sur la corde de l’identité nationale et de flatter le centre en lui jouant la petite musique réformiste de « Sarko l’Américain », l’ancien président de la République ne vit sa légitimité contestée qu’une fois rattrapé par la justice.

L’extrême droite a fait peau neuve et remonte dans les sondages. L’union du centre-droit et du centre-gauche a fusionné avec la macronie, offrant aux électeurs une troisième voie jusqu’alors inconnue en France, celle d’un bloc élitaire culturelle progressiste mais sécuritaire et autoritaire en pratique. Que reste-t-il à la droite ?

Son salut pourrait venir du libéralisme, si elle accepte enfin de ramasser le flambeau de la liberté que le reste des « grands candidats » a abandonné avec la panique sanitaire. Cela supposerait d’en finir avec la culture mortifère du chef, et d’établir un programme sur des principes clairs, défendre la liberté en tout, et occuper l’espace que les différentes formes de populisme et de socialisme tentent de faire disparaître à jamais. Sa survie pourrait être à ce prix.

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  • Bah, son plus grand handicap est d’être une femme la mère patrie à besoin d’un homme… Sinon, elle vaut quoi, son CV, qu’a t elle fait de bien depuis qu’elle fait de la politique ?

  • Le pêché originel de LR est d’avoir voté toutes les mesures liberticides depuis 2 ans.
    Le Sénat, qui grâce à une vivacité d’esprit exceptionnelle, vient de comprendre le piège tendu par Macron. C’est pourquoi il diligente une commission d’enquête pour évaluer l’efficacité du passe vaccinal.
    On ne peut pas défendre une politique libérale quand on ne défend même pas les libertés individuelles des Français.
    De plus, Valérie Pécresse cumule deux handicaps majeurs : l’inhabileté et l’insincérité.
    Macron n’a même pas besoin de faire campagne, les LR la font à sa place…

    • Pas de chance V. Pécresse n’est pas député , mais Présidente de région,  »réélue » .
      V. Pécresse a toutes les compétences, toutes les qualifications pour prétendre à la fonction suprême. Son programme, qu’elle déroule au fil de ses réunions politiques répond au besoins des Français. Elle est sincère dans sa démarche, c’est une faiseuse pas une poseuse, ni une attraction de foire !

  • Tout le monde se fiche de ces meetings, sauf les militants, convoyés par trains et bus. Les journalistes s’y intéressent comme évènement (?) et sources d’images, avec drapeaux et foule hystérique. Pécresse n’aurait jamais dû participer à une telle comédie. Elle vaut mieux que cela. Et si les électeurs de droite cherchent encore des chefs, il ne méritent pas de gagner cette élection.

    -2
    • Pécresse vaut mieux qu’une telle « comédie »? Non. Justement, non. Elle est elle-même une habituée de la comédie, quand on voit ses revirements sur l’islam et l’immigration.

      Que des électeurs de droite aient les yeux éblouis par le mirage Sarkozy encore aujourd’hui démontre justement que beaucoup de gens sont plus sensibles aux grandes postures théâtrales qu’à la réalité crue. Les meetings ont donc tout leur sens.

    • Les Républicains ne sont pas en reste de trouver un candidat, ils en ont trop d’où le congrès. Les compétences, elles sont dans leur parti …Voir les amateurs d’EM !

  • Le mot « extrême-droite » dans ce texte me rappelle ces fois où j’entends Contrepoints être qualifié de site « ultra-libéral ».

  • On attend toujours de Pécresse la dénonciation du scandale de la transition escrologique. Le Ministre des Finances lui-même a qualifié le marché de l’électricité d’aberration. Qu’attend donc Madame Pécresse pour placer le pouvoir actuel devant ses responsabilités ?

    • C’est justement ce qu’elle fait figurez-vous . Mais pour l’entendre il faudrait déjà commencer par l’écouter !

  • Je désespère ! Aucun candidat ne prônant le libéralisme ne sera ne serait-ce qu’au premier tour. Tous un concours à celui qui sera le plus liberticide… Et en attendant la communauté libérale et libertarienne qui se chamaille et ne propose aucune alternative viable : on vit dans une bulle, un espoir, une chimère. Et dans le même temps on voit l’effondrement de la France, des français devenir de plus en plus bêtes, leurs cerveaux de plus en plus lavés par des idées décroissantistes, fascistes, marxistes, et dont la propagande est payée par nos impôts. Y a de quoi déprimer.
    C’est quoi la solution ? Partir à l’étranger ? C’est partout pareil j’ai l’impression…

    -1
    • Vous êtes confondant de naïveté. Est-ce volontaire ? Le libéralisme n’a jamais eu la plus petite chance de gagner en France. Gaspard Koenig n’aura pas ses parrainages et, s’il les avait, il n’atteindrait pas 2%. Pourtant, c’est un type remarquable, intellectuellement brillant.
      Les commentateurs de Contrepoints sont parfois plus proches de Zemmour ou de Trump, qui sont l’exemple le plus caricatural de « l’illibéralisme ».
      Il faudrait s’entendre sur le concept de libéralisme, qui ne peut se réduire au conservatisme catholique et à la nostalgie du 19e siècle.
      Bref, il faudrait actualiser…

      • Les conditions d’obtention du label « illibéral » me semblent bien simples. En gros, il suffit de vouloir réduire l’immigration, c’est ça ?

        (ou de ne pas être séduit par les théories du style « Le métissage est une richesse » et cetera)

  • Valérie Pécresse n’est pas une théâtreuse qui ne cherche qu’à en mettre plein la vue. Elle a des qualités intrinsèques de rigueur dans sa gestion et a démontré d’authetiques capacités dans ses différentes fonctions. Les meetings sont de la poudre aux yeux. Ce qui importe, c’est la négociation et, à cet égard, elle est parfaitement à la hauteur.

  • Les commentaires sont fermés.

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photo d'Eric Ciotti
6
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À droite on suit le chef. C’est comme ça. Ça a toujours été comme ça.

Et quand le chef dit une bêtise, on répète la même bêtise. Quand le chef fonce droit dans le mur, on fonce tous droit dans le mur.

Bon, ne soyons pas trop dur. Le ralliement des Républicains au projet de la majorité sur le sujet des retraites n’est peut-être pas encore l’achat de billets de dernière minute pour la traversée inaugurale du Titanic ou l’enrôlement dans la légion le jour du dernier parachutage sur Diên Biên Phu, mais c’est quand même a minima une ... Poursuivre la lecture

Eric Ciotti
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Par Olivier Guyottot.

 

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