Peggy Sastre à propos de Pécresse : « le marketing identitaire me révulse »

Peggy Sastre a accepté de partager son point de vue sur la « la carte femme » que Pécresse veut jouer face aux citoyens français.

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Peggy Sastre à propos de Pécresse : « le marketing identitaire me révulse »

Publié le 5 février 2022
- A +

On apprenait il y a peu dans Le Monde, que Valérie Pécresse avait l’intention de jouer « la carte femme » en tant que candidate aux présidentielles. Une manière interpellante de faire ouvertement de la politique du genre. Peggy Sastre, journaliste scientifique, essayiste, traductrice et blogueuse française, a accepté de partager son point de vue sur ce signal envoyé par Pécresse aux citoyens français.

 

N’est-ce pas un mauvais signal envoyé aux féministes et à la sphère féminine de manière générale ?

Je me garderais bien de répondre en représentante des femmes ou des féministes, mais je peux vous dire quel effet cela a sur moi : c’est un repoussoir absolu.

Jouer sur son identité, c’est avouer qu’on n’a pas de personnalité, pas d’idées, pas de projet. On me reproche souvent mon approche psychologisante de la politique, mais le tempérament dit quelque chose de la personne, c’est un élément qui permet d’estimer, d’augurer, le genre de décisions qu’elle pourra prendre dans un contexte donné, etc. On peut s’en servir pour évaluer ses éventuelles trajectoires, se dire qu’il la fera plutôt aller dans tel sens et pas dans l’autre, etc.

Mais l’identité ? Que dalle, ça ne dit absolument rien, en premier lieu parce qu’on ne peut pas inférer une réalité individuelle de données statistiques – ce qui vaut, de manière probabiliste, au niveau d’un groupe, ne vaut pas au niveau d’un individu. Et même, comment revendiquer quelque chose qu’on n’a pas choisi et donc sur lequel on a, par définition, aucun mérite ? Je pourrais être électrice de Pécresse, comme j’aurais pu voter pour Ségolène Royal en 2007, mais le marketing identitaire me révulse. À l’époque, que Royal ait mis en avant son sexe, qu’elle était une maman, etc., ont été parmi les gros arguments qui m’ont fait ne pas voter pour elle.

Pareil avec Pécresse aujourd’hui. En ce qui me concerne, elle vient de perdre beaucoup de places dans ma short-list. Et c’est comique que Pécresse se réclame de Margaret Thatcher, parce qu’elle n’aurait pas eu un penny de patience pour ce genre d’arguments. Imaginez qu’un homme politique fasse pareil ? « Je suis un gros mec, j’ai les couilles qui pendent et les cheveux qui tombent, voilà pourquoi je serai le meilleur pour diriger ce pays ». Tout le monde d’à peu près sensé fuirait. Je ne suis pas sexiste, j’accorde donc le même traitement à une femme.

 

Quel impact la féminisation de la politique pourrait-elle avoir ? Est-ce que l’histoire montre que cela a un effet sur la conduite d’un État ?

Je ne peux pas répondre sur l’histoire, mais les données dont on dispose en sciences comportementales sont très claires pour nous dire qu’on se fourre le doigt dans l’œil sur des kilomètres si l’on pense qu’une femme au pouvoir est par défaut moins nocive ou toxique, pour employer un terme à la mode, qu’un homme.

Les femmes sont tout autant concurrentielles, compétitives, « oppressives » que les hommes, elles le sont simplement différemment car l’évolution ne leur a pas toujours présenté les mêmes problèmes à résoudre que les hommes – « résoudre », en termes biologiques, voulant dire ici persévérer suffisamment longtemps dans l’existence pour produire une descendance capable de se reproduire à son tour.

Parce qu’elles portent et allaitent les enfants, l’évolution a fait que les femmes sont en tendance plus « prosociales » que les hommes, c’est-à-dire qu’elles sont plus enclines à la coopération. Sauf que cette coopération n’est pas d’office positive : les femmes n’ont pas leur pareil pour s’allier afin de pourrir la vie d’autres femmes, en général en se liguant pour attaquer une « rivale » isolée, là où les hommes ont la compétition bien plus individuelle, et donc par la même occasion loyale et équitable.

Elles ont aussi évolué pour faire leurs coups en douce – le coût d’une attaque frontale, manifeste, visible, étant largement plus élevé pour votre survie et celle de vos descendants lorsque que vous avez physiologiquement charge d’âme. Comme je le détaille dans le second chapitre de mon dernier livre, La Haine orpheline, cette compétition intrasexuelle est même plus redoutable que la masculine car elle est plus rentable – avec une relative économie de moyens, quelques ragots bien disséminés, quelques alliés bien placés, on peut faire un maximum de dégâts, justement parce qu’en étant davantage « prosociales » que les hommes, les femmes sont aussi plus vulnérables aux attaques réputationnelles et statutaires.

Ce que l’on voit aujourd’hui très clairement dans le harcèlement scolaire et numérique, qui est principalement une arme que des filles et des femmes emploient contre d’autres.

 

Utiliser le genre d’un candidat à des fins électoralistes semble peu judicieux. Qui espère-t-elle convaincre en défendant cette politique du genre ?

Comme je le disais plus haut, pas des gens comme moi. Le storytelling laissant croire qu’une femme est un « atout modernité » me fait aussi doucement rigoler : dans toutes les sociétés qu’il a été possible de sonder en ce sens, les femmes constituent les franges les plus sociétalement conservatrices, les plus « réactionnaires », comme on dit.

Les plus grandes améliorations matérielles et techniques de la condition féminine, l’infrastructure fondamentale de leur émancipation  – l’asepsie, la machine à laver, la pilule contraceptive et abortive – sont des créations d’hommes. Aujourd’hui, les pays et les quartiers islamistes ne pourraient tenir sans la complicité, la collaboration, l’action directe des femmes qui tirent matériellement leur épingle du jeu en se faisant les gardiennes de normes sociales qui leur permettent de maîtriser la concurrence.

Donc faire croire qu’une femme aux manettes guérira comme par magie tous les maux que l’on peut légitimement reprocher au pouvoir, c’est de la poudre aux yeux. Ou devrais-je dire de l’ombre à paupières ?

 

Entretien réalisé par Justine Colinet.

Retrouvez également Peggy Sastre lors de son passage dans Contrepoints Podcast

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  • Avatar
    Laurent Lenormand
    5 février 2022 at 7 h 16 min

    Je plussoie totalement. Mon travail m’a permis de voir à l’œuvre des centaines d’équipes de toutes les compositions possibles (100% femmes, 100% hommes et tous les mix intermédiaires). Je confirme les analyses de Mme Sastre sur la capacité des femmes à se montrer aussi toxiques que les hommes, même si c’est d’une façon moins visible.
    Il y a cinq ans, Macron nous faisait le coup du « votez pour moi parce que je suis jeune, moderne et disruptif ». On a vu ce que ça a donné. Le « votez pour moi parce que je suis une femme » de Pécresse est du même tonneau et donnera les mêmes résultats.

    • En général, le coup d’après, c’est : j’ai été pénalisée parce que je suis une femme. Classique : l’identitarisme marche de concert avec la victimisation. C’est la mode du moment. Dans les banlieues et dans les beaux quartiers.
      PS : « Je suis un gros mec, j’ai les couilles qui pendent et les cheveux qui tombent, voilà pourquoi je serai le meilleur pour diriger ce pays ». Ça, ça pouvait marcher avant. Mais depuis Hollande, on sait que c’est faux !
      ?

    • Généralisation stupide caricaturale .

      -5
      • Bel triple oxymore de votre part mais y a t’il bien une généralisation ?
        Oui c’est un véritable piège de la pensée que de s’en tenir uniquement au faible échantillon de femmes qu’on a rencontré dans sa vie professionnelle ( donc un infime échantillon ) et privée ( encore plus infime ) pour induire une généralité qui serait par exemple : les femmes sont plus toxiques que les hommes ( ou l’inverse).
        Mais l’induction faite par le commentateur n’est pas celle la.
        Il écrit «  la capacité des femmes à se montrer aussi toxiques que les hommes ».
        Il ne généralise pas, il exprime simplement la banalité que nous sommes humains.

        Je constate la capacité des femmes à se montrer aussi intelligente que les hommes ne voudra pas dire que toutes les femmes sont intelligentes, ni l’inverse; je constate la capacité des hommes à s’occuper de leur enfants aussi bien que les femmes ne voudra pas dire que tous les hommes s’occupent mieux de leurs enfants, ni l’inverse; je constate la capacité des hommes à jouer du violoncelle comme des femmes ne signifiera pas que tous les hommes…ni l’inverse.
        Le mot important était « capacité »

        • Pourquoi est-ce si caricatural d’exprimer le fait que les hommes et les femmes ont les mêmes capacités ? Je suis curieux.
          ?

  • La stratégie de Valérie Pécresse montre, encore une fois, qu’elle n’est pas très habile.
    Elle l’a déjà montré lors de l’adoption du passe vaccinal, il suffisait à LR d’invoquer les propos insultants de Macron pour voter contre.
    Si les sondages qu’on nous sert quotidiennement sont sincères, il semble que son principal concurrent est aussi une femme, donc son argument tombe à l’eau.
    Avant de penser au second tour, il faut déjà passer le premier, ce qui n’est pas gagné pour l’instant.
    Quel que soit son sexe, quand on n’a pas de charisme…

  • « Valérie Pécresse avait l’intention de jouer « la carte femme » en tant que candidate aux présidentielles. » . Je ne lis plus « Le Monde » depuis un certain temps mais, personnellement, je n’ai pas lu dans « Le Point », par exemple, que Madame Pécresse avait l’intention de jouer cette « carte femme » pour la bonne raison qu’elle ne l’a jamais fait. C’est un mauvais procès qui lui est fait et je suis surprise, Peggy Sastre, que vous releviez cela.

    -1
    • Extrait :
      « Longtemps, Valérie Pécresse s’est présentée comme « un homme politique comme un autre ». Elle assure aujourd’hui qu’élire une femme « doit changer quelque chose dans la vie du pays, sinon ça ne sert à rien ». Longuement interrogée sur le sujet, lundi soir sur LCI, elle a expliqué qu’une femme à l’Elysée aurait « sur les épaules la responsabilité de faire en sorte que les femmes soient respectées ». Puis, elle a écouté sa fille Emilie délivrer un brevet de « féminisme » à sa mère, qui « a toujours été une féministe revendiquée ». »
      Etc.

      • Comme je ne regarde pas LCI, BFM, CNews, ni la 1, la 2 ou la 3, j’ai effectivement loupé ces déclarations.

        • Il suffisait d’aller lire l’article du Monde hypertexté en début de cet article.
          Il est reservé aux abonnés mais on le retrouve « en clair » (comme on disait de Canal) sur d’autres sites sans aucune difficulté.
          Par ailleurs, permettez moi de signaler que vous faites une erreur de logique. Ce n’est pas parce que le Point (un excellent journal au passage) n’en parlerait pas que cela n’existe pas.

      • Cela ne signifie pas qu’elle use de sa féminité pour obtenir un poste !!!

        • Le problème c’est qu’on s’en fiche que cela soit une femme. Ça serait un homme qu’on s’en ficherait tout autant de son sexe.
          Le problème est qu’elle et son entourage répètent sans cesse qu’elle est une femme ( merci, on a vu ) comme si c’était une qualité en soi et que si on ne l’apprécie pas bin c’est peut être parce que c’est une femme.
          Et sinon vous avez des idées chez LR pour libérer l’économie et les gens de ce pays ?

    • Le Point ne porte pas plus la vérité que le Monde!
      Vous avez un lien rapportant les propos de Pécresse (Pierre Ponce vous a mis qq extraits d’ailleurs). Mais vous affirmez sans plus de preuve que Pécresse n’ai jamais rien dit dans ce sens.
      Commencez donc par lire l’article du Monde, cherchez un peu sur le web, ce n’est pas dur à trouver (Le Parisien, Courrier International, L’Expresse…etc) Les articles abondent.
      Malgré cela vous en profitez pour tacler P.Sastre l’accusant finalement de mentir, de disserter sur des propos pécressiens inexistants et donc, finalement, d’être inconséquente et non sérieuse.

      Qu’on attaque votre championne sur un point aussi faible de son argumentaire (s’il n’y avait que celui-là!), vous agace. On peut le comprendre.
      Mais le plus drôle est, que, in fine, vous illustrez parfaitement les propos de P.Sastre sur la toxicité des femmes entre elles et sur leurs méthodes pour essayer de se dégommer entre elles en attaquant justement leur réputation et leur statut. Vous n’auriez pas pu mieux faire… 🙂

    • Absolument de votre avis !
      Il est malhonnête de prétendre que V. Pécresse se sert de sa féminité pour arriver à ses fins. Son intelligence la place au-dessus de ces manigances !

  • alerte transphobie!!!
    être femme est un état d’esprit..
    non un fait de biologie et qui dit le contraire est un transphobe …

    donc je veux la PREUVE que Pécresse est une femme.. avant de vote pour elle car c’est une femme.. ou je suis un horrible transphobe sexiste qui croit , mon dieu c’est trop horrible ,qu’etre femme signifie avoir un biologie déterminée.. jamais , jamais de la vie.. ma parole de femme.
    ah oui.. mettre en doute la parole d’une femme est un crime sexiste.. donc..ah non zut..
    ça ne marche pas.. ah moins qu’on parle ici de femme biologique..
    voyons voyons…

    merveilleuse époque…
    les psy vont faire fortune…

    quand on y songe la défense d’une personne testiculaire accusée d’agression sexuelle sur une personne vaginale est toute trouvée je suis une femme » ergo je dis la vérité..
    et donc ou bien la vaginale affirme être une femme auquel cas le système explose… à la rigueur le testiculaires plaide l’homosexualité et l’homophobie de la vaginale
    ou bien la vaginale dit être un homme .. alors c’est lui le coupable, il ment..

    ne riez pas!!!!
    que ce soit pour le sport « féminin « ou les toilettes.. les transsexuels veulent nier une vérité qui est que les toilettes pour femmes étaient des toilettes vaginales et le sport pour femme un sport pour les testostérones basses ou les sans couilles.. .. c’ets comme si je changeais la définition de la propriété mais gardais la réglementation sur le vol.

    eh bien entendu ça ne va pas créer un retour de balancier contre les transsexuels..

    • « c’est comme si je changeais la définition de la propriété mais gardais la réglementation sur le vol »
      ?
      On pourrait appeler cela socialisme ou social-démocratie ?

  • Comme sa concurrente, Pécresse a bien senti que son atout « femme » pouvait consolider, inconsciemment ou non, une solide partie de l’électorat. Zemmour en subit, d’ailleurs, visiblement le handicap. Les femmes promues n’ont eu, jusqu’à présent, qu’à pousser sur le banc ou à éjecter des hommes sans apporter de notable plus-value dans des places qu’elles n’ont pas elles-mêmes créées. Il faut laisser cette trompeuse ambition aux mâles qui en vivent. Un esprit féminin de caste ? Pas sûr. Des mâles on en a surtout voulu en prendre les appétences et le goût des promesses. Pécresse, qui ne parvient pas à enflammer les foules avec une voix éteinte, donne aujourd’hui l’exemple de l’arrivisme le plus primaire, et fait flèche de tout bois, d’autant plus que l’avantage économique personnel est la clé du suffrage. Et on connaît les personnes qui tendent régulièrement les mains…

    • On a pu constater en effet que certaine utilise leur petit tralala, mini-jupe et décolleté plongeant pour se présenter à une tribune politique regardez du côté de l’extrême droite .
      Pour quelques voyeurs ça marche…Ce n’est vraiment pas le cas de V. Pécresse .

      -1
    • Ce qui est sûr , c’est qu’avec vous on sait que toutes les cloches ne sont pas à Rome .

  • Lorsque j’ai commencé à travailler, j’ai eu presque successivement 2 femmes comme directeur. C’était rare à l’époque. Elles étaient arrivées à ce poste grâce à leurs compétences qui étaient grandes (plus que leurs homologues (Hé! Oui)) et j’ai eu beaucoup de chances. Chemin faisant, au début, je me suis rendue compte que les femmes avaient une caractéristique : elles voulaient avant tout que les « choses » avancent c’est à dire se fassent (à la différence des hommes qui, bien souvent, préfèrent faire capoter un projet plutôt qu’il ne « serve » ou profite à un concurrent c’est à dire un autre directeur). Le temps a passé et maintenant, je ne vois plus trop de différences : Elevées en mixité, rôdées au Combat sans pitié, à la Gagne …. Avec les « quotas obligatoires », nous sommes presque arrivés à l’égalité comme la définissait Françoise Giroud : « La femme sera vraiment l’égale de l’homme le jour où, à un poste important, on désignera une femme incompétente. » Un peu d’alternance !. Pourquoi pas.

  • Comme je ne regarde pas LCI, BFM, CNews, ni la 1, la 2 ou la 3, j’ai effectivement loupé ces déclarations. Je ne crois pas à la carte femme pas plus qu’à celle de jeune. Je fais confiance à des gens qui ont prouvé leur compétence, rien de plus.

  • Peggy Sastre, journaliste scientifique, essayiste, traductrice et blogueuse française.
    Cette dame n’a pas le niveau de V. Pécresse ! Il en ressort, jalousie , frustration…
    V. pécresse elle , a fait ses preuves en tant que ministre de l’enseignement supérieur en portant une réforme difficile…Poursuivant son action comme Présidente de région, félicité pour sa gestion par la cour des comptes , et réélue. Un beau parcours que beaucoup peuvent lui envier.

    -1
    • ?
      Vous êtes bien naïf de penser que ce genre d’arguties ( je suis gentil dans le choix du terme ): Peggy S. n’aime pas les idées de Valérie P. parcequ’elle est jalouse de la réussite de Valérie ) puissent avoir d’autres effets que de nous faire bien rigoler.
      C’est vous la caricature, heureusement que je ne généralise pas votre capacité à dire des âneries à toutes les femmes ?, mais seulement à tous les hommes ( hommes et femmes )

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