Walter Lippmann et la solution libérale à l’illusion démocratique

Walter Lippmann a compris le rôle de plus en plus grand des experts et des medias. Il a insisté sur l’inanité de l’opinion publique et sur l’impossibilité d’une démocratie populaire. 

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Walter Lippmann et la solution libérale à l’illusion démocratique

Publié le 18 janvier 2022
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Walter Lippmann fut un journaliste américain à la fois engagé dans les affaires internationales et dans les débats d’idées. Il mit en avant l’impossibilité d’une authentique démocratie dans une société contemporaine dans ses livres Public Opinion et The Phantom Public.

Si il fut un observateur lucide de la politique nationale comme des affaires mondiales, il fut aussi le promoteur réfléchi de solutions aux problèmes de régime. Il a ainsi été l’initiateur d’un libéralisme humaniste qu’il a promu dans son livre The Good Society. La profondeur des analyses de Walter Lippmann confère à ses écrits une réelle pertinence pour comprendre la situation actuelle de malaise démocratique.

L’opinion publique incapable de décider et de gouverner

Dans les années 1950, le journaliste Walter Lippmann et le politologue Gabriel Almond ont insisté dans leurs écrits sur l’incapacité politique de l’opinion publique. Ce qu’il est convenu d’appeler depuis le consensus Almond-Lippmann est basé sur plusieurs postulats qui discréditent l’idée même d’opinion publique.

En 1955, dans ses Essays in the Public Philosophy Lippmann a avancé que l’opinion publique était non seulement volatile, changeant en réponse aux développements ou aux manipulations les plus récents, mais aussi incohérente, dépourvue d’une structure organisée. On ne peut que souligner l’intérêt des affaires pour manipuler l’opinion.

En 2016 aux États-Unis il y eut l’affaire des emails de Hillary Clinton qui fut décisive pour éliminer la candidate démocrate à la présidentielle américaine.

En 2017 en France il y eut l’affaire Fillon qui permit d’éliminer le candidat en question au profit de Macron au cours de l’élection présidentielle.

En 1950, dans The American People and Foreign Policy Gabriel Almond a avancé l’idée que l’opinion publique n’était pas pertinente pour expliquer le processus d’élaboration des politiques, en particulier dans le domaine des relations internationales, ce qui expliquerait selon lui que les dirigeants politiques ignorent l’opinion publique. Il est vrai que les électeurs américains ou français n’étaient que fort peu intéressés par les thématiques de politique étrangère et de relations internationales au cours des dernières élections présidentielles…

Il est bien sûr permis de nuancer ces affirmations sur l’inanité de l’opinion publique comme facteur politique. Les gens se forgent une opinion sur la politique étrangère en utilisant des idéologies abstraites, mais souvent cohérentes. Ces idéologies incluent leurs attitudes envers le communisme, le militarisme, l’isolationnisme. On note ainsi l’importance de la renaissance du nationalisme dans l’électorat populaire en Europe et aux États-Unis ces dernières années. Le Brexit a été remporté par l’UKIP de Nigel Farage et l’aile nationaliste du parti conservateur emmenée par l’inénarrable Boris Johnson au Royaume-Uni en 2016.

Les mouvements politiques les plus récents insistent souvent sur l’opposition à l’étranger. Le trumpisme est avant tout un nationalisme américain dont le slogan est America First. Le lepénisme et le zemmourisme sont des versions françaises du nationalisme. À l’opposé on peut noter l’importance de l’européisme/ mondialisme dans les classes aisées. L’électorat macronien est en grande partie attiré par le credo européiste du personnage.

Ce consensus Almond-Lippmann part en fait du postulat de Walter Lippmann selon lequel la société est composée de deux types de personnes : les agents initiés et les spectateurs étrangers. Il précise bien que les rôles ne sont pas fixés une fois pour toutes. Personne n’a de pouvoir sur toute question et à tout moment.

Et Lippmann d’écrire ainsi dans son essai The Phantom Public en 1925 :

« Les acteurs d’une affaire sont les spectateurs d’une autre […]La distinction entre agents et spectateurs n’est pas absolue ».

Il constate que le public n’est souvent que spectateur car les individus s’intéressent davantage à leurs affaires privées qu’aux questions publiques.

Cependant, le public a la capacité d’intervenir lors de troubles sociaux ou d’une crise de régime.  L’opinion publique réagit ainsi aux manques du gouvernement par la révolte ou par le vote. Cette idée explique les votes populistes en Europe et aux USA ces dernières années comme le vote des petits blancs aux USA en faveur de Trump en 2016 ou les révoltes comme celle des Gilets jaunes, soit l’insurrection de la France des ronds-points ou des périphéries contre l’élite au pouvoir. Le public passe à une telle action non pas de son propre gré mais en y étant conduit par des acteurs initiés qui peuvent identifier la situation.

Cela explique l’importance des leaders populistes tels que Viktor Orban en Hongrie, Lech Kaczynski et Andrzej Duda en Pologne, Donald Trump aux USA, Éric Zemmour et Marine Le Pen en France, Boris Johnson et Nigel Farage au Royaume-Uni. Selon Lippmann, l’opinion publique incapable de raison est une force toujours illusoire et souvent dangereuse.

Il rejette l’existence même de la notion d’opinion publique telle qu’elle est utilisée dans la théorie démocratique, et avance l’idée que les élites sont la seule force capable de réaliser efficacement quelque chose qui s’apparente à l’intérêt public dans la pratique. L’idée que la population est compétente pour s’occcuper des affaires publiques serait erronée, un faux idéal.

 

L’incompatibilité entre démocratie traditionnelle et complexité de la réalité

Dans son essai Public Opinion en 1922, Walter Lippmann souligne l’incapacité de l’Homme à interpréter le monde. Selon lui, les gens construiraient un pseudo-environnement consistant en une image mentale subjective et fictionnelle, biaisée et réduite. Le comportement humain interagirait avec cette réalité construite. Walter Lippmann a inventé le terme de stéréotype pour indiquer que la population était soumise à des vérités partielles.

En raison de l’impossibilité de développer un public suffisamment informé dont une démocratie a besoin pour élaborer une politique publique efficace dans un monde aux problèmes de plus en plus complexes, Lippmann soutient qu’une élite technocratique est mieux placée pour travailler pour l’intérêt public sans nécessairement saper la notion du consentement des gouvernés.

Lippmann estime que l’élite politique est incapable de comprendre la complexité par elle-même et propose que des experts collectent et analysent des données, et présentent les conclusions aux décideurs de la société, qui à leur tour, utilisent la communication pour informer le public sur les décisions.

On peut prendre pour exemple réussi de cette pratique dans le cadre de la gestion de la crise du covid le cas de la Suède avec la démarche fondée sur la vérité et la pédagogie de Anders Tegnell à l’opposé du contre exemple de la France marqué par les semi-vérités et la dramatisation de Olivier Véran.

Lorsqu’elle est correctement déployée dans l’intérêt public, la fabrication du consentement est utile et nécessaire pour une société inclusive, car dans de nombreux cas l’intérêt public n’est pas évident, sauf après une étude critique inaccessible à beaucoup. Lippmann avance l’idée que l’impact de la communication et l’importance de l’expertise pour des décisions politiques ont vidé de son sens la démocratie. Cela explique le contrôle de la décision par les élites techno-médiatiques marqué par l’élaboration d’une langue normée.

L’idée d’une république des experts a été mise en exergue au cours de la crise du covid avec la place prise par le CDC aux USA, le SAGE au Royaume-Uni ou le Conseil scientifique en France dans la prise de décisions par le pouvoir en place. La décision liée à l’expertise doit ensuite être médiatisée.

Le journaliste a inventé le terme de gatekeeper pour caractériser la mission de ses confrères de filtrer l’information donnée au grand public. Cette sélection de l’information peut avoir des biais. Il y a 20 ans, ce fut le traitement orienté du dossier irakien par les grandes chaines et la plupart des journaux américains. De nos jours, c’est l’infodémie covidienne fournie par les media mainstream dans la grande majorité du monde.

C’est ainsi que Chomsky et Herman dans leur livre Manufacturing Consent : The Political Economy of the Mass Media (1988) ont  critiqué la fameuse thèse de Lippman sur la fabrication du consentement comme étant  opposée à la démocratie.

Les réponses aux critiques de Walter Lippmann contre la démocratie traditionnelle

Dewey a été amené à écrire pour la défense de la démocratie à la suite des deux ouvrages de Walter Lippmann Public Opinion et Phantom Public.

Dewey considérait l’œuvre de Lippmann comme « l’acte d’accusation le plus efficace contre la démocratie telle qu’elle est actuellement conçue jamais rédigée » mais s’est senti obligé de prendre la défense de la théorie démocratique à l’aide de son pragmatisme philosophique et de rejeter ce qu’il considérait comme une argumentation de la part de Lippman qui était doctrinaire.

Dans The Public and its Problems, le philosophe américain John Dewey explore la mise en place d’une société véritablement démocratique face aux grands changements technologiques et sociaux du XXe siècle, et cherche à mieux définir ce que le public et l’État recouvrent. Dewey rejette l’idée de la technocratie politique mais considère la démocratie comme le meilleur régime pour atteindre l’intérêt public. Il soutient que la démocratie est un projet qui nécessite un engagement constant du public dans Creative Democracy: The Task Before Us. Selon lui, l’importance de la société civile dans la démocratie illustrée par le rôle du tissu associatif est essentielle.

Dans The Public and its Problems, Dewey présente une réfutation du modèle de journalisme dans lequel les journalistes prendraient les informations qui leur étaient données par des experts et des élites et les transmettraient de manière accessible au public dont le rôle serait de réagir émotionnellement aux nouvelles selon  Lippmann. Ce modèle supposerait que le public serait incapable de penser ou d’agir, et que toute pensée et action devraient être laissée aux experts et aux élites. Dewey réfute ce modèle vertical d’un pouvoir informationnel en estimant que la politique est présente quotidiennement chez chaque individu.

Dans le modèle de Dewey les connaissances nécessaires pour s’impliquer en politique devraient être générées par l’interaction des citoyens, des élites, des experts, à travers la médiation du journalisme. Non seulement le gouvernement serait responsable, mais aussi les citoyens, les experts et les médias. Les journalistes seraient des analystes et le public finirait par être remplacé par des citoyens. Dewey croit ainsi que la communication créerait une grande communauté constituée de citoyens actifs. Pour Dewey, l’idée d’une démocratie participative de citoyens engagés est essentielle.

 

Le libéralisme social la meilleure forme de gouvernement

Le Colloque Walter Lippmann était une conférence d’intellectuels organisée à Paris en août 1938 par le philosophe français Louis Rougier. Le colloque porte le nom du journaliste américain Walter Lippmann. Le livre de 1937 de Lippman, An Inquiry into the Principles of the Good Society, qui avait été traduit en français sous le titre La Cité libre a été étudié en détail lors de la réunion.

L’objectif était de construire un nouveau libéralisme en rejet du marxisme et du libéralisme traditionnel.

Les participants ont été divisés en deux camps principaux :

  • l’un, représenté par Ludwig von Mises et Jacques Rueff, qui prônait une stricte adhésion au libéralisme ;
  • l’autre, représenté par Alexander Rüstow, Raymond Aron, Friedrich Hayek et Walter Lippmann, a opté pour un type de libéralisme social plus favorable à l’intervention étatique.

 

Le libéralisme social est une philosophie politique et une variété de libéralisme qui approuve une économie sociale de marché et l’expansion des droits civils et politiques où le bien commun est considéré comme compatible avec la liberté de l’individu.

C’est ainsi que le terme néolibéralisme proposé par Alexander Rüstow est choisi et décrit « la priorité du mécanisme des prix, la libre entreprise, le système de concurrence et un État fort et impartial ».

Être néolibéral signifie prôner une politique économique moderne avec l’intervention de l’État. Lippmann lui-même promeut une vision mesurée et humanisée du libéralisme. Un gouvernement social-libéral est censé aborder les problèmes économiques et sociaux tels que la pauvreté, le bien-être,  les soins de santé, l’éducation et le climat en utilisant l’intervention du gouvernement tout en mettant l’accent sur les droits de l’individu.

Dans la Cité Libre, Walter Lippmann prévoit l’extension considérable du champ d’action de l’État et écrit de manière prophétique :

« L’État-Providence de l’avenir possédera toute l’autorité du plus absolu des États du passé, mais il sera très différent ; les techniciens consacrés remplaceront les courtisans et les favorites des rois et le gouvernement, armé d’un pouvoir irrésistible, disposera à son gré de l’humanité ».

Pour éviter une dérive totalitaire, il propose d’intégrer les experts au pouvoir afin de les inclure dans le processus du check and balance. Si on réfléchit à la réaction des États à la crise du covid, on ne peut être qu’interpellé par l’actualité des propos de Walter Lippmann sur le pouvoir illimité de l’État-Providence, soit l’hôpital public, et sur le rôle des techniciens, soit les experts médicaux.

 

Le libéralisme de Lippmann à l’opposé du libéralisme de Hayek ?

Lippmann et Hayek sont tous les deux des penseurs libéraux ce qui explique plusieurs similitudes conceptionnelles. Tous deux ont fondé leur réflexion sur l’importance de la Rule of Law/État de droit et sur le respect des libertés. Ils font le constat commun que l’information est insuffisamment prise en compte par les décideurs.

Lippmann est proche de l’ordolibéralisme et est éloigné du libéralisme de Hayek et de la société du mont Pélerin. C’est ainsi que pour Lippmann, la grande société marquée par les lois du marché doit se transformer en bonne société avec l’adoption d’un certain nombre de lois sociales comme il l’écrit dans son livre The Good Society. En revanche, lorsque Hayek reprend l’expression « grande société », il la lie à l’idée d’ordre naturel.

Lippmann et Hayek ont deux visions différentes de l’information.

Le premier insiste sur l’utilisation de l’expertise dans le processus de décision politique alors que le second met en avant la primauté de l’information dans l’activité économique. Ils ont aussi deux visions différentes de l’économie. Lippmann est partisan de politiques de régulation de l’économie et d’un  système de protection sociale tandis que Hayek insiste sur les lois du marché et la primauté de la concurrence.

Leurs conceptions de la loi et du pouvoir sont aussi divergentes.

Lippmann voit les lois comme des instruments de mise en relation entre les Hommes alors que Hayek estime que les lois sont des moyens de préservation de l’espace individuel. Si Hayek a une conception d’un gouvernement au rôle réduit et soumis à quelques principes, Lippmann considère que le gouvernement a des missions bien plus amples comme celles de trancher les conflits entre des parties et d’assurer l’intérêt général. Cependant, le rôle important du gouvernement peut conduire à une multiplication de revendications catégorielles, ce qui est un réel danger selon Walter Lippmann.

Pour éviter cette dérive, il affirme ainsi :

« La première tâche de la politique libérale consiste à juger les revendications des intérêts particuliers qui demandent des révisions des lois, et à s’efforcer de rendre des décisions équitables entre ces revendications contradictoires ».

À cette fin, il propose d’intégrer dans une Constitution libérale un principe directeur qui obligerait à ne prendre que des lois traitant de façon générale des rapports des hommes entre eux.

 

La pensée de Walter Lippmann reste d’une actualité brûlante

Walter Lippmann a compris le rôle de plus en plus grand des experts et des medias. Il a insisté sur l’inanité de l’opinion publique et sur l’impossibilité d’une démocratie populaire. Il a vu dans le libéralisme social la forme de gouvernement appelée à se développer dans les sociétés occidentales tout en en percevant les possibles dérives.

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  •  » La première tâche de la politique libérale consiste à juger les revendications des intérêts particuliers qui demandent des révisions des lois,  »
    L’exécutif n’a pas à trancher entre des revendications, ni s’occuper de l’intérêt général, ni modifier les lois dans un but utilitariste.

  • « l’insurrection de la France des ronds-points ou des périphéries contre l’élite au pouvoir »
    « Il rejette l’existence même de la notion d’opinion publique telle qu’elle est utilisée dans la théorie démocratique, et avance l’idée que les élites sont la seule force capable de réaliser efficacement quelque chose qui s’apparente à l’intérêt public dans la pratique. L’idée que la population est compétente pour s’occuper des affaires publiques serait erronée, un faux idéal. »

    Est il raisonnable de qualifier les dirigeants politiques actuels « d’élite »?
    La définition de l’élite par ORTEGA étant, je crois, une exigence de moralité, de raisonnement et de résultats.
    C’est important dans le débat qui oppose démocratie participative et démocratie représentative.

  • Deux remarques :
    1. Ce que WL qualifie de neo-libéralisme est le contraire du sens employé aujourd’hui.
    2. Ce qu’il propose, c’est le gouvernement des « experts ». Mais on ne saurait qualifier de démocratie un régime politique où on ne laisserait au peuple que le droit d’être d’accord avec ses élites, autoproclamées expertes. Cette approche est hélas encore trop répandue aujourd’hui. J’entends souvent, même (surtout) chez ceux qui se disent démocrates, cet argument contre le RIC : « c’est trop dangereux, le peuple pourrait remettre en cause l’abolition de la peine de mort, ou la légalisation de l’avortement ».

  • Sauf que le pouvoir c’est la loi, que le peuple ne vote pas les lois et qu’il est informé des enjeux et résultats par ceux qui les fonts: échec et mat et zéro « démocratie ».
    C’est du même tonneau que les gauchistes qui accusent le capitalisme dans des pays qui n’en ont pas une once.
    .
    La vraie démocratie c’est en partie la Suisse: 800 référendums sur les lois, la fiscalité en 30 ans.
    Le peuple suisse qui a une partie du pouvoir législatif a refusé tous les poisons de la France et si ce n’est pas parfait, rien ne l’est et les régimes autoritaires « libéraux » ne survivent en général pas au décès du conducator libéral.
    Quant à vos « experts », on peut parler de ceux du « climat » ou du « conseil scientifique » voir des intellectuels qui blâment la démocratie là ou elle n’existe pas du tout ?
    Non merci.

  • Article remarquable, Walter Lippmann est une figure politique majeure de 1914 a 1950. Voir aussi ces notes de lecture en Francais: https://economiepublique.blogspot.com/2019/08/lopinion-publique.html, L’auteur decrit bien la controverse avec Dewey (technocrates vs democratie suisse). Que de chemin est parcouru depuis JS Mill en 1850 et Lipmann en 1922 dans la direction du realisme et de l’elitisme. Chomsky a aussi ecrit sur le consentement, mais il conviendrait de mentioner Habermas. https://economiepublique.blogspot.com/2021/01/habermas-la-transformation-de-la-sphere.html

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