Pandémie : après les scandales, la prudence

Face à la multiplication de scandales lors de la pandémie le gouvernement fait désormais plus preuve de prudence.

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Pandémie : après les scandales, la prudence

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 26 décembre 2021
- A +

Depuis des mois, les annonces gouvernementales relatives à la pandémie de Covid-19 se suivent et se ressemblent. Elles sont alarmistes, forcément anxiogènes.

Après avoir fait miroiter la fin de l’épidémie grâce à la vaccination, le gouvernement se retrouve face à une recrudescence des cas qui le pousse à recommander une nouvelle injection. Faudra-t-il se refaire vacciner tous les six mois ? Combien de temps ce manège durera-t-il ?

À continuer ainsi dans la surenchère après avoir soulevé l’espoir d’un retour à la vie normale, le gouvernement prend un énorme risque : celui de perdre toute sa crédibilité.

Cependant, la raison pour laquelle il préfère s’en tenir de plus en plus à un discours de fermeté réside probablement dans le souci de sauvegarder le peu de confiance qui lui reste auprès des Français. Car, ne l’oublions pas, depuis mars 2020 et la succession de scandales liés à la lutte contre le virus, le gouvernement revient de très loin.

Le gouvernement doit faire oublier ses scandales pendant la pandémie

Période électorale oblige, il est d’intérêt public de se remémorer l’inconséquence du gouvernement Macron-Philippe dans sa gestion de la pandémie.

À cette inconséquence vient s’ajouter une évidente malhonnêteté qui a fait l’objet de nombreuses plaintes en justice. Voici un bref mais salubre rappel des faits :

 

  • dès janvier 2020, une alerte qui est aussitôt confirmée par de nombreux épidémiologistes quant à la rapidité de la propagation du virus au départ de la Chine. Mais le gouvernement ne réagit pas ;

 

  • contre toute attente, les élections municipales sont maintenues le 15 mars, alors que le virus fait rage, que des mesures sont recommandées en matière de rassemblements publics et que dès le 11 janvier, l’ex ministre de la Santé Agnès Buzyn aurait averti l’exécutif des dangers ;

 

  • Jean-Michel Blanquer annonce le matin même des élections que « 50 à 70% de la population in fine finit par être contaminée par le virus, et c’est d’ailleurs ça qui met fin au virus puisque ça crée une forme d’immunité majoritaire ». Comprenant qu’avec la mortalité affichée cela représente beaucoup de décès, le gouvernement laisse tomber cette idée et décrète le confinement ;

 

  • le stade pandémique est officiellement déclaré mais la France, pourtant parmi les pays les plus touchés, ne dispose toujours pas des outils de protection basiques et indispensables que sont les masques et les gels hydro-alcooliques. Par manque de tests, aucune politique de dépistage n’est mise en place alors que l’expérience asiatique prouve que c’est l’une des clés de la maîtrise rapide de l’épidémie ;

 

  • par réflexe bureaucratique, le gouvernement privilégie les hôpitaux publics. Très vite leurs capacités sont submergées dans l’Est. De nombreuses cliniques privées de cette région se plaignent de ne pas pouvoir faire profiter de leurs lits équipés d’appareils respiratoires par manque de masques pour le personnel. Pendant ce temps, des malades de cette région sont évacués par avion spécial vers des hôpitaux publics dans le sud ;

 

  • les mesures de confinement sont durcies, les déplacements sont réduits au strict nécessaire et des contrôles de la population dignes d’une dictature sont mis en place via 100 000 policiers dépêchés sur le terrain. Ces policiers n’ont ni masques ni gants mais doivent contrôler les déplacements des citoyens par le biais d’un questionnaire auto-déclaratif ubuesque. Certains d’entre eux se rétractent, leurs syndicats réclament des protections. Une incroyable directive leur est envoyée le 18 mars : « Nous demandons à tous les effectifs employés sur le terrain de retirer les masques de protection ». Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner ne cesse de répéter que les policiers ne courent aucun risque. Puis, devant les menaces d’exercice de leur droit de retrait, il lance jeudi 19 mars un appel d’offre pour les équiper de masques, de gants et de gels ;

 

 

  • le 20 mars, pour camoufler l’impréparation gouvernementale, lors d’une conférence hallucinante, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye déclare que « les masques ne sont pas nécessaires pour tout le monde […] ça peut même être contre-productif  » ;

 

  • les propositions d’industriels bien introduits en Chine pour approvisionner rapidement la France en masques sont restées lettre morte. Il en est de même un peu plus tard à propos des offres de service de plusieurs laboratoires vétérinaires français capables de fournir des tests de dépistage en nombre suffisant, condition nécessaire pour débuter une politique de prévention. Le gouvernement ne donne pas suite ;

 

  • Au 1er avril 2020, l’Allemagne affiche un taux de mortalité par million d’habitants 4 fois moindre que le nôtre, grâce à une politique de dépistage systématique. Ce qui n’empêche pas le Premier ministre Édouard Philippe, alors sommé par le Senat de se justifier, d’émettre des doutes sur les chiffres communiqué par notre voisin ;

 

  • 13 avril 2020, après l’État, Agnès Buzyn et Édouard Philippe, le collectif de médecins ajoute Olivier Véran dans sa plainte ;

 

  • mai 2020, le gouvernement commence à peine à approvisionner la population en masques ;

 

  • décembre 2020, démarrage tardif et improvisé de la campagne de vaccinations, avec la nomination d’un responsable de la logistique postérieur au lancement de l’opération ;

 

Le gouvernement semble avoir repris les choses en mains

Ce bref historique ne prétend pas à l’exhaustivité mais il montre combien le gouvernement a manqué de professionnalisme et d’intégrité. Un tel comportement à la fois inconséquent et malhonnête est une honte dans un pays dit démocratique.

Reste toutefois une interrogation : le gouvernement a-t-il repris les choses en mains dans le souci de servir les citoyens, ou parce que nous sommes en période électorale ? Après un tel passif, la question mérite d’être posée.

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  • notre gouvernement , servir les citoyens ? vous plaisantez ! jusqu’à preuve du contraire , ledit gouvernement se bouge uniquement quand il y a des élections en vue .

    • Et encore, il est probable qu’il se bouge pour les truquer, histoire de ne plus avoir à ce soucier d’être élu légitimement…

  • Merci pour ce rappel objectif.
    Il y a tellement de « bavures » que j’en avais oublié la moitié.
    N’oublions pas la cerise sur le gâteau, qu’est cette incroyable arrogance de nombreux personnages de la macronie.
    La conclusion de l’article me semble optimiste, la question de servir les citoyens ne se pose même pas…

  • Dans l’opération, qui veut gagner des milliards, j’ai l’impression que le gvt insignifiant de la France n’a pas été tout de suite dans la confidence d’où ces erreurs. Par contre certaines personnes comme la ministre ayant interdit préventivement un médicament….. Et bien remerciée par L’oms….

  • imaginons une guerre… est ce que macron prendrais les décisions stratégiques et tactiques en consultant un panel de généraux?

    le politique n’ pas a priori à gérer la santé.. il s’est auto investi.. et doit dépense rune énergie folle pour justifier de rester en charge en s’auto absolvant de ses errements et erreurs..

    il ne sait rien mais doit faire semblant..

    la philosophie du moment se comprend dans l’interprétation ou le détournement d l’inepte principe de precaution..

    « face à un risque inconnu le politicien est tenu de prendre des mesures proportionnelles au risque.. »
    euh….

    donc le politique réinterprète les choses en faveur de « plus de pouvoir » .. toute mesure est justifiable si je persuade le public que le risque potentiel est important … or ,en ce qui concerne un risque collectif sa gravité perçue est directement liée à son exposition médiatique..ou c’est grave!! grave! grave!
    https://www.youtube.com/watch?v=heOZMJ_bjJc
    ne pas avoir peur est quasiment criminel..

    les chiffres qu’on a sur les mouflets devrait quasiment justifier de les vacciner pour la grippe saisonnière ou la gastro..

    mais la gastro ou la grippe c’ets pas grave grave grave…

    la prochaine épidémie de grippe ne peut d’ailleurs t ell pas êere grave grave grave… elle est inconnue..donc….

  • Ceux qui décident ne sont pas ceux qui comprennent, et cela ne date pas d’hier.

  • « Se souvenir »… à quoi cela sert-il, dans un pays où il n’y a plus de contre-pouvoirs et où, à ma connaissance, toutes les plaintes déposées ont été classées sans suite ?
    À quoi cela sert-il, dans un pays où la grande majorité des citoyens ne fait pas l’effort de se souvenir, mais au contraire se laisse laver le cerveau par des médias subventionnés habiles à jouer le jeu « une information chasse l’autre » ?
    Le Pr. Perronne a écrit deux livres récapitulant toutes les « erreurs », voire les mensonges, à mettre au passif de nos dirigeants : qui s’en soucie, qui en a tiré les conséquences ? Que je sache, les clowns à roulettes actuellement aux manettes sont à très peu de choses près les mêmes que dénonce C. Perronne, il me semble.

  • Je pense que le vent est en train de tourner. Plus de 100000 contaminations par jour, et pas beaucoup d’hospitalisations ni de malades. Les règles d’évictions des cas contacts pour un simple rhume (pour les jeunes) deviennent intenables. Les règles sont de moins en moins respectées. De l’autre côté, les restrictions brimades et contraintes augmentent (3 ième pour le pass, obligation vaccinale en Autriche et Allemagne). Et en regardant un peu au hasard, je vois des « grands » journaux avec des articles (prudemment) non anxiogènes ou anti mesures gouvernementales.
    J’attends un recul net d’un gouvernement européen pour pouvoir annoncer enfin la décrue de cette (longue!) vague de macronavirus.

  • Si après 18 mois..vous ne comprenez toujours pas qu’il n’y a jamais eu d’épidémie plus sérieuse que la grippe hivernale habituelle..c’est triste..si vous pensez sérieusement que le contrôle est fait pour enrayer la circulation d’un virus…c’est triste..si vous croyez que les masques sont fait pour vous protéger vous et les autres..c’est triste..ouvrez les yeux..si en ce moment on ne faisait pas de « test » (personnellement je n’en ai jamais fait)…si personne ne parlait de virus dans les médias…on ne saurait même pas qu’il se passe quelque chose .
    Il y a eu les armes de destructions massives de Saddam Hussein..imaginaires..et beaucoup d’autres canulars médiatiques..mais ça marche à tout les coups..tel le taureau a la légendaire bêtise..la société fonce sur chiffon rouge du torréador qui le tuera..

    -1
  • Les scandales sont certains et, quant à la prudence, je reste perplexe !

  • La véritable histoire et le véritable virus tueur sont ailleurs.
    Depuis 20 ans le pays fait naufrage dans tous ses aspects sous la férule d’une bureaucratie soviétoïde.
    Pénuries, mensonges et répressions étant le lot commun de ces bureaucraties, tous ces scandales ne sont ni surprenants, ni actés par ses organes de propagande. Officiellement Macron est un sauveur et 44% des Français trouvent qu’il a bien géré pendant que 60% sont favorables aux pass.
    .
    Depuis 30 ans, tous nos pays ont été progressivement infestés par des bureaucraties socialistes qui pensent pouvoir dicter de nouvelles réalités à coup de lois et de fiscalité. Même en suisse, l’état est devenu le premier employeur du pays et « l’argent gratuit » coule à flots.
    .
    Quand les Chinois ont réagis très (trop) violemment à l’apparition du virus ce qui accréditerait la théorie d’un accident de laboratoire, ces bureaucraties composées de vieux bobos ont pris peur et se sont mis à vouloir refuser le monde réel, son risque, ses virus et sa mort comme ils ont refusé le fait que la richesse et l’innovation venaient uniquement des entrepreneurs libres.
    .
    6 mois après le début, il était clair que ce n’était pas encore the big one et qu’il aurait fallu tout ré-ouvrir, protéger les fragiles et soigner les malades, mais la bureaucratie ne pouvait pas accepter cette réalité ni faire machine arrière sans se dédire. De plus, elle avait goûté au pouvoir total et ça ouvrait toutes les perspectives de « monde nouveau » : la fin de l’histoire, le monde vert et égalitaire…. pour les autres et à coup de barbelés.
    .
    Nous sommes ici.
    Avec 55’000 morts réels du Covid en 19 mois (Santé Publique France) et plus aucune surmortalité en 2021 (INSEE), il ne se passe biologiquement plus rien d’exceptionnel.
    .
    Par contre le virus soviétoïde tueur de pays à désormais tous les pouvoirs, plus aucune opposition crédible et la ferme intention de changer le monde à sa convenance. La gravité de ce virus change suivant les pays, mais à l’ouest de l’ancien rideau de fer les libertés sont parties et la protestation reste encore largement sans force juridique, politique et propagandiste.
    Il a fallu 70 ans pour que l’URSS implose et dans 70 ans les occidentaux issus de la seule civilisation qui a inventé le libéralisme, le capitalisme et le marché libre seront très minoritaires dans leurs propre pays.

  • Vous appelez de nouvelles restrictions liberticides et parfaitement inutiles dignes d’une dictature « reprendre les choses en main » ?

  • « le gouvernement prend un énorme risque : celui de perdre toute sa crédibilité »
    S’il n’avait pas sa propagande subventionnée tous les jours au 20h, sa crédibilité serait déjà largement aux oubliettes.

  • Les commentaires sont fermés.

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