Le tournant illibéral des libéraux en Europe

Au sein de l’Europe, bon nombre de formations politiques de libéraux ont entamé une dérive liberticide.

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Mark Rutte by Gerard Stolk (creative commons CC BY-NC 2.0)

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Le tournant illibéral des libéraux en Europe

Publié le 27 novembre 2021
- A +

Par Alexandre Massaux.

Décidément, la crise sanitaire aura mis à mal le libéralisme. Ses opposants ont pu donner libre cours à leurs penchants liberticides. Plus grave : une partie des libéraux eux-mêmes ont pris des positions plus que critiquables. Que ceux pour qui la liberté n’est pas au centre de leur pensée la bafouent est une chose, mais que ceux qui prétendent la soutenir soient les vecteurs du tournant autoritaire actuel en est une autre.

Au sein de l’Union européenne, bon nombre de formations politiques issues de l’ALDE (Alliance des libéraux et des démocrates pour l’Europe) et se considérant comme libérales ont eu un comportement plus que discutable.

Le poids de l’exercice du pouvoir n’excuse pas tout, surtout quand on fait des leçons sur l’État de droit.

Que fait l’ALDE ?

Le parti européen ALDE se décrit comme un parti libéral. De fait, il est le seul parti européen se définissant comme tel. Il s’est associé à la République en Marche au sein du groupe Renew Europe, sachant que les partis membres restent maîtres de leurs actions dans leur pays respectif.

Force est de constater que certains partis membres de cette Alliance n’ont pas brillé par leur attachement aux libertés. Ainsi, dans les Pays-Bas dirigés par le VVD de Mark Rutte, la police ouvre le feu pour des tirs de sommation afin de disperser les manifestants :

En Lettonie, les députés non-vaccinés contre le Covid-19 seront suspendus. Ce pays est dirigé par une coalition intégrant le parti Attīstībai/Par ! (Développement/Pour) qui est aussi membre de l’ALDE.

Certes, ces partis ne sont pas les seuls à avoir multiplié les mesures liberticides, mais ils sont les seuls à mettre en avant leur adhésion aux idées libérales. Que les chrétiens-démocrates ou les sociaux-démocrates soient favorables aux mesures étatistes n’est pas une surprise, mais que des libéraux fassent de même, voire aillent plus loin, en est une.

Faites ce que je dis, pas ce que je fais

L’ALDE comme Renew Europe se sont posé en champions de la protection de l’État de droit. Encore récemment, ils n’hésitaient pas à critiquer les régimes illibéraux européens comme ceux d’Orban en Hongrie ou de Kaczynski en Pologne, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte allant jusqu’à estimer que la Hongrie n’a plus rien à faire dans l’UE.

Pourtant, la politique actuelle des pays comme la Lettonie ou des Pays-Bas va aussi loin voire davantage que celle des pays qu’ils critiquent.

On peut même se demander si un certain nombre de libéraux européens ne suivent pas ironiquement la voie prise par Orban il y a des années. Jadis représentant du libéralisme hongrois, il a opté progressivement pour une politique de plus en plus étatiste à des fins électoralistes.

Est-ce cette tendance que l’ALDE souhaite emprunter en privilégiant le progressisme au lieu du conservatisme ?

Libéralisme classique ou libéralisme moderne ?

Il convient aussi de se demander quelle est la définition du libéralisme de ceux qui s’en revendiquent.

Quand en France, Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI (aussi membre de l’ALDE) qualifie Macron à la fois de centralisateur et d’ultralibéral, nous sommes en droit de nous demander s’il comprend ce qu’est le libéralisme, et s’il se considère libéral.

À bien des égards, la question se pose de savoir si pour beaucoup de libéraux européens le « libéralisme moderne » s’entend au sens américain, se confondant avec la social-démocratie, c’est-à-dire une économie de marché encadrée par l’État, où ce dernier occupe un rôle non négligeable dans la protection des citoyens. Cette vision diffère du libéralisme classique qui repose sur un État minimal devant se borner aux fonctions régaliennes.

Le fait que l’ALDE soit membre de l’internationale libérale où se trouve le parti libéral canadien de Justin Trudeau va dans le sens d’une doctrine de plus en plus alignée sur le liberalism nord-américain.

Mais plus problématique est que l’exercice du pouvoir a poussé beaucoup de libéraux vers un centrisme allant dans le sens de la mentalité dominante. Le fait que l’ALDE reprenne des éléments de langage très en vogue comme le « Build Back Better » illustre bien le problème et ouvre la porte à l’autoritarisme quand celui-ci devient populaire.

Faisons confiance aux défenseurs de la liberté plutôt qu’aux politiques

Face à cette dérive de nombreux élus et partis politiques libéraux, la solution apparait de faire confiance aux individus ou organisations qui prennent des initiatives concrètes en faveur de la liberté. Se revendiquer libéral n’est pas suffisant, il s’agit d’agir pour la liberté.

Si le monde politique devient autoritaire par attrait du pouvoir, il y aura toujours des personnes de bonne volonté. Il ne faut pas hésiter à les soutenir et leur donner leur chance lorsqu’elles prennent des initiatives en faveur de la liberté. En cela, il sera intéressant de voir comment les libéraux allemands se comporteront au gouvernement.

Mais plus que jamais ce sont les individus et les groupes d’individus qui doivent faire bouger les choses à leur niveau. Plutôt que d’attendre qu’un parti politique défende la liberté, il sera plus utile que les personnes animées par la liberté se prennent en charge et agissent à leur niveau.

Mark Rutte by Gerard Stolk (creative commons CC BY-NC 2.0)

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  • Peut-être qu’aussi le libéralisme ce n’est pas un simple « je fais ce que je veux quand je veux », surtout quand on met en danger les autres.

    Triste image du monde occidental devenu société d’enfants gâtés. Un nouveau virus émerge, relativement mortel, et conduit notre système de soin au bord de l’effondrement, mais fort heureusement notre technologie et notre génie nous permettent de mettre au point un vaccin en un temps record. Malgré ça, beaucoup sont là à brandir leur « liberté chérie » comme excuse pour refuser le vaccin, tout en traitant les autres de « collabos ».

    Et pendant que nous donnons cours à ce psycho-drame absurde, un grand nombre de pays autour de nous réclament plus de vaccins à un prix raisonnable.

    Pathétique.

    • Je confirme, le libéralisme n’est pas aussi simple que la caricature que vous en faite, car ici personne ne prétend qu’être libéral est faire ce qu’il veut quand il le veut.
      Vous devez confondre avec vous même qui semblait vouloir contraindre les autres à vos lubies, quoiqu’ils en pensent, au nom du bien, commun.
      Vous êtes libéral ?

      • Une « lubbie » qui a fait des millions de morts dans le monde et conduit à la saturation des soins intensifs en France. Et si on ne contraint pas, on fait quoi à la fin ? On trie les gens à leur arrivée en réa ? Et à partir de quels critères ? On soigne plutôt AerosolKid ou Duchmol ?

        Salutations libérales.

    • Les enfants gâtés sont le résultat du socialisme, bien entendu. Notre système de soins se porte mal oui et la cause est l’Etat français. Le coronavirus l’a malmené mais pas effondré ; ça c’est l’effet classique du socialisme, encore une fois.

      Quant à traiter les autres de « collabos », je suis bien au courant de l’existence des antivax carabinés. Et je ne crois pas qu’ils usent de ce qualificatif au nom de leur liberté mais au fait que le gouvernement dit et fait n’importe quoi de manière toujours plus autoritaire.

      Vous voudrez bien inclure, j’espère, dans ce « psycho-drame absurde » le gouvernement et les provax d’ailleurs, car ils ne sont pas en reste.

    • « et conduit notre système de soin au bord de l’effondrement »

      Données officielles MCO et ATIH: 2% (deux pourcent) des hospitalisations étaient dues au Covid en 2020 et 5% en réanimation.
      C’est donc un mensonge. L’hôpital français s’effondre comme le reste à cause de la bureaucratie socialiste et c’était déjà critique avant le Covid.
      .
      « nous permettent de mettre au point un vaccin »
      .
      Étude parue dans le Lancet 21/10/21: les vaccinés sont aussi contagieux que les autres est quasi aussi susceptibles que les non-vaccinés de l’attraper.
      Le « vaccin » est encore un mensonge. En réalité c’est une mauvaise médecine expérimentale injectée à coup de propagande et de coercition à 3,3 milliards de gens en totale violation du code de Nuremberg écrit pour d’excellentes raisons.
      .
      « Le libéralisme ce n’est pas un simple « je fais ce que je veux quand je veux » »

      Le libéralisme c’est quasi littéralement la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 écrit par une « gauche » qui n’avait pas encore sombré dans le marxisme et le totalitarisme (1917).
      Encore un mensonge donc.
      .
      Certains prétendent que les gauchistes moderne savent faire autre chose que mentir, dénier la réalité et piller les autres mais ça n’a jamais été vérifié.

  • « Libéralisme » (comme la plupart des termes en « isme ») est un terme fourre-tout qui peut masquer n’importe quoi et son contraire. Milton Friedman s’entendait comme larrons en foire avec Pinochet et les militaires argentins. Après ça, étonnez-vous que beaucoup de « libéraux » se retrouvent dans le camp des zélateurs de la tyrannie « sanitaire ».
    Paradoxalement, cette crise permet de… tomber les masques.

    • Bien vu !
      J’ajoute que même pour un libéral classique, qui voudrait limiter l’Etat à ses fonctions régaliennes et l’individu au couple liberté-responsabilité, il n’y a qu’un tout petit pas à franchir pour basculer dans la tentation de la « dictature sanitaire » : il lui suffit de considérer que la non-vaccination entraîne des conséquences coûteuses pour la collectivité, et qu’il n’a pas lui à payer pour l’irresponsabilité d’autrui !

      • Peut être que le biais est dans le couple liberté/responsabilité. En théorie tout va bien, en pratique cette relation n’est que partielle. Je pense qu’elle est hors d’atteinte en mode routinier pour l’individu parce que notre cerveau ne le permet pas. N’oublions pas nous avons un cerveau sociale dans lequel la raison n’est qu’un niveau supplémentaire profondément intriqué avec d’autres processus. Si on s’obstine contre cette évidence on fait du libéralisme un isme.
        Ainsi le libéralisme n’est qu’un aspect malgré l’importance de la liberté, que l’on peut défendre lorsqu’on y est sensible, mais toujours en connaissance de cause.

        • Tout à fait d’accord.

          « la raison n’est qu’un niveau supplémentaire »

          Et donc la caractéristique et en théorie le « destin » de l’humanité. Alors qu’elle semble de plus en plus reléguée comme un accessoire encombrant par les « penseurs sociaux ».

        • Vous avez sans doute raison. Le biais est peut-être dans le couple L/R. Mettre sur le même plan Liberté et Responsabilité peut constituer un risque pour la Liberté.
          Pour paraphraser Macron, je postule que le Libéralisme, c’est la Liberté « quoi qu’il en coûte »…
          Sans cela, nous ne pourrons que donner raison aux tristes sires qui viendront nous expliquer que le pass sanitaire, c’est vachement bien, que la vaccination devrait être obligatoire… pour ne pas faire peser sur les autres le coût de nos éventuels soins.
          Mais il est clair que tout ceci nécessiterait d’abondants développements.

          • « c’est vachement bien, que la vaccination devrait être obligatoire… pour ne pas faire peser sur les autres le coût de nos éventuels soins. »
            Oui mais cet argument ne trouve sa pleine valeur que dans un système de santé collectiviste et obligatoire comme la France. Il a bcp moins de prise dans un système ou chacun est responsable de ses choix en matière d’assurance santé.

            Vous remarquerez que :
            1/ les mesures de Pass et confinement prédominent dans les systèmes de santé plus fortement collectivistes
            2/les manifestations anti-pass et anti-confinement sont plus actives dans les pays où l’assurance santé est en partie privé

            Ce n’est pas pour rien.

            • Mouais…
              1. Le pass sanitaire ou vaccinal a été mis en place dans tous les pays d’Europe sauf 2, Pologne et Suède. Et un pays comme l’Irlande, pas particulièrement collectiviste, a choisi le pass vaccinal, version extrême du pass.
              Aux Etats-Unis, vous n’y rentrez pas si vous n’êtes pas vaccinés. Etc.
              2. Aucune info là-dessus et aucun moyen de vérifier, d’autant moins que le terme « actives » ne veut pas dire grand chose !
              L’illusion que vous avez de pays moins portés sur les mesures restrictives parce qu’ils seraient plus libéraux est justement battue en brèche par l’article de Alexandre Massaux. La peur dépasse les clivages politiques…

    • « Milton Friedman s’entendait comme larrons en foire avec Pinochet »

      C’est faux. C’est de la propagande gauchiste antilibérale que vous venez colporter là.

      • Il s’en est toujours défendu mais la présence des « Chicago boys » dans tous les régimes dictatoriaux sud-américains (au côté des agents de la CIA) des années 1970-80 est parfaitement établie.

        • Ce qui est très loin de « s’entendre comme larrons en foire », convenons-en.

          Pinochet, pour reprendre cet exemple, a repris en main son pays de manière autoritaire mais quel rapport avec son analyse de l’économie exactement? Il estimait que la solution résidait dans le capitalisme et le libéralisme, probablement parce qu’il a observé la réalité et constaté que la situation du Chili sous le socialisme étaient comme les autres pays socialistes et que les pays capitalistes s’en sortaient mieux.

          D’où l’appel aux Chicago Boys qui est en effet parfaitement établi. Les Boys étaient là pour aider à la mise en place de marché, en parfaite rupture avec un gouvernement lourdement socialiste. Le fait que Pinochet ait mené une gouvernance autoritaire n’est pas logiquement connecté au capitalisme mais au fait qu’il soit un militaire et qu’il a capturé le pouvoir par un coup d’Etat.

          • En fait on peut avoir un pouvoir non démocratique (pas d’élection libre) et une liberté individuelle respectée. Singapour, le 2° Empire, etc.. Mais en général les libertés politiques et économiques sont liées. Dans ces pays, tant que vous n’est pas dans l’opposition (i.e. communiste) on vous fout la paix.

            • « Dans ces pays, tant que vous n’est pas dans l’opposition (i.e. communiste) on vous fout la paix. »
              C’est bien le minimum !…
              ?

        • Et alors?
          Quand vous récupérez un pays qui failli sombrer dans la dictature socialiste et à l’économie en miette, vous faites quoi pour remettre votre pays dans la bonne direction économique? Vous appelez des économistes de l’Internationale Socialistes (si on peut appeler cela des économistes) ou vous faites appel à des économistes libéraux.

          Pinochet tout autoritaire qu’il soit (mais qui est venu au pouvoir qu’à l’appel de l’assemblée chilienne ne l’oublions pas et qui a rendu lui-même le pouvoir à la population via des élection une fois le pays remis sur de bons rails), a eu le mérite d’avoir simplement regardé qu’elles sont les économies les plus prospères dans le monde et d’avoir fait en sorte que le Chili soit en position de faire de même.

  • Les libéraux européens sont des sociaux-démocrates.Leur état idéal est un État providence efficace.
    Or, c’est impossible car un socialisme modéré mène lentement mais sûrement à la catastrophe
    Et comme la différence entre l’Etat providence et l’état totalitaire n’est qu’une question de temps Et comme on arrive à bout de course ..

  • Inutile d’aller chercher si loin !
    On a vu récemment qu’un nombre très important des lecteurs de ce journal soutenaient Éric Zemmour qui propose d’établir une liste de prénoms autorisés.

    • C’est probablement parce que Zemmour est le seul à vouloir faire respirer la France et les Français. Plus d’Etat avec Zemmour, oui mais plus d’Etat régalien, ce qui est conforme aux souhaits des libéraux. Et il veut aussi moins d’Etat ailleurs.

      On est encore loin du libéralisme mais il est le seul à pousser dans cette direction. Cela changera peut-être durant les mois à venir, qui sait?

      • En quoi légiférer sur les prénoms, c’est l’état régalien?

        • C’est votre *seul* argument et le reste est résolument ce qu’on a vu de plus libéral depuis 30 ans chez un candidat, ce qui ne plaide pas pour un examen éclairé de la réalité de votre part.
          .
          Même s’il appliquait ce point mineur, je suis convaincu qu’un pays de François et de Pierre qui se libéralise est « un peu » moins grave qu’un pays socialiste qui sombre sous la houlette d’un Macron élus à cause de gens perdus dans leur utopie.
          .
          Côté avis personnel, je pense qu’une personne qui tient absolument à un prénom d’une religion exogène totalement illibérale n’est pas venu pour « vivre ensemble » ou continuer la formidable aventure de la liberté occidentale. 65% des jeunes de cette religion qui considèrent l’homosexualité comme une maladie et 29 pays sur 34 qui l’interdisent ou la punissent de mort, c’est « un peu » moins libéral que de devoir appeler sa fille Corinne.
          .
          « En quoi légiférer sur les prénoms, c’est l’état régalien? »

          Dans la vraie réalité tous les états de droit du monde y compris les plus libéraux légifèrent sur les noms et prénoms. Même en France vous ne pouvez pas appeler votre fille « Fellation » ou votre fils « Lucifer » (cas réel).

        • La législation sur les prénoms existe déjà, elle s’appliquait jusqu’en 1993 je crois, avec beaucoup de passe-droits. Il propose de la remettre en application.
          Vous remarquerez que, comme lui, énormément d’enfants d’immigrés ont des prénoms français, soit donnés à la naissance, soit par modification à leur demande après naturalisation. Ce sont ces immigrés-là, parfaitement intégrés, assimilés, qui sont les plus fervents défenseurs de la grandeur de la France.
          En revanche, ceux qui continuent de choisir des prénoms clairement connotés, voire totalement inconnus en France, sont ceux-là même qui revendiquent bien d’autres modifications de nos mœurs.
          Nombre de prénoms étrangers sont entrés dans nos mœurs parce que portés par des gens qui ne font pas parler d’eux en France.
          La question du prénom n’est pas anodine, loin de là.

    • Non, un nombre très important de commentateurs. Pour les lecteurs, on n’en sait rien.

    • Si vous l’aviez écouté plutôt que de faire votre gauchiste de base, vous sauriez qu’il propose de faire comme la Suisse à tous les niveaux, que ce soit la fiscalité, la régulation ou la bureaucratie ce qui est un peu plus étoffé que votre « liste de prénoms » qui « rappel les heures sombres ».
      .
      Dans le monde réel, les « libéraux » comme vous vont faire passer Macron, un authentique socialiste totalitaire. En fait de « libéral », vous êtes les meilleurs alliés des bureaucrates totalitaires dont vous reprenez d’ailleurs l’aversion pour le monde réel et ce goût pour les procès aussi sommaires que ridicules.
      .
      Méfiez-vous, la gauche n’a pas d’amis et le jour ou vous sortez la tête, vous aurez droit au même traitement.

      • Pour vous Macron et un socialiste totalitaire et pour la gauche c’est un chantre de l’ultralibéralisme débridé.

        • Depuis quand la gauche a une quelconque connexion avec la réalité ?
          Macron était encarté PS, ministre de Hollande « c’est gratuit » et sous sa férule l’état le plus gros au monde (62% du PIB) a accéléré de manière spectaculaire son emprise sur la société tout en court-circuitant toutes les instances démocratiques. C’est très littéralement un socialiste totalitaire.

  • Et oui, j’ai lâché le libéralisme le jour où je me suis rendu compte que la plupart de ses défenseurs étaient.
    1 ) En majorité des gens plus intéressés par la bonne santé de leur porte monnaie, plutôt qu’attelés à une vraie défense des libertés individuelles contre toutes les coercition (tribales, religieuses et Etatiques).
    De fait :
    2 ) Le libéralisme n’est plus que l’outil des gens trop souvent bien nés, confondant capitalisme de connivence avec enrichissement et ne comprenant pas réellement ce que sont les concept d’entrepreneuriat et de Skin in The Game.
    3 ) Le libéralisme est n’est aujourd’hui plus qu’un outil conceptuel dont la seule utilisation vise à nier la guerre des classes et « commodifier » les derniers restes de relations humaines dans un système globalisé. C’est la dernière idéologie avant la chute de l’empire et le retour à l’authoritarisme puis au féodalisme.

    Le Covid n’a vraiment que fait tomber les masques, mais c’était déjà évident depuis les Gilets Jaunes.

    Seuls des gens comme Gaspard Koenig ont été irréprochables depuis le début de cette crise. Merci à lui de défendre encore le libéralisme classique.
    Tout cela est honteux, vraiment honteux.

    • Moi je défends des idées, je n idolâtre pas des gens et si ils me déçoivent par leurs actions ou leurs paroles, je me modifie pas mes idées puisque je ne mélange pas tout.

      • Ne pas « tout mélanger » revient à suspendre le jugement lorsque vos idées (qui sont abstraites : rappelons-le) rentrent dans le concret des choses.
        Bien sûr que si, si demain votre idéologie (quelle qu’elle soit) séduit ou est reprise par des nazis ou des tortionnaires communistes (je prends évidement le pire exemple) il faut se poser des questions sur le bien fondé de ce que l’on pense.

        Le libéralisme à pour but de casser les rentes, or lorsque les rentiers et les tenants de la « old money » défendent ce même système, il faut commencer à se poser les bonnes questions.

    • 1. Tiens un altruiste qui n’est pas intéressé par ses finances mais par celles des autres.
      2. Bah oui le libéralisme prône le capitalisme de connivence, c’est évident
      3. Oui, la lutte des classes c’est un truc de socialistes. Bien vu, vous savez que nous ne la prônons pas. Bravo.

      Gilet jaune, Covid, gros t’as fourre- tout donc vous avez raison puisque c’est évident.

      Les trolls étaient meilleurs avant.

      • Proférer une accusation de trollage n’est pas digne de vous. Pas plus que le procès d’intention : où avez-vous lu que Léon Boit s’intéressait aux finances des autres, accusation déguisée de socialisme rampant ? Votre réaction outrée dès qu’on parle de pognon, que vous avez placé en point 1, lui donnant une importance certaine à vos yeux, alors que notre ami plaide a contrario pour une liberté contre l’Etat, tend à accréditer qu’il vise juste…
        La lecture que j’en fais, moi, de son commentaire, est une critique du libéral-conservateur ou du libéral de droite. Ce qui rejoint parfaitement la critique de l’auteur de l’article. Nous sommes en découvrir que nos libéraux de droite, représentés notamment en France par les politiciens de LR, sont en réalité d’affreux étatistes : eh oui, de Pécresse à Bertrand en passant par Barnier, tous libéraux auto-proclamés, tous justifient cet honteux pass sanitaire ! Certains ont même été jusqu’à trouver un intérêt à confiner les seuls non-vaccinés, comme a tenté de faire l’Autriche.
        Pardonnez moi de le dire alors comme ça, le « libéralisme » de ces gens-là est à ch… !
        J’attache une importance relative aux histoires de pognon, en revanche il y a des marqueurs qui sont pour moi absolument représentatifs d’un libéralisme de pacotille : la lutte (vaine) contre la drogue, autre lubie de nos libéraux-conservateurs, la coercition souhaitée contre les opposants au pass… pour ne citer que deux dossiers actuels…

        • Merci !
          Au delà de LR (parti de papis, donc perdu depuis des lustres), c’est surtout Macron et la plupart de ceux qui se sont laissés séduire par lui que je critique.
          Mais ce n’est pas que le conservatisme que je placarde, qui à certains endroits fait encore office de digue salvatrice (j’aime Nassim Taleb et Chesterton). Ce que je hais ce sont les grabataires de l’argent, ceux prônant le libéralisme par touches, justement là où ça les arrange tout en demandant du protectionisme là où ça les gratte (et ça n’aide jamais les pauvres et les entrepreneurs bizarrement).
          La crise du Covid est la meilleure preuve du double discours et que dans le fond les tenants de la Old money n’aiment rien d’autre plus que l’autorité, enfin celle qu’ils peuvent faire dicter.

          Pour la drogue, j’ai encore une position ambivalente sur la question. On pourra me citer la Hollande et le Portugal (bientôt l’Allemagne) comme exemples « positifs » de la libéralisation (de même pour la prostitution).
          Je pourrais vous citer le modèle Hong Kongais ou Singapourien pour arrêter les trafics. Je n’ai pas de réponse définitive sur le sujet.

      • 1 – Homme de paille.
        Et je suis sans aucun doute plus riche que vous.
        2 – Le néolibéralisme le prône visiblement (relisez quand je parle de libéralisme classique)
        3 – Allez « truc de socialiste », on met une bonne étiquette pour éviter tout début de réflexion.

        Bien sûr que non ce n’est pas fourre tout, les Gilets Jaunes c’est le fond du sujet.

    • Personnellement, j’ai toujours été libéral, par gout, et même dans un pays comme la France qui se complait dans l’étatique et les hommes providentiels, rien ne me fera d’avis.
      Vous avez lâché le libéralisme, vos convictions devaient être ténues.
      Le libéralisme n’est pas un outils des gens bien nés, c’est juste l’outils des gens qui restent debout. Si voulez passer du coté des hommes qui se couchent, grand bien vous fasse.

      • « Le libéralisme n’est pas un outils des gens bien nés, c’est juste l’outils des gens qui restent debout »
        Allez vous balader dans des conférences liées au libéralisme, au Bitcoin, et même seastanding. Je m’en suis tapé pendant 2-3 ans, j’ai même participé à l’organisation d’un évènement où nous avons fait venir Peter Thiel. Votre contre argument ne tiens pas 2 secondes quand vous vous intéressez au socio-type de qui consomme ces contenus. Skin in the Game, parlez de ce que vous connaissez avant de donner des leçons basées sur des principes abstraits que vous n’appliquez visiblement pas à vous même.

  • Le fond du problème, c’est que les gens au pouvoir se sont donné beaucoup de mal pour y arriver parce qu’ils étaient avant tout avides de pouvoir. Ils ne vont pas renoncer à l’exercer, et dans tous les domaines, quand ils y sont arrivés.
    Eter libéral pour un politique, c’est aussi peu naturel qu’être végétarien pour un boucher.

  • Le problème, c’est qu’il n’existe qu’une minorité de citoyens intéressés par leur liberté. C’est la raison pour laquelle nos gouvernants nous imposent autant de contraintes avec autant de facilité.
    J’ai été moi-même très surpris de la réaction de mon entourage quand je dénonçais la laisse de 1 km qu’on nous a imposée pendant le premier confinement.
    Quand on me demandait ce que j’aurais fait moi, et que je répondais « rien du tout », on me prenait pour un fou.
    La vérité, c’est que la liberté fait peur à beaucoup de gens !

  • J’ai renommé le « Parti Libéral Radical » suisse en « Parti Lénine Radical ».
    Ils ont voté la collectivisation de l’énergie, de la circulation, de la voiture, la fiscalité « verte », le financement des médias d’état gauchistes, et ils disent oui à la gestion totalitaire du gouvernement pour le Covid. Sur toutes les questions qui concernent le deepstate on sent qu’ils y sont et pas nous.
    .
    Le seul parti contre toutes ces imbécilités est l’UDC, « l’extrème droite » ou sont les vrais libéraux anti-bureaucratie et dans beaucoup de pays « l’extrême droite » est désormais le seul rempart à ce qui est un vrai fascisme « tout dans l’état » ce qui ne manque ni de sel ni d’ironie.
    .
    Chez certains intellectuels « libéraux » français ce n’est pas vraiment mieux. Perdus dans leurs utopies, ils ne « voient pas » la collectivisation de la France via l’arme de l’immigration, ils ont des tendances « woke » prononcées en « oubliant » qu’une « avancée sociale » n’a pas à être financée par les autres, ils haïssent les soi-disant « droitards » qui ne veulent simplement pas être pillés pour toutes ces imbécilités, ne comprennent pas non plus qu’on puisse écouter et voter pour le moins pire et leur amour de la censure tient plus du gauchisme que du libéralisme.
    .
    De fait certains sites « d’extrême droite » luttent bien plus efficacement contre la prise de pouvoir des bureaucraties néo-marxistes malgré quelques imbécilités « complotistes » ou anti-capitalistes.

  • « À bien des égards, la question se pose de savoir si pour beaucoup de libéraux européens le « libéralisme moderne » s’entend au sens américain »

    Hé oui, pour beaucoup de « libéraux » proclamés, le libéralisme c’est les « avancées sociétales » (même si elles piétinent la liberté individuelle de pas mal de gens ou ne peuvent exister que soutenues/instillées par un Etat centralisateur), bref le progressisme, le modernisme. La liberté n’est là que comme un prétexte quand elle n’est pas totalement oubliée.

    PRIVATIZE EVERYTHING!

  • Bien d’accord avec votre article, nombre de pays révèlent leur vrai fond avec cette « crise.
    J’ai toutefois constaté que même les plus libéraux, comme ce site, ont du mal avec la liberté d’expression.
    Selon vos remarques, si vous n’admettez pas que l’immi.ration est d’office une chance, ou si vous etes pro-Zammour (quoique depuis l’article de h6 et les nombreuses interventions positives à sa suite ça s’est calmé) vous êtes repéré, vos remarques systématiquement analysées avant parution, et un jour vous ne pouvez plus écrire.

  • Dernier exemple d’un libéral de pacotille : Consigny. Hier soir, sur BFM : « Les non-vaccinés me gonflent ! »

  • Les commentaires sont fermés.

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Pascal Salin est économiste, professeur émérite de l’université Paris-Dauphine, et fut président de la société du Mont-Pèlerin de 1994 à 1996.

Parmi les ouvrages qu’il a publiés, citons notamment La Vérité sur la monnaie (Paris, Odile Jacob, 1990), Libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2000), Français, n’ayez pas peur du libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2007), Revenir au capitalisme pour éviter les crises (Paris, Odile Jacob, 2010), La T... Poursuivre la lecture

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