Réhabilitons la valeur travail !

Il est temps que les Français retrouvent le goût de la valeur du travail afin de pouvoir surmonter les défis qui nous attendent.

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Réhabilitons la valeur travail !

Publié le 8 novembre 2021
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Par Alain Goetzman.

Depuis quelques années, deux phénomènes se conjuguent : une protection sociale de plus en plus prégnante, tendant à garantir des conditions de travail caractérisées par une moindre discipline, un accroissement des congés de toutes natures, de multiples moyens d’aménager les horaires à sa convenance, maintenant que la pandémie a fait du télétravail l’alpha et l’omega de la lutte contre la contagion ; en parallèle, les générations entrant dans la vie active se montrent de plus en plus revendicatives pour elles-mêmes, attendent du sens de leur employeur et privilégient leur vie personnelle.

Ce sont aussi elles qui sont les plus friandes de télétravail, du fait de la liberté qui leur est ainsi donnée d’organiser leurs horaires à leur guise, sans considération des exigences de l’entreprise. Il n’y a finalement là rien que de très normal. Après tout, le conflit des générations ne date pas d’hier, comme le chantait Jacques Brel.

De nombreux défis pour la France

Toutefois, l’incurie de nos dirigeants – depuis plusieurs décennies – confronte aujourd’hui le pays à de formidables défis. Le retour à l’équilibre des comptes publics, seul moyen de maîtriser une dette qui s’est envolée du fait des récents soutiens à l’économie, est une urgence, de même que l’équilibre de notre balance des paiements.

Or, ils ne peuvent être obtenus que par une augmentation de la durée du travail et par une gestion plus vertueuse des deniers publics. Nous devons accepter une durée de travail hebdomadaire et annuelle plus ample afin d’améliorer le PIB et des carrières plus longues pour alléger le poids des retraites, ce qui ne va pas dans le sens des aspirations de la population.

Ajoutons une particularité bien française. La semaine dernière, les médias, pour une fois unanimes, entonnaient des cocoricos bruyants pour saluer la baisse du chômage. Effectivement, on peut s’en réjouir. Mais rappelons qu’à 7 % de la population active, notre taux de chômage reste le double de celui de nos concurrents voisins.

Dans notre pays, il y a donc des marges de progrès considérables pour rééquilibrer comptes publics et nationaux. Ce n’est certainement pas en flattant les aspirations hédonistes des nouvelles générations que nous y parviendrons. Elles ne se comportent d’ailleurs pas de façon tellement différente des anciennes. Simplement, la valeur travail ne leur a peut-être pas autant été inculquée au cours de leur scolarité et de leurs études.

L’importance de la valeur travail

Nous entrons dans cette période électorale qui, tous les cinq ans, anime l’actualité du pays de promesses de lendemains qui chantent. Une fois les élections passées, c’est le retour à l’impuissance et à la médiocrité. Pour ma part, je suis insensible aux anathèmes sur la diversité ou le pseudo grand changement.

Une politique ambitieuse ne valant que par ses moyens, j’attends de ceux qui veulent concourir à la magistrature suprême qu’ils proposent quelques mesures simples : travailler plus par semaine et par an, repousser l’âge de la retraite de plusieurs années, faire en sorte qu’il soit beaucoup plus avantageux de travailler que d’être inscrit au chômage et qu’au fur et à mesure des marges qui se dégagent, grâce aussi à la réduction progressive mais déterminée du train de vie de l’État, ils rendent le pays et les entreprises plus compétitifs par l’abaissement progressif des taxes et des charges qui les pénalisent.

Outre le retour à l’équilibre des comptes, l’actualité nous rend aussi attentif aux risques que fait courir le réchauffement climatique à l’humanité. Ce n’est pas en poursuivant ad vitam aeternam des politiques de Gribouille que nous pourrons y prendre notre part.

A lire aussi : Valeur-travail sur Wikibéral, l’encyclopédie libérale

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  • ….Que dire…rétablissions la liberté, pas la valeur travail..

    Laissons les gens récolter et jouir ‘ éventuellement ) librement des fruits de leur travail et advienne ce que nous méritons ce qui signifie aussi, laissons les gens choisir la pauvreté..la paresse…

    le libéralisme ne promet pas le bonheur..

    et le travail n’est pas une valeur.. c’est dans un monde libre une quasi nécessité.

    nous savons bien que le problème est de ne pas l’avoir rendu necessaire même par « vice » qui est le problème central..

    • Oui, rétablir la liberté, et la responsabilité personnelle. Et ça, c’est pas gagné, vu que beaucoup de Français préfèrent que leur responsabilité soit diluée dans une « responsabilité collective » via l’État-nounou …
      Il est certain que si les Français se réappropriaient (ça dépend d’eux essentiellement) leur liberté et leur responsabilité personnelles, ils travailleraient en moyenne davantage …

  • Et pourquoi pas ne pas réhabiliter l’intelligence dans le management de proximité pour rendre le travail plus plaisant ?

    Genre:
    – ne pas été obligé de commencer le matin à un horaire précis quand rien ne le justifie ?
    – Ne pas avoir besoin de faire acte de présence 8 heures quand le travail attendu est réalisé ?
    – plus d’openspace et de flex qui fait perdre du temps le matin
    -Faire des formations en presentiel avec un formateur dans sa langue plutôt que du elearning en anglais avec une date à tenir
    – faire des formations que l’on a demandé et pas juste les formations réglementaires obligatoires
    – qu’il n’y ait pas besoin de compter sur la machine à café pour avoir des nouvelles de l’entreprise ou du service
    – que les managers prennent en compte ce qui est dit lors des réunions d’équipe et fassent aussi redescendre les informations
    – que lors de divergence de points de vue avec d autres équipes les managers sachent défendre leur équipe
    – qu’il soit de nouveau possible de faire des pots entre collègues
    – d’arrêter de dire que tout est urgent quand ce n’est pas le cas
    Etc

    Bref, pour que des personnes ne démissionnent pas et ne pensent pas à prendre leur retraite à 30 ans il faudrait peut être revoir le management qui est catastrophique.

    • Votre commentaire n’a pas plu. Pourtant je vous rejoins : passe encore pour les administrations, mais je n’ai jamais compris l’intérêt pour les entreprises de créer dix postes de vigiles pour surveiller la même pendule.

  • Difficile de revenir sur un acquis en France. Alors travailler plus pour gagner autant n’est pas prêt de se produire.

  • Pour retablir la valeur travail il faudrait peut etre aussi que le travail PAYE !
    Autrement dit qu on ponctionne bien moins les actifs (ce qui veut dire mettre a la diete les retraités)
    Par ex l auteur propose de reculer l age de la retraite: banco !

    On recalcule toutes les pensions en fonction du nouvel age de depart (les gens parti a 55 ans et qui souhaitent que les jeunes partent a 67 vont le sentir passer)

    • Pas besoin de sacrifier les retraités. On peut imaginer la méthode douce avec salaire complet, retraite par capitalisation et laisser les retraités et les futurs retraités vivre leur vie. Le système va s’épurer en 40 ans.

      • encore un qui n a pas compris le principe des retraites par repartition : c est les taxes sur les actifs qui financent les pensions des retraités actuels.
        Autrement dit si vous passez a une retraite par capitalisation, les actifs ne paient plus pour les retraités actuels et donc ceux ci touchent 0. c est pas une diete mais l euthanisie que vous proposez !
        Ou alors vous proposez de taxer malgre tout les actifs comme maintenant mais qu en plus ils doivent epargner pour leur retraites, soit payer 2 fois (une fois pour soi, une fois pour les retraités actuels). Ca c est bien une reflection de boomer

    • mettre moins 2 à cd n’est pas juste…
      il adopte la seule logique qui vaille dans la retraite de répartition:
      vouloir plus..

    • Si on supprimer les aides sociales, les gens retourneront de facto au travail. Il faut manger et se loger. Si les besoins élémentaires sont assouvis par les aides, alors une partie des assistés se satisfont de la situation et profitent du système.

  • La « valeur du travail » est une notion conservatrice (de droite).

    J’y opposerai d’une part la constante humaine de « nécessité du travail » pour aboutir en toute chose, et la valeur libérale de rémunération du travail (librement consentie).

    Ainsi donc, il faut rappeler :

    – aux jeunes ou aux moins jeunes qu’on ne fournit aucune valeur ajoutée et n’est aucunement efficace sans effort et travail, aussi bien sur un plan personnel que professionnel,

    – à l’état que décréter une durée de travail sans donner aux « administrés » une motivation et un intérêt (financier ou privilège ou liberté ou avantage …) ne mène absolument nulle-part : l’effort individuel ne se décrète pas !

  • Dans un pays socialiste, ce qui est le cas de la France, celui qui travaille est le dindon de la farce.

  • Les commentaires sont fermés.

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