Twitter attaque Dave Chappelle mais Twitter n’est pas le monde réel

Les wokes attaquent l’humoriste américain Dave Chappelle. Il est temps de réaliser qu’ils ne représentent rien.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

La liberté d’expression n’est pas gratuite!

Mais déductible à 66% des impôts

N’oubliez pas de faire un don !

Faire un don

Twitter attaque Dave Chappelle mais Twitter n’est pas le monde réel

Publié le 24 octobre 2021
- A +

Par Doug Blair.

Dave Chappelle, l’artiste populaire constamment persécuté est encore attaqué par des critiques.

La controverse a commencé après la diffusion sur Netflix de son émission spéciale, « The Closer ». Avec son humour acerbe habituel, l’humoriste a fait une série de blagues qui a attisé la rage de l’idéologie transgenre.

La controverse n’est pas surprenante pour le comique américain. Son stand-up de 2019, « Sticks and Stones », a reçu des accusations similaires de transphobie de la part d’une presse vindicative.

La polémique Dave Chappelle

Chappelle a plaisanté dans « The Closer » à propos de l’indignation exprimée par certains contre l’auteur de Harry Potter, J.K. Rowling.

Il a déclaré :

Ils ont annulé J.K. Rowling, mon Dieu. Effectivement, elle a dit que le genre était un fait, la communauté trans s’est énervée alors ils ont commencé à l’appeler une TERF.

L’acronyme TERF signifie trans exclusionary radical feminist. Il désigne de façon péjorative les féministes qui assurent que le genre est déterminé biologiquement.

Chapelle a continué :

Je suis Team TERF. Je suis d’accord. Je suis d’accord, mec. Le genre est un fait.

Puis vient l’indignation.

Les journalistes gauchistes ont craché des articles condamnant Chappelle.

NPR titre son article par : « Pour Dave Chappelle, les coups de poing sont audacieux. Son nouveau spécial, The Closer, va trop loin. »

Pour ne pas être en reste, The Independent a publié un article intitulé « Rencontrez le nouveau Dave Chappelle – misogyne, anti-trans et socialement irresponsable. »

Les articles s’attaquant à Chapelle ont continué pendant que l’histoire prenait de l’ampleur.

Après que le PDG de Netflix, Ted Sarandos ait initialement défendu Chappelle, et que l’entreprise a suspendu Terra Field, un homme s’identifiant comme une femme, ainsi que deux autres employés, pour avoir fait irruption dans une réunion de niveau exécutif afin de se plaindre de « The Closer », le journal Time a titré : « Netflix défend les remarques anti-trans de Dave Chappelle et suspend un employé trans »

Mais Ted Sarandos a depuis cédé à la pression, et a affirmé « avoir foiré » dans sa réponse préliminaire à l’indignation. Cependant, le spécial reste sur Netflix.

Mais pour tous ces organes de presse qui écrivent au sujet de ce « tumulte », il semble y avoir davantage de demande d’indignation que ce qui est possible.

Stephen Miller, un contributeur de The Spectator a noté :

L’histoire cite trois tweets, un d’un compte intitulé « un utilisateur de Twitter » avec 200 abonnés. Si un article d’actualité vous cite simplement par « un utilisateur de Twitter a dit…», votre opinion n’est pas digne d’intérêt. C’est sans importance. Facebook n’est pas le problème.

Les médias ont tellement besoin de combustible pour maintenir la controverse Chapelle qu’ils sollicitent les réflexions de l’acteur Channing Tatum à ce sujet.

Vraiment ? Pourquoi devrions-nous nous soucier de ce que cet acteur célèbre pour avoir joué un strip-teaseur dans un film il y a six ans, a à dire sur Dave Chappelle ? En fait, pourquoi devrions-nous nous soucier de ce que des gauchistes sur Twitter ont à dire à propos de Dave Chappelle ?

Twitter n’est pas représentatif

Twitter n’est pas révélateur de la vraie vie.

Selon un rapport du Pew Research Center de 2020 :

Seulement 10 % des utilisateurs ont produit 92 % de tous les tweets d’adultes américains depuis novembre dernier, et 69 % de ces utilisateurs très prolifiques s’identifient comme démocrates ou indépendants à tendance démocrate.

C’est un nombre ridiculement petit d’individus qui construisent des récits comme l’histoire de Dave Chappelle. Mais cela indique également que le récit lui-même est soutenu par un groupe non représentif de l’Américain moyen, probablement d’accord avec Chappelle ou qui s’en fiche.

Dans un sondage du Gallup de juin, 30 % des Américains s’identifient comme socialement conservateurs, tandis que 35 % se considèrent modérés. On est loin d’une majorité qui adhère aux revendications de la gauche radicale pour une orthodoxie progressiste.

C’est Chapelle lui-même qui l’a le mieux exprimé pendant « The Closer » :

Quand « Sticks and Stones » est sorti, beaucoup dans la communauté trans étaient furieux contre moi et apparemment ils m’ont traîné sur Twitter. Je m’en fous parce que Twitter n’est pas un endroit réel !

Plus tôt les gens cesseront de donner de l’attention aux foules Twitter non représentatives, plus vite celles-ci perdront leur monopole sur le récit.

Sur le web

Voir les commentaires (3)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (3)
  • « Twitter’s research shows that its algorithm favors conservative views » ( oct 2021 )
    « Twitter is so liberal that its conservative employees ‘don’t feel safe to express their opinions » ( sept 2018 )

    La seule conclusion est que le format limité à 140 caractères se prête mieux à des déclarations tranchées, outrancières et abusives et que celles-ci sont, selon les moments plus ou moins de gauche ( woke et autres ) ou de droite ( Trump et ses avocats ), mais les deux côtés aidés par une formidable caisse de résonance de médias avides de sensations

  • MOI je n’y fais pas attention..

    mais le fait est que les médias donc les politiciens y font attention et que ça a des répercussion sur le monde réel,

    dave chappelle est aussi qualifié de white supremacist..

    la question que je me pose est croient ils ce qu’ils disent ou pensent ils tous que nous voulons jouer à leur jeu..

  • Ce qui illustre l’article à merveille est le score de « The closer » sur Rotten tomatoes.
    La note des « critiques spécialisés » est péniblement remonté à 45/100 alors que celle du publique s’est maintenu à 96/100…

  • Les commentaires sont fermés.

La liberté d’expression n’est pas gratuite!

Mais déductible à 66% des impôts

N’oubliez pas de faire un don !

Faire un don
6
Sauvegarder cet article

Moyennant un changement d’approche et un pas de côté en s’inspirant des moralistes de l’âge classique, essayons de réfléchir au wokisme autant qu’à ceux qui le dénoncent qui représenteraient deux formes distinctes d'hyper-focalisation. Redéfini comme étant avant tout une forme contemporaine, mais pas nouvelle, d’intolérance, il est possible d’envisager le phénomène woke/anti-woke en tant que passion, au sens classique du terme, celui d’un affect subi qui altère, pour le pire, celui ou celle qui en est la proie.

Avec le wokisme ou l’ant... Poursuivre la lecture

6
Sauvegarder cet article
La dérive de Disney, commencée il y a plusieurs années, est illustrée par Samuel Fitoussi, dans Woke fiction, son ouvrage sur les fictions. Il compare l’évolution du caractère de Mulan entre la version de 1998 et celle de 2020.

Il écrit :

« Dans la version de 1998, le personnage éponyme, jeune femme courageuse, se déguise en homme et s’engage dans l’armée pour défendre son pays. Plus frêle et plus faible que toutes les autres recrues, elle est d’abord une piètre combattante […]. Déterminée, elle progresse, compense ses lacunes phys... Poursuivre la lecture

Début décembre, Bob Iger faisait grand bruit :

« Les créateurs ont perdu de vue ce que devait être leur objectif numéro un. Nous devons d’abord divertir. Il ne s’agit pas d’envoyer des messages. » 

Cette mise au point tardive mais bienvenue de l’actuel PDG de Disney tranche avec la politique menée ces dernières années par ce géant du spectacle, encore renforcé par les rachats de l’univers de super-héros Marvel et de Lucasfilm.

Disney perd de l’argent alors que cette compagnie a longtemps eu l’habitude d’en gagner énormém... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles