« Le parcours des tyrans » sur Netflix

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La série Netflix « Le parcours des tyrans » est un parfait guide pour tout tyran en herbe, une sorte de « Devenir un autocrate pour les nuls ».

Par Nicolas Jutzet.

Dans Le parcours des tyrans, on apprend comment rester au pouvoir une fois en place, voire même rester présent dans les esprits après sa mort.

La docu-série met en lumière les tactiques communes de certains des pires dictateurs de l’histoire – principalement Adolf Hitler, Saddam Hussein, Kadhafi, Kim Jong-Un et Staline – afin de tenter de mieux comprendre leurs dérives.

C’est également une bonne occasion de rappeler l’importance des acquis dûs au libéralisme, qu’il s’agisse de la séparation des pouvoirs, de l’existence d’une presse indépendante, du règne du droit et non de la force ou encore de la concurrence des idées et des modèles.

Les épisodes présentent les principales étapes qu’un tyran doit suivre pour parvenir à ses fins :

  1. S’emparer du pouvoir.
  2. Écraser ses rivaux.
  3. Faire régner la terreur.
  4. Contrôler la vérité.
  5. Créer une nouvelle société.
  6. Gouverner depuis la tombe.

Cette dynamique rappelle l’approche présentée par Friedrich Hayek dans La route de la servitude.

Dans son ouvrage, le prix Nobel Hayek – qui a eu beaucoup d’influence durant la deuxième partie du XXe siècle – postule que la planification économique mène à l’oppression politique. En effet, la planification centralisée de l’économie entraîne une tendance de l’État à toujours empiéter davantage sur les libertés individuelles.

Dans son analyse, Hayek identifie les principales sources de controverses qui opposent les libéraux et les collectivistes en tout genre.

La plus importante concerne le but de la vie en commun.

Pour les collectivistes, celui-ci doit être défini et les structures doivent être adaptées à ce dernier. Alors que pour les libéraux, le projet de société consiste à donner le plus d’espace aux individus afin qu’ils exprimentleur créativité et choisissent eux-mêmes leur façon de vivre, sans pour autant maîtriser de façon centralisée les conséquences de cette confiance qui leur est accordée.

Pour cela, le libéralisme souhaite mettre en place des institutions favorisant la concurrence comme processus de découverte qui permettent aux individus d’échanger en fonction de leurs besoins.

Au contraire, les collectivistes mettent en place de lourdes structures centralisées qui doivent servir un but commun défini de façon discrétionnaire par un dictateur ou un groupe au pouvoir. Cette méthode a échoué par le passé car elle était incapable de répondre de façon efficace à la complexité humaine et finissait par être en décalage avec la réalité, rendant le système inefficace et rapidement illégitime aux yeux des peuples asservis.

De plus, elle est condamnable sur le plan moral car elle écrase les individus au nom d’un présupposé but commun supérieur.

La série de Netflix est un bon guide de la dynamique naturelle de ces mouvements collectivistes et une piqûre de rappel bienvenue.

 

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