La soif de pouvoir de l’Union européenne sur « ses » frontières

Ce n’est pas demain la veille que nous retrouverons nos libertés perdues lors de la pandémie.

Par Pierre-Guy Veer.

Depuis 2020, la plupart des pays ont fermé leurs frontières au nom de la supposée sécurité des citoyens. On aurait pu croire que ces restrictions auraient été relâchées avec la vaccination. Mais tout libéral qui se respecte sait qu’il n’y a rien de plus permanent qu’une mesure gouvernementale temporaire.

L’Union européenne interdit certains voyages non essentiels

Ainsi, l’Union européenne a remis son interdiction de voyage qualifié de non essentiel envers cinq pays, dont les États-Unis et Israël. Par contre, la Chine – à la transparence inférieure au plomb sous les rayons X – fait partie des pays pour lesquels il est recommandé de lever les restrictions.

Serait-ce, au sein de l’Union européenne, un moyen indirect de poursuivre la guerre commerciale commencée avec Trump en fermant à nouveau les frontières ? Car malgré une coopération apparente pour unifier les impôts, Joe Biden est lui aussi un signataire de la pétition des marchands de chandelles.

Mais n’allez pas croire que les États-Unis sont une victime. Leurs frontières sont également fermées à double tour pour les non-citoyens, y compris envers le Canada. Les citoyens et résidents permanents présentant un test négatif peuvent traverser – un collègue de travail l’a récemment fait. Mais je suis quand même un peu inquiet pour mon retour d’un voyage au Canada prochainement…

Essentiel selon quel standard objectif ?

Au-delà de ces querelles puériles sur l’ouverture des frontières, il y a une question que personne ne semble se poser : qu’est-ce qui est essentiel et qui le décide ?

Aux États-Unis, il semble que les petites et moyennes entreprises et les lieux de culte n’étaient pas jugés essentiels, à tel point que quiconque tentait de défier le Léviathan finissait par perdre une guerre d’usure.

Ainsi, durant les premiers mois de la pandémie, 22 % des PME ont fermé leurs portes. Par contre, les grandes surfaces de type Wal-Mart ou les services de livraison comme Amazon ont vu une augmentation vertigineuse de leurs profits.

Pourquoi ces commerces étaient essentiels, et pourquoi la petite boutique de vêtements ou l’épicerie de quartier ne l’étaient pas ? En revanche, les bureaucrates et élus qui ont pris ces décisions n’ont pas perdu un centime de salaire durant la pandémie. Certains ont même eu des augmentations généreuses.

En pensant aider les travailleurs avec des indemnités de chômage plus élevées, ils ont nui à la reprise et aux PME. En effet, comment une petite boutique peut-elle concurrencer un grand magasin quand il faudrait offrir un salaire horaire de plus de 15 dollars et des bénéfices prohibitifs ?

« Si elles ne peuvent pas payer un salaire suffisant pour que les employés puissent bien vivre (living wage), alors elles ne méritent pas de vivre, » répondra le socialiste moyen sans le moindre brin d’ironie. Pourquoi ironie ? Ils se rangent ainsi derrière les grandes entreprises qu’ils honnissent, les seules capables d’offrir un salaire pour vivre.

À ce sujet, Amazon a claironné son support pour un salaire minimum à 15 dollars, démontrant à quel point les socialistes pensent encore que briser une fenêtre crée de la croissance économique.

Bref, ce n’est pas demain la veille que nous retrouverons nos libertés perdues lors de la pandémie. Trop de gens encore craintifs du virus et voulant son éradication complète accepteront presque n’importe quelle restriction en pensant voir la lumière au bout du tunnel.

Mais ces fameuses « deux semaines pour aplanir la courbe » se sont maintenant transformées en monde dystopique que ni George Orwell, ni Ayn Rand n’auraient pu imaginer. En effet, l’Australie oblige maintenant quiconque voulant sortir de son domicile de le signaler sur une application à télécharger obligatoirement. Au hasard, cette application obligera l’utilisateur à se prendre en photo pour confirmer qu’il est à l’endroit annoncé, sans quoi la police l’arrêtera.

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